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l'emploi dans l'ALGERIE

Publié le 30/05/2009 à 09:37 par chlef
l'emploi dans l'ALGERIE

89% des salariés estiment que la situation est mauvaise pour l'emploi dans l'ALGERIE

Crise politique et économique oblige, la confiance des algériens et algériennes  dans le marché de l'emploi s'est effondrée depuis début septembre,  indique un sondage du syndicat snapap.

Frilosité

Très inquiets, la plupart des salariés estiment que le contexte actuel n'est propice ni à la recherche d'emploi, ni à la possibilité de changer de travail. Ainsi, 89% des personnes interrogées jugent que la situation y est défavorable, dont plus de 5 sur 10 "très défavorable ". Seuls 9% sont d'un avis contraire.

En juin 2004, ils étaient 27% à penser que le marché de l'emploi était favorable à la mobilité professionnelle. Résultat : en à peine cinq ans, la confiance a chuté de 18 points et atteint son plus bas niveau depuis le lancement du baromètre, en 1999.

La culbute est particulièrement forte chez les hommes, dont 8% seulement jugent le marché favorable, soit 22 points de moins qu'en juin 2004et les ouvriers (6 %, - 26 points).




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FIDH et Pluralisme formel

Publié le 29/05/2009 à 11:34 par chlef
FIDH et Pluralisme formel

 

 

 

La FIDHappelle les autorités algériennes à mettre fin au plus vite à toutes les violations des libertés syndicales.

 

 

La Fédérationinternationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), informée de nombreuses violations du droit syndical en Algérie et de la recevabilité de la plainte d’un syndicat autonome auprès du Bureau international du travail, a mandaté en juillet 2002 une mission internationale d’enquête sur les libertés syndicales en Algérie. La mission a rencontré des représentants des nouveaux syndicats indépendants algériens.

Le rapport " Algérie : Pluralisme formel et entraves à l’exercice du droit syndical" ( annexes 1 et annexes 2) est publié à l’occasion du lancement de l’année de l’Algérie en France, afin de présenter un panorama exhaustif de l’actualité algérienne, en incluant les oubliés des célébrations officielles.

 

Dans un contexte de libéralisation économique accrue, la situation sociale en Algérie est extrêmement préoccupante. Les émeutes parties de Kabylie et qui se sont étendues à de nombreuses régions du pays en sont une tragique preuve. La multiplication des mouvements sociaux depuis plus de deux ans est le signe révélateur de la dégradation des conditions économiques et sociales due en grande partie à l’application brutale des programmes de libéralisation et notamment des programmes d’ajustement structurels au milieu des années 90. Le chômage est endémique, la pénurie de logements est criante, l’immense majorité des Algériens voit ses conditions d’existence se dégrader sans espoir ou perspective d’amélioration. Les droits économiques et sociaux de la population sont bafoués. Pourtant, comme le rappelle ce rapport, les difficultés économiques ne peuvent en aucun cas servir de prétexte au gouvernement pour ne pas remplir ses obligations en matière sociale.

Les émeutes de ces derniers mois sont le signe que les canaux et moyens d’expression organisés, institutionnels et pacifiques (associations, partis, syndicats) sont soit inexistants soit tout simplement empêchés. La rue, avec son cortège de débordements, de dérives, voire de violences, devient le seul espace d’expression du ras-le-bol de la société devant des situations intolérables de paupérisation et d’injustice.

En effet, les libertés syndicales, pourtant garantie par les instruments internationaux ratifiés par l’Algérie, notamment le Pacte international sur les droits civils et politiques, le Pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels, ainsi que les Conventions de l’Organisation Internationale du Travail sont régulièrement violées. Harcèlement, interdiction de tenue de réunions, entraves à l’enregistrement de syndicats, pressions, violences policières à l’encontre de syndicalistes…la liste dressée dans le rapport illustre le quotidien difficile des nouveaux syndicats indépendants algériens.

Alors que l’Algérie a connu une ouverture démocratique après les émeutes d’octobre 88, la décennie meurtrière des années 90 a constitué une régression sociale et politique qui a dangereusement hypothéqué l’avenir. Le foisonnement associatif, le multipartisme, le débat public pacifique, la libre expression des médias écrits ont été systématiquement entravés par les autorités politiques qui, visiblement, n’ont pas totalement adhéré à l’idée de liberté et démocratie. Le pluralisme syndical conquis après une trentaine d’années de monolithisme a lui aussi été systématiquement remis en cause.

Au vu des conclusions établies dans ce rapport, la FIDH appelle les autorités algériennes à mettre fin au plus vite à toutes les violations des libertés syndicales dans le respect des instruments internationaux auxquels l’Algérie a souscrit.

LA FIDH demande également aux autorités de se conformer aux recommandations de l’OIT en matière de libertés syndicales en Algérie, et notamment : de faire bénéficier les syndicats autonomes de tous les avantages matériels et financiers que leur accorde la loi dans un esprit de transparence et d’équité avec l’UGTA, syndicat proche du pouvoir ; de considérer les syndicats autonomes comme de véritables partenaires sociaux ; et d’associer de façon effective les syndicats autonomes aux discussions à venir portant sur les réformes des lois sociales.

