Publié le 02/05/2009 à 12:00 par chlef
Abdelaziz Bouteflika et les siens par HOUARI Kaddour
Le président Bouteflika est assuré d'être réélu le 9 avril pour un troisième mandat. Mais, depuis dix ans, il est loin d'être seul à tenir le pays. Qui l'appuie, quels sont ses réseaux, quel rôle joue sa famille? L'Express a enquêté.
C'est un scrutin sans suspense : Abdelaziz Bouteflika sera réélu, le 9 avril, président de l'Algérie. Ainsi en sont convenus, une fois encore, ceux que les Algériens appellent les "décideurs", poignée de hauts gradés qui gravitent autour du tout-puissant patron des services de renseignement, le général Mohamed Mediene, dit "Toufik".
Le chef de l'Etat a obtenu leur feu vert il y a plusieurs mois déjà, lorsqu'ils l'ont autorisé à faire voter par le Parlement un amendement à la Constitution mettant fin à la limitation du nombre de mandats présidentiels. Le texte a été adopté le 12 novembre 2008 par les élus des deux chambres.
Depuis ce jour, Bouteflika sait qu'il restera à son poste aussi longtemps que Dieu lui prêtera vie. Résultat : aucun des ténors de la classe politique n'a souhaité endosser le rôle du challenger.
Pourquoi les "décideurs" ont-ils choisi d'adouber Abdelaziz Bouteflika pour un troisième mandat, en dépit de son âge - 72 ans - et de sa santé défaillante? Parce qu'il leur aurait, comme on le murmure, confié qu'il souhaitait mourir au pouvoir? Faute de candidat de rechange? Il y a peut-être un peu de tout cela.
Jusqu'ici, il a plutôt bien rempli la mission qui lui a été confiée
Mais la raison principale est ailleurs: le chef de l'Etat, de leur point de vue, a plutôt bien rempli, jusqu'ici, la mission qui lui a été confiée.
Pour comprendre, il faut remonter une dizaine d'années en arrière. A l'époque, en 1999, la "sale guerre" contre les islamistes bat son plein, le pays est déchiré et l'image de l'armée est tellement dégradée que certains de ses chefs craignent de faire l'objet de poursuites judiciaires à l'étranger. Ils sont à la recherche d'une personnalité ayant de l'entregent, capable, une fois portée à la tête de l'Etat, d'allumer un contre-feu diplomatique et de faire en sorte que l'Algérie redevienne "fréquentable".
Deux hommes, de ceux qui pèsent au sein du sérail, vont se faire les avocats d'Abdelaziz Bouteflika, charismatique ministre des Affaires étrangères des années Boumediene : le très influent général à la retraite Larbi Belkheir, "parrain" de Toufik - le chef des services lui doit en partie sa carrière - et Abdelkader Koudjeti, un personnage de l'ombre, homme d'affaires et marchand d'armes. Toufik et les siens se laissent assez rapidement convaincre.
Engagé à 19 ans dans l'Armée de libération nationale, Bouteflika fait partie de la "famille". Pendant près de vingt ans, il a été le patron incontesté de la diplomatie algérienne, avant d'être écarté sans ménagements du pouvoir après le décès, en décembre 1978, du président Houari Boumediene.
Le 15 avril 1999, le voilà élu président de la République. Habile à la manoeuvre, il va se servir des attentats du 11 septembre 2001 pour accélérer le rapprochement avec Washington, souhaité par les militaires. Il fait ensuite adopter un premier texte sur la "concorde civile", qui permet de consolider la trêve négociée par les militaires, peu avant son élection, avec les maquisards de l'Armée islamique du salut (AIS).
Ses vrais sponsors, ce sont les hommes d'affaires
Reste la question de l'impunité, qui obsède toujours les généraux algériens. Comment faire en sorte que personne ne puisse être rattrapé par l'Histoire, quel que soit le camp auquel il ait appartenu ? Faut-il une loi nouvelle, qui tournerait définitivement la page des années de sang ? La question est au coeur des discrets échanges qui ont lieu entre Bouteflika et le clan Toufik avant les élections de 2004. Réélu le 8 avril 2004, le président fait approuver par référendum un an plus tard, le 29 septembre 2005, sa Charte pour la paix et la réconciliation nationale, véritable loi d'amnistie générale.
Mission accomplie, donc. Mais, en dix ans, le chef de l'Etat s'est aussi employé à constituer ses propres réseaux. "Si le système est toujours le même, le jeu des équilibres internes est aujourd'hui plus favorable à Bouteflika qu'en 1999", assure un observateur, bon connaisseur du sérail. Belkheir et Koudjeti, les " parrains" du début, sont hors jeu
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Publié le 02/05/2009 à 12:00 par chlef
LA SOLIDARITE ATTENDUE PAR LES MILITANTS SYNDICALISTES EN ALGERIE
Si nous nous trouvons aujourd’hui présent avec vous à nos cotés c’est pour dénoncer la répression qui touche l’ensemble du mouvement social en Algérie, et au centre de ce mouvement social se retrouve naturellement la composante syndicale.
Devant les atteintes aux libertés fondamentales, en particulier le déni du libre exercice du droit syndical nous pensons qu’il est nécessaire de tout mettre en œuvre pour dénoncer ces pratiques, préserver et défendre les droits que ce soit au niveau interne (en Algérie même) ou au niveau externe (à l’étranger) car nous pensons qu’il est important de montrer la vraie nature du régime Algérien et la régression en terme de respect et de pratique des droits.
S’arrêter à ce niveau ne suffit pas si l’on n’explique pas la forme de solidarité que l’on attend de nos amis et alliés naturels au sein du mouvement social français et quelle est cette solidarité que peut effectivement mobiliser ce mouvement social.
Nous estimons qu’au-delà de la dénonciation claire pour démasquer le vrai visage du régime Algérien nous attendons un soutien durable et concret pour défendre et tenter de rétablir dans leurs droits ceux qui parmi les syndicalistes qui vivent la répression (suspension, révocation, emprisonnement, etc...) cela permettra, nous le pensons, de créer le minimum de pression nécessaire pour que soient respectées les conventions internationales en matière de libre exercice du droit syndical et de protection des délégués syndicaux.
Nous vivons une période assez particulière car nous sortons (nous l’espérons) d’une des périodes les plus sombres qu’a vécue l’Algérie indépendante, avec une société apeurée, épuisée, un tissu social déstructuré et un régime qui tente d’en profiter pour normaliser le champ qui parait lui avoir échappé, c’est-à-dire le champ social.
Nous pensons qu’il est illusoire et vain de tenter d’exiger de l’extérieur la démocratisation du pays, cette dernière ne peut venir que d’une lutte soutenue par les différents acteurs sociaux en Algérie même et c’est pourquoi nous vous demandons de soutenir celles et ceux qui subissent la répression car cette solidarité-protection leur permettra de ne pas se sentir seuls et de continuer leur lutte.
