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Face à la détérioration du pouvoir d’achat des Algériens

Publié le 27/09/2009 à 05:44 par chlef
Face à la détérioration du pouvoir d’achat des Algériens
Face à la détérioration du pouvoir d’achat des Algériens, évitons le populisme. Une augmentation du SMIG de 5.000 dinars

smig Propositions au Gouvernement du Docteur Abderrahamne MEBTOUL

Expert International, Professeur d’Université –Économiste

1.-Je suis conscient qu’au vu des prix sur le marché, et avec un SMIG de 12.000 dinars , certains retraités touchant entre 6000/8000 dinars , sans compter les autres charges eau électricité car une voiture est un rêve, il est de plus en plus difficile pour la majorité des ménages algériens d’assurer l’équilibre nutritionnel indispensable à l’équilibre du corps humain car manger que du pain et du lait expliquent en partie à la fois la faiblesse de la productivité du travail et la consommation excessive de médicaments dont les importations ont dépassé pour 2007/2008 plus de un(1) milliard de dollars US, une des plus forte consommation par tête d’habitant du monde et que l’idéal serait un SMIG pour un ménage de 4/5 enfants au minimum de 36.000 dinars soit trois fois le SMIG actuel. Pour les couches moyennes en voie de disparition, que reste t-il pour un cadre moyen, un ingénieur ou un professeur d‘université percevant entre 400/700 euros en fin de carrière après avoir payé également les factures salées de l’électricité, et de l’eau, du téléphone, l’essence et les réparations de la voiture, des intérêts s’il a contracté un prêt.

2.-Je suis conscient également de ce paradoxe, un État riche du essentiellement à un don de Dieu les hydrocarbures, et non à la bonne gouvernance et une population de plus en plus pauvre où l’on brandit régulièrement avec fierté devant la population qui a une culture économique faible , des réserves de change à la télévision officielle ENTV qui ne comprend pas qu’elle ne puisse pas en profiter immédiatement .Car, il est difficile après l’erreur politique d’avoir triplé le salaire de certains hauts fonctionnaires qui pourraient en partie s’expliquer mais pas ceux des députés et sénateurs (25 fois le SMIG actuel) délaissant ceux qui produisent de la valeur directement les ingénieurs, cadres et ouvriers ou indirectement ceux de l’éducation et de la santé , de demander à l’immense majorité un sacrifice, d’autant plus que l’on assiste à une concentration excessive du revenu au profit d’une minorité rentière non productrice de richesses.

3- Comme je suis conscient que les tensions sociales sont atténuées actuellement artificiellement grâce aux recettes des hydrocarbures qui permettent des subventions pour la farine, la semoule et le lait et une somme colossale des transferts sociaux représentant plus de 10% du PIB (plus de 10 milliards de dollars 2007/2008) mais mal gérés et mal ciblés qui ne profitent pas toujours aux plus démunis, tensions sociales de plus en plus criardes avec l’individualisation qui sont également atténuées par la crise du logement qui renforce la solidarité familiale (même marmite, mêmes charges), l’emprise de la sphère informelle qui sert de sous pape de sécurité ainsi que les emplois rentes(on fait et on refait les trottoirs).

4.- Mais, il ne faut verser dans la démagogie et le populisme car un triplement du salaire dans la conjoncture actuelle entraînerait une dérive inflationniste incontrôlable qui pénaliserait les couches sociales les plus vulnérables, remettant parallèlement en cause les équilibres macro-économiques acquis grâce au sacrifice de longues années de la population algérienne et par là freinant tout investissement inducteur. Inflation qui serait non maîtrisée due à la faiblesse de Etat régulateur qui suppose des compétences qui sont marginalisées au profit de rentes, qu’il y a lieu de ne pas confondre avec le tout Etat des années 1970, suicidaire pour le pays, solution de facilité pour les bureaucrates en panne d’imagination. Car au-delà de 18.000 dinars, et comme la productivité du travail en Algérie , en moyenne, selon le rapport de l’OCDE 2007, étant une des plus faible du monde, bon nombre d’entreprises ne pourraient pas supporter cette hausse des salaires et se réfugieraient inéluctablement dans la sphère informelle déjà florissante. Aussi, l’augmentation devrait être selon mes calculs à 5.000 dinars lors de la prochaine tripartie, soit un SMIG de 17.000 et c’est la proposition que je fais au gouvernement.

6.-En effet, selon les statistiques officielles des pouvoirs publics, la population active évolue au taux de 2,5% depuis 1999 et est estimée à 10,51 millions en milieu d’année 2007 et la population occupée s’élèverait à environ 9,27 millions, soit une augmentation de 2,9% par rapport à 2006. Donc si l’on prend l’hypothèse que seulement 5 millions de personnes seront concernées et avec les dernières mesures de permanisation, le nombre si l’on s’en tient aux données officielles d’ailleurs souvent contradictoires, serait supérieur à 5 millions, (fonction publique, tout le secteur économique public et privé et donc que 4,27 millions est dans la sphère informelle plus indépendants ), l’augmentation de 5000 dinars du SMIG engendrera une injection additionnelle annuelle de la masse salariale de 300 milliards de dinars soit au cours actuel 4 milliards de dollars et représenterait 3% du PIB inclus les hydrocarbures. Vouloir tripler le salaire comme le recommande l’UGTA et le parti des travailleurs équivaudrait donc à multiplier par cinq (5) ce montant soit 1500 milliards de dinars, (plus de 20milliars de dollars par an) ce qui est économiquement impossible au vu de l’état des finances publiques algériennes D’ailleurs par rapport au montant proposé de 5000 dinars on peu émettre deux hypothèses :

-première hypothèse statut quo actuel : l’impact serait l’augmentation du taux d’inflation entre 1 et 2 points et plus de 4/6 à points si on triple les salaires avec le risque d’un processus cumulatif pouvant aller au doublement, voire au triplement .

-secondaire hypothèse : rationalisation des dépenses publiques avec des économies de gestion entre 10 et 15%, bonne gouvernance et augmentation la productivité sociale du travail, cette augmentation serait absorbé dans le temps ayant peu d’impact sur le niveau d’inflation.

5.-C’est que l’amélioration du pouvoir d’achat et donc l’augmentation des salaires passe par une gestion rationnelle et la maîtrise de la dépense publique,dont la mauvaise gestion et le gaspillage sont à l’origine, pour l’essentiel du retour de l’inflation depuis 2007, l’Etat devant donner l’exemple loin des dépenses de prestiges,la puissance et le respect d’une Nation se mesurant en ce XXIème siècle par rapport à son poids économique comme en témoignent les pays émergents, une lutte concrète contre la corruption source de démobilisation générale , une élévation de la productivité sociale et de la production hors hydrocarbures autonome de la section rente des hydrocarbures qui irrigue actuellement l’ensemble de la société : richesses factice, 80% des 5/6% de taux de croissance hors hydrocarbures sont fonction des hydrocarbures et un écroulement des cours entraînerait des licenciements massifs au niveau de ces segments,notamment au niveau des infrastructure et du bâtiment.

Tout cela renvoie fondamentalement à l’urgence d’une gouvernance rénovée par une grande moralisation de l’Etat, réhabilitant l’entreprise et son fondement le savoir, en fait l’accélération de la réforme globale en panne, conciliant l’efficacité économique et une profonde justice sociale dans le cadre des nouvelles mutations mondiales au sein de l’espace euro- méditerranéen et arabo-africain espace naturel de l’Algérie, évitant l’utopie de l’isolement




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Préparation de la prochaine tripartite

Publié le 14/09/2009 à 01:27 par chlef

Préparation de la prochaine tripartite

Désaccord sur l’ordre du jour

A quelques jours de la tripartite qui regroupera les partenaires sociaux (UGTA et patronat) avec le gouvernement, prévue après la fête de l'Aïd comme l’ont annoncé  le Premier ministre Ahmed Ouyahia et le secrétaire général de la centrale syndicale, Abdelmadjid Sidi Saïd, l'ordre du jour de ce treizième rendez-vous n'est toujours pas arrêté, car devant être défini par les trois parties.

Dans ce cadre, on a appris que des consultations officieuses sont déjà en cours, en particulier avec les cinq organisations patronales concernées par le dialogue avec l’exécutif. A savoir que ces organisations ne veulent pas limiter le rendez-vous de la tripartite à un seul point qui est celui de la concrétisation de la promesse du Président Bouteflika portant augmentation  du salaire minimum garanti (SNMG).  Cette position est soutenue notamment par le Forum des chefs d’entreprises qui n’est pas concerné par le pacte économique et social, la Confédération algérienne du patronat (CAP) et la Confédération générale des entrepreneurs et opérateurs algériens (CGEOA). Le climat électrique qui règne entre le patronat et le gouvernement a été nourri par les dernières mesures prises dans le cadre  de la loi de finances complémentaire 2009, en particulier la question du crédit documentaire qui pénalise, selon des opérateurs économique,  l’entreprise en matière de coût de délais jugés trop longs. 

Il faut dire que le désaccord entre le patronat et le gouvernement ne date pas d’aujourd’hui car cette organisation réclame depuis toujours d’être associée aux décisions économiques dont les retombées sont directes sur l’entreprise, comme c’était le cas dans la signature de l’accord d’association avec l’Union européenne (UE), la signature de l’accord de la Zone de libre-échange arabe et enfin les mesures de la LFC 2009. 

Sur ces dernières, le Premier ministre Ahmed Ouyahia s’est prononcé après plus d’un mois de la publication de la loi de finances 2009 complémentaire au Journal officiel. Dans une déclaration à la presse en marge de la cérémonie d’ouverture de la session d’automne du Parlement, le mercredi 2 septembre,   Ahmed Ouyahia  s’est montré ferme pour ce qui est des  nouvelles décisions économiques. A ce propos, il a déclaré que les dispositions contenues dans la LFC 2009 «ne seront aucunement remises en cause». Avant d’ajouter  : «Le gouvernement ne va pas faire marche-arrière dans sa mise en application des dispositions de la loi de finances complémentaire». Selon le Premier ministre, «les intérêts de l’Algérie n’ont pas changé entre le mois de juillet et le mois de septembre». Et d’affirmer : «Le gouvernement a agi au moment où il fallait agir en faveur de la balance de paiements du pays». C’est ainsi que M.Ouyahia a coupé court aux espoirs du patronat qui compte relancer le débat sur les mesures de la LFC 2009 lors de la prochaine tripartite.

Il faut dire que l’augmentation du SNMG ne peut avoir lieu dans le secteur de la PME sans l’accord du patronat qui a montré des  hésitations à revoir en hausse le SNMG au vu de la situation financière des entreprises à cause des dispositions de la LFC. A ce propos,  M. Ouyahia a expliqué que «la tripartite demeure un espace de dialogue durant lequel nous auront la latitude de discuter avec les patrons, et un ordre du jour consensuel doit être d’abord dégagé entre les différents partenaires sociaux, en l’occurrence le gouvernement, l’UGTA et le patronat». Le Premier ministre a confirmé que «la tripartite se réunira après la fête de l’Aïd et planchera sur plusieurs dossiers, dont l’augmentation du Salaire national minimum garanti». D’autres dossiers selon lui seront abordés, comme l’investissement et le code du travail.

Pour ce qui est de  l’avenir de certaines entreprises en difficulté, Ouyahia a indiqué qu’il «s’agit là d’un des points du Pacte national économique et social et un des sujets d’intérêt du gouvernement». Et portant, plusieurs organisations patronales réclament la mise en œuvre des dispositions de ce pacte concernant l’aide aux PME comme étant le levier de l’économie nationale dans un moment où l’investissement étranger est remis en cause.

De son côté, le ministre du Travail, Tayeb Louh, a affirmé que l’ordre du jour de la tripartite n’est pas défini, mais il y a des dossiers  proposés en dehors de l’augmentation du SNMG, à l’instar de la question  des mutuelles et celles des allocations familiales «qui sont toujours sur le dos de l’Etat». Dans ce cadre, il a expliqué que des rencontres de consultation sont toujours en cours  pour définir l’ordre du jour de cette tripartite, ajoutant que pour ce qui est du code du travail, il sera discuté avant d’aller à la tripartite.

Il faut dire qu’à quelques jours de ce rendez-vous important qui coïncidera avec la rentrée sociale, les divergences sur l’ordre du jour de la tripartite sont claires. Car si l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) focalise son intention sur l’augmentation du SNMG au-delà de 2 000 DA afin de faire face à la colère sociale qui se prépare, les organisations patronales, secouées par l’introduction du crédit documentaire dans la LFC 2009, ne sont pas prêtes à aller à la tripartite uniquement pour le SNMG. Toutefois,  l’augmentation du SNMG est confrontée à la hausse de l’inflation qui a atteint plus de 5% avec une faible productivité.