CHÈRETÉ DE LA VIE

Publié le 27/05/2009 à 20:59 par chlef
CHÈRETÉ DE LA VIE

CHÈRETÉ DE LA VIE

 

  Monsieur HOUARI Kaddourpresident conseil national de sante publique/ SNAPAP tire la sonnette d’alarme

La Fonction publique ne « nourrit pas son homme ». La situation socioprofessionnelle des travailleurs n’est guère reluisante. Le marasme social est à son apogée. Les chiffres sont alarmants. Jugez-en : Plus de 76% (76.71) des travailleurs ont eu recours aux crédits pour boucler les fins du mois. 98, 87% des fonctionnaires ne sont pas satisfaits de leur salaire qu’ils jugent insuffisant.. C’est du moins ce qu’a révélé une étude socioprofessionnelle des personnels de la Fonction publique élaborée par le Syndicat autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP). Et ce n’est pas tout : Leurs dépenses dépassent largement leurs gains mensuels, autrement dit leurs salaires. 20% des travailleurs habitent avec leurs parents (demeures familiales)… bref, c’est « la tragédie », dira HOUARI Kaddour, président du conseil  nationale de la santé publique / Snapap. S’exprimant, hier lors d’une conférence de presse tenue à Alger, celui-ci a estimé que les travailleurs de la Fonction publique, tous secteurs confondus, ne savent, de par cette situation, à quel saint se vouer. Pour lui, c’est une honte qu’une femme en foyers lui soit consacrée une prime ne dépassant pas les 800 DA soit 26 DA par jour. Idem pour les allocations familiales qui sont à l’ordre de 600 DA ce qui est, à ses yeux, largement insuffisant. Reste que le mal absolu en est, sans contexte, le recours des travailleurs aux crédits pour pouvoir vivre, dira encore le conférencier qui estime que le prix à payer en optant pour ce mécanisme « piège » est souvent très cher. Comment ? « Angoisse, inquiétude et peur de ne pas pouvoir respecter les délais de remboursement du crédit, situations qui ne les laissent point tranquilles… voilà en somme à quoi ressemble le quotidien des travailleurs Ces derniers n’arrivent plus à s’en sortir de ce marasme. Ils vivent souvent sous pression à tel point qu’ils souhaitent la mort », a-t-il indiqué. La panacée ? Devant cette situation l’ensemble des fonctionnaire ne savent quoi faire sinon d’aller voir d’autres issues. Lesquelles ? « Le recours à d’autres activités, au double emploi », a-t-il dit. Et d’ajouter : « cela reste la seule pour ne pas dire l’ultime alternative pour ces fonctionnaires afin de subvenir aux besoins de leurs familles, notamment en produits de première nécessité. Il faut savoir que 67.42% de leur budget est consacré pour l’achat des produits alimentaires ». Et ce n’est pas les exemples qui manquent : 2 121 travailleurs exerçant dans le secteur de l’éducation sur les 6 132 interrogés consacrent leur temps libre à donner des cours supplémentaires dans les écoles privées ou chez les particuliers. 1 876 d’entre eux se voient dans l’obligation de se reconvertir au métier de taxieur clandestin les nuits pour gagner quelques sous de plus. Le secteur de la Santé publique n’est pas en reste, puisque pas moins de 2 741 fonctionnaires sur 5 223 interrogés exercent une double activité, dans les établissements médicaux et cabinets privés. C’est le cas, également dans le secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique où 1 195 sur 1 700 consacrent leur temps libre à exercer d’autres métiers au sein de différents établissements et écoles privées. Pour remédier à cette situation qui menace quelque peu la paix sociale, les travailleurs ont plaidé pour la mise en place d’une multitude d’actions. Il s’agit entre autres de l’augmentation des salaires et du point indiciaire, la réalisation d’une banque de fonctionnaires qui aura pour effet de faciliter l’octroi du crédit de consommation. Il sera, également, question de la révision des systèmes des primes et indemnités sans oublier les allocations familiales. Pour ces fonctionnaires, les déclarations du président de la République de procéder à l’augmentation du Snmg sont très encourageantes mais demeurent insuffisantes de par la chereté de la vie. C’est la raison pour laquelle, dira HOUARI Kaddour, que les travailleurs souhaitent à ce que le Snmg soit fixé au moins à 20 000DA… Pour lui, « c’est inconcevable que les prix des produits de première nécessité soient passés du simple au double au moment où les salaires ont stagné alors que notre pays dispose d’une manne financière de pas moins de 150 milliards de dollars » À noter enfin que cette étude a touché 5 secteurs des plus névralgiques de la Fonction publique, entre autres l’Éducation nationale, la Santé, l’Intérieur et des Collectivités locales, l’Enseignement supérieur et la Formation professionnelle. Dix questions portant sur la situation sociale et professionnelle des fonctionnaires ont été posées. L’étude a touché un échantillon de 22 482. Les recommandations de cette étude seront transmises au gouvernement 

Le Snapap dénonce des irrégularités

Publié le 27/05/2009 à 01:58 par chlef
Le Snapap dénonce des irrégularités
Œuvres universitaires de Tizi ouzou
Le Snapap dénonce des irrégularités

Les représentants de la coordination syndicale affiliée au Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap), des résidences universitaires de la direction des œuvres universitaires (DOU) Tizi Ouzou-Centre déplorent le retard accusé, selon eux, dans « l’affichage » des résultats définitifs de l’enquête concernant les œuvres sociales de la même DOU.



Dans une déclaration, dont une copie nous a été remise, cette coordination, qui regroupe les sections syndicales affiliées au Snapap des cités universitaires Réhahlia, Oued Aïssi, (jeunes filles et garçons), Didouche Mourad et Draâ Ben Khedda, de l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, a rappelé que « ce dossier relève un déficit de plusieurs millions de dinars révélé et signalé dans le rapport du commissaire aux comptes ». Les rédacteurs du texte ont noté que « les responsables hiérarchiques, censés prendre les mesures qui s’imposent, n’ont donné aucune suite à ce jour par rapport à ce scandaleux dossier, et ce, malgré les engagements tenus lors des dernières réunions (…), à savoir l’affichage de la liste nominative détaillée portant les personnes ayant fait objet de prêts abusifs ». Dans le même document, l’on souligne aussi que « d’autres problèmes socioprofessionnels des travailleurs demeurent sans suite, malgré la plateforme de revendications discutée et négociée avec le DOU (directeur des œuvres universitaires de Tizi Ouzou-Centre) ». Aussi, la coordination syndicale a dénoncé le fait que des recrutements soient effectués pour l’année en cours « sans prendre en compte l’avis du partenaire social ».

clan de ouadjada

Publié le 27/05/2009 à 01:25 par chlef
clan de ouadjada

clan de ouadjada

Créé à la fin des années 1950 par Abdelhafid Boussouf et renforcé par Houari Boumediène, le clan d'Oujda, qui n'a cessé de comploter pour s'accaparer du pouvoir en Algérie post-indépendance, est essentiellement composé de personnes, certes originaires de la Wilaya de Tlemcen mais nées et ayant toujours vécu au Maroc et élevées selon les traditions de cette monarchie féodale.