Cette solidarité doit, pour être efficace, durer dans le temps et exige un minimum d’organisation et de structuration. Nous considérons que la forme qu’avait prise cette solidarité à travers les multiples associations qui avaient vu le jour en France pour aider les « démocrates » Algériens mérite qu’on y prête attention sauf que cette fois ci la pression devra être dirigée vers des instances algériennes, que ce soit directement (protestation devant les instances officielles Algériennes à l’étranger ou lors de la visite de représentants officiels) ou indirectes (information vers l’opinion publique, Parlement Européen, OIT et BIT, Commissions Spécialisées des Nations Unies etc...).
Nous vous proposons de définir des objectifs clairs (libération de personnes et/ou intégration dans leur travail, enregistrement de syndicat conformément aux conventions de l’OIT, travail en collaboration pour définir un autre type d’association entre l’Union Européenne et l’Algérie, etc...).
En ces temps de débats et choix sur le type de mondialisation nous pensons que celles qui se fondent sur un devenir commun, des espérances communes et un travail commun ne peuvent que contribuer à rendre plus humaine et plus juste la forme de mondialisation que les mouvements sociaux souhaitent faire avancer.
Nous voudrons ajouter que s’il se trouvera, bien sur, des Algériens pour dénoncer pour cause « d’ingérence et d’atteinte à la souveraineté dans les affaires internes de l’Algérie » notre venue à Paris la date du premier Novembre, date qui est très importante à nos yeux puisque c’est celle qui fût celle de l’élan libérateur pour notre société. Nous répondons à l’avance que nous nous plaçons dans la continuité de cet élan car le million et demi de martyrs ne se sont pas sacrifiés pour voir les Algériennes et Algériennes être soumis à l’état d’urgence, à la paupérisation et à l’atteinte aux droits et libertés. Ces mêmes martyrs ont porté haut leur combat et leur détermination non seulement dans les villes et régions d’Algérie mais partout ou il fallait faire entendre la voix des Algériennes et Algériens, à ce titre nous revendiquons la continuité de ce combat contre ceux qui par opportunisme ou naïveté rejoignent les accusations dépassées du régime.
Merci à vous tous chers amis et camarades et soyez convaincus que nous porterons avec fidélité ce message de solidarité et cette espérance commune qui nous réunit à celles et à ceux qui luttent pour un avenir meilleur en Algérie
Publié le 02/05/2009 à 12:00 par chlef
SNAPAP elle a une ligne syndicale avec un taux plus 40% syndicalisme féministe par HOUARI Kaddour
Le 26 janvier 2008, pour la journée mondiale de mobilisation du Forum Social Mondial, plusieurs initiatives dans les divers pays du Maghreb se sont déroulées. Entre autres initiatives remarquables, loin de Bouznika au Maroc où se tenait un Forum Social transversal à tout le Maghreb, le Comité Femmes du SNAPAP (Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique) se réunissait autour du thème « la violence contre les femmes », avec des participantes de 35 wilayas de toute l’Algérie... Puis il a enchaîné sur trois journées de formation sur le même sujet du 27 au 29 janvier.
Le cas du comité Femmes du Snapap est exemplaire d’un travail syndicaliste féministe autonome algérien, à la fois en prise avec la question des libertés syndicales et d’un travail sans concession sur les questions liées à la situation sociale des femmes et des violences les concernant. Ce comité s’inscrit dans le cadre d’une société algérienne qui, malgré les difficultés, les manipulations et la répression, continue ainsi de s’inventer des voies pour s’organiser hors du champ défini par le régime policier... Car le syndicalisme autonome dans lequel s’inscrit ce comité femmes est bel et bien un de ces espaces de liberté qui résiste. Et le SNAPAP plus particulièrement dont il relève, syndicat qui prépare une prochaine grève importante avec d’autres syndicats autonomes les 10-12 févriers 2008 prochains, a une capacité de mobilisation réelle, enracinée dans la population. Pour Ghazi Hidouci, observateur attentif et respecté de l’Algérie (Cedetim, France), « le syndicalisme autonome algérien, pour des raisons liées à la censure de l’activité politique, est le seul mouvement portant aujourd’hui la capacité politique majoritaire qui existe hors du champ du pouvoir ».
Le comité de femmes a été créé par le Snapap en 2002, lorsque ce syndicat autonome a adhéré à l’Internationale des services publics (ISP). Le comité s’est fixé pour but d’étendre et de faire respecter les droits des femmes travailleuses mais aussi d’assurer la place des femmes dans le syndicat. La présence à Paris des militantes de la Coordination des Femmes syndicalistes d’Algérie liées au SNAPAP, et du secrétaire général du SNAPAP Rachid Malaoui, en mai 2007, avait donné l’occasion à "Resisting Women - Femmes en Résistance" d’organiser une rencontre d’amitié, d’information et de soutien... Fatma-Zohra Khaled, de la Coordination des Femmes Syndicalistes d’Algérie, avait alors expliqué comment le Comité des femmes syndicalistes d’Algérie se veut plus large que le seul SNAPAP et travaille en lien aux autres syndicats autonomes dont il est proche, et comment il a pour but de contribuer à « la promotion des femmes à tous les niveaux de la vie quotidienne et dans le travail, à la promotion des normes internationales concernant les femmes, le congé maternité par exemple, recensements des besoins des femmes à l’appui, ce qui permet d’organiser des formations utiles pour elles... » Il tenait particulièrement à cœur de la syndicaliste en outre de souligner que « le travail syndicaliste au sein du comité femmes du SNAPAP est un combat qui nous permet de retrouver notre personnalité, très malmenée sous le cumul des contraintes au foyer, au travail et dans le syndicats... à quoi il faut ajouter enfin la tradition. L’accès aux postes de responsabilité syndicales par exemple reste très réduit pour les femmes. Pourtant, elles sont aussi en première ligne, et payent leur tribut à la répression syndicale, partagent la misère syndicale au quotidien : femmes syndicalistes emprisonnées, suspensions abusives, radiations de la fonction publique... »
Jusqu’à la mise en place du Comité, rappelle une note de synthèse antérieure de Solidaires, les travailleuses de la fonction publique - aussi nombreuses que les hommes - étaient peu syndiquées en Algérie : « le comité national a donc décidé de faire de la syndicalisation des femmes l’une de ses priorités, afin d’intégrer les questions femmes dans l’activité quotidienne des syndicats et de permettre aux travailleuses d’y militer. Des comités femmes ont été créés au niveau régional mais surtout local, c’est-à-dire dans chacune des 48 wilayas (départements). L’intérêt de ces comités locaux est qu’ils sont ouverts aux non-adhérentes. Leur rôle est comparable à celui d’une section syndicale. C’est par leur biais que le Snapap a réussi en quelques années à augmenter le nombre de syndiquées et le Snapap compte aujourd’hui treize femmes au Bureau national des femmes travailleuses du syndicat ». Pourtant, a nuancé Khatun, du Comité Femmes, par ailleurs médecin en centre de santé, lors de la réunion à Paris en mai 2007, « s’il y a de nombreuses femmes syndicalistes dans toutes les fédérations, elles sont encore absentes de la direction même du SNAPAP, hormis la secrétaire générale, qui est une femme. Tous les secrétaires de fédérations en effet sont des hommes, à une exception près. Un objectif fixé par le SNAPAP est d’atteindre 50% de femmes à la direction, mais on en est loin encore... »
En 2006, le comité femmes a organisé des séminaires régionaux et des formations ouvertes aux militantes femmes du Snapap, à différents niveaux, portant sur la violence contre les femmes, l’enfance et la violence, le harcèlement dans l’administration, la presse, la femme et le syndicalisme, la communication par et pour les femmes, la négociation, la médiation et l’arbitrage, la collecte d’information et la conduite des projets, les textes de lois, les éléments pour l’analyse des conflits. Autant thèmes qui ont été élaborés suite à un questionnaire auprès des femmes sur leurs besoins et leurs attentes.