A ce titre, la Centrale syndicale avait installé deux groupes de travail. Il s’agit  d’un groupe composé d’experts et de représentants de l’UGTA  qui réfléchit sur l’augmentation du SNMG, et d’un autre groupe chargé de l’évaluation du pouvoir d’achat. A rappeler que la Centrale syndicale avait, en 2005, rendu publique une étude dans laquelle il est indiqué un salaire minimum de 25 000 DA, mais depuis, les données socioéconomiques ont changé.

Par ailleurs, l’UGTA vient  d’installer un autre groupe de travail chargé d’élaborer des propositions sur l’orientation des crédits à  la consommation vers la production nationale comme alternative à la suppression du crédit automobile.  A rappeler que Sidi Saïd avait apporté son soutien à l’exécutif concernant la LFC 2009.

En tout cas, du côté des pouvoirs publics, aucun chiffre n’a été avancé sur cette augmentation, et l’UGTA espère une  augmentation de plus de 2 000 DA qui sera introduite dans le cadre du projet de loi portant loi de finances 2010. Cependant, les  patrons auront leur mot à dire sur l’augmentation du SNMG qui dépend pour le secteur privé de la situation financière des entreprises. D’autre part, le calcul de la date de ce rendez-vous coïncidera avec la rentrée sociale effective. Une rentrée qui risque d’être chamboulée par la montée au créneau des syndicats autonomes regroupés dans le cadre d’une coordination composée de 12 syndicats.

Ces derniers ne cachent pas leur colère contre le retard  «inexpliqué» de la mise en œuvre du régime indemnitaire qui dépend de la finalisation de l’ensemble des  statuts particuliers des différents secteurs de la Fonction publique. A souligner que ces syndicats ne sont pas représentés dans la tripartite et n’ont aucun engagement par rapport à la paix sociale paraphé dans le cadre du pacte économique et social.

Il faut savoir que la Centrale syndicale aura également à affronter la colère des travailleurs représentés par des fédérations qui lui sont affiliées, notamment celle du secteur économique qui souffre déjà de la non-application des conventions de branche. En plus de la question du régime indemnitaire qui traîne toujours en raison du blocage de 14  statuts particuliers

Algérie: Abdelaziz Bouteflika et les siens

Publié le 15/06/2009 à 09:44 par chlef
Algérie: Abdelaziz Bouteflika et les siens

Le président Bouteflika est assuré d'être réélu le 9 avril pour un troisième mandat. Mais, depuis dix ans, il est loin d'être seul à tenir le pays. Qui l'appuie, quels sont ses réseaux, quel rôle joue sa famille? L'Express a enquêté.

C'est un scrutin sans suspense : Abdelaziz Bouteflika sera réélu, le 9 avril, président de l'Algérie. Ainsi en sont convenus, une fois encore, ceux que les Algériens appellent les "décideurs", poignée de hauts gradés qui gravitent autour du tout-puissant patron des services de renseignement, le général Mohamed Mediene, dit "Toufik".

L'Express interdit en Algérie

L'Express daté du 2 avril, qui contient cet article, n'a toujours pas pu être distribué en Algérie. Interdiction, censure, rétention d'informations? LEXPRESS.fr fait le point ici.

Et Christophe Barbier réagit à cette "censure inacceptable" dans son édito vidéo, là.

Le chef de l'Etat a obtenu leur feu vert il y a plusieurs mois déjà, lorsqu'ils l'ont autorisé à faire voter par le Parlement un amendement à la Constitution mettant fin à la limitation du nombre de mandats présidentiels. Le texte a été adopté le 12 novembre 2008 par les élus des deux chambres.

Depuis ce jour, Bouteflika sait qu'il restera à son poste aussi longtemps que Dieu lui prêtera vie. Résultat : aucun des ténors de la classe politique n'a souhaité endosser le rôle du challenger.

Pourquoi les "décideurs" ont-ils choisi d'adouber Abdelaziz Bouteflika pour un troisième mandat, en dépit de son âge - 72 ans - et de sa santé défaillante? Parce qu'il leur aurait, comme on le murmure, confié qu'il souhaitait mourir au pouvoir? Faute de candidat de rechange? Il y a peut-être un peu de tout cela.

Jusqu'ici, il a plutôt bien rempli la mission qui lui a été confiée

Mais la raison principale est ailleurs: le chef de l'Etat, de leur point de vue, a plutôt bien rempli, jusqu'ici, la mission qui lui a été confiée.

Plantu/L'Express

Abdelaziz Bouteflika, vu par Plantu, dans L'Express daté du 9 avril.

Pour comprendre, il faut remonter une dizaine d'années en arrière. A l'époque, en 1999, la "sale guerre" contre les islamistes bat son plein, le pays est déchiré et l'image de l'armée est tellement dégradée que certains de ses chefs craignent de faire l'objet de poursuites judiciaires à l'étranger. Ils sont à la recherche d'une personnalité ayant de l'entregent, capable, une fois portée à la tête de l'Etat, d'allumer un contre-feu diplomatique et de faire en sorte que l'Algérie redevienne "fréquentable".

Deux hommes, de ceux qui pèsent au sein du sérail, vont se faire les avocats d'Abdelaziz Bouteflika, charismatique ministre des Affaires étrangères des années Boumediene : le très influent général à la retraite Larbi Belkheir, "parrain" de Toufik - le chef des services lui doit en partie sa carrière - et Abdelkader Koudjeti, un personnage de l'ombre, homme d'affaires et marchand d'armes. Toufik et les siens se laissent assez rapidement convaincre.

Engagé à 19 ans dans l'Armée de libération nationale, Bouteflika fait partie de la "famille". Pendant près de vingt ans, il a été le patron incontesté de la diplomatie algérienne, avant d'être écarté sans ménagements du pouvoir après le décès, en décembre 1978, du président Houari Boumediene.

REUTERS/Zohra Bensemra

Abdelaziz Bouteflika haranguant la foule lors d'un meeting électoral à Alger, le 6 avril 2009.

Le 15 avril 1999, le voilà élu président de la République. Habile à la manoeuvre, il va se servir des attentats du 11 septembre 2001 pour accélérer le rapprochement avec Washington, souhaité par les militaires. Il fait ensuite adopter un premier texte sur la "concorde civile", qui permet de consolider la trêve négociée par les militaires, peu avant son élection, avec les maquisards de l'Armée islamique du salut (AIS).

Ses vrais sponsors, ce sont les hommes d'affaires

Reste la question de l'impunité, qui obsède toujours les généraux algériens. Comment faire en sorte que personne ne puisse être rattrapé par l'Histoire, quel que soit le camp auquel il ait appartenu ? Faut-il une loi nouvelle, qui tournerait définitivement la page des années de sang ? La question est au coeur des discrets échanges qui ont lieu entre Bouteflika et le clan Toufik avant les élections de 2004. Réélu le 8 avril 2004, le président fait approuver par référendum un an plus tard, le 29 septembre 2005, sa Charte pour la paix et la réconciliation nationale, véritable loi d'amnistie générale.

Mission accomplie, donc. Mais, en dix ans, le chef de l'Etat s'est aussi employé à constituer ses propres réseaux. "Si le système est toujours le même, le jeu des équilibres internes est aujourd'hui plus favorable à Bouteflika qu'en 1999", assure un observateur, bon connaisseur du sérail. Belkheir et Koudjeti, les " parrains" du début, sont hors jeu.

 

 

 

En juillet 2004, le chef d'état-major, le général Mohamed Lamari, est poussé à la démission. Il est remplacé par un proche du président, Gaïd Salah. Son départ forcé permet un vaste remaniement : les commandants de quatre des six régions militaires ont été changés. Des nominations que Bouteflika impose avec l'aval du tout-puissant Toufik. Rivaux parfois, les deux personnages savent qu'ils ont un commun intérêt à s'entendre.

Les "années Bouteflika" se sont traduites par la montée en puissance, dans la haute administration et les entreprises publiques, de plusieurs protégés du chef de l'Etat, souvent originaires comme lui de l'ouest du pays : le chef du protocole de la présidence, Mokhtar Reguieg ; Moulay Guendil, dont Bouteflika a fait son chef de cabinet avant de le nommer ambassadeur à Rabat ; Zouaoui Benhamadi, qui dirige l'Agence nationale de gestion des grands projets culturels ; ou encore Toufik Khelladi et Nacer Mehal, les patrons de la radio et de l'agence de presse nationales. Autant de relais utiles... Mais ceux qui apparaissent de plus en plus au grand jour comme les vrais sponsors de Bouteflika, ce sont les hommes d'affaires.

Le Forum des chefs d'entreprise (FCE), le Medef local, soutient ouvertement la candidature du président à sa propre succession. Et la villa du quartier résidentiel d'Hydra, qui abrite son QG électoral, appartient à Reda Kouninef, un richissime patron dont les intérêts vont des travaux publics aux multimédias. La montée en puissance de ce lobby renforce incontestablement la main du chef de l'Etat

 

Le premier cercle, autour du président, est pourtant ailleurs. Après une traversée du désert d'une vingtaine d'années, Abdelaziz Bouteflika n'avait plus véritablement d'hommes liges lors de son élection, en 1999. Au sein du gouvernement, ses alliés se comptent toujours sur les doigts d'une main : Noureddine Yazid Zerhouni, ministre de l'Intérieur, dont il était proche autrefois ; Abdelaziz Belkhadem, démis en juin 2008, à la demande du clan Toufik, de son poste de Premier ministre et nommé depuis ministre d'Etat ; le chef de la diplomatie, Mourad Medelci ; la ministre de la Culture, Khalida Toumi...

La vraie garde rapprochée du chef de l'Etat, depuis son retour, c'est sa famille. Sa mère, Mansouriah, règne aujourd'hui encore, à plus de 90 ans, sur le clan, à la manière d'une mamma sicilienne. Son président de fils lui voue une admiration sans bornes. Il est rare qu'il prenne un engagement important sans lui demander son avis. Très croyante, elle serait, dit-on, à l'origine de son retour à la religion, au lendemain de son hospitalisation, en novembre 2005, à l'hôpital du Val-de-Grâce, à Paris, officiellement pour un ulcère hémorragique de l'estomac. Elle l'aurait même convaincu d'aller remercier Dieu de sa guérison en effectuant un pèlerinage à La Mecque, avant que Toufik, qui craignait que le convalescent ne supporte pas le voyage, mette le holà à ce projet.

Le chef de l'Etat est aussi resté très proche de ses quatre frères et de sa soeur. Secrétaire général du ministère de la Formation professionnelle, Abderrahim est le plus discret. Avocat au barreau de Paris, Abdelghani a surtout fait parler de lui lors de l'affaire Khalifa, une société d'abord soutenue puis lâchée par le pouvoir, dont la banqueroute frauduleuse donnera lieu en 2006 à un énorme scandale. Mustapha, médecin personnel du président, joue un rôle essentiel compte tenu de sa santé.

Le président Bouteflika est resté très proche de ses frères et de sa soeur. Ici, avec Abderrahim, à g., et le benjamin, Saïd, l'"oeil du roi", à droite.

La seule fille de la famille, Latifa, tient sa maison - une grosse villa dans le quartier huppé d'El-Biar - et lui mitonne ses plats favoris. Selon un familier du sérail, elle se serait vu attribuer par "décret non publiable" le titre de conseiller. Mais le personnage le plus important de la fratrie est sans aucun doute le benjamin, Saïd, tout à la fois directeur de cabinet du président, grand chambellan et porte-parole, voire même joker, lorsque la maladie oblige le chef de l'Etat à s'éclipser.

L'homme clef? Saïd, son jeune frère. Il le suit comme son ombre

Ces jours-ci, il fait en plus office de directeur de campagne, même si le poste a été officiellement confié à Abdelmalek Sellal, par ailleurs ministre des Ressources en eau. Saïd est l'« oeil du roi ». C'est lui qui reçoit les hommes d'affaires, les chefs des zaouïas (confréries traditionnelles), les directeurs de l'administration ou les dirigeants d'associations. Lui encore qui introduit et adoube. En campagne, il suit son frère comme son ombre, ne ratant aucun meeting. Ancien élève de l'école polytechnique d'El-Harrach, il a été, dans une autre vie, prof de physique à l'université Houari-Boumediene des sciences et des technologies. A l'époque, il flirtait avec le trotskisme et il était très engagé dans le syndicalisme enseignant.

Peut-il être considéré comme un possible dauphin ? Peu croient à cette thèse : Bouteflika reste, souligne un analyste, un "actionnaire minoritaire" de la maison Algérie... Or c'est le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, qui aurait les faveurs du clan Toufik. La bataille pour la désignation d'un successeur a été mise entre parenthèses à la fin de l'an dernier, lorsque les deux clans ont renoncé, faute d'accord, à créer un poste de vice-président dans le cadre de la réforme constitutionnelle. Gageons qu'elle reprendra de plus belle au lendemain du scrutin.

En attendant, Abdelaziz Bouteflika fêtera, le 15 avril, ses dix années à la tête de l'Algérie. Une belle revanche pour celui qui avait vécu comme une trahison, il y a trente ans, son éviction

 

Abdelaziz Bouteflika de plus en plus affaibli.