Ce clan a dirigé le pays de 1962 à 1978. Il a été relativement écarté du pouvoir entre 1979 et 1999 mais il a repris les rênes du pays depuis 1999. Il est actuellement incarné par la fratrie des Bouteflika et sa cour, étendue à quelques wilayate de l'Ouest du pays, il est vrai confinées aux tâches ingrates de servitude.

L'un des trois objectifs majeurs de ce clan était de transformer la victoire militaire chèrement acquise par l'ANP et les forces de sécurité sur le terrorisme islamiste, en défaite politique.Objectif amplement atteint aujourd'hui.
Les deux autres étant d'écarter des centres de décision névralgiques, dans tous les domaines, les Chaouis et les Kabyles ( ce ne sont pas les quelques Guenaizia, Gaid Salah ou Toufik, qui restent, qui pourraient dire le contraire )et de déstructurer l'industrie algérienne pour la brader au Dinar symbolique.

En effet, depuis son accession au pouvoir, en Avril 1999, dans les conditions honteuses que l’on sait, grâce à la bénédiction des « décideurs » de l’époque, qui l'ont sorti du musée où il croupissait ; fidèle à son régionalisme légendaire, qui frise le racisme, Bouteflika n’avait cessé de placer ses hommes lige aux postes stratégiques des principales institutions de la République ( Présidence de la République, bien sûr, Ministère de la Défense Nationale, Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Locales, Ministère des Affaires Etrangères, Ministère de la Justice, Ministère des Finances, Ministère du Travail et de l’Emploi, Ministère de la Solidarité Nationale, DGSN, Douanes etc…) afin de les noyauter pour mieux les asservir.
Pendant 15 ans il avait géré le Ministère des Affaires Etrangères sur une base clanique et il étend aujourd’hui, ce mode de gestion archaïque à tout le pays.

Lorsque le procès « des années Bouteflika et du clan d'Oujda » sera ouvert, dans quelques années ou quelques mois, qui sait, il révélera, sans aucun doute, des abus ahurissants dont nous commençons déjà à avoir un avant-goût amer.
En attendant, ce clan se lance dans une fuite en avant suicidaire qui le pousse à vouloir, à tout prix, amender la Constitution, dans le seul et unique but de demeurer au pouvoir, malgré l' âge avancé de Bouteflika et la maladie qui le mine et ce n’est pas le cinéma auquel se livrent ceux qui cherchent en vain à rafistoler son « image », qui va nous leurrer.

Ne respectant ni le peuple algérien, qu'il avait sans vergogne traité de tous les noms d’oiseaux et de parasites, ni l’ANP, qui l' a imposé en 1999 et qu'il prétend avoir matée et castrée grâce à l’épée de Damoclès du Tribunal Pénal International et à la politique de rajeunissement qu'il brandit sur les têtes de ses principaux chefs, qui sont pourtant de sa génération ou plus jeunes que lui, Zerhouni et Rahal ; Bouteflika cherche maintenant à amadouer et à acheter le silence de nos partenaires étrangers d’Occident, par le bradage des ressources naturelles et financières du pays, cédées à tour de bras à leurs multinationales.

S’il leur reste un brin de lucidité, Bouteflika et son clan, devraient se réveiller et le moindre qu'ils puissent faire pour un pays qui leur a donné beaucoup plus que ce qu'ils méritent, est, après deux mandats que notre Constitution permet, comme les Constitutions de la plupart des pays du monde d’ailleurs, de respecter le jeu démocratique et l’alternance au pouvoir qu’il garantit, sans chercher à pratiquer la politique de la terre brûlée ou à entraîner le pays dans une spirale dangereuse pour la cohésion et l’unité nationales, aujourd’hui plus que jamais menacées.

Des aventuriers comme Bensalah, Zerhouni, Belkhadem, Si Affif, Ould Abbès et consorts ne doivent pas être suivis dans leur vision réductrice de notre immense pays.

A cause de sa cupidité maladive et de sa soif pour le pouvoir, Bouteflika, à qui des observateurs avertis de la vie politique algérienne prédisent une fin « à la Bourguiba », veut entamer, à 72 ans, le mandat de trop qui plongera fatalement le pays dans une zone d’incertitude hautement dangereuse.
Les actes de forfaiture et de violation de la Constitution que le clan d'Oujda a déjà commis depuis 1999 sont nombreux et impardonnables.

La société civile, les partis politiques, à l’instar du   FFS et les personnalités nationales et historiques que le pays possède en grand nombre, doivent condamner sans appel la mascarade qui se concocte sous nos yeux uniquement pour satisfaire l’ego d’un homme que le pouvoir rend fou.

Les anciens Chefs d’Etat et de Gouvernement du pays sont publiquement invités à soutenir cet appel ouvert à tous les Algériens et Algériennes jaloux de leur pays pris en otage par un clan sans foi ni loi.


Ceux et celles qui se tairont ou cautionneront cette mascarade en porteront la lourde responsabilité devant le peuple algérien et l’histoire

Vive l’Algérie

Le Forum Syndical Algerien

Publié le 26/05/2009 à 21:11 par chlef
Le Forum Syndical Algerien

Le Forum Syndical  Algerien œuvre pour un syndicalisme démocratique, qui soit un instrument d'organisation et de combat où les Travailleurs, les Chômeurs, les Précaires, les Allocataires sociaux, Algériens et Algériennes , Hommes et Femmes sont UNIS contre les injustices sociales et pour un changement radical de société Algérienne .