La violence est ainsi un thème central sur lequel planche le Comité ces dernières années. Concernant le harcèlement, Khatun témoignait avec pudeur et précision le 2 mai 2007 à Paris : « dans le domaine de la santé où j’exerce, comme dans le reste du monde du travail en Algérie, la femme est une travailleuse harcelée. J’en ai été personnellement victime. Ce harcèlement produit un malaise difficile à gérer pour la femme. Lorsqu’il y a dépôts de plainte par des femmes pour harcèlement sexuel sur leur lieu de travail, par exemple dans la fonction publique, l’affaire en général est étouffée, et la femme est transférée sur un autre site. En outre, le harcèlement sexuel reste un sujet tabou le plus souvent. La femme qui en est victime n’ose pas même en parler chez elle car alors une réponse fréquente qui lui est faite par son entourage est : reste à la maison, ne travaille plus. Elle se retrouve face à un dilemme difficile et ne sait comment préserver sa liberté. Les très jeunes femmes, notamment celles en emplois précaires soumis à décision de renouvellement, sont particulièrement fragiles face à cette situation. Plus spécifiquement, l’activité syndicaliste est en outre mal vue pour les femmes. Leurs entourages familiaux y sont souvent hostiles, éventuellement sous la pression du voisinage : pour qui elle se prend, elle veut changer le monde ! »
La question sociale, sous divers aspects, est également omniprésente, avec ses caractéristiques propres à la femme... et à la situation algérienne. Khatun raconte comment, sur le lieu du travail, les femmes sont éventuellement cantonnées à des tâches ménagères alors qu’elles sont affectées officiellement à des postes administratifs (les hommes, eux, se retrouvent assignés parfois ainsi de même à des tâches de « gardiennage »). « Surtout, les femmes algériennes s’appauvrissent de plus en plus à mesure que baisse le pouvoir d’achat en Algérie. Les femmes en difficulté financière n’ont jamais vraiment été aidées, si ce n’est ponctuellement par des associations. Le cas des femmes divorcées est particulièrement dur. Les suicides de femmes sont en augmentation, également la prostitution pour cause de pauvreté. C’est une des raisons majeures pour lesquelles les femmes entrent à leur tour dans l’aventure de l’immigration clandestine, bravant la mer et la noyade... Alors que nous vivons dans un pays doté de grandes richesses !!! »
Dans leur travail entre femmes, les syndicalistes du Comité sont soutenues par le reste du syndicat, comme en témoignait Rachid MALAOUI, président du SNAPAP, lors de la rencontre de mai 2006 : « le comité des femmes a vocation à soulever des problèmes comme celui du harcèlement au nom du SNAPAP entier. Il fait de l’égalité de traitement au travail le thème central de ses mobilisations. La Coordination femmes est un observatoire des discriminations de toute nature, à l’embauche et au travail. Nous soutenons collectivement les femmes en conflit avec l’employeur. Cependant la situation est difficile par manque de moyens, notamment pour le dialogue, la communication et l’information des gens... » Bien sûr, le syndicat « officiel » UGTA (Union Générale des Travailleurs algériens) dispose aussi d’un comité femmes, mais sur de nombreux sujets ‘il n’y a pas de problème’, l’affichage, selon le Comité Femmes du SNAPAP, étant d’abord celui « d’une démocratie de façade, pour une femme alibi, avec des moyens importants pour circuler à l’étranger et relayer la propagande officielle, etc. »
Le Forum Social Maghrébin ? Le Comité femmes du SNAPAP, dès novembre 2007, avait appelé à une mobilisation dans le cadre du Forum Social Mondial 2008, un appel relayé par le réseau Resisting Women auquel il s’est rattaché. Par aileurs, lors de la rencontre de mai 2006 à Paris, les responsables du SNAPAP présents décrivaient ensemble, parmi les enjeux, celui de « faire avancer la mise en œuvre d’un Forum Social Maghrébin malgré les difficultés rencontrées (la répression à l’égard du SNAPAP, la tentative d’éviction du SNAPAP hors du processus lui-même notamment par la création d’une association nommée « Forum Social Algérien » (FSA) inféodée de fait au pouvoir...) » Mais finalement, le SNAPAP n’a pas participé au « Forum social marocain tourné vers le Maghreb, l’Afrique pour un monde meilleur » qui a fait figure de Forum Social Maghrébin à Bouznika au Maroc cette fin janvier 2008. « Nous l’avons boycotté par protestation contre la participation du FSA, qui ne représente pas la société civile algérienne réelle », a expliqué le président du SNAPAP Rachid Maloui, de passage par Paris, en marge d’une réunion le 30 janvier en lien à la prochaine grève algérienne des 10-12 février 2008...
Les tracasseries lourdes dont le SNAPAP est victime de la part du pouvoir algérien, en attendant, restent multiples : arrestations, suspensions de la fonction publique suite à une grève de la faim menée en 2002-2003 pour protester contre la fermeture du SNAPAP par le préfet d’Oran (pour réintégration des grévistes finalement trois ans plus tard, mais sans être payés durant la période)... De même, il existe une interdiction légale d’élargissement d’un syndicat à la globalité des travailleurs. Cela entrave l’expansion du SNAPAP, cantonné à la seule fonction publique. De la même manière, une confédération des syndicats autonomes est interdite par la loi. Le SNAPAP a déposé plainte contre l’Etat sur ce point. Une Maison des syndicats (autonomes) et des droits humains en projet, soutenue par les syndicats amis étrangers, permettra peut-être de lever dans une prochaine période de nombreuses contraintes de moyens pour travailler mieux. Elle aura surtout l’avantage d’être, du fait des apports extérieurs, moins facilement fermée par le pouvoir que le sont les locaux aujourd’hui...