 

 

De quoi Abdelaziz Bouteflika, souffre-t-il au juste? On savait que le président algérien était sous dialyse depuis son accession au palais de la Mouradia en 1999. On savait aussi qu’il avait subi une intervention chirurgicale rénale en 1985 aux Etats-Unis. Mais, depuis sa dernière admission à l’hôpital militaire Val de Grâce, le mercredi 19 avril 2006, on commence de plus en plus à évoquer une maladie beaucoup plus grave: un cancer de l’estomac. Selon la version officielle, la réadmission de Bouteflika, intervenue cinq mois après une opération chirurgicale pour ulcère hémorragique de l’estomac, a été présentée comme une simple visite de routine pour suivi médical. Aujourd’hui, cette version suscite de nombreuses interrogations. Bernard Debré, le député UMP de Paris et chef du service urologie de l’hôpital Cochin, n’a pas caché son scepticisme. Cinq mois auparavant, il avait déclaré: «Il est très difficile de faire un diagnostic. S’il est vrai qu’il a commencé par une hémorragie digestive, il est vraisemblable qu’il s’agisse d’un cancer de l’estomac». Aujourd’hui, il récidive sur les colonnes du journal français Le Parisien en affirmant: «On ne doit pas nous prendre pour des naïfs. Ce qu’on nous annonce ne cadre pas avec ce qui se passe. Quand un ulcère hémorragique a été traité puis guéri, il s’agit d’effectuer un simple contrôle fibroscopique, qui peut être fait dans n’importe quel hôpital algérien. On peut se demander pourquoi Bouteflika vient à Paris pour un contrôle aussi simple».
L’étonnement est d’autant plus permis lorsque l’on sait que trois jours à peine avant sa deuxième hospitalisation à Paris, le président algérien avait jeté l’opprobre sur l’ancien colonisateur français, coupable selon lui de «génocide identitaire en Algérie». Chose que n’a pas manqué de relever Jean Marie le Pen, le président du Front National, qui s’est dit «scandalisé que Abdelaziz Bouteflika se permette de dire cela publiquement et, le lendemain, d’être chez nous pour se faire soigner». C’est donc en pleine crise diplomatique que ce voyage est intervenu. Ce qui fait dire à certains observateurs en France, comme en Algérie, que la sortie virulente de Bouteflika prouve que son hospitalisation n’était pas prévue de longue date, mais qu’elle est due à une brusque aggravation de son état de santé.
“On le voit mal en effet s’en prendre aussi violemment à la France cinq jours avant de venir y effectuer un contrôle médical”, écrit Libération. Tandis que pour Le Figaro cette nouvelle hospitalisation serait la troisième depuis l’intervention chirurgicale de décembre 2005.
Le Parisien y va quant à lui directement et affirme: «Ces fréquentes visites accréditent la thèse d’une maladie beaucoup plus grave qu’un simple ulcère: un cancer de l’estomac». Pour couper court à ces spéculations et rassurer l’opinion publique algérienne, Abdelaziz Bouteflika s’est empressé de rejoindre son pays,

 

ALGERIE le 19 juin 1965

Publié le 13/06/2009 à 07:50 par chlef
ALGERIE le 19 juin 1965

Houari Boumediene et le contexte socioéconomique du «boumedienisme»

Volontarisme, mythe égalitariste et limites objectives d’une politique

Que s'est-il passé le 5 juin 1965 en Algérie ? Un coup d'Etat fomenté par le colonel Boumediene contre le président civil Ben Bella. L'Algérie venait à peine de naître à son indépendance. Des divergences énormes existaient entre les dirigeants de la révolution, surtout pour des questions de leadership. De ce fait, le pays était réellement menacé de guerre civile. Boumediene, pas plus que sa victime Ben Bella, n'avait de légitimité démocratique. Le coup d'Etat s'inscrit dans le prolongement de ces divergences, il en est la cristallisation et, tout à la fois, le dénouement. Un coup d'Etat est un coup d'’Etat, condamnable en soi, mais ignorer son contexte conduit à défigurer sa nature. Les acteurs des deux parties ont donné leurs versions, c'est à l'histoire qu'il appartiendra de trancher. Le coup d'Etat du 5 juin 1965 est condamnable sur le plan du principe, il n’y a pas de doute là-dessus. mais sur le plan de la réalité, il y a forcément des nuances importantes à tout jugement définitif. Parmi lesquelles celle-ci : un homme avait pris le pouvoir grâce au soutien déterminant d'un autre homme dont il a voulu par la suite se passer. L'affrontement devait être inévitable, il le fut. La démocratie n'y a rien gagné, et on aura beau aujourd'hui, plus de quarante années plus tard, dire qu'elle avait ses chances sans ce coup d'Etat, aucun historien sérieux ne pourrait l'affirmer. Il reste que pour le pays en général, la stabilité était de mise, à un moment où personne n'aurait parié un douro sur elle. Du moins jusqu'au décès du colonel président. Faut-il pour autant rendre hommage à un procédé que tout bon sens, toute morale, condamnent sans appel ? Non bien sûr. Il suffira alors de dire que le coup d'Etat du 5 juin 1965 a consacré une triste réalité, dont il est la conséquence immédiate, et qu'il a tenté paradoxalement de dépasser, non sans un certain succès. C'est tout le gris-clair d'une époque dont nous sommes les héritiers aujourd'hui.

Sur la période de quarante-sept ans après l’indépendance du pays, les treize années du règne de Houari Boumediene (1965-1978) paraissent encore aux yeux de beaucoup d’Algériens d’aujourd’hui comme les plus présentes et les plus prégnantes.

Même pour la jeune génération qui ne se souvient que confusément de la période Chadli Bendjedid, le mythe a fait son effet et, de ce fait, les jeunes ont une connaissance presque parfaite du legs de l’homme du Conseil de la Révolution.

Cette forme de «mythification» a joué dans les deux sens ; c’est-à-dire aussi bien pour les fanatiques et inconditionnels de l’homme des trois révolutions que pour ses détracteurs accusés à l’époque de «réactionnaires», «cinquième colonne» et autres «partisans du néocolonialisme». Pour tout dire, c’est une période et un règne qui ont laissé leurs traces dans la marche de l’Algérie actuelle, et ce, dans presque tous les domaines de la vie économique, sociale et culturelle.

Avec les conquêtes sociales de l’époque et le souvenir encore vivace d’une guerre atroce qui aura duré presque huit ans, le mode d’accès au pouvoir du colonel Boumediene – un coup d’Etat classique présenté comme un «redressement révolutionnaire» – a fini presque par être relégué au second plan, voire oublié par ses admirateurs parmi le peuple. Il n’était un point de fixation que chez une «élite» politique qui se faisait un «point d’honneur» de rappeler que le colonel n’a pas été élu au suffrage universel. Quelle que soit notre position vis-à-vis d’une politique qui était la sienne, l’on ne peut cependant nier le suffrage dont il jouissait auprès des pauvres, des opprimés et des offensés. Ces catégories, chair à canon de l’ordre colonial et main-d’œuvre taillable et corvéable à merci, avaient le sentiment, sous le règne de Boumediene, d’être regardés et traités comme des êtres humains. Les promesses de la révolution – où le désir légitime de promotion sociale s’est confondu avec certains fantasmes (par exemple de vivre en ville pour remplacer le «gaouri» et dans un égalitarisme parfait qui exclurait les contrastes sociaux – ont trouvé dans l’œuvre de Boumediene un début d’application dans une euphorie si intense et si générale qu’il ouvrait en même temps la porte à toutes sortes de dérives populistes. Ces dernières n’ont été reconnues comme telles que plus de dix ans après la disparition de leur inspirateur.

Avec le regard d’aujourd’hui, il est certainement trop facile de reprocher au règne de Boumediene l’absence de démocratie et la pratique d’un pouvoir personnel. Ce serait vite oublier que, en plus de la fraîcheur de notre indépendance et du taux considérable d’analphabètes (plus de 80% de la population), la bipolarisation stricte de l’ordre du monde de l’époque ne laissait quasiment aucun choix aux pays libérés du colonialisme. Ils étaient sommés de suivre l’axe de Moscou ou celui de Washington. Pour l’Algérie, ce fut plutôt Moscou, même si une certaine marge d’autonomie avait permis au président Boumediene de nouer de bonnes relations avec des pays occidentaux.

Dans la gestion des affaires de l’Etat comme dans les choix économiques et sociaux développés par Houari Boumediene, il est difficile d’établir une relation de cause à effet entre sa formation (la Zitouna en Tunisie, puis l’université d’El Azhar du Caire) et la pratique du terrain qu’il a eu à exercer. C’est plutôt à partir de son extraction sociale modeste et de son action sur le terrain pendant la guerre de Libération qu’il faut peut-être chercher à savoir l’idée qu’il se fait de l’action politique et de la gestion économique.

La fin de la «période d’observation»

L’accession de Houari Boumediene à la tête de l’Etat algérien un certain 19 juin 1965, au-delà de son aspect événementiel et de l’entorse au formalisme juridique qu’il charrie, correspond à la fin d’une «période d’observation» de trois ans au cours de laquelle les Algériens ont voté par un «oui» écrasant au référendum d’autodétermination, crié leur révolte et leur indignation face à la guerre des wilayas, reçu une Constitution rédigée et annoncée dans une salle de cinéma et, enfin, vécu dans le déchirement les maquis du FFS et la répression qui s’en est suivie. Ce fut également pendant ces années-là que furent publiés les décrets relatifs à l’autogestion des fermes agricoles abandonnées par les colons (mars 1963). D’autres collectivisations presque anarchiques ont été décidées sous le règne de Ben Bella.

Cet intervalle de flottement a été mis à profit par Boumediene pour asseoir son autorité sur l’armée en tant que ministre de la Défense et pour se rapprocher de Djamal Abdelnacer qui donna déjà sa «bénédiction» à Ben Bella en 1963.

C’est au cours de ces années d’euphorie et d’interrogations (1963-1965) que les populations et l’encadrement européen d’Algérie quitteront en masse le pays. Juste après le cessez-le-feu, les premiers départs furent inévitablement ceux ayant affecté les Français et autres Européens impliqués dans l’organisation de l’OAS, ainsi que les harkis. Les administrations, les écoles et les entreprises gardèrent encore leurs personnels européens rejoints peu à peu par les Algériens. Cependant, les orientations «socialisantes» de Ben Bella et autres comportements hyper-nationalistes décidèrent peu à peu les Européens à partir vers la Métropole et à céder les organes du pouvoir technique et administratif aux Algériens. Par une certaine ironie de l’histoire, des pieds-noirs reviendront quelques années après vers leur patrie de naissance dans le cadre de la coopération technique (enseignement scolaire et universitaire, entreprises nationales…)

Une fois installé comme organe de direction du pays, le Conseil de la Révolution traitera le régime de Ben Bella de tous les noms où la dictature, la soif du pouvoir et le pouvoir personnel rivalisent de présence. Une scène vidéo mise en ligne sur «You Tube» fait voir le responsable du parti du FLN de l’époque, Kaïd Ahmed, reprocher à Ahmed Ben Bella son «amateurisme» et son goût immodéré pour le «pouvoir personnel». Les analystes de la période postérieure, celle de Boumediene en l’occurrence, seraient gênés de trouver des mots ou des chefs d’accusation plus incisifs ou plus éloquents. On sait dans quel état de disgrâce se retrouvera quelques années plus tard Kaïd Ahmed lui-même. L’histoire semble se répéter pour les gens qui veulent en ignorer le mouvement et la philosophie.

Cependant, mettant à profit les attentes du peuple en matière de désir de promotion sociale et usant de toute son intelligence d’homme de terrain, Houari Boumediene parvint en peu de temps à oblitérer le nom et le règne de Ben Bella. C’est une mythologie d’une nouvelle libération qui se met à l’œuvre.

«Un État qui survive aux hommes et aux événements»

Il faut admettre que la valeur et le poids qu’on a voulu donner à la déclaration du 19 juin 1965 sont ceux dont a bénéficié d’une façon sacrée la déclaration du 1er Novembre 1954. Lu à la radio le matin du 19, au moment où les chars de l’ANP avaient déjà pris position dans les coins les plus stratégiques de la capitale, ce texte servit de «missel» pendant les quelques années de vide institutionnel qui nous séparent de la Charte nationale de 1976. C’est pendant la nuit du 18 au 19 juin 1965 que, en même temps que l’arrestations de Ben Bella, eut lieu la saisie de l’épreuve d’Alger Républicain destinée à l’imprimerie. Ce que Ben Bella commença en matière de répression politique en interdisant le parti communiste algérien (PCA), Boumediene l’achèvera par l’interdiction du journal qui en exprimait les idéaux.

