
Nom du blog :
chlef
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Date de création :
12.04.2008
Dernière mise à jour :
27.09.2009
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Par mokhtar, le 16.09.2009
salau mon coeur ...
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Par youssef, le 15.09.2009
tu te t la fille la lus belle du monde c sa regarde moi cette mohete...
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Par Anonyme, le 12.09.2009
je suis ide (algerie)20 ans d'experienc en urgences medico-chirurgic l.merci fadila,tu as raison....
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Par ali, le 09.09.2009
salut tu es belle...
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Par mustapha, le 05.09.2009
fawri a augmente les tarifs de l'adsl et la qualite de la connection et nul pourquoi ,?...
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Par KETIR, le 29.08.2009
merci pour ces rensrignements ,bref monsieur houari kaddour,je tiens a vous informer que je suis infirmière al...
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Par sonia, le 28.08.2009
je t’envoie un salut
plus sucré que le
miel ;plus blanc que
du lait ;plus délicieux
que les cerises ;plus
...
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Par said, le 24.08.2009
a (d,?):je veux que tu sache que méme moi je toubliré jamais t'es une exception ds ma vie, chaque moment ou le...
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Par hadjer , le 24.08.2009
tu belle belle fille lol ...http://www.do uaouda42.skyblog .com.centerblog. net...
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Par sid ahmed, le 18.08.2009
???? ????? ????? ???? ???? ??? ???? ???????...
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Par ???? ?????, le 14.08.2009
mr kaddour
j'ai lu intégralement votre article et il me semble clair et concis.en effet tout y est dit c'est ...
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Par fadila, le 14.08.2009
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par HOUARI Kaddour
Le rôle des syndicats autonomes dans la scène politique par HOUARI KADDOUR
Plus de trente ans, et il n’a existé qu’une seule Syndicat qui représente le peuple algérien et défendre ses droits, L’union générale des travailleurs d’Algérie (UGTA). L’UGTA qui est d’ailleurs lié au parti FLN puis plus tard 1997 en deux partis ( FLN et RND ) , est la seule confédération des syndicats algériens qui représente les mouvements sociaux aux yeux de l’état bien sûr.
Et comme cette confédération s’est faite discréditée aux yeux du peuple algérien, d’autres syndicats ont vu le jour dans les années 80 et 90 et surtout dans les secteurs (intérieur ; sante ; l’éducation; enseignement supérieur .…etc. ).
Des syndicats indépendants qui n’adhérent à aucun parti politique comme le SNAPAP. Mais l’état d’urgence instaurait à l’époque et qui est toujours en vigueur, laisse ces syndicats en proie de toute dissolution. Un état d’urgence qui déclare illégal toute activité syndicale, qui représente une menace pour l’ordre public.
Malgré l’illégalité de ses mouvements sociaux dans le cadre des syndicats, ses mouvements ont atteints leur apogée entre 2001-2009. Des revendications pour des salaires qui permettent une vie descente et qui s’adaptent aux flambés des prix, l’amélioration des conditions du travail et surtout une reconnaissance de l’activité des syndicats autonomes.
Mais aucune de ces revendications n’a trouvé une ouïe considérable de la part du gouvernement (Un gouvernement de Mr Ouyahia). Et pis encore, des membres de syndicats ont subit toutes les répressions possibles pour les faires taire (Suspensions des responsables des syndicats, gardes à vues et menaces physiques et harcèlement moral par le gouvernement et aussi par les hommes de l’UGTA).
Est-ce que les syndicats font peur à ce point à l’état actuel?
La réponse peut se refléter dans la réaction immédiate de l’état envers ces syndicats autonomes. On a constaté à chaque révolte de ses mouvements l’état fait appel à l’Ouyahia du service pour les faire taire. Le scénario s’est fait répété deux fois en 2003-2004 et en 2008.
La ou les questions qui se posent, combien de fois, on va faire appel à Mr Ouyahia ?
Et combien de temps on va les faire taire ?
Les syndicats autonomes joueront-t-ils un rôle sur la scène politique ?
Le peuple algérien a perdu toute confiance en l’état actuel qui le gouverne et il n’accorde aucune crédibilité aux partis politiques existants.