Publié le 02/05/2009 à 12:00 par chlef
Le droit syndical : une conquête permanente
Serge Laloyer et Pierre Largesse livrent dans ce 14ème numéro du « Fil rouge » une passionnante étude sur « les premiers pas du syndicalisme en Seine-Inférieure ». S’il est bien difficile de se rendre compte des conditions réelles de l’exercice de l’activité syndicale à l’époque, il apparaît que les organisations syndicales se créent dans un climat de répression ouvrière féroce (répression à Fourmies en 1891) et de fort courant d’adhésion (les effectifs doublent en 2 ans de 1891 à 1893) .
La Fédération des Associations ouvrières tient son congrès les 15 et 16 mai 1891, soit 7 ans après que la loi dite « Waldeck Rousseau » du 21 mars 1884 eût légalisé l’existence des organisations syndicales. Légaliser est bien le terme qui convient car malgré la loi Le Chapelier du 21 juin 1791 qui interdisait toute organisation ouvrière et toute action collective, la classe ouvrière au cours du 19ème siècle se dota d’embryons d’organisations plus ou moins légales, sous la forme de « sociétés de secours mutuels », de mutuelles ouvrières qui se transformèrent peu ou prou en « résistances », ébauches des syndicats.
La loi Waldeck Rousseau entérine l’existant : malgré la répression, malgré la loi Le Chapelier, les organisations ouvrières existaient . La loi va en favoriser leur développement et celles-ci, dès le début des années 1890, seront confrontées à l’impérieuse nécessité de se coordonner pour conduire aux mieux le combat de classe. C’est ainsi que la Fédération des associations ouvrières tient son congrès les dimanche 15 et lundi 16 mai 1891 à Rouen, soit 15 jours après les évènements de Fourmies.
Le combat d’aujourd’hui se déroule dans des conditions différentes : les luttes de 1968 ont abouti, entre autres, à la reconnaissance des syndicats d’entreprise et à l’exercice de l’activité syndicale sur le lieu de travail. Mais, force est de constater que celui-ci est de plus en plus contesté, que les désignations de délégué syndical sont de plus en plus remises en cause par le patronat, que le harcèlement contre les candidat(e)s aux élections professionnelles prend de l’ampleur. L’organisation des élections prud’homales de 2002 — ou plutôt leur « désorganisation organisée » — a écarté systématiquement les salariés de leur droit de vote : les patrons et le gouvernement cherchent à prouver la « non légitimité » des organisations syndicales et leur peu de représentativité, ceci afin, bien sûr, de les écarter des nécessaires négociations et des décisions.
En 2002, la décision des maires de droite du Havre et de Rouen, du président du Conseil général de Seine-Maritime de remettre en cause les subventions aux organisations syndicales, les poursuites organisées en 2000 par le juge de Dieppe contre le maire communiste de l’époque, « coupable » d’avoir accordé des subventions à la CGT, montrent s’il en était besoin que le droit syndical — c’est-à-dire le droit des salariés de se défendre contre l’arbitraire patronal — est de plus en plus systématiquement remis en cause soit directement (répression envers les élus et mandatés, arrêt des subventions), soit indirectement par la contestation de la légitimité des organisations syndicales.
La défense du droit syndical fait partie du combat de classe d’hier et d’aujourd’hui, certes dans des conditions différentes, mais toujours aussi âpre.
Néanmoins, nous ne pouvons nous contenter de l’existant : nous revendiquons des droits élargis des salariés de façon à intervenir dans la gestion même des entreprises, dans les choix stratégiques, dans la recherche d’autres solutions que les plans de licenciements : Or aujourd’hui, les avancées certes timides de la loi de modernisation sociale sont mises au panier par le gouvernement de droite.
Aujourd’hui comme hier, le droit syndical est un combat de classe permanent.
En 2001, nous avons franchi en Seine-Maritime la barre symbolique des 20000 syndiqués, 20637 exactement. La CGT est en situation de reconquête et je suis certain que l’année qui s’annonce sera, après les élections prud’homales, une nouvelle étape pour, sur la trace de nos aînés, développer encore davantage notre syndicalisme CGT.
Publié le 02/05/2009 à 12:00 par chlef
La corruption gangrène tous les secteurs
Emmenée par l’historien Daho Djerbal, la revue Naqd a tenté dans le cadre de ses « rendez-vous avec la pensée critique », organisé, jeudi dernier au Cread à Bouzaréah, d’ouvrir quelques brèches dans la muraille fortifiée de la corruption et de la prédation.
D’éminents chercheurs nationaux et étrangers ont pris part aux débats. Le journaliste El Kadi Ihsane a esquissé un tableau descriptif des mécanismes de ce phénomène. « Les bourgeoisies dans les autres pays étaient nées sur la prédation et la rapine à travers les conquêtes coloniales, analyse-t-il. En Algérie, cela s’est opéré en un lieu de transaction. C’est le pouvoir politique qui s’est emparé du pouvoir économique. Ce sont des positions fortes au sein de l’appareil de l’Etat qui ont été monnayées pour créer très vite de nouveaux rapports de propriété. » Pour lui, la fonction corruptive consiste à vendre du pouvoir – administratif, politique, local – qui permet d’améliorer et de changer la position, en passant de la fonction administrative ou politique à la sphère économique. Il rappelle qu’une grande partie des membres influents des classes possédantes et des capitaines de l’industrie nationale sont issus de familles qui ont exercé le pouvoir à différents échelons. L’intervenant note que ce phénomène s’est ralenti « au lendemain de l’indépendance en raison du paradigme révolutionnaire » avant de s’accélérer par la suite, aidé par « la progression des acheteurs de décisions (corrupteurs) ». El Kadi Ihsane cite la signature des contrats d’équipements avec les entreprises étrangères, la distribution complaisante de crédits et la redistribution du foncier comme des sources intarissables alimentant la corruption. Abordant la question de la rigidité de la politique du système, le journaliste soutient que « celui qui tient le pouvoir de nommer est le mieux protégé ». Citant la chute l’empire Khalifa et celle de Tonic Emballage, il fait le parallèle avec la reconstitution du pouvoir politique, lézardé durant les 1990. « Le pouvoir politique essaie aujourd’hui de régler la fonction corruptive par le haut. Ne rentre pas qui veut », dira-t-il. De son côté, Anastasia Zagaïnova, économiste et chercheuse venue du Kazakhstan, a abordé le sujet de la corruption et de la prédation dans les pays en transition de l’ex-URSS. Réseaux informels, bureaucratie asphyxiante, une économie en panne et l’apparition de réseaux clientélistes sont les points communs de ces pays. « La corruption s’est développée sur la base de relations d’intérêt et de reconnaissance mutuelle entre entreprises et administrations, affirme-t-elle. La ressource de ces réseaux est le soutien politique. » Lancé au lendemain de l’indépendance de ces pays, le processus de privatisation des entreprises a profité beaucoup plus aux réseaux clientélistes. « Cette privatisation s’est transformée en prédation », commente-t-elle. « Les oligarchies post-soviétiques, confortées par la concentration du capital financier et le pouvoir politique, se sont adonnées aux manipulations de lois et des parlementaires. » « Une capture d’Etat », résume-t-elle.