La déclaration du 19 juin, par-delà les accusation directes ou implicites de l’ancien régime, porte un bel idéal que Boumediene voulait sans doute sincèrement servir. D’ailleurs, onze ans plus tard, il réussira à le faire inscrire dans le préambule de la Charte nationale. Il s’agissait pour lui de fonder un Etat

«qui survive aux hommes et aux événements». Mais, à bien y regarder, ce beau principe n’était-il pas étouffé par une contradiction fondamentale, celle qui fit que l’édifice institutionnel et politique de l’époque fut d’abord la réalisation d’un homme, la vision et les vœux d’une personne, dût-elle être secondée par «un brain-trust» posté en arrière-fond ? C’est, en tout cas, ce qui se vérifiera très rapidement à la mort du président du Conseil de la Révoltion en décembre 1978 lorsque des voix nouvellement autorisées apprirent au peuple que la seule institution organisée est l’Armée nationale populaire, et c’est donc à elle qu’échoira la charge de désigner le successeur de Boumediene. A cette désignation, il fallait trouver une sacrée légalité : d’abord la personne désignée sera candidate, unique il est vrai, à une élection. Ensuite, répondant à des critères imparables : le plus ancien dans le grade. Il y a une seule personne dans les rangs de l’ANP qui répond à ce fameux critère : Chadli Bendjedid.

Volonté et limites de la politique de développement

Par-delà la vie institutionnelle et associative, verrouillée à la limite de l’étouffement, le règne de Houari Boumediene est surtout marqué, comme le retient la mémoire populaire qui en fait un mythe, par des conquêtes sociales indéniables et le fondement des bases économiques du pays. La lutte contre le sous-développement économique et culturel, censée prolonger et raffermir l’indépendance politique arrachée de haute lutte par le peuple algérien, fut l’élément moteur de la politique de Boumediene. C’est au travers de ses paradigmes et au nom de ses principes que seront menés concomitamment les plans de développement inhérents à l’industrie, à l’agriculture et aux infrastructures de base. C’est un «mouvement particulier de la société algérienne qui veut s’arracher, à travers de multiples obstacles, au sous-développement économique et social, produit de la domination impérialiste», comme le note le professeur en économie Mohamed Lakhdar Benhassine dans sa préface à l’ouvrage de Marc Ecrement intitulé Indépendance politique et libération économique (Un quart de siècle du développement de l’Algérie 1962-1985). Benhasssine ajoute : «L’industrialisation est un mouvement de la politique de développement qui oscille entre la volonté soutenue pour créer une base industrielle susceptible d’atténuer certaines formes de vulnérabilité de l’économie, et la réalité de la diversification et de l’approfondissement de cette vulnérabilité, de cette dépendance de l’activité économique vis-à-vis du marché capitaliste international». 

Des analystes font généralement la distinction entre, d’une part, la voie auto-gestionnaire de Ben Bella commencée dans les fermes abandonnées par les colons et confirmée dans le texte de la Charte d’Alger de 1964, et d’autre part, la démarche de Boumediene consistant à vouloir instaurer un Etat fort, centralisé et dont la politique de développement est basée sur la planification. Le premier recensement de la population après l’Indépendance fut réalisé en 1966 et établit une population de 12 millions d’habitants. Les premières nationalisations intervinrent entre 1967 et 1969 (six compagnies minières étrangères). C’est pendant cette période que les Assemblées populaires communales (APC) et les Assemblées populaire de wilaya (APW) ont été mises en place. Des programmes spéciaux pour corriger quelques équilibres de développement dans quatre wilayas ont été lancés, de même qu’un plan triennal (1967-1969) a été lancé à titre d’essai. Le nombre de wilayas est resté le même (15) que celui hérité de la colonisation. Ce n’est qu’en 1974 que ce nombre sera porté à 31.

La nationalisation des hydrocarbures le 24 février 1971, date anniversaire de la création de l’UGTA dans le feu de la guerre en 1956, demeurera l’un des «mythes fondateurs» de la politique de Boumediene orientée vers le «patriotisme économique». C’est la même année, 1971, que fut aussi promulguée la Charte de la Révolution agraire et adopté le système de la Gestion socialiste des entreprises (GSE).

Ces choix socialistes seront confirmés et approfondis dans la Charte nationale de 1976 que le gouvernement de Boumediene soumit à un référendum. Ce document fondamental de la politique de Boumediene affirme que «le socialisme en Algérie se propose un triple objectif : la consolidation de l’indépendance nationale, l’instauration d’une société affranchie de l’exploitation de l’homme par l’homme et la promotion de l’homme et son épanouissement».

De grandes entreprises publiques ont été créées aussi bien dans le domaine de la production que dans celui de la commercialisation. C’est, d’une façon quasi exclusive, l’Etat qui produit, qui distribue, qui achète et qui vend.

Débuts de la dépendance et déclin du boumedienisme

Les limites de ce système d’organisation commenceront à voir la jour vers la fin du règne de Boumediene. La part des hydrocarbures dans le produit intérieur brut (PIB) était de 30% en 1970. Il ne cessera de croître et de dominer la vie économique. Il dépassera 50% du PIB au début du règne de Chadli Bendjedid. Et on connaît la suite de l’histoire lorsque, en 1984, les prix du baril déclineront rapidement pour aboutir à 8/10 dollars en 1986. L’explosion d’octobre 88 était déjà à nos portes.

La relation «charnelle» entre l’Algérie et le pétrole a débuté, dans une belle épopée, il y a plus d’un demi-siècle. La nature a doté notre pays d’immenses réserves pétrolière et gazières dont on n’a  sondé apparemment qu’une partie. Depuis le milieu des années cinquante, sous la domination coloniale, le destin économique et social du pays sera progressivement transformé en fonction de la fortune qui sera réservée à l’exploitation d’une énergie qui finira par prendre  dans ses griffes l’économie mondiale dans sa globalité. Le président Boumediene a été élu en 1973 président du Mouvement des pays non-alignés lors de la 4e conférence des chefs d’Etat de ce Mouvement à Alger. La montée en puissance de ce mouvement, couplée avec le poids de l’OPEP comme cartel pétrolier, va peser de son poids sur la scène mondiale.

Le succès de l’OPEP en 1973 a marqué le point culminant d’une évolution progressive des forces en présence dans le sens d’une augmentation de la puissance des pays exportateurs. Les plus importantes de ces forces étaient les suivantes : l’évolution du rapport entre la demande et l’offre mondiales de pétrole, la détermination de plus en plus affirmée des nations arabes riches en pétrole de s’en servir comme d’une arme contre Israël, et une série de modifications dans la situation pétrolière des Etats-Unis. La demande mondiale de pétrole brut a augmenté rapidement jusqu’en 1973. La consommation mondiale d’énergie a augmenté à un taux d’un peu plus de 5% par an entre 1950 et 1972.

La part du pétrole dans la consommation mondiale d’énergie est passée au cours de la même période de 29% à 46%, si bien que la consommation de pétrole a elle-même augmenté d’environ 7,5 % par an, taux de croissance bien supérieur à celui de la production mondiale de l’ensemble des produits. L’offre mondiale de pétrole brut a augmenté au moins aussi vite que la demande mondiale. Les réserves prouvées représentaient à la fin de 1972 environ 34 ans de consommation mondiale. On était parvenu à maintenir, bon an mal an, ce rapport entre les réserves et la consommation annuelle, en dépit de la croissance rapide de la consommation de pétrole à partir du milieu des années cinquante.

Mais la demande mondiale a augmenté beaucoup plus vite que l’offre des pays extérieurs à l’OPEP. Les découvertes pétrolières postérieures à la seconde Guerre mondiale ont été très inégalement distribuées entre les pays.

«La main invisible d’Allah a doté l’OPEP de l’essentiel du pétrole mondial», ironisent deux professeurs MIT (Massachusetts Institut of Technology), Lindert et Kindleberger, dans leur ouvrage collectif intitulé Économie internationale.

En effet la part des pays de l’OPEP dans la production mondiale de pétrole brut est passée d’environ 20% en 1938 à plus de 40% en 1960, date de la création de l’OPEP, pour atteindre plus de 50%  à la veille du premier choc pétrolier.

En octobre 1973, à l’occasion de la guerre isrëlo-arabe dite du Kippour, les pays arabes adoptent des mesures d’embargo sur leurs livraisons de brut ; l’OPEP en profite pour décider unilatéralement des hausses des prix. En l’espace de six mois, le prix du baril du brut de référence est passé de 2,9 dollars à 11,6 dollars.

La montée en flèche du poids des hydrocarbures dans l’économie algérienne constituera un «piège» qui sera rapidement renforcé par l’échec de la politique agricole basée sur les nationalisations. Outre le fait que les 2 millions d’hectares des terres agricoles relevant du domaine privé de l’Etat (anciennes fermes coloniales) vivaient un flottement préjudiciable en matière de gestion, ce qui annonçait déjà l’échec de cette forme d’organisation, les terres nationalisées dans le cadre de l’application des principes de la Révolution agraire n’étaient pas livrées à meilleur sort. Le régime de Boumediene se «permit» de monter des ennemis contre lui parmi les anciens propriétaires de ces terres.

L’industrie industrialisante avait le double inconvénient de l’impréparation et du gigantisme. Les usines étaient réalisées clefs en main, ce qui entraîne une dépendance technologique totale lorsqu’il s’agit d’opérer des entretiens techniques et un renouvellement des équipements ou pièces de rechange. A cela s’ajoute le problème du marché dont les débouchés n’avaient aucune garantie.

En outre, un certain élan démagogique, entretenu idéologiquement par les ténors et les activistes du parti unique, a fini par éloigner les unités de production de la gestion rationnelle. Les pléthores du personnel improductif et les découverts bancaires étaient plutôt une règle qu’une exception.

La fin du règne de Boumediene sur le plan économique et social est caractérisée par une base industrielle bien disséminée mais fortement vulnérable sur le plan technologique et sur le plan de la disponibilité des matières premières ;  un secteur agricole fortement destructuré qui a du mal à maintenir les performances techniques et économiques du régime colonial ; un secteur des services qui commençait à prendre de l’ampleur à la faveur des la montée en puissance de la rente pétrolière.

En tout cas, tout jugement «rétroactif» (anachronique et non contextualisé) de la politique économique suivie par Boumediene ne peut avoir une valeur épistémologique efficace. En outre, toute tentative de ce genre devrait prendre en compte la personnalité du principal acteur de ce régime, à savoir le président Boumediene lui-même, sur le plan moral et des intentions qui ont nourri son action politique.

Répression, torture, exil

 

Madrid refuse le visa à deux syndicalistes algériens

Publié le 13/06/2009 à 07:38 par chlef
Madrid refuse le visa à deux syndicalistes algériens
La CGT fustige l'attitude de l'ambassade d'Espagne à Alger: Madrid refuse le visa à deux syndicalistes algériens

 

Rachid Malaoui, président du Syndicat national autonome des personnels de l'administration publique (Snapap)et Achour Idir, président de la Coordination des lycées d'Algérie (CLA) , n'ont pas pu assister au 16e congrès ordinaire de la Confédération générale du travail (CGT) espagnole, qui s'est tenue à Malaga du 4 au 7 juin 2009.

Les deux syndicalistes ont été dans l'impossibilité de répondre à l'invitation de leurs camarades espagnols en raison du refus opposé à leur demande de visa par le consulat d'Espagne en Algérie. Les deux syndicalistes ont dû être abasourdis par ce refus de visa qui était pour le moins inattendu. La CGT espagnole a vivement protesté contre ce refus d'octroyer des visas à des syndicalistes algériens qu'elle avait formellement invités. Le syndicat a adressé à l'ambassadeur d'Espagne en Algérie, Gabriel Busquets Aparicio, une lettre de protestation contre le refus d'accorder des visas à «M. Achour Idir, président du CLA, et à M. Malaoui Rachid, président du SNAPAP».

Ces camarades, indique la lettre de la CGT datée du 8 juin 2009 et signée par José Pascual Rubio Cano, secrétaire aux relations internationales, ont « été formellement invités par notre organisation pour assister au congrès, mais leur présence n'a pas été possible car le gouvernement espagnol, à travers son ambassade en Algérie, leur a refusé les visas nécessaires pour entrer en Espagne». La Confédération générale du travail (CGT) accuse l'ambassade d'Espagne à Alger de porter atteinte à la liberté syndicale et à la libre circulation des personnes.

«Le refus des visas a empêché la présence de ces camarades à notre congrès. Nous considérons le comportement de cette Ambassade comme une attaque à la liberté syndicale dans un cadre international et comme une négation injustifiée de la circulation des personnes». Le secrétaire aux relations internationales de la CGT a demandé à l'ambassade espagnole des «explications sur sa conduite». Le responsable de la CGT espagnole dit avoir reçu un appel téléphonique du consulat donnant pour excuse pour le refus d'accorder les visas, «le manque de données, comme la date de naissance d'un des camarades».