Il se veut un outil de réflexion, d'analyse et d'action dans la plus grande unité ouvrière et syndicale. Il n'a d'autre but que de contribuer à réunir les couches sociales exploitées, opprimées et victimes de la recherche du profit immédiat ainsi que de la concurrence aveugle qu'implique le mode de production capitaliste mafieux .

Outil d'échange de la réflexion et de l'action, Le Forum Syndical Algerien se veut indépendant de toute organisation politique. Son but est de contribuer à développer et à construire le syndicalisme de combat indispensable à la défense de l'emploi, des services publics et des acquis sociaux ainsi qu'à l'obtention de conditions de vie dignes de ce nom. Sa perspective est celle d'une alternative à la société basée sur l'exploitation. Nous voulons une société sans classe.

Face aux attaques incessantes contre les libertés syndicales (des délégués et des travailleurs traînés devant les tribunaux), le Le Forum Syndical Algerien se doit de défendre inconditionnellement les libertés syndicales et le droit de grève. Il y va de l'avenir du syndicalisme et du mouvement ouvrier tout entier. Les organisations syndicales sont sclérosées par une bureaucratie étouffante que les syndicalistes ont le devoir de combattre en luttant pour une véritable démocratie. Mais cet état de fait ne peut être un prétexte pour ne pas défendre les principes de la liberté et des droits syndicaux. Il nous faut à la fois défendre ces principes et exiger que les syndicats restent un instrument d'organisation et de combat des travailleurs contre l'exploitation et les injustices sociales.

Le Forum Syndical Algerien veut contribuer, par la solidarité, à créer un rapport de forces capable de s'opposer au capitalisme sauvage des mafieux  dont la mondialisation permet d'exploiter les travailleurs de plus en plus librement et sans limites.

Au nom de martyre, nos propre gouvernement continuent leurs politiques ultralibérales en appliquant, au profit des plus riches, des mesures draconiennes contre les travailleurs du privé, des services publics et contre les allocataires sociaux. Ils continuent la course folle au dé tricotage et à la privatisation des services publics et à terme à leur suppression ainsi qu'au dé tricotage de la sécurité sociale, tandis que les revenus minimums liés à l'aide sociale sont soumis à des conditions très draconiennes. Assurant aujourd'hui la satisfaction de besoins fondamentaux, tels que l'enseignement et la santé, des pans entiers du Secteur Public sont menacés à leur tour de passer dans la sphère du tout au marché.

La directive du ouyahia et temmar , au nom de la libre circulation des services et des personnes et en s'appuyant sur le principe du pays d'origine, prépare un véritable pillage des services publics par le capital privé, tout en développant un dumping social insoutenable. Cette directive préfigure dans son esprit le projet de future les zones libres qui gravent dans le marbre la marchandisation de toutes les activités humaines et des services. Dans ce cadre, les droits et besoins fondamentaux ne seraient plus garantis en tant que tels mais soumis aux seules lois du marché.

Au sein de Algérie des martyres , puissance économique de première importance, le chômage et la misère ne cessent de se développer. Le nombre de chômeurs dépasse les trois millions. Plus de 8 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté. Plus de cinq millions sont sans abri. Les droits sociaux, les conditions de vie et de travail, la dignité sont attaqués de plein fouet. Face à cette Algérie de Bouteflika et de zerhouni, à son libéralisme arrogant et à sa Constitution antidémocratique, Le Forum Syndical Algerien se fixe pour objectif de collaborer à une Algérie démocratique, une Algérie des travailleurs pour les travailleurs. Face à la misère croissante, pour contrer le pouvoir des multinationales ainsi que la dictature des marchés financiers, nous devons créer par-delà les frontières, la solidarité des travailleurs algériens et du Monde. Promouvoir une solidarité vivante et échanger nos expériences de luttes est une des tâches les plus urgentes qui se présente à nous.

Le mouvement alter mondialiste a ranimé l'espoir d'une autre société, le syndicalisme se doit de le relayer au plus profond du monde du Travail. Le Forum Syndical Algerien veut y contribuer.

Par la solidarité syndicale vivante, forgeons de nos mains, la force des travailleurs.

par HOUARI Kaddour syndicaliste du SNAPAP

Le syndicalisme en Algérie

Publié le 26/05/2009 à 09:58 par chlef
Le syndicalisme en Algérie
Le syndicalisme en AlgérieparHOUARI kaddour

Alors que l’Algérie nest éloignée que dune centaine de kilomètres de la France, la situation syndicale ny est pas du tout la même. À lheure où tous cherchent un rapprochement entre les pays du bassin méditerrannéen, nous avons voulu savoir ce quil en était des luttes sociales algériennes.

Un droit pourtant connu et reconnu…

Les libertés syndicales sont protégées par la constitution de l
Organisation Internationale du Travail (OIT). Cette protection est affirmée par la constitution de lOIT dès 1919.

Il existe aussi plusieurs conventions protégeant, officiellement, syndiqués et syndicalistes.

?ž? Convention no 87 sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical (1948) qui consacre le droit des travailleurs et des employeurs :
— De constituer des organisations syndicales de leur choix et de sy affilier sans autorisation préalable.
— De choisir leur mode de fonctionnement, leur programme d’action et leur politique syndicale.
— De constituer des fédérations, confédérations et de s’y affilier.
— De s’affilier à des organisations internationales.
Cette même convention interdit aux autorités de :
— S’ingérer dans les affaires internes du syndicat.
— Suspendre ou dissoudre une organisation syndicale par voie administrative.

?ž? Convention no 98 sur le droit d’organisation et de négociation collective (1949) qui stipule que :
— Les travailleurs doivent être protégés contre toute discrimination tendant à porter atteinte à la liberté syndicale en matière d’emploi.
— Tout acte d’ingérence, notamment les mesures qui visent à placer les organisations de travailleurs sous le contrôle de l’employeur, est interdit.
— Des mesures doivent être prises pour encourager la négociation collective.