Foncier : la prédation organisée
En dépit des conditions fixées par l’UE dans la lutte contre la corruption, de nouvelles formes de prédation ont vu le jour dans ces pays, indique cette économiste. D’après elle, les oligarques ont travaillé dans le sens de fructifier leurs affaires, en infiltrant l’Etat, dans ces pays en transition. Citant le cas de son pays, elle conclut que le renouvellement des élites a permis l’émergence d’une opposition face au pouvoir politique. Pour sa part, l’urbaniste Rachid Boumedienne a évoqué les mécanismes de la prédation dans le secteur de l’urbanisme. « La prédation au profit des autres est valorisée (...) Elle est organisée à travers le plan d’urbanisme », dira-t-il. Plus explicite, il note que la prédation ne se joue pas seulement au sommet de l’Etat, mais existe aussi au sein de réseaux qui traversent l’appareil d’Etat. « Des chefs de réseaux vont placer des gens qui permettent de régler certaines affaires », ajoute-t-il. Concernant l’annonce de la création de nouvelles wilayas déléguées, il soutient que cela va permettre encore « le contrôle sur les collectivités locales ». Cet urbaniste estime que l’Etat ne veut pas se désengager des secteurs des hydrocarbures, du foncier, sources de la rente. Interrogé en marge de cette rencontre, Djillali Hedjadj, président de l’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC), estime, pour sa part, que « le Président ne peut pas prétexter de quelconques oppositions internes au pouvoir, maintenant qu’il a tous les pouvoirs ». Toutefois, notre interlocuteur ne se fait pas trop d’illusions, affirmant que malgré la floraison des discours, il n’existe aucune réelle volonté politique de s’attaquer à ce fléau. Il conclut que les gouvernements des pays partenaires de l’Algérie s’inquiètent davantage pour le sort de leurs entreprises qui n’arrivent pas à avoir des marchés en toute transparence en Algérie.
Publié le 02/05/2009 à 12:00 par chlef
Entre 1.800 et 2.000 accidents du travail et une trentaine de décès sont enregistrés chaque année à CHLEF, ceci sans compter tous les accidents se produisant dans le secteur informel.
En effet, la majorité des accidents sont enregistrés dans le secteur des BTPH. En Algérie, au moins 50.000 accidents du travail et entre 750 et 800 décès sont enregistrés chaque année. Ainsi, par manque de moyens de protection ou par négligence, 30% des accidents du travail surviennent au niveau des mains et 20% au niveau des membres inférieurs. Liés aux conditions générales de travail, les risques professionnels font peser sur les salariés la menace d'une altération de leur santé qui peut se traduire par une maladie ou un accident. Bien les identifier (les risques professionnels), en déterminer les conséquences, permet de mieux les prévenir par des actions appropriées.
Dans ce cadre, l'inspection du travail de la wilaya de CHLEF n a dressé, l'année dernière, quelque 1.194 mises en demeure pour non-respect des normes de l'hygiène et de la sécurité au niveau des lieux de travail. Une action qui vise à atténuer l'ampleur des accidents du travail qui ont des incidences aussi bien sur le plan social des familles (décès ou handicap) que sur le plan financier, du fait que l'Etat endosse une lourde facture.
Ainsi, les incapacités partielles ou permanentes (IPP) ont coûté à la CNAS, en 2005, 66 millions de dinars et la perte de plus de 133.000 journées de travail ; en 2006, quelque 65 millions de dinars et près de 127.000 journées perdues, et autant en 2007 et 2008, si ce n'est plus.
Un accident du travail entraîne de «multiples et lourdes charges», dont les frais de traitement à l'hôpital, le suivi médical et l'indemnisation par la sécurité sociale en cas d'infirmité, outre des effets psychosomatiques parfois indélébiles, d'où l'importance du respect des règles de sécurité sur les lieux de travail, ainsi que l'utilisation correcte des outils de travail, notamment dans les ateliers de construction, de menuiserie et de tournage.
Durant la même année, l'inspection du travail a visité 3.296 établissements (couvrant 242.971 travailleurs). Ces sorties sur terrain se sont soldées par l'établissements de 1.289 procès-verbaux pour diverses infractions. Ces actions de proximité «peuvent constituer un facteur de limitation des accidents du travail», en même temps que les mesures coercitives prévues par la loi contre les contrevenants.
Selon M. HOUARI kaddour, syndicaliste , «l'amélioration des conditions de travail en matière d'hygiène, de sécurité et de médecine de travail constitue une préoccupation des instances internationales. De son côté, l'Algérie a consacré ce principe constitutionnel en adoptant plusieurs textes législatifs et réglementaires dans ce domaine mais sans être applicables dans le terrain cela due par la corruption de l'administration ainsi le système du pouvoir ALGERIEN …. ».
Axant plus particulièrement son approche sur la nécessité de développer la culture de la sécurité en milieu de travail, notre interlocuteur affirme que dans le cadre de la réorganisation récente des services de l'inspection du travail, des structures chargées de la prévention des risques professionnels ont été mises en place, ayant pour mission l'organisation des actions de contrôle en matière d'hygiène, de sécurité et de médecine du travail, l'animation de l'action des inspecteurs du travail en matière de prévention des risques professionnels, l'exploitation des déclarations d'accident du travail et des maladies professionnelles émanant des agences de sécurité sociale. Il s'agit également d'œuvrer avec les organismes spécialisés et les services de médecine du travail en vue de la prévention des risques professionnels. L'inspection du travail a aussi pour mission d'informer et de conseiller l'employeur et les travailleurs, de préconiser des mesures d'amélioration mais également de relever les infractions et faire cesser les situations dangereuses.
Publié le 02/05/2009 à 12:00 par chlef
un point de repere pour une democratie en ALOGERIE
Ainsi "la démocratie, idéal de gouvernance de la société par le peuple, n'exigerait pour fonctionner correctement que les quatres éléments/ principes suivants:
1- un cadre institutionnel garantissant la représentation fidèle des citoyens, des courants d’opinion, la séparation des pouvoirs exécutifs, législatifs, judiciaires et aussi financiers et médiatiques, la liberté individuelle et le droit de vote,
2- un droit à l’éducation pour tous les citoyens afin de leur permettre d’exercer leur conscience et leur responsabilité, de savoir analyser l’information, de tirer des conséquences de l’histoire, de discerner le vrai du faux, les propositions crédibles des discours démagogiques,
3- la liberté d’un pluralisme syndicale
4- un accès libre à l’information et la liberté de la presse, la garantie d’un pluralisme des courants d’opinion et de l’indépendance de la presse et des médias.