«Une agression intolérable»



L'argument a de quoi étonner, comme si une information aussi essentielle pouvait manquer dans le dossier de visa. En outre, s'il manquait cette information chez un des syndicalistes, pourquoi le rejet de visa pour les deux ? En tout cas, l'argumentaire du consulat espagnol n'a guère convaincu le responsable de la CGT qui continue de dénoncer une «agression intolérable».

En France, la secrétaire générale du syndicat «Solidaire», Annick Coupé, a adressé une lettre de protestation à l'ambassadeur d'Espagne à Paris, en qualifiant le refus d'accorder des visas aux deux syndicalistes comme une «atteinte aux droits humains en général et à la liberté syndicale». Selon Annick Coupé, ce refus d'accord les visas constitue en Europe «une nouveauté détestable» que même les «gouvernements réactionnaires du continent» n'ont pas osé faire. Pour Annick Coupé, il est encore plus insupportable que cette mesure vienne d'un gouvernement qui se «proclame socialiste».

400 000 mineurs travaillent clandestinement en Algérie

Publié le 13/06/2009 à 07:33 par chlef
400 000 mineurs travaillent clandestinement en Algérie
Journée mondiale contre le travail des enfants400 000 mineurs travaillent clandestinement en Algérie

La Journée mondiale contre le travail des enfants sera célébrée le 12 juin. Cette année, la Journée mondiale marquera le dixième anniversaire de l'adoption de l'importante convention n° 182 de l'OIT, qui traite des actions nécessaires pour lutter contre les pires formes de travail des enfants.

Tout en célébrant les progrès réalisés au cours des dix dernières années, cette Journée va mettre l'accent sur les défis toujours actuels, en insistant particulièrement sur l'exploitation des filles.   Plus de 200 millions d’enfants travaillent dans le monde   L’analphabétisme, la pauvreté, la déperdition scolaire, la différence de salaire entre adultes et enfants, le décès ou l’absence permanente du père... sont, entre autres les causes qui poussent les enfants à se lancer dans le travail. Malgré les efforts réalisés, aujourd’hui, plus de 200 millions d’enfants travaillent dans le monde, exerçant des activités qui nuisent à leur développement mental, physique et émotionnel. Les enfants sont contraints de travailler parce que leur survie et celle de leur famille en dépendent. Le travail des enfants perdure, même là où il a été déclaré illégal, et il est souvent entouré d’un mur de silence, d’apathie et d’indifférence. Mais le mur commence à s’effriter. Alors que l’éradication du travail des enfants est un objectif à long terme dans de nombreux pays, certaines formes du travail des enfants doivent être combattues d’urgence. Près des trois quarts des enfants qui travaillent sont aux prises aux pires formes du travail, notamment la traite, les conflits armés, l’esclavage, l’exploitation sexuelle et les travaux dangereux. L’abolition effective du travail est l’un des plus urgents défis de notre époque. Arrachés, tôt à l'enfance, pour des raisons économiques ou politiques, ils font les frais de la misère, d'une crise, d'une guerre... parce qu'ils constituent une main-d'œuvre docile. L'enfant est de plus en plus exploité dans des champs, à la mine, rien ne lui est épargné. Recherché pour sa souplesse et son petit gabarit, ou simplement pour son joli minois, il piochera dans les mines de charbon en Colombie, s'intoxiquera les poumons dans les tanneries du Pakistan. Depuis 30 ans, le phénomène a considérablement évolué, et le travail de l'enfant s'apparente, de moins en moins, à un apprentissage. La crise économique, l'endettement des pays pauvres, les programmes d'ajustement structurel et d'austérité économique, imposés par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, ont conduit à des coupes claires dans les budgets sociaux et d'éducation. Ainsi, on peut dire que les principaux facteurs du travail des enfants ne sont que pauvreté, analphabétisme, différence de salaire négligeable entre adultes et enfants, décès ou absence permanente du père, niveau de sous-développement rural, conditions de vie dans les quartiers pauvres de la ville, impossibilité du système scolaire de garantir un emploi futur, exigences physiques spécifiques pour effectuer certaines tâches (mines, tissage des tapis, etc.), enfants abandonnés ou errants, école buissonnière, familles nombreuses. Par ailleurs, l'Unicef et d'autres organisations font la distinction entre le travail acceptable, qui apporte formation et statut à l'enfant, et le travail intolérable, qui entrave son développement intellectuel, physique et psychologique. D'un bout à l'autre de la terre, on retrouve des enfants dans les champs, dans les mines, les ateliers ou dans les cuisines. L'agriculture est encore la plus grande utilisatrice d'enfants. Ce travail est souvent organisé de telle manière que les enfants doivent travailler, aussi longtemps et durement que leur parent. La mortalité, la malnutrition et l'analphabétisme sont, presque partout, plus élevés dans les campagnes que dans les villes. Dans les grandes entreprises, la réglementation sur l'âge et la durée du travail est, en général, respectée. Ce n'est pas le cas des petites entreprises ou des petits ateliers, non déclarés, qui utilisent abusivement cette main-d'œuvre très économique. On trouve des enfants qui fondent des tôles d'acier, tissent des tapis ou fabriquent des allumettes. Les locaux sont souvent sans air et sans lumière : on les appelle les "ateliers à sueur". Les enfants qui travaillent comme domestiques sont en général loués ou même vendus à des familles plus riches. Dans l'immense majorité, il s'agit de fillette, souvent de moins de 13 ans, qui habitent chez l'employeur. Bien des enquêteurs pensent que les cas de mauvais traitements sont fréquents. Ce sont peut-être de tous les enfants au travail, ceux qui sont le plus exploités et qui peuvent le moins se défendre car ils vivent totalement isolés. Et puis il y a tous les enfants des rues : certains jeunes chassés de chez eux par la misère, ou orphelins, vivent entièrement dans la rue. Ils survivent en vendant des cigarettes ou des chewing-gums, cirent des chaussures, lavent des voitures, chantent sur les trottoirs ou bien mendient. Beaucoup d'entre eux basculent dans la délinquance et la prostitution. Le travail des enfants est une problématique qui prend de l’ampleur en Algérie tout comme dans les autres pays du monde. En l’absence de statistiques fiables sur le nombre d’enfants "astreints" au travail sous toutes ses formes, les estimations vont bon train. Selon M. Mekki, représentant de la Forem, 300 000 enfants algériens travaillent au noir dans des exploitations agricoles et des commerces. Si l’on incluait ceux qui font les ménages et les vendeurs à la sauvette, le chiffre frôlerait 1,5 million d’enfants employés clandestinement. Il a aussi soutenu lors de la table ronde consacrée aux différents problèmes dont souffre l’enfant : "Si on pouvait faire une enquête auprès des ménages pour connaître la proportion des enfants domestiques, le chiffre serait multiplié par trois. Si on incluait les vendeurs à la sauvette, soit de pain, de fleurs, de thé, des cigarettes, surtout, pendant la période d’été, ces différentes ventes à la sauvette sont faites par des enfants qui vivent dans la rue car nos statistique indiquent que vingt mille enfants vivent dans la rue". En outre, on atteindrait facilement 1,5 million d’enfants travailleurs, a-t-il complété.   Des conséquencesnuisibles sur la santédes enfants   Tous les jours sous une pluie battante ou un soleil de plomb, des innocents, à peine plus haut que trois pommes, se tiennent aux abords des autoroutes pour vendre des galettes de pain, soigneusement préparées par leur maman. Ils scrutent les voitures qui passent en trombe, les yeux inexpressifs, les visages graves d’enfants embourbés trop tôt, dans les difficultés et les vicissitudes de l’existence. Dans la plupart des activités effectuées par les enfants, les risques d'une détérioration rapide de leur santé sont importantes. L'utilisation de produits chimiques, dans le cas des industries de la chaussure, de l'orfèvrerie et du textile mais aussi dans l'agriculture, intoxiquent l'organisme fragile des enfants. Dans l'industrie du tapis ou du tissage, les enfants sont entassés dans des lieux sombres et pollués de poussières de laine. Ils abîment leurs yeux et leurs poumons. Les enfants chiffonniers sont souvent atteints de maladie de la peau. Ils risquent de se couper et de contracter le tétanos. Aussi ces enfants qui travaillent dans la construction ont des troubles de croissance et des déformations, en raison du port de charges trop lourdes. Ceux qui travaillent dans les carrières et les mines sont exposés à la silicose. Il ne faut pas oublier que les enfants qui se prostituent sont de plus en plus fréquemment atteints par le SIDA. Pour la plupart d'entre eux, ils sont condamnés à l'analphabétisme à vie car ils ne vont pas à l'école. Isolés, souvent privés de leur famille, ils souffrent de carences affectives dont ils risquent de garder des séquelles à vie. Les enfants travailleurs sont victimes de violations graves de leurs droits les plus élémentaires. Pour éliminer le travail des enfants, le prévenir même et leur rendre toute leur dignité, l’éducation pour le développement, se révèle un outil de taille en ce sens qu’elle amène l’enfant travailleur à prendre conscience de sa situation et à identifier des solutions pour le changement. Il faudrait alors que les choses bougent à l’école tant au niveau des contenus qu’au niveau des stratégies d’apprentissage et de gestion de la structure éducative, en d’autres termes que l’école devienne un instrument de paix. Remplacer les enfants qui travaillent par des adultes, encourager le commerce équitable, appliquer les lois sur le travail, encourager la scolarisation sont peut être la meilleure solution, afin de diminuer ce fléau.

ou vas l'ALGERIE ?

Publié le 12/06/2009 à 11:00 par chlef
ou vas l'ALGERIE ?

Le pouvoir est convaincu que son ennemi est à l’intérieur du peuple par HOUARI Kaddour

 

Comme je doit rappel que le pouvoir algerien depuisLe 18mars 1962, un accord de cessez-le-feu fut signé à Évian entre les autorités françaises et les représentants du FLN. Les accords d'Évian prévoyaient la tenue d'un référendum. En juillet, l'Algérie vota à une écrasante majorité pour l'indépendance. Près d'un million de Français d'Algérie quittèrent précipitamment le pays avant la fin de l'année, dans des conditions souvent difficiles.

La guerre d'Algérie fut l'une des plus longues guerres de décolonisation. Elle marqua durablement les esprits, algériens et français, tant par les drames humains qu'elle provoqua que par ses conséquences politiques. Elle conféra également au peuple algérien et à ses dirigeants un énorme prestige dans le monde arabo-musulman et, plus largement, dans le tiers-monde. L'Algérie indépendante: les caciques du FLNL es présidences de Ben Bella et de Boumédiène

L'Algérie accéda à l'indépendance dans un climat de guerre civile et d'intenses luttes pour le pouvoir. Incarcéré en France depuis 1956,Ahmed Ben Bella fut libéré après la signature des accords d'Évian. Il s'opposa au GPRA, qu'il chassa d'Alger grâce au soutien du chef d'état-major de l'Armée de libération nationale (ALN), lecolonel Houari Boumédiène!; dans le nouveau paysage politique algérien, l'armée de l'extérieur prenait l'avantage sur les maquis de l'intérieur. En septembre 1962, Ben Bella fut élu président de la République algérienne démocratique et populaire. Il remplaça Mohammed Khider à la tête du bureau politique du FLN en avril 1963, et suspendit la Constitution en octobre suivant. 

Mais, le 19juin 1965, il fut destitué par le Conseil de la révolution que présidait Boumédiène, lequel lui reprochait ses méthodes de gouvernement autoritaires. Emprisonné et assigné à résidence, il fut ensuite exilé en France, puis en Suisse, où il devait fonder, en 1984, le Mouvement pour la démocratie en Algérie (MDA).

Adepte d'un socialisme autoritaire, Boumédiène gouverna le pays à partir de juillet 1965. Il mit en place un pouvoir fort, appuyé par l'armée. Bâtisseur de l'Algérie moderne, il permit au pays d'acquérir une stature de premier plan sur la scène internationale, en lançant, notamment, à l'Organisation des Nations unies, l'idée d'un nouvel ordre économique mondial en 1974. 

Sur le plan intérieur, l'ère Boumédiène fut celle des nationalisations des secteurs essentiels de l'économie et de la priorité donnée au développement de l'industrie lourde, fondée essentiellement sur les hydrocarbures, au détriment du secteur fondamental de l'agriculture. Boumédiène perçut lui-même les dysfonctionnements du système peu avant sa mort, survenue en décembre 1978. Le colonel Chadli Bendjedid lui succéda.

La présidence de Chadli Bendjedid

En janvier 1979, le IV e congrès du FLN accorda les pleins pouvoirs au colonel Chadli Bendjedid, qui devint secrétaire général du Parti et fut désigné comme candidat unique à la présidence de la République. Le 7février 1979, le peuple algérien ratifia ce choix, et Chadli succéda ainsi officiellement à Houari Boumédiène. 