?ž? Convention no 135 concernant la protection des représentants des travailleurs dans l’entreprise et les facilités à leur accorder (1971) qui donne de plus larges garanties à l
exercice du droit syndical et une protection adéquate des représentants des travailleurs. Notons que lAlgérie na pas ratifié cette convention à ce jour.

Plusieurs dispositions réglementaires consacrent le pluralisme syndical, la liberté de s’organiser et le droit de grève. Des dispositions pénales protégent même les libertés syndicales et répriment toute ingérence dans les affaires interne des organisations syndicales.

Les autorités ont, sous la pression du mouvement social de 1988, garanti aux citoyens, à travers plusieurs articles des constitutions algériennes de 1989 et 1996, le droit et la protection de leur liberté d
’expression, dassociation et de réunion et la défense individuelle ou associative des droits fondamentaux de lhomme et des libertés individuelles et collectives.

Le droit syndical est reconnu à tous les citoyens ainsi que le droit de grève, les infractions commises à l
encontre des droits et libertés, ainsi que les atteintes physiques ou morales à lintégrité de lêtre humain sont réprimées.

L’ouverture démocratique induite par la constitution de 1989, est suivie de la promulgation de la loi 90-14 du 02 juin 1990, relative aux modalités du droit syndical qui réglemente la vie syndicale. Si elle a le mérite d
avoir permis lémergence de syndicats autonomes, plusieurs dispositions sont en contradiction avec les conventions internationales.

Historique du syndicalisme en Algérie…

Le pluralisme syndical en Algérie est d
apparition récente. Cest au détour des évènements doctobre 1988 qui ont engendré une ouverture démocratique, que le pluralisme syndical et le droit de grève trouvent leur consécration constitutionnelle.

L
Union générale des Travailleurs algériens (UGTA), créée le 24 février 1956, est le premier syndicat algérien à voir le jour. Il est un prolongement du mouvement de libération national sans être sous la coupe des politiques de la révolution. Les membres fondateurs sont essentiellement des syndicalistes algériens de la Confédération générale du Travail (CGT) et de la Confédération française des Travailleurs (CFT). Un fait important est à souligner, lUGTA a évolué en marge du mouvement politique. Cette autonomie durera jusquà lindépendance.

Le premier congrès de l
UGTA en février 1963, par lintrusion des forces de police au sein même de la salle des conférences, illustre la mainmise du pouvoir politique sur la centrale syndicale. La charte nationale de 1976 consacre le caractère dorganisation de masse de lUGTA, ne peut être responsable au sein du syndicat unique que celui qui justifie de sa qualité de membre du parti unique. La lutte syndicale laisse ainsi place à un instrument de prévention des conflits et des grèves.

Après les évènements d
octobre 1988, les travailleurs algériens, profitant de lesquisse douverture démocratique, constituent des organisations syndicales autonomes par rapport au pouvoir et par rapport à lUGTA. Lengouement des travailleurs et leur adhésion en masse dans les rangs de ces organisations, remettent en cause le monopole de lUGTA. Ce pluralisme, mal perçu par le pouvoir, pousse les autorités à favoriser le syndicat appareil.

Aujourd
hui les travailleurs algériens des services publics et privés jouissent officiellement du droit de liberté syndicale et du droit de grève mais la législation algérienne recèle des contradictions qui ont permis aux autorités algériennes de transgresser la législation internationale. Les organisations syndicales, unions, fédérations et confédérations ont uniquement le droit de se constituer indépendamment par profession, branche ou secteur dactivité.

La loi impose en outre trois impératifs à satisfaire : le dépôt d'une déclaration de constitution auprès de l
autorité concernée, lobtention dun récépissé denregistrement et rendre public la déclaration, par voie publicitaire, dans au moins un quotidien national dinformation.

Les autorités algériennes ont toujours refusé d
enregistrer des syndicats qu’elles ne contrôlent pas et ne remettent pas le récépissé denregistrement ou laccusé de réception du dossier, ce refus nest bien sûr pas notifié officiellement. Le Conseil des Lycées dAlger et le Conseil National Autonome des Professeurs de lEnseignement Supérieur et Technique en sont des exemples récents.

L
atteinte au droit de choisir sa ligne syndicale est aussi matérialisée par lingérence des autorités dans les affaires internes des organisations syndicales. Des tentatives de déstabilisation de ces organisations sont fréquentes et les autorités facilitent toutes manœuvres et actions allant dans ce sens. Lentretien de ces conflits est un prétexte qui justifie quaucun des syndicats, ni centrales syndicales autres que lUGTA (considéré comme seul représentatif) ne sont consultés, ni invités aux négociations bilatérales sur les questions engageant lavenir des travailleurs et de lAlgérie.

Des courriers destinés aux organisations syndicales arrivent à l
employeur avant même leurs destinataires, des correspondances tendancieuses sont émises par les services du ministère du Travail dans le but de semer le doute, de démoraliser les bases syndicales et dorienter les décisions de justice si besoin.

Les employeurs sont tout autant actifs dans la répression syndicale : les syndicalistes sont continuellement persécutés. Certains sont mutés abusivement, d
autres traduits devant les commissions de discipline et enfin beaucoup sont licenciés. Le recours aux casseurs de grève est systématique, les employeurs recrutent des contractuels pour remplacer les travailleurs en grève.

Ces atteintes, portées à la connaissance des autorités et des instances concernées, restent sans suite et sans réhabilitation ni réparation des préjudices mais la justice, régulièrement saisie par des employeurs casse les mouvements de contestation. Toutes les grèves initiées par les organisations syndicales n
entrant pas dans les calculs des autorités sont systématiquement déclarées illégales, des syndicalistes sont arrêtés par les forces de lordre et emprisonnés.