C'est un gag ? En pleine crise mondiale du capitalisme, ces principes, certes essentiels, seraient suffisants ?
Et les rapports sociaux, la redistribution des richesses, les biens communs qui ne devraient jamais être privatisés, les inégalités sociales grandissantes (...).
On reconnaît bien, dans ce discours creux, toute la posture bayrouiste qui est l'antienne de la droite conservatrice.
Il semble qu'elle a été "bien servie" le 01mai d'où "la bouffée d'oxygène" revendiquée par celles et ceux qui ne manquent pas d'air mais cruellement d'idées.
par HOUARI Kaddour
Publié le 30/04/2009 à 12:00 par chlef
un mauvais cauchemard dans un someil profond en algerie par le systeme par houari kaddour
Toute honte bue, infatué par un sentiment de victoire volée et acquise par la ruse et la falsification, le Ministre de l’Intérieur a transgressé toutes les limites de la bienséance en nous bombardant de chiffres à vous donner le tournis. Juste pour avoir la bénédiction de sa majesté, il n’a pas hésité à réaliser la chimère de Bouteflika qui rêvait d’un score historique en « réalité » mensongère. Ils n’ont pas failli à leur devoir de soumission totale même en se rendant ridicules. Grâce à Dieu, ils ont été mâtés et rabaissés. Mortifiés et déshonorés, ils méritent amplement la déculottée mémorable que le pouvoir leur a infligé même en usant de la fraude comme moyen de torture. Le peuple reste dans l’attente de leur réaction. En ânonnant des chiffres bâtis sur mesure, la honte, le déshonneur et l’infamie se lisaient sur le visage de Yazid Zerhouni. (Il parait que le gourou Belkhadem avait prédit un taux de participation de 65% qui aurait été plus facile à avaler mais ils ont préféré frapper fort en décidant de hausser la barre à plus de 90%, non pas pour rendre service à Bouteflika mais pour le rendre plus méprisable mais surtout pour le mettre dans la même catégorie de ses pairs qui ne se gênent pas à se faire élire par des scores qui défient tout entendement, par des 99% et plus). Pour mémoire, en 1998, Bouteflika a été élu à hauteur de 58%. En 2005, il s’était contenté de 74%. À cette allure, il se peut qu’en 2014, on finisse par dépasser les 100%. Et pourquoi pas ! Il ne faut pas oublier que nous sommes dans le pays des miracles ! (Même si le climat ne s’y prête pas, je veux bien partager avec vous cette anecdote qui revient à la surface et que tout le monde connaîtrait : Il paraîtrait que lors de la dernière élection présidentielle égyptienne, la commission chargée de chapeauter le déroulement du scrutin a été surprise de constater que le candidat vainqueur n’était autre que le président … ZEROUAL !!! Stupéfait mais à cheval sur la déontologie, ils acceptèrent ce fait accompli inédit. Et comme l’Égypte est un pays où on ne lésine pas avec la volonté du peuple, les membres de ladite commission n’eurent d’autre choix que de valider les résultats en acceptant quand même le verdict des urnes et le choix de leurs électeurs. Mes amis internautes, daignez accepter cette digression volontaire ! J’ai pensé qu’un soupçon de comique, en cette triste occasion maussade et ennuyeuse nous ne fera qu’un grand bien).
Finalement, mes chers compatriotes, petit à petit, malgré nous, nous n’avons, désormais plus rien à envier au régime tunisien de l’indéboulonnable Chine El-Kafirine Ben Ali ou de l’Égyptienne vache qui rit, l’indétrônable Mouhalek, et à ceux des régimes autoritaires de Mugabe ou Bokassa ! La grande « KECHFA » !!!
Ils nous ont ridiculisés. Ils n’ont pas hésité à franchir le dernier pas pour pousser la provocation jusqu’à nous voler la dernière chose à qui nous tenions tellement, notre volonté. En pérorant à qui veut les entendre que le peuple a, dans sa grande majorité, voté pour la « continuité » et la stabilité, ils nous ont mis devant le fait accompli. Ils n’ont pas hésité à trahir la volonté du peuple en falsifiant les résultats du vote après avoir ordonné à leurs thuriféraires empressés de bourrer les urnes. Par leurs vils comportements machiavéliques, ils ont réussi à berner l’opinion internationale qui va croire que tout le peuple est derrière Bouteflika alors que la réalité est toute autre. Il a osé violer la constitution, falsifier les résultats et tromper le peuple mais il ne l’emportera pas au paradis car il ne fait qu’aggraver son cas en défiant le peuple qui ne l’a plus dans son cœur. À cause de l’ignoble comportement d’une poignée d’arrivistes, nous sommes aujourd’hui la risée des peuples qui se respectent. À leurs yeux nous sommes un peuple consentant incapable de se faire respecter.
Ma seule satisfaction dans toute cette comédie ubuesque, ma joie sadique est que les lièvres qui avaient accepté de se sacrifier pour que la parodie ait des allures de véritable bataille électorale, qu’ils furent écrasés, piétinés et réduits à néants. Alors que le candidat élu amassait plus de 90% des voix exprimées, soit 12.911.705 voix, les cinq lièvres, la tête basse et la queue entre les jambes, totalisaient à eux CINQ 9,76%, quelques 1.196.873 voix, à peine le dixième de leur adversaire commun. C’est honteux et dégradant ! Une braise qu’on venait de jeter à l’eau ! Pchchchch !!! Et pourtant, ils avaient toutes les chances de sortir de la course la tête haute pour peu qu’ils aient pris la bonne décision collective et de la sorte ils auraient permis au monde de connaître la véritable image du régime totalitaire qui n’a pas hésité à dépenser des centaines de Milliards pour mettre sur pied une comédie grotesque à nulle autre pareille. Une gabegie monumentale pour une parodie ubuesque. La montagne qui venait d’accoucher d’une souris !