Il fut réélu pour un deuxième puis pour un troisième mandat en janvier 1984 et en décembre 1988. Dès son arrivée au pouvoir, Chadli engagea une politique de libéralisation économique et sociale. S'il maintint la politique étrangère de non-alignement qu'avait inaugurée son prédécesseur, il prit cependant ses distances avec l'Union soviétique, effectuant une visite officielle aux États-Unis en 1985. 

Sa présidence avait suscité de nombreux espoirs, mais il se forgea vite une réputation de prodigalité à l'égard de son clan, venant renforcer le climat de corruption qui régnait déjà dans le pays. C'est à cette époque qu'apparurent les premiers maquis islamistes, avec l'équipée d'un ancien combattant du FLN, Mustapha Bouyali, dont le Mouvement islamique armé (MIA) tint le maquis de 1982 à 1985.

En octobre 1988, à Alger, des émeutes de la faim opposèrent principalement les jeunes, premières victimes de la faillite du modèle de développement algérien, aux forces de sécurité. Elles furent sévèrement réprimées, mais elles devaient contribuer à l'accélération de la politique de réforme du régime. 

Chadli fit adopter par référendum une nouvelle Constitution en février 1989, qui ouvrit l'Algérie au multipartisme. En juin 1990, le Front islamique du salut (FIS) remporta les premières élections municipales démocratiques. Les résultats qu'obtint ce parti confessionnel, qui avait su exploiter le désarroi d'une partie de la population algérienne lors du premier tour des élections législatives, en décembre 1991, provoquèrent un putsch militaire. 

Le président Chadli fut destitué le 11janvier 1992 par l'armée, qui interrompit le processus de démocratisation tandis que le Haut Conseil de sécurité (HCS) annulait le résultat des élections. Le FIS fut dissous en mars 1992, une politique de répression fut mise en œuvre contre les islamistes, lesquels répondirent par la lutte armée et le terrorisme.

La seconde guerre d'Algérie

Une nouvelle fois, il fut fait appel à un héros de la guerre d'indépendance pour tenter d'apaiser la situation. Mohamed Boudiaf fut placé par le HCS à la tête d'un Haut Comité d'État (HCE), détenteur du pouvoir exécutif. Mais son assassinat, le 29juin 1992, marqua le début d'une véritable guerre civile. La violence procédait autant des groupes islamistes armés (GIA et AIS), qui ont également porté le terrorisme sur le sol français, que des forces militaires et paramilitaires. Elle n'a cessé de s'étendre pour toucher la Kabylie, d'abord épargnée, et même les régions sahariennes, où se trouvent les gisements pétrolifères et gaziers.

La Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Hommeet sept formations politiques, dont le FLN, le FFS et le FIS, se faisant les porte-parole de la société civile prise au piège de l'affrontement entre pouvoir et islamistes, ont refusé la logique de guerre et pris position pour l'ouverture de négociations politiques, préalablement à la tenue de l'élection présidentielle, annoncée pour décembre 1995. La "!plate-forme pour une solution politique et pacifique de la crise algérienne!", signée à Rome en janvier 1995, demandait, entre autres, la libération des responsables du FIS et de tous les détenus politiques ainsi que l'annulation de la décision de dissolution du FIS. Elle a été rejetée par Liamine Zéroual, nommé chef de l'État par le Haut Conseil de sécurité (HCS), en janvier 1994, après la fin du mandat du HCE.

Le discours nationalistedont il a usé, notamment à l'égard de la France, premier État occidental concerné par la situation en Algérie, a contribué à son élection à la présidence, le 16novembre 1995. La population algérienne, y compris les quelque 2millions de personnes vivant en France, a participé massivement à ce scrutin (75p.100), manifestant son rejet de la violence et sa volonté de ne pas voir le destin du pays décidé sans qu'elle y soit associée.

L'évolution du conflit demeure complexe. L'armée, qui a protégé les consultations électorales, l'élection de Liamine Zéroual et le référendum sur la mise en place d'une nouvelle Constitution en novembre 1996, semble faire une guerre à distance sans provoquer d'affrontement direct. Elle protège l'"!Algérie utile!", les installations pétrolières, mais engage peu ses unités dans une lutte à mort dont elle craint l'issue. L'essentiel de l'effort de guerre est assumé par les unités spéciales, la gendarmerie et les gardes patriotiques, milices armées par le pouvoir. Le terrorisme est jugé par le pouvoir comme "!résiduel!", alors que, quotidiennement, des Algériens sont tués par l'explosion de voitures piégées ou massacrés par dizaine dans des villages ou des fermes isolées.

En quatre ans, vraisemblablement plus de 100.000 personnes ont trouvé la mort dans ce conflit, qui aurait aussi causé 10 milliards de pertes matérielles. Les élections législatives du mois de juin 1996 ont été précédées d'un renforcement des opérations de police destinées à nettoyer les maquis et à inciter la population à se rendre aux urnes. Remportées par le Rassemblement national démocratique (RND) de Lamine Zéroual, elles ont néanmoins permis l'entrée massive de l'opposition au Parlement. Première Assemblée multipartite depuis l'indépendance de l'Algérie, la nouvelle Chambre disposera cependant de pouvoirs très réduits, le président concentrant entre ses mains l'essentiel du pouvoir.



 



Les dafistes, le clan d’Oujda et d’ailleurs et les opportunistes d’ici et d’ailleurs dépensent nos richesses pour rester au pouvoir. Ils ne sont, nullement, intéressés par la construction, la modernisation et le développement de notre pays comme il dit monsieur HOUARI kaddour . Ils ne travaillent pas dans le but d’instaurer une paix sociale, une justice qui sera au service des lois et des victimes et une solidarité qui permettra aux plus fragiles et aux plus pauvres d’accéder au savoir, aux soins de bonnes qualités et à un espoir qui leur permettra d’aspirer à un avenir meilleur.

 

Le pouvoir est convaincu, que son ennemi, est à l’intérieur du peuple, que son trône est menacé par ceux qui désirent un Etat fort et au service de la nation entière et que les puissances extérieures les soutiendront sans qu’ils ne le payent un prix très fort (nous savons tous que l’argent engrangés par le pétrole et le gaz ne revient pas en Algérie ou ils revient sous forme de produit prêt à consommer, donc, non générateur ni de savoir faire, ni de richesses produites par nos travailleurs et enfin, il ne revient, jamais, sous forme de transfert de technologie qui sera au service d’une économie créatrice, productrice et capable de nous amener à une autonomie réelle).

Le pouvoir met toute sa puissance: financière, militaire, policière et administrative au service du contrôle et puis de l’élimination ou de la neutralisation de toute menace, issue de son peuple, qui risque de mettre, en cause: leurs privilèges, leurs richesses illicites et leurs impunités concernant leurs actes criminels organisés, planifiés et réalisés contre: notre économie (gaspillage, bradage, projets inutiles et coûteux, retards entraînants des coûts faramineux…), notre élite (exil, assassins, mise à l’écart, salaire minable pour les maintenir dans la pauvreté…), destruction progressive de notre école et de nos universités (manque de moyen, de livres, de revues scientifiques, politisation pernicieuse…), falsification de notre histoire, propagandes (pour diviser, créer la méfiance entre les gens…), rumeurs, corruption, terreur, guerre, manipulations…sont les autres moyens utilisés jusqu’à l’usure par le pouvoir afin de se maintenir et de durer.

Le pouvoir n’a, en somme, qu’un projet affaiblir le peuple et l’opposition et continuer à s’asseoir sur nos richesses et les dilapider. Le facteur humain est, totalement, ignoré et négligé, sauf, s’il se met à son service et au service exclusif de ses intérêts. Je l’ai dit ici ou là, que ce pouvoir, a bradé 100 milliards de neurones fois 35 millions pour s’accaparer des 50 milliards de dollars qui rentrent dans les caisses de l’état (virtuellement puisque l’état est virtuel).

Les richesses pétrolières sont appelées à baisser et à s’épuiser mais la richesse humaine (intellectuelle, morale, culturelle, sportive…) durera, autant que durera, la vie. Alors, à quand, un pouvoir qui pourra se construire sur elle, pour notre bien à tous? Je ne pense pas que ça sera possible tant que ceux qui ont volé notre indépendance seront encore au pouvoir

la bureaucratie et la fonctionnaucratie Algérien

Publié le 11/06/2009 à 09:35 par chlef
la bureaucratie et la fonctionnaucratie Algérien

La bureaucratie et lafonctionnaucratie Algérienoù la dictature la plus con du système  et la plus impitoyable du monde de travail .

 

 

Je pense que nous vivons dans une dictature fonctionnaucratique.
Et je n'ai pas dit "des fonctionnaires".... car les fonctionnaires subissent comme les autres et peut-être même plus que les autres les méfaits de cette dictature débile et con, ce régime où on ne voit pas de méchants, pas de tête et pas de responsable. Vous croyez que j'exagère... alors
demandez à un fonctionnaire s'il est heureux de ses conditions de travail et des directives "qui descendent d'en haut" ?
La bureaucratie etla
fonctionnaucratie Algérienest considérablement  plus performante  et efficace que l'était la bureaucratie de l'Ex-URSS dans l'art de manipuler, de diriger et d'exploiter  "la masse devenue docile et servile". C'est pourquoi, l'ALGERIE est exportatrice de fonctionnaucratie et un exemple pour tous les petits despotes de la planète qui sont en quête de reconnaissance et d'honorabilité.
Qui dirige et qui commande ? Personnellement je n'en ai pas la moindre idée, en revanche il est bien évident qu'à la manière des sectes du ancien partie unique FLN, on formate dans nos grandes écoles des individus à devenir les grands gourous et les garants de la pensée unique.
Mes propos vous choquent ? vous les approuvez ? vous les trouvez cons, puériles, déraisonnables, utopiques ou dangereux ?

 

Quand je dénonce La bureaucratielafonctionnaucratieet met en cause les "fonctionnaires" ... je tiens à dire et à signaler que je n'attaque en aucun cas les "hommes fonctionnaires" ou bien les hommes malhereux mais (je parle du mafia comme  directeurs généraux   et les chefs dairas ainsi les walis ... ) car pour la très, très grande majorité ... ils travaillent dans une mauvaise ambiance et mauvaise condition travail accumulant mal-être et résignation  dans leur travail... et ne demandent souvent qu'une seule chose ... partir le plus vite possible à la retraite pour les plus âgés ou se trouver des activités extérieures anesthésiantes pour les plus jeunes... il faut bien comprendre qu'ils n'ont pas le choix, étant plus que tous les autres, laminés par le système et surtout ils ne sont jamais consultés sur le fond ( même leur vrais syndicat SNAPAP  ,elle est toujours marginaliser de toutes dialogue et concentration  et n'ont rien à dire . Le système découlant dela fonctionnaucratiese survit à lui seul sous l'oeil bienveillant des grands gourous de l'Etat d'Alger (système mafieux) et la vigilance des chiens médiatiques.( tel que les organisation et le syndicat du système ).Nous sommes dans un monde débile ou tous sont malheureux et attendent avec impatience le moment ou ils auront enfin "mérités" d'être inactifs. ... Inactif ... devenant synonyme de liberté et de choix de son activité.  C'est la triste réalité et c'est affreux ...! C'est con !

Quand dans la nature ...  une plante, un animal ou une bactérie parasite un individu pour le bouffer  ... cette plante, cet animal ou cette bactérie continuera de se développer et de se multiplier ... quand bien même  l'individu attaqué crèvera complètement exsangue ... ( les abrutis savants me rétorqueront qu'ils existent aussi des phénomènes de symbiose, c'est vrai mais dans ces cas, ce sont deux espèces qui s'allient pour bouffer ensemble et ce n'est pratiquement jamais une qui bouffe l'autre) .... au même titre les responsables parasitent la société ... et pour se faire ils trouvent mille moyens pour se multiplier et peser encore plus lourds sur les actions des décideurs ... qui pour la plupart sont aussi des fonctionnaires ... Ils se renforcent dans leur position de classe dominante et continueront à se renforcer ... indéfiniment, jusqu'au moment où ils feront tout crever ... à l'image de l'espèce "homme" qui continuera d'être de plus en plus l'espèce dominante sur notre terre jusqu'au moment où elle fera aussi crever la terre. Triste monde !

La fonctionnaucratie
invente des commissions, des administrations, des missions ... cherchant du travail inutile pour  submerger encore plus les fonctionnaires et surtout éviter qu'ils réfléchissent trop (idéal pour asservir les troupes)  ... favorisant une réunionite maladive  ... proposant des jeux de discutions et de rôle ...  compliquant tout  ...  favorisant des professions dépendantes (également parasites) comme les banques, les assurances, les contrôleurs, les comptables, la prévention  etc...  ... céant une multitude d'associations subventionnées, fidèles et esclaves ...  pénétrant les syndicats , les partis politiques(FLN ,RND, MSP, PT, RCDet les groupes révolutionnaires (ONEM ,ONEC UNJA ,UNFA, UMA )... irrémédiablement comme des métastases  .... Et surtout, elle fait faire des prévisions, des plans et elle a inventé la prévention ... ce mot magique ...  principal vecteur de l'irresponsabilité ... mais grandissime source de fonctions et d'emploisfonctionnaucratiques....