Quelques exemples concrets…

?ž? Le SNAPAP, Syndicat National Autonome des Personnels de l
Administration Publique, conformément aux orientations de son congrès, décide dinvestir le secteur économique. Le dossier essuie un refus catégorique des autorités, en effet la loi ne permet pas lenregistrement de syndicats non sectoriels.

?ž? Le Conseil des Lycées d
Alger, a essuyé un refus catégorique dAlger quant à la délivrance de son récépissé denregistrement. Ce syndicat qui a paralysé les lycées dAlger pendant plus de trois mois, sest vu interdit de réunion au sein des établissements. Sa direction, a fait lobjet darrestation et de poursuites judiciaires. Les enseignants affiliés ont été persécutés, salaires bloqués, interdiction de rejoindre leurs postes de travail, menaces de licenciement.

?ž? Le SNOMMAR, Syndicat National des Officiers de la Marine Marchande, d
existence récente, a été victime dune véritable machination administrative. Juste après le déclenchement dune grève, ladministration de lEntreprise Nationale de Transport Maritime de Voyageurs recrute des briseurs de grève et déclare la grève illégale. Sappuyant sur une correspondance de linspection du Travail, destinée au syndicat SNOMMAR — mais qui est reçu par lENMTV avant les intéressés — le tribunal de Sidi MHamed déclare la grève illégale. Lemployeur procède immédiatement à des sanctions administratives et des blocages de salaires. Huit officiers sont suspendus et quatre autres licenciés pour des déclarations faites dans leur mandat syndical.

?ž? De nombreux syndicalistes du Syndicat National des Praticiens de Santé Publique ont fait l
objet de persécutions. Les médecins subissent menaces par téléphone et emails anonymes, harcèlements de la direction, mutations, suspentions. Les Dr Bensebaini, président du SNPSP, Dr Besbas, Secrétaire Général, et Dr Batata ont été victimes de coups et blessures volontaires au sein même de létablissement où ils exercaient. Le directeur, commanditaire de ces actes reste intouchable à ce jour.

?ž? Le siège du Syndicat Autonome des Travailleurs de l’Éducation et de la Formation a été incendié, les menaces sur les membres de l’exécutif national et les poursuites judiciaires sont devenues le lot quotidien des épreuves que subissent les membres du syndicat.

Malgré la fin de la dictature en 1989, l
’État algérien toujours plus riche continue de réprimer ceux qui se battent pour de meilleurs conditions de vie. Mais il na pas le monopole de la répression syndicale et des mouvements sociaux.

Que ce soit en Algérie ou dans le reste du monde, y compris en France, les organisations de travailleurs ont toujours représenté un danger pour des gouvernements s
enrichissant sur le dos des travailleurs et niant la démocratie. Les droits syndicaux ont toujours été acquis dans les luttes et cest dans les luttes que nous devrons les défendre car ils sont les seuls remparts contre un système exploite des travailleurs de plus en plus pauvres.

libertés syndicales en Algérie

Publié le 26/05/2009 à 09:53 par chlef
libertés syndicales en Algérie
Genève : rapport accablant sur les libertés syndicales en Algérie

La Confédération syndicale internationale (CSI) a rendu public, mercredi passé, un rapport accablant sur les libertés syndicales en Algérie. Il s’agit là d’un premier rapport de cette organisation syndicale, créée il y a moins d’une année et qui représente 168 millions de travailleurs au sein de 305 organisations nationales affiliées de 153 pays.
Les rédacteurs de ce rapport ont dénoncé «les persécutions et les intimidations continues sur les différents syndicats autonomes ». Rappelant la ratification par l’Algérie des conventions fondamentales de l’OIT, la CSI insiste sur les droits des travailleurs de constituer des syndicats et dénonce les délimitations infligées par le gouvernement dans l’octroi des autorisations d’exercice de l’activité syndicale. «Le Syndicat national autonome du personnel de l’administration publique (Snapap) n’a toujours pas été officiellement enregistré. Le droit de grève continue d’être frappé de restrictions. À ce titre, les grèves susceptibles de provoquer une crise économique sont notamment interdites», note le rapport, ajoutant «qu’une mission de l’Internationale des services publics (ISP) en visite en Algérie, en novembre 2006, a mis en lumière des preuves de représailles administratives et légales continues et constantes à l’encontre de dirigeants et membres de syndicats».  Depuis 2004, une véritable cabale a été déclenchée contre les syndicats autonomes, qui ont vu le principal de leurs activités interdites, leurs leaders emprisonnés et les syndicalistes harcelés et intimidés par des convocations à la justice ou des sanctions dans leur milieu de travail. La confédération met l’accent, dans ce premier rapport, sur les restrictions imposées par le gouvernement algérien aux syndicats autonomes, notamment sur le droit de grève. «Les tribunaux ont le pouvoir de dissoudre un syndicat qui entreprend des activités illégales, tout comme il peut interdire une grève s’il estime qu’elle risque de provoquer une grave crise économique», signale-t-on. Selon la CSI, l’OIT a maintes fois demandé au gouvernement algérien d’abroger ces dispositions, qui sont en contradiction avec les droits fondamentaux articulés dans les différentes conventions ratifiées par l’Algérie. Le rapport a dressé un état des lieux qui s’est appuyé sur les témoignages recueillis auprès des différents syndicats autonomes (Snapap, Cnes, Cnapest), qui ont fait l’objet de lourdes pressions de la part des pouvoirs publics. «Le gouvernement a refusé d’enregistrer le Snapap au statut de Confédération nationale et a exigé que l’organisation lui fournisse préalablement une liste complète de ses effectifs, ainsi que les cartes syndicales des adhérents», dénonce le rapport, en précisant que «l’OIT a, à plusieurs reprises, rappelé au gouvernement qu’une telle requête contrevenait aux principes de la liberté d’association, vu qu’elle exposerait les membres au risque de discrimination antisyndicale ». Plus loin encore, il relève quelques illégalités permises par les autorités. «Les autorités font parfois obstruction à l’enregistrement de nouveaux syndicats en refusant simplement d’accuser réception de leur demande d’enregistrement.