Certes, il lui reste encore son gène qu’il a hérité de ses aïeuls, un gène appelé Courage-résistance, qui le stimule et le pousse à aller vers l’avant et à croire à un monde meilleur. Un gène qui l’a poussé d’ailleurs ces derniers temps à se révolter contre ses maux qui ne cessent d’augmenter. Les voix du peuple algérien se sont élevés dans différents endroits, en Kabylie en 2001, en ;Gdyle; Chlef; Berriane ;Tiaret; Setif ; Tlemcen et ailleurs.
Des voix qui s’élèvent contre une administration nonchalante et corrompue. Mais comme ses voix ne sont pas bien recadrées et présentés par des organisations, sont vite étouffés.
Les syndicats peuvent être un espoir pour ce peuple ?
On est à une période d’un 1mois après l’élections présidentiels( ou bien 3ieme mandat ) , et des principes de la constitution a était bafoués uniquement pour que Bouteflika réélu en 3' Ime fois même le peuple est contre .
La question primordiale est :
Qu’attendent-t-ils, ces syndicats et leurs leadeurs pour réagir ???
par HOUARI KADDOUR
Ceux qui ont fait la dictature ne peuvent pas faire la démocratie
SID-AHMED SEMIANE, chroniqueur et auteur de « OCTOBRE, ILS PARLENT », dans une Interview Interview publiée dans le quotidien El Watan du 05 Octobre
Les harragas défient le nouveau dispositif répressif ! . Ni le dispositif répressif mis en place par l?€™Etat, ni les campagnes de sensibilisation entreprises par différents acteurs pour endiguer le casse-tête de l?€™émigration clandestine, ne semblent avoir dissuadé les jeunes harraga de tenter l?€™aventureuse de la traversée de la Méditerranée... Ces exclus de la vie en Algérie sont sûrs maintenant de ne pas devenir président de la République Algérienne Démocratique et Populaire. La RADP, ce mensonge encore en gras sur l'entête de la constitution ne pousse même pas les autorités, au delà des mesures répressives, à un minimum d'égalité entre les citoyens et la dignité suffisante et pour tous et offrir à chaque citoyen, au moins, une raison pour les convaincre de rester dans leur pays quand ils connaissent l'hostilité qui les attend de l'autre côté de la méditerranée. Vingt et un candidats à l'émigration clandestine ont été interceptés au large de Bouzedjar, village situé sur la côte ouest de l'Algérie, dans la wilaya d'Aïn Temouchent, a annoncé samedi le commandement des forces maritimes d'Oran dans un communiqué. Agés de 20 à 34 ans, ces "harraga", (candidats à l'émigration clandestine vers l'Europe), ont été appréhendés vendredi et transférés vers le port d'Oran (400km à l'ouest d'Alger) où ils ont subi des visites médicales et sont présentement en "très bonne santé", selon le communiqué. La dernière tentative d'émigration clandestine vers l'Europe à partir de la wilaya d'Aïn Temouchent, où la surveillance des cotés est renforcée, est le fait de cinq ressortissants africains dont les corps avaient été rejetés par la mer, au début du mois d'avril.
Algérie : harraga et profils des harraga ! . En s?€™adressant, hier, aux cadres de l?€™Etat en Algérie, lors de la réunion bi-annuelle consacrée cette fois-ci au dossier de la jeunesse, le président de la République s?€™est penché pour la première fois sur le phénomène des harraga et des kamikazes. Tiaret / L'enterrement des harraga tourne au drame L'ampleur du phénomène Une cinquantaine de candidats à l'émigration clandestine interceptés en quelques heures au large de Annaba, confirmant l'ampleur prise par le phénomène ces derniers temps. Les gardes-côtes opèrent à chaque fois de nouvelles interceptions de harraga. Et le nombre de candidats malheureux portés disparus ne cesse de croître. Hier, les éléments des gardes-côtes ont intercepté au large de Ras El-Hamra un groupe localisé à 6h30 du matin et constitué de 17 personnes, dont 1 Malien. Un deuxième groupe a été intercepté à 3 milles au large de Ras El-Hamra, une heure plus tard, sur une embarcation artisanale transportant 24 personnes. Enfin, un troisième groupe formé de 10 harraga a été signalé, vers 14h30, à 60 milles, aux gardes-côtes qui ont aussitôt dépêché une équipe de secours en vue de les récupérer. Au total, ce sont donc 51 personnes originaires de