Alors que faire contre cette fatalité .... ? ?

Faire une révolution comme somalie et Iraq ? ... C'est des conneries car ce sera encore pire après .... Pour s'en convaincre ...regardez les partis révolutionnaires ... ils veulent tous plus d'état et plus de fonctionnaires qui puissent faire des prévisions, des plans et beaucoup de prévention ... ils veulent tous plus d'interdits et d'obligations ... donc moins de responsabilité ....  écoutez-les ... et rappelez-vous .. regardez-les... les révolutionnaires caviar...
Dénoncer encore et toujours ce système .. ? ... c'est encore moins efficace et plus con  ... car c'est directement utile  à
la fonctionnaucratiequi par ces dénonciations fait croire à tous les malheureux et victimes de l'arbitraire que "zorro Algerien est arrivé" et alors appelle à encore beaucoup plus de prévention, donc plus d'emploisfonctionnaucratiques  ... Mais il faut reconnaître aussi que cela rapporte beaucoup (individuellement et financièrement) à tous ces professionnels de la dénonciation .. les grands médias ... les chiens du système  ...
Pénétrer la
fonctionnaucratiepour la changer de l'intérieur ...?  c'est totalement utopiste car nul homme ne peut garder sa raison et son indépendance en étant partie prenante et en se rendant compte de l'idiotie du système .... il lui faut alors partir très vite ou s'inventer rapidement des dérivatifs extérieurs anesthésiants pour simplement espérer respirer un peu ... sa survie même est alors directement liée à sa capacité de fuir ou de ne "rien voir"

Alors, c'est foutu ? râpé ? on n'a plus qu'à subir et attendre de crever ... ?

Personnellement, sans être exagérément optimiste, je ne crois pas que c'est foutu ... car l'antidote de ce terrible cancer social ... se trouve justement à l'intérieur même de la
fonctionnaucratie..... oui ... ! les fonctionnaires travaillent malheureux et démotivés  ..... ... et par leur quête constante et obligatoire de l'irresponsabilité  ...  ils fabriquent eux-mêmes l'antidote...
En revanche ... ! Notre société est très gravement malade et il est obligatoire de prendre rapidement des mesures d'urgence et draconiennes  (pas des raccommodages) .... c'est pourquoi ... je propose de fabriquer une machine électorale composée de femmes et d'hommes en accord avec les points urgents suivants .. Car, bien au delà du changement réalisé ....,  c'est l'existence même d'une telle machine électorale qui provoquera l'effondrement de la
fonctionnaucratie... et c'est de l'intérieur qu'elle pourrira ...  et alors réveillera la grande majorité silencieuse mais incroyablement critique ... ils s'appellent abstentionnistes, déçus multiples et non inscrits.... ils seront très majoritaires dans notre pays  ....


1/ inscrire comme condition fondamentale dans la constitution un texte rendant impossible, caduque et sévèrement répréhensible  toutes les lois, tous les arrêtés, tous les décrets ou toutes les décisions arbitraires rendant ou considérant en quoi que ce soit les individus irresponsables.
2/ inscrire comme condition fondamentale dans la constitution un texte constatant que tout homme est porteur d'un seuil au-delà duquel il devient un salaud ou un despote en devenant puissant, riche, célèbre ou simplement investi d'un rôle ou d'une mission ... et conséquemment de faire en sorte que les hommes puissants, au pouvoir ou investi d'un rôle ou d'une mission ne puissent en aucun cas changer ou faire changer les règles fondamentales de la société.
3/ inscrire en préambule dans la constitution un texte proposant le principe .... "un individu, égal ... une voix électorale" ... et donc le droit de vote à 14 ans et par les parents (ou tuteur) jusqu'à 14 ans ...  donc de positionner enfin la société dans le cycle de "l'évolution"  bien préférable au cycle actuel ... "gérontocratique et défense des privilèges" .... Aussi admettre et dire ... que les jeunes et les parents sont aussi concernés que les vieux, voire bien plus, par le devenir de la société ... et ils ne sont pas plus dépendants et manipulables  ....  certainement beaucoup, beaucoup, beaucoup moins !!! 

4/ diminution rapide et au moins de moitié du nombre de fonctionnaires en simplifiant le système ... et en s'engageant à payer normalement les fonctionnaires libérés jusqu'à la fin de leur vie (maximum 15000da mensuel et même pour les plus jeunes)  .... Cela fera malgré tout une économie gigantesque qui pourra être utilisée à la modernisation de l'administration et à l'augmentation du service publique. Puis appliquer à terme et inscrire en préambule dans la constitution un texte reconnaissant le principe ..... "beaucoup plus de service publique et aucun fonctionnaire" ... (pas applicable aux fonctionnaires actuels qui continueront de percevoir leur salaire jusqu'à la fin de leur vie)
5/ inscrire en préambule dans la constitution un texte légalisant le principe que nul n'est obligé de travailler pour survivre et que tous les individus naissent dans une société qui leur doit égalitairement ... le minimum vital ... c'est à dire être nourri, logé, chauffé, soigné, instruit sans qu'ils aient en quoi que ce soit à travailler, à se justifier ou à être redevable d'une contre partie quelconque... en revanche la société ne doit nullement le luxe, la télévision, la voiture, le lave-linge etc.. etc ..  ou tout autre objet ou matériel rendant la vie plus simple ou plus attrayante  .... c'est du superflu et c'est à chacun de le gagner par son travail  !
6/ inscrire en préambule dans la constitution un texte reconnaissant le principe, qu'il n'y a pas de petites ou grandes atteintes à la dignité humaine... il y a atteinte à la dignité humaine ... point.... et c'est cette atteinte qui est répréhensible.
7/ inscrire en préambule dans la constitution un texte reconnaissant le principe ... de la traçabilité totale de l'argent (monnaie d'échange) et alors le prélèvement automatique des impôts à la source et à tous les mouvements d'argent  quels qu'ils soient... (ça emmerdera pas mal la mafia et les salauds)
8/ inscrire en préambule dans la constitution un texte reconnaissant le principe .... du droit à être différent et respecté en temps que tel ... et donc de considérer le sexisme, le racisme, la xénophobie, l'esclavagisme (obligation de travailler), l'arbitraire et l'irrespect comme étant les principaux fléaux à combattre
9/ . inscrire en préambule dans la constitution un texte reconnaissant le principe ... que les élus sont les seuls représentants de l'état et ont la "totalité du pouvoir exécutif" et que le peuple (composé d'individus responsables et dignes et non de groupes représentatifs) possède directement "le pouvoir législatif direct et le contrôle, le respect des règles fondamentales de la société"
10/ S'engager à créer un groupe d'individus épris de justice sociale, bénévoles, non ou plus salariés de la fonction publique ou para publique  et disposés à ne jamais plus solliciter de postes électifs ou administratifs .... qui étudiera et formalisera une constitution basée sur les droits fondamentaux de l'homme individu et donc les neuf points fondamentaux sus indiqués ....


Je vais développer tout cela dans les jours qui viennent ... mais vous pouvez déjà m'aider, vous aider  ... en effet si vous êtes d'accord avec les points sus indiqués ... écrivez-moi et commencez tout de suite .... il y a urgence ....  

Des spécialistes de la
fonctionnaucratie(médias, professeurs, énarques, hauts fonctionnaires, grandes familles, etc..) vous diront que tout cela n'est que de l'utopie et impossible à réaliser dans ce monde mondialisé .... laissez les dire et ne répondez pas ... car nous parlons un autre langage et surtout nous défendons des intérêts et des valeurs différentes. ... Ils rigoleront "jaune" ! !  ..  Maintenant, c'est lancé et la fin de ce système débile est maintenant programmée ... ! !par kaddour HOUARI

Egalite de Travail par HOUARI kaddour

Publié le 09/06/2009 à 19:32 par chlef
Egalite de Travail par HOUARI kaddour

Nos fonctionnaires Algérien ont l'air vraiment malheureux par rapport aux salariés du Maroc et Tunisie?

 

 

Pour la plupart des salariés  d'Algerie souvent condamnés à gagner peu, les fonctionnaires ont vraiment l'air plus malheureux que ceux du  Maroc et Tunisie.Les retraites sont calculées sur les 25 dernières années, les fonctionnaires sur les 6 derniers mois et on parle d'égalité en Algérie. J'ai du mal à y croire.

 

par HOUARI Kaddour

«Qu’est-ce que le pouvoir veut faire ?»

Publié le 05/06/2009 à 21:16 par chlef
 «Qu’est-ce que le pouvoir veut faire ?»

 

 

 

 

 «Qu’est-ce que le pouvoir veut faire avec SNAPAP ?»

 

a grève générale a été un succès et les travailleurs iront jusqu’au bout parce que la situation est grave et que le pouvoir et sourd " : lors d’un point de presse animé hier, les membres de la coordination, des représentants des différents syndicats et en particuliers SNAPAP  en grève n’ont pas mâché leurs mots.

« Nous essayons de contenir et de canaliser la colère des fonctionnaires qui veulent aller vers une action radicale, en l’occurrence une marche grandiose. Si le gouvernement n’assume pas ses responsabilités et s’il continue à nous ignorer et nous dénier le droit d’exister, nous allons investir la rue », menacent les syndicats en tonnant que leur combat est permanent et qu’il continuera tant que les libertés syndicales ne sont pas assises et tant que les syndicats autonomes ne sont pas considérés comme des partenaires sociaux à part entière.

«Regardez ce qui se passe autour de nous. Les harraga sont jetés en prison au lieu de les écouter, la violence est répandue sur toute la société, les syndicats réprimés, les libertés d’expression étouffées. Huit millions d’Algériens sont analphabètes. Alors qu’est-ce que le pouvoir politique veut-il faire de ce pays et surtout du syndicat SNAPAP ?»,s’insurge le leader syndical au soir d’une grève générale réussie. «N’est-ce pas l’échec dévoilé du système en place ?», s’interroge-t- il, en réaffirmant l’engagement des syndicats autonomes à faire valoir leurs revendications, quitte à sortir dans la rue. Une hypothèse qui, d’ailleurs, n’est pas écartée des discussions dans le cadre du durcissement du mouvement de protestation.

Les membres de l 'INTERSYNDICATS  exprimé leur ras-le-bol face au mutisme méprisant de la chefferie du gouvernement. Ils déplorent le fait qu’aucun dialogue n’a été amorcé pour apaiser les tensions. «Au contraire, aujourd’hui le médecin et l’enseignant sont devenus de vulgaires voyous avec lesquels le seul dialogue possible est celui de la justice», regrette Monsieur HOUARI Kaddour ,. Il a été constaté en effet, que les différents ministères n’ont pas recouru aux procédures légales de médiation et de dialogue, avant de s’adresser à la justice. L’existence même des syndicats autonomes est rejetée, voire ignorée, sauf pour mettre en exécution le rouleau compresseur, par des menaces de représailles administratives, comme c’est le cas pour la majorité des syndicats, ou juridiques, à l’exemple de l’huissier de justice dépêché hier chez le syndicat des psychologues, pour lui signifier l’illégalité de sa grève.

Le conférencier indique que la situation de pourrissement n’est malheureusement pas provisoire mais s’est installée dans la durée. De même la dégradation du pouvoir d’achat des citoyens, la montée vertigineuse des prix des produits alimentaires font que la situation sociale et économique des Algériens reste déplorable.

Les membres de l'INTERSYNDICATS  regrettent que UGTA et de l'INTERSYNDICATS  , qui s’approprie les acquis arrachés par les fonctionnaires après plusieurs mouvements de protestations, n’a pu obtenir cette insignifiante augmentation qu’après 5156 rencontres avec la Fonction publique et le gouvernement. Soit après 14 années de négociations, au regard du nombre des rencontres. «On s’interroge, si après toutes ces rencontres, l’Ugta est revenue après l’adoption de la nouvelle grille des salaires sur ses soi-disant acquis, pour demander une indemnité complémentaire», soutient M HOUARI Kaddour pour démontrer le discours contradictoire de la Centrale syndicale qui désormais est devenue le porte-parole du pouvoir.

«Le pouvoir fait tout pour pousser les fonctionnaires à radicaliser leurs actions. Et c’est ce que nous allons faire si le chef de gouvernement refuse de nous recevoir et de dialoguer avec nous», a signalé M. HOUARI Kaddour  qui annonçait un déplacement devant la chefferie de gouvernement aujourd’hui pour une demande d’audience.

 

 

 

Posté par AZIZ BEN, 03 juin  2009

pendant que vous perdez votre temps à dénigrer le déja dénigré,sans faire des propositions, "eux" préparent l'avenir de leurs arriéres petits enfants et chaque jour on voit l'arrivée de nouveaux policiers fraichement formés et bien dressés. attendez la miséricorde de dieu! Actuellement une bonne occasion (comme celles d'octobre 88, janvier 91 et avril 2001 qu'on avaient ratées) se présente devant nous et on ne fait rien ou plutot nos intelectuels et les partis d'opposition ne font rien pour nous organiser et chasser une fois pour toute ces moustiques .