Et pour clore mon post, je ne peux me retenir de partager avec vous cette célèbre phrase que j’ai trouvée dernièrement recopiée par mes soins sur un vieux livre. Gustave le Bon a écrit dans son livre qui a pour titre, « Hier et demain », je cite : « Un dictateur n'est qu'une fiction. Son pouvoir se dissémine en réalité entre de nombreux sous dictateurs anonymes et irresponsables dont la tyrannie et la corruption deviennent bientôt insupportables ». Lorsque j’ai relu cette sage sentence, j’ai cru un instant que l’auteur s’adressait à moi personnellement et je me sentis croulant sous une insupportable chape d’injustice ; je me suis senti soumis à un pouvoir tyrannique où l’homme est réduit au stade de l’esclavage et de la assujettissement aveugle. Je ne vous cache pas que je commence à craindre ce que nous réserve l’avenir sous l’autorité monarchique de cette junte iconoclaste imbue de son pouvoir et de son invincibilité et qui ne craint ni Dieu ni les hommes. Dieu, préservez nous de la tyrannie de la horde des disciples de Staline ! Je crains que nous soyons devenus un peuple soumis et déconsidéré incapable de faire valoir ses droits les plus infrangibles. Et c’est bien dommage ! Pauvres de nous ! Amen ! Votre compatriote et frère Belkacem qui partage vos peines et vos joies, qui vous souhaite beaucoup de patience en ces moments difficiles, qui vous salue fraternellement et qui vous plains !
Publié le 30/04/2009 à 12:00 par chlef
La philosophie du systeme algerien par houari kaddour
La « haine de soi »........et..........la « haine de l’autre » sont les deux faces de la même et unique pièce de monnaie, le Corso de la régence d’Alger ou le Dinar d’Algérie. Avec une prime pour la haine de soi, tout de même ! Quand vous posez la question dans l’indifférence à un Algérien : « Que suis-je ? » ! Il vous répond qu’il est tout sauf algérien ! Il répond qu’il est « Arabe ou Berbère, Musulman ou Protestant, Beurs ou Rien, Moujahid ou Renégat, etc. » ! Jamais Algérien ! Quel déficit d’identité ! Quelle haine de soi !
La haine de soi est bien pire ...............que la haine de l’autre. Une Grande Mosquée à Alger déclenche fantasmes et polémiques plus vivaces que les violations des droits de l’Homme et des citoyens en Algérie ! Une dépense qui creuse davantage le déficit budgétaire et par ricochet, le déficit identitaire. On s’entretue pour une mosquée et on refuse de dialoguer pour le devenir d’Algérie ! Le fantasme pour l’identité est comme la fièvre pour la maladie. Il révèle des névroses identitaires qui s’expriment par des éphémères vocables : Arabistes, Kabylistes, Islamistes !
L’Arabiste n’est pas forcément un Arabe comme le poète des Moalaket (« Suspendus ») ou le généreux bédouin d’Arabie et encore moins le guerrier du désert ou le bâtisseur des jardins suspendus. L’Arabiste d’Algérie est un mauvais bâtisseur qui ne veut que convertir les autres, par haine de soi, à son arabisme de Laurence d’Arabie, et non, à son arabité parce qu’il n’est pas arabe. Les grands œuvres d’art le dérangent ! Il préfère les programmes anti-pénurie et le pillage : PAP des années 80, Malversations d’aujourd’hui qui se comptent par milliards de dollars! Il est dans la logique de Ibn Khaldoun quand il parlait de Al Araab (les nomades) ! Al Araab ne sont Arab !
Le Kabyliste, variation restrictive et infantile de la Berbérité, n’est pas forcément kabyle comme le célèbre poète de Kabylie qui chante la fierté de son berceau et la générosité de sa foi. Le Kabyliste n’est pas Berbère comme la Jeanne d’Arc d’Algérie (Yma Dahia chez les Chaoui, Kahina pour les profanes) ou la résistante Yensoumer ! Il n’est érudit comme Ibn Toumert le traducteur du Coran en berbère, ni fondateur de savoir comme le géographe El Idrissi de Bejaia. Son seul fantasme est la négation de l’autre pour prétendre être plus berbère que les Kabyles, les Chaoui ou les Touareg ! Les grands œuvres de savoir le dérangent ! Il préfère les « ventres creux » et les « sans culottes ». C’est toujours la faute de Voltaire ou Rousseau, s’il est parterre ou sans le sou !
L’islamiste n’est pas forcément un musulman comme l’humble et tolérant Musulman d’Algérie. Il est encore moins un érudit comme Ben Badis le Snahaji, ni un résistant comme Tbessi Larbi. Il n’est mystique, ni savant. L’islamiste est un névrosé qui agit pour vider les œuvres d’art et du savoir de leur essence et de leur rayonnement pour ne laisser pour les futures générations que cendres et épines ! Il fera tout pour que la Grande Mosquée soit juste un lieu d’agit-prop. Quel mépris de l’histoire de la prestigieuse Dar El Hadith de Tlemcen ou de la Medersa de Ben Badis !
Les grands œuvres d’art et de savoir dérangent quand la névrose identitaire est à son comble. Ils sont pourtant et historiquement l’œuvre d’un tyran depuis la tour de Babel jusqu’à la Grande Mosquée de Tanger en passant par les pyramides et le théâtre de Timgad. L’Algérie a son tyran et elle doit construire son œuvre. Le reste est à faire de « comptabilité », comme disent nos mystiques et laborieux Mozabites d’Algérie. La grande Mosquée d’Alger est la forme la moins scandaleuse du gaspillage ou du pillage de la rente pétrolière.
Quel déficit d’identité ! Quelle haine de soi ! La haine de l’autre est n’est pas une œuvre d’art, elle conduit en enfer au sens rationnel et mystique !
Publié le 29/04/2009 à 12:00 par chlef
istoire de la commune PONTEBA
Héliopolis ! Ce nom résonne aussi comme un bruit de fanfare guerrière, car il fut destiné - ironique flatterie d'alors - au moment de la fondation du village, en 1848, à rappeler au neveu cette merveilleuse épopée de la campagne de l'oncle en Egypte où, près du temple d'Héliopolis, Kléber, dans tout l'éclat de sa naissante gloire, décimait, vers l'an 1800, un corps entier de Mamelucks.
Héliopolis, les Pyramides, le Caire, Alexandrie ont trouvé en ce coin verdoyant de nature un cadre doré fait à souhait pour rehausser le souvenir des exploits accomplis par l'armée française sous le brûlant soleil d'Afrique.
Le village en est fier aussi, puisqu'il a donné à certaines de ses rues quelques-uns des noms de ces beaux faits d'armes français, pour bien prouver que l'âme de la patrie vibre toujours en ces colons, éloignés, mais qui se souviennent.
Mollement étendu sur le penchant d'un coteau avec ses maisons, soit alignées sur les bords de la grande route départementale de Bône à PONTEBA qui le traverse au bas du coteau sur toute sa longueur, soit égrenées ça et là le long des rues parallèles ou perpendiculaires à cette route, par des ressauts de terrain pittoresques et rustiques autour des jardins, qui déploient leur magnificence à l'extrémité orientale du village, celui-ci, au milieu de sa splendide végétation, du murmure continu des eaux coulant au travers, à gros bouillons comme si elles avaient hâte d'accomplir leur œuvre de fécondité, rappelerait à s'y méprendre un de ces bons gros village du Midi de la France, n'était par ci, par là, la présence d'un burnous indigène.
Mais, chut ! n'entendez-vous pas ? C'est l'appel des troupeaux ; et bœufs et vaches de dévaler en foule de tous les coins du village, aux sons de la corne, flanqués de leurs veaux comme les chèvres de leurs cabris, les uns trottinant drôlement à pas menus, les autres gambadant en agitant leur soupçon de queue, car c'est l'heure du pâturage, et tout le bétail des habitants s'y rend sous la conduite de quelques bergers communaux.
Les troupeaux partis, les colons s'en vont aux champs, qui cultiver sa terre, qui soigner sa vigne, les autres à leurs jardins, tous entretenus avec un soin jaloux par une population laborieuse et persévérante qui a réussi, à force d'efforts intelligents, par une irrigation sagement comprise, à obtenir de ce terrain, si inculte avant l'occupation française, des produits vraiment remarquables, comme entre autres, les fraises, d'un revenu annuel moyen de 8 000 francs au bas mot, sans compter les autres fruits et légumes dont les qualités, supérieures pour l'Algérie, sont particulièrement appréciées à PONTEBA ainsi qu'à Bône et à Guelma, où les colons vont les vendre.
GRÂCE À L'IRRIGATION
L'irrigation ! voilà tout le secret de la fécondité exceptionnelle de cette terre de contexture géologique analogue cependant à celle de tout le reste du bassin de la Seybouse, de la rive gauche de laquelle Héliopolis est éloigné de deux kilomètres à peine.
Elle a accompli des merveilles, cette irrigation, en ce coin de nature vraiment surprenant, lorsqu'on arrive surtout de l'intérieur du département, où peu de centres de colonisation ont aussi vite et aussi bien prospéré.
En 1848, un simple miroitier, M. François-Marc Lavie, venu de Belfort pour installer son industrie en Algérie, et dont la nombreuse et honorable famille détient aujourd'hui une des plus importantes industries algériennes, conçut l'idée éminemment pratique d'utiliser les eaux de la source l'Oued-chlelif (bains du bât) au point où celles-ci, quand elles sourdent, en bouillonnant presque, des entrailles de la terre, vont emprunter le lit de l'oued-Sba et se mélangent à ce ruisseau pour descendre la côte qui les sépare de la Seybouse, où les deux cours d'eaux réunis vont se jeter.
Ce qu'un de ses frères, plus heureux, réalisa plus facilement en utilisant les chutes naturelles du Rhummel, à Constantine, M. François Lavie, par son intelligence, son labeur, son opiniâtreté, le mena à bonne fin aussi à Héliopolis en pratiquant un canal de 1 500 mètres destiné à amener les eaux de la source chaude d'Hammam-Berda à travers sa propriété, acquise en 1855, jusqu'aux usines construites par lui et qui se subdivisent encore aujourd'hui en trois groupes principaux de bâtiments :
le Moulin Neuf ; actionné par une chute de 50 à 60 mètres et fournissant un débit de 80 litres à la seconde environ suffisant pour entraîner une roue de 7 à 8 mètres de diamètre mettant en mouvement les paires de meules et toutes les nombreuses machines qui trient, lavent, concassent, préparent enfin le grain avant qu'il ne passe sous les meules, au blutoir et dans tous les appareils d'où le grain de blé dur primitif sort à l'état de son, de gruau, de semoules de finesses diverses et de farines de qualités aussi variées.
Un peu plus loin s'élève le Moulin Vieux, le premier construit, au milieu d'un paysage charmant, entouré, vers le ravin de l'Oued-chlelif, par de ravissants bocages où, sous une douée lumière, agréablement tamisée par d'épais feuillages, lianes, convolvulus, liserons s'élancent d'un tronc d'arbre à l'autre en tressant de vertes escarpolettes enguirlandées de fleurs et de feuilles, où se balance toute la gent ailée qui fait retentir l'air embaumé de son ramage.
Enfin, dans un encaissement du ravin, adorablement fait pour y goûter les joies rustiques de la campagne, à 300 mètres environ en contre-bas du village, se trouve le troisième moulin destiné à la mouture arabe et qui, lui, est actionné par une roue comme le premier, tandis que le second l'est par une turbine.
En y ajoutant un moulin à huile, situé un peu plus loin dans la campagne, nous aurons énuméré tous les moulins de la minoterie Lavie, la plus importante du bassin de la Seybouse. La plupart de ces moulins sont installés pour marcher à la vapeur en prévision des années de sécheresse, où l'eau peut tout juste suffire à la consommation locale.
Outre les moulins Lavie, déjà nombreux comme on voit, le canal de dérivation du PONTEBA, après avoir traversé le village et les jardins dont chaque propriétaire, à jours fixes et conformément à un règlement, utilise les eaux, ce canal s'en va, plus bas, au-dessous du village, du côté de Guelma, mettre en mouvement les moulins à huile et à façon.
Les eaux du PONTEBA n'ont pas d'ailleurs, pour unique fonction, d'entretenir la richesse et la prospérité d'Héliopolis par l'utilisation de leur puissance et par leurs fécondes irrigations, elles ont aussi des propriétés thérapeutiques qui, de tout temps, les ont fait estimer aussi bien des Indigènes, qu'on voit fréquemment s'y baigner, que des anciens et pratiques dominateurs du pays, les Romains, qui ont laissé, par de nombreux vestiges de bassins, piscines, ruines diverses éparses ça et là dans la campagne, des traces indéniables de leur établissement.
Riches en carbonates et quelque peu alcalines et ferrugineuses, quoique n'ayant pas les propriétés incrustantes des eaux d'Hammam-Meskoutine, elles sourdent cependant à une température déjà assez élévée (30 à 35°) à laquelle elles doivent, en hiver, de répandre de légères buées sur tout leur parcours.
INDUSTRIE VINICOLE & AGRICOLE
la richesse d'Héliopolis ne se borne pas à son industrie meunière. Les pampres vermeils, qui recouvrent ses coteaux sur une grande étendue du territoire de sa commune, dont la superficie totale de 7 200 hectares contient 500 hectares de vignes, produisent un excellent vin, très réputé même en France, atteignant une production annuelle de 15 000 hectolitres vendus, année moyenne, de 25 à 30 francs et, bonne année, de 35 à 40 francs l'hecto.
Si nous y ajoutons les céréales qui occupent 825 hectares, les prairies naturelles et les quelques essais de prairies artificielles qui figurent pour 945 hectares, ainsi que les forêts enfin, dont la superficie n'est pas inférieure à 4 830 hectares et où pourraient être exploités des chênes-lièges et zéens, on aura une certaine idée des ressources naturelles qu'offre encore à la colonisation ce beau pays, dont la population totale s'élève à 2 578 habitants, parmi lesquels les Français sont au nombre de 484, les Etrangers de 115, et les Indigènes de 1979 individus.