Les engagements d’Ahmed Ouyahia

Publié le 26/05/2009 à 02:35 par chlef
Les engagements d’Ahmed Ouyahia
Emplois, réformes et développement local : Les engagements d’Ahmed Ouyahia

Face à l’ébullition que connaît le front social depuis quelques années, le gouvernement semble dans l’obligation de revoir sa copie et accéder enfin aux revendications des syndicalistes. Hier, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, est revenu sur la grève des hospitalo-universitaires, le statut particulier des fonctionnaires de la Fonction publique, le régime indemnitaire et les jeunes qui manifestent dans la rue. Ouyahia refuse que, pour des raisons « inconnues », que soient pris en otage les 1 600 000 fonctionnaires exerçant dans les 21 secteurs dont les statuts particuliers ont été finalisés. L’orateur regrette à cet effet que jusqu’à l’heure, 24 secteurs peinent toujours à élaborer un statut particulier, alors que ces derniers devaient être mis au propre il y a de cela deux ans.



« Il n’y aura pas de chantage sur la République, on n’attendra point les statuts qui n’arrivent pas à voir le jour. Nous allons passer immédiatement à la seconde phase qui est la révision du régime indemnitaire, ainsi nous n’aurons pas à pénaliser les fonctionnaires », a soutenu Ouyahia. Pourtant, il y a juste quelques mois, le gouvernement s’y est opposé à cette revendication chère aux syndicats autonomes de la Fonction publique. Toutefois, au passage, Ouyahia n’a pas omis de tirer à boulets rouges sur les hospitalo-universitaires en lançant à leur adresse : « C’est bien beau de revendiquer, mais il faudrait que vous soyez omniprésents dans le secteur public au lieu d’aller chez le privé », a-t-il soutenu. Par ailleurs, et sur un ton menaçant, le chef de l’Exécutif a promis d’appliquer la loi contre les casseurs et tout les manifestants qui optent pour la destruction des bien publics. « en coupant la route et en brûlant une administration et des entreprises publiques, les manifestants pénaliseront des centaines d’autres citoyens qui n’ont commis aucun crime. De ce fait, nous serons sévères avec eux et la loi sera appliquée dans toute sa dimension », menace le chef de l’Exécutif. Ceci amènera Ouyahia à évoquer la question des jeunes, du chômage et de la création d’emplois.

S’agissant de ce dernier point, le Premier ministre a rappelé que dans le cadre du dispositif de soutien à l’intégration professionnelle, il y a eu la création de 300 000 emplois, depuis juin 2008 à mai 2009, au profit des jeunes, ce qui signifie, a-t-il dit en réponse aux députés qui l’ont interpellé, que l’annonce faite au sujet de la capacité de ce dispositif à recruter 400 000 personnes par an n’était pas « exagérée » et largement concrétisable. Ouyahia ne donne pas de plus de détails. Il a passé toutefois en revue les différentes mesures menées par le gouvernement dans la lutte contre le chômage qui a atteint « un taux de 11% » et qui s’aggrave par l’arrivée chaque année de 400 000 jeunes en âge de travailler. En dévalorisant le travail du maçon et du simple ouvrier, M. Ouyahia dit être aspiré à créer des emplois dans des secteurs plus performants. Tout en avouant que la création de 300 000 et 500 000 emplois nouveaux dans la Fonction publique est un enjeu difficile, Ouyahia estime que les mesures mises en place par l’Etat dans le cadre de la création de l’emploi traduisent le souci de l’Etat envers les citoyens, dès les premiers paliers de la scolarité jusqu’au marché du travail.

Le Premier ministre a évoqué, en outre, les mesures de soutien des jeunes à l’effet de les aider à créer leur propre activité telles l’attribution d’une partie du foncier à cette catégorie dans les zones industrielles actuelles et futures et la constitution d’un fonds de soutien à l’investissement des jeunes au niveau de chaque wilaya, une mesure qui entrera en vigueur cette année, outre le Fonds national de garantie dont le montant dépassera cette année les 50 milliards de dinars. En guise de réponse aux questions des députés du PT, quant aux menaces qui pèsent sur la Caisse nationale des retraites, Ouyahia a rassuré cette frange de la population sur la bonne santé de la caisse. « La Caisse nationale des retraites n’est pas en danger et sera prise en charge d’ici jusqu’à 30 ans. La Caisse nationale d’assurance sociale se porte également bien. Le système de sécurité est basé en Algérie sur la solidarité et nous ne sommes pas prêts à rompre cette chaîne », a tenu à rassurer Ouyahia. Par ailleurs, notons que le plan d’action du gouvernement a été adopté hier par les députés. Les partis de l’Alliance, le FNA et les indépendants ont voté pour, le PT et Ennahda se sont abstenus et le RCD a voté contre.

L'Alliance présidentielle en crise

Publié le 26/05/2009 à 02:11 par chlef
L'Alliance présidentielle en crise

 

 

L'Alliance présidentielle en crise

 

 

 

Le projet de l’Alliance présidentielle était construit autour du FLN comme locomotive, avec le RND et le MSP comme force d’appui et de maîtrise du reste du paysage politique. Au fil des conjonctures, il s’avère que c’est plutôt au RND qu’échoit la force de la stabilité de cette Alliance.