  • Posté par yazid, 03 juin  2009

ben dans la mesure ou nos dirigeants n ont aucun sentiment national sinon ils ne feraient pas la fortune de leurs enfants en suisse france amerique luxembourg iles caimans london la city... par conséquent qu est- ce qu ils en ont a foutre de la vie du ghachi ériens.

  • Posté par mouloud, 03 juin  2009

Bonjour, Que veut faire le pouvoir de ce pays? Je poserais la question autrement: Qu' t-il fait de ce pays? Là, je pense que nous avons des chiffres, un vécu, un état économique, social et culturel que chacun peut observer: Nul besoin donc de spéculer: L'algérie n'est plas un pays: C'est un BAZAR LIVRE aux VOYOUS en interne, aux "hommes d'affaires" de tous les pays qui ramassent une part du gateau en externe: Une populace violente, arrogante, ignorante réduite à des hordes: sans droits, no devoirs ni DIGNITE NI IDENTITE. Les algériens sont devenus des tubes digestifs (vivement la faim imminente à la fin du pétrole) et l'algérie une vaste prison à ciel ouvert: seule la fuite est salvatrice. Bouteflica c'est la cerise sur le gateau: Un personnage que les psy peuvent nous aider à identifier et donc comprendre ce qu'il veut faire de l'algérie qu'il n'ait pas encore fait: Il commence pas prêter allégeance à la France? pour meiux vendre l'algérie au golf!!!Il passe son temps (du beau temps probablement) dans les bars, cabarets... pour devenir un Agent des zaouias et des "marabouts", respectables par ailleurs. Il se fixe des objectifs: réformes de l'éducation, code de la famille, de la justice, de l'administration....Laquelle a été appliquée? Il s'engage à privatiser; combien d'entreprises l'ont elles été? Faut il continuer la liste. Ouvrons les yeux: Regardons l'état du pays: L'architecture digne des grandes civilisations: hamiz, bab zouars, chelghoum el aid, el khroub, tizi ouzou, bad el oued sans parler des endroits habités par des marsiens: saida, bordjbaji mokhtar, msila (c'est où déjà) ces exotismes: Pendant ce temps en attendant la desertification avancée des lieux et des têtes: une bande de voyous, devenus riches et puissants continuent à usurper les biens vacants bien occupés d'ailleurs et avoir la main mise sur les ressources qui seront distribuer en fonction du mérite, celui qui est apprécié et jugé par Le président et la cour. Voici, entre autre, l'état réel de l'algérie: on peut appeler à contribution pour étayer: Harragas, santé, chomage.... Une seule chance aujourd'hui d'en sortir: Solidarité avec les syndicats, les vrais, pour faire chuter le régime: Les polonais l'ont fait pourquoi pas nous?Cordiales salutations. mouloud

  • Posté par Hellal,, 03 juin  2009
  • Le pouvoir en place semble adopter la position de l'autruche face au danger . Devant l'effervessence des syndicats , la malvie et le marasme ambiant , il affiche une certaine désinvolture et un impassible froid qui frisent le ridicule et qui donnent lieu à beaucoup de questionnements en meme temps . On a l'impression que tout est fait pour que les choses ne s'améliorent pas et pour que la situation aille en se déteriorant et en pourrissant de plus en plus .Je crois qu'il y a une sorte de chantage alimentaire international qui est en train de s'organiser et de sévir depuis queques temps sous la forme d'une insidieuse mondialisation qui ne va pas tarder à montrer son vrai visage . Malheureusemet les pays fragiles comme le notre en subiront l'impact de plein fouet parcequ'ils n'y sont pas préparés et parceque aussi elle se fait avec l'assentiment et la bénédiction des Dictatures et les régimes théocratiques en place qui ont toujours à l'idée de faire payer la facture au peuple seul qu'ils auraient asservi ou assujetti . C'est d'ailleurs ,comme vous le savez , un sujet important qui a plané sur l'agenda du dernier Conseil des Ministres parceque justement l'heure est grave et c'est pas le dernier satisfecit du Ministre M. Barkat pour le niveau de production locale de la pomme de terre qui va sauver la situation. Je pense qu'on nous cache des choses et je ne dis pas en ce moment que ce n'est pas la déprime .Le Rapporteur Special de l'ONU pour l'alimentation Jean Ziegler nous a déjà mis la puce à l'oreille à ce sujet , ici ,dans ce meme journal .

 

  • Posté par musicaf,, 03 juin  2009

« Qu’est-ce que le pouvoir veut faire de ce pays ?» Sa propriété tout simplement...Normal quand on sait qu'ils ont des complicités "positives"...à travers le monde...Rien à voir avec la fameuse " main de l'étranger"!!!Dommage pour tous ceux qui ont donné leurs vies et leurs familles...à moins que...Musicaf.à bientôt.

  • Posté par EL HARAG, , 03 juin  2009

un grand bravo a  houari tous les syndicalystes qui resistent et qui restent debout , ne cherchant ni tchipa ni aucun poste de responsabilité dans ce pays devenu antre de la vermine et de l'incompetence ,j'ai quitter le pays de mes ancetres juste apres l'arret du processus électorale, j'ai pris mon sac a dos et traversé l'atlantique , harag , sans papier et ne parlant pas l'anglais , apres plusieurs années passé a boston ou j'ai regulariser ma situation et terminer mes etudes , je suis medecin a l'hopital de boston , je peux vous dire que je ne regrette pas mon choix et si c'etait a recommencer je le ferai , un gouvernement qui autorise qu'on tire a balle reelle sur des jeunes sortis pour crier leurs ras le bol est capable de tous , abas cette dictature , abas ces criminels sanguinaires qui tue saignes ce beaux pays , qu'on les traduise a la hays pour crime contre l'humanité car c'est ce qu'il meritent . a bon entendeurs salut.

  • Posté par ali lamraoui, , 03 juin  2009

 

  • les événements actuels nous rappellent les mouvements syndicalistes polonais (solidarnosc).la montée en puissance des syndicats autonomes sonne le glas à un certain ordre établi.le changement est une nécessité vitale pour les algériens.seul le pouvoir ne semble pas s'en apercevoir .il devrait réagir positivement et entamer les dialogues nécessaires .dans le cas contraire la cocote-minute bouchée se fera entendre en temps voulu et alors il y'en aura plein sur les murs.
  • Posté par thagrawla,, 03 juin  2009

Aujourdhui la peur a changer de camps,cette lueur d'une lumiere trop attendu qui viennent de sela qui brade l'injustice de notre justice aux ordres,de la brutalité de ces marionettes qui dance avec le malheur du peuple,. Des agétateurs,,ou haragas,des chomeurs par millions,,il est temps de reagir,d'unifier les ronts,de radicaliser les actions,d'aller au charbon,seul éssu a notre prise d'otage par le pouvoir qui est aux abois,qui perd de l'altétude devant la realité du jour. ni abdelekader al mali,ni toufik alkaskita,ni sidi said la ptite poupé de son papa régime,ni meme ses soi disont démocrates a la recherche d'un nid a leurs ypocrisie,ne trouveront moyen a stopper se qui s'aparente a une éxplosion qui va emporté le mal,,,meme c'est sela se ferra avec notre sang,,car il ni pas aussi chere que notre patrie,tt s'arache,est chaque chose a son prix.

  • Posté par Belajout,, 03 juin  2009

C'est au peuple (le pays) de faire un pouvoir a sa mesure et non au pouvoir de faire un peuple a sa mesure! Avril 80 ce n'etait pas la Kabylie qui cherchait le speparatisme mais une kabylie qui crit haut ce que l'Algerie des profondeurs n'a pas encore compris: Une dictature.

  • Posté par Koceyla tarto, , 03 juin  2009

 

  • Une chose est sure, le pouvoir n'arien fait de bon et ne fera rien de bon pour ce pays. La bionne question à se poser est depuis 50ans qu'a fait le pouvoir du pays ? Car cela nous invitera à faire le bilan de là où on est, situer les responsabilités puis inviter ceux qui nous ont gouvernés à rendre des comptes. Mais on a choisi de fuir encore une fis et aller voir du coté des sorciers pour nous dire l’avenir de nos destins et celui du pays tout entier. Si on ne réagit pas avec détermination cette fois ci (avant que la marionnette ne soumet la constitution et devienne président à vie pour le plaisir de la corruption, de l'illégitimité et de la tyrannie. Vive la révolution tranquille, la désobéissance totale jusqu'au départ définitif du système tout entier.
  • Posté par massi, 03 juin  2009

la france a connu un certain 08 mai 68,un mouvement social qui a utiliser la rue pour se faire entendre et ils ont reussi.alors le seul moyen de se faire entendre face a un pouvoir qui a mis la societe a genou,aucune negoiation n'est possible si ce n'est de sortire dans la rue pour arracher nos droits.alors pour quoi pas un 08 mai 2008 en algerie

  • Posté par Savoune Guemsilen, , 03 juin  2009

Vous n'avez donc rien compris?! Nos parents ont eu à se débarrasser du colonialisme français, à notre tour de nous débarrasser du colonialisme de la secte de Bouteflika qui nous a confisqué notre indépendance et notre souveraineté depuis 1962. Sans un Etat fédéral à la berbère, notre pays ne s'en sortira jamais.

  • Posté par boubekeur haroune, 03 juin  2009

 

  • c'est trops bet de dire :qu'est ce que le pouvoir veut faire de ce pays,mais c'est aussi simple,il veut le garder pour lui seul. Cette question a mon avis il faut la poser autrement comme qu'est ce que le pouvoir veut faire de ce peuple? c'est le peuple qui le derange,le pays est assez grand et riche,il veut le privatiser,voila c'est sa.
  • Posté par madjid,, 03 juin  2009

On ne choisit pas ses ennemis, mais on choisit ses amis;la confédération des syndicats aurait du éjecter officiellement les syndicats qui voulait faire l'école buissonnière au moment de la grève.le syndicat de paramédicaux, le CNES,et autre traitres...! Honte à vous. Vous n'êtes pas suffisamment "ARGAZ", ne jouez pas dans la court des grands.Du CRAN messieurs, du cran !

  • Posté par laeticia,, 03 juin  2009

 

  • Qu'est ce que le pouvoir veut faire de ce pays? Autrement dit ou va l'Algerie de Mr BOUDIAF? Comme l'Algerie est sous la houlette du quai D'orsay et de l'elysée,paternalisme politique oblige! les démocrates ne peuvent prendre le pouvoir car génants en termes de justices et d'intérets aux yeux de la tutelle.Ces memes democrates peuvent ils récupérer un mouvement social donné? la reponse dans l'état actuel de l'evolution des mentalités est NON. l'exemple le plus frappant reste les tragiques événement du printemps noir 2001...en kabylie:le RCD comme le FFS se sont montrés faibles face à la situation? Quelle est la clé de voute? Dans l'essai que j'ai l'intention d'écrire;je donnerai volontier mon avis sur la dégradation des moeurs politique en Algerie et ce pour faire plaisir à ma fille.Ils batissent avec des pierres et ils ne voient pas que chacun de leurs gestes pour poser une pierre dans le mortier est accompagné d'une ombre de geste qui pose une ombre de pierre dans une ombre de mortier et c'est la batisse d'ombre qui compte ...dit jean giono.De notre envoyé spécial à Ben Aknoun-Wall Street journal.
  • Posté par Wardi Omar, , 03 juin  2009

Salut..je repond a la question-titre de ce paier en disant ceci: -Primo le pouvoir veut s'eterniser meme a titre posthume - Ensuite il veut faire faire de ce pays riche un état pauvre -Enfin il veut nous encanailler ( excusez ce barbarisme). Sinon comment expliquer toute cette fausserie dans tous les domaines.Train brulé Tchipa partou ecole en ruine université en gréve administrations reduites en fonds de commerce Ripoux partou fisc Hagar mecs de loi se comportant en ringo El batel partou crise en tou presque 5 millions de fou s le double atteint de maladies chroniques vols d'organes avec changement de nom pour les hopitaux Lamaycha Ghlat enfin suis essoufflé j'arrete.

  • Posté par Habib Chabah, 03 juin  2009

Qu'est ce que le pouvoir veut faire de ce pays? Lui faire faire une marche arrière vers les années du Partis Unique, du Syndicat Partis, du Président à vie, des slogans vide... et trouver un mur assez long pour faire asseoir toute la population à l'image de ce mendiant...

  • Posté par karim hawat, , 03 juin  2009

win rahoum rjales!!!! ils ont fait de nous des morts vivants pourquoi continuer a avoir peur du moment qu'une partie de nous est deja morte !!le jour ou sa va barder faudra tous les egorger

 

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