D’une crise, l’autre. A peine l’Alliance présidentielle renforcée par le rétablissement annoncé du FLN, que la voilà tenue d’agir suivant la tempête qui souffle sur le MSP. Cela représente tout de même une sérieuse incertitude sur un tiers de ses forces pour le bloc central de la politique nationale, même si l’issue de la crise du MSP n’a rien d’imprévisible. Tout indique ne effet, que le parti que préside Abou Djerra Soltani continuera sur la même ligne politique, même s’il devait pour cela se séparer de la moitié de ses effectifs qui, eux, affichent une détermination sans faille. Ce qui inquiète le plus dans la crise du MSP, c’est autant la dimension qu’elle a prise que sa nature, dans le sens où cela ressemble plutôt à «une lutte de classes» plutôt qu’à une bataille des idées. En effet, quelle différence idéologique et programmatique opposerait le MSP au nouveau «mouvement de la prédication et du changement», créé par l’aile Menasra ? Sans doute peu de choses, à l’exclusion d’une nuance sur la vision de chacun des deux camps sur la voie indiqué par le défunt Cheikh Mahfoud Nahnah. Encore que l’usage d’une telle symbolique pourrait relever de la tactique, visant à retourner la majorité de la base vers soi, plus que cela ne renferme un quelconque contenu. Somme toute, c’est donc une guerre ouverte entre ceux qui profitent de l’envergure du parti qui les a placés dans des postes électifs (au sein de l’APN et des assemblées locaux, APC et APW) et ceux qui en sont privés. Et c’est, naturellement, le président du mouvement que l’on accuse de cette injustice, un président dont on n’a pu obtenir ni des concessions, ni le départ.

Toutefois, si la profondeur morale de la crise est de petite importance, sa gravité est sans doute des plus sérieuses. Quant le président du MSP en vient à quitter son poste de ministre d’Etat, on peut même dire que la crise du MSP est pire, sinon pareille à cella qu’a connue le FLN. De cela, Abou Djerra Soltani s’en défend. Mais la comparaison est là pour nous rappeler qu’au plus haut de la crise du FLN, Abdelaziz Belkhadem a été obligé de démissionner de son poste de ministre des Affaires étrangères, en 2004, pour se consacrer exclusivement à la remise en ordre des affaires internes. Mais rapidement, et puisque la crise n’avait aucun moteur politique, mais tout juste celui d’une guerre sur les avantages, les postes et l’accaparement d’encore plus d’espaces au sein des institutions de l’Etat, son départ du gouvernement s’est vite révélé être une très mauvaise idée. D’ailleurs, c’est en tant que chef du gouvernement qu’il fera son come-back afin de hâter le rétablissement de sa formation divisée entre «redresseurs» et «pro-Benflis». Et ce qui prouve aussi que cette crise n’était purement que lutte d’intérêts, c’est qu’on retrouvera plus tard beaucoup parmi les figures et militant autrefois partisans de Ali Benflis, dans les rangs des supporters de Abdelaziz Bouteflika.

Certes, le FLN n’est plus dans les mêmes déconvenues subies avant, pendant et après l’élection présidentielle de 2004. C’est d’ailleurs avec beaucoup plus de sérénité qu’il s’oriente vers un nouveau congrès afin de formaliser, serait-ce pour la galerie, sa parfaite guérison. Mais il ne doit cela à rien d’autre qu’à la réélection du président Bouteflika, après un retard dans la révision de la Constitution qui a failli réveiller les divisions du FLN, en proie à un doute mortel sur son avenir dans l’après 2009.

Rien de tel pour le MSP. Sinon, comment expliquer que la réélection de M. Bouteflika pour un troisième mandat, au lieu de consacrer la victoire d’une aile sur une autre au sein du MSP, a été suivie d’un pourrissement de la situation politique et organique du parti. La première différence, est que contrairement au FLN, où Ali Benflis (secrétaire général du FLN) s’était opposé à Abdelaziz Bouteflika, qui n’était pas encore le président du FLN, Abdelmadjid Menasra ne se mêle que du MSP et s’attaque d’autant plus à l’aise au président du parti, M. Soltani. Les enjeux internes prenant le dessus sur les aspects nationaux, la crise du MSP ne concentre donc pas l’attention d’autant d’acteurs que ceux qui ont pris part à l’épisode du FLN, aussi bien en son sein qu’en dehors. C’est pourquoi le MSP ne peut sortir indemne de sa crise. Quant au véritable grief retenu par les «Menasristes» contre le président du parti, cela pourrait encore longtemps relever du mystère le plus complet, sauf à considérer qu’au sein de ce parti, il existe encore une aile qui croit en les chances de l’aile islamiste de représenter immédiatement une alternative et qu’elle juge que sa privation de la compétition présidentielle, au contraire d’El Islah de Djahid Younsi, a été une erreur tactique impardonnable.

En tout état de cause, et sans préjuger de l’avenir du «mouvement de la prédication et du changement», qui n’a pas l’air d’être spécialement éligible à l’agrément, on retiendra surtout que le MSP fait un très mauvais départ vers l’échéance 2012, fixée par M. Soltani comme celle de la prise du pouvoir. L’autre constat est que, ni le FLN, ni le MSP, ne sont en mesure de remplier convenablement leur rôle politique au sein de l’Alliance présidentielle. Le premier, au lieu d’être le fer de lance de la campagne pour le troisième mandat de Bouteflika, devait profiter de la mobilisation électorale comme remède complémentaire à sa crise. Le second est dans l’incapacité actuellement de mener un quelconque travail en direction de la société, surtout avec les chantiers politiques ouverts par le président Bouteflika dans le cadre de la poursuite de la réconciliation nationale.

Reste donc le RND, grâce auquel l’Alliance a encore du répondant face à l’opposition. Un parti qui cache, par sa constance et sa solidité, le malaise d’un bloc qui date du temps de Liamine Zeroual.

Le RND qui semble aussi être un parti qui joue ses forces à l’économie et qui semble de plus en plus se construire autour de la figure de son secrétaire général Ahmed Ouyahia. Ainsi, si beaucoup de commentaires ont été faits autour du maintien du gouvernement tel quel, la reconduction de M. Ouyahia au poste de Premier ministre, vu par le RNd comme une marque de confiance, tient, quant à elle, et de beaucoup, de la situation actuelle de l’Alliance présidentielle qui demeure le principal, sinon l’unique, relais du Président au sein des institutions.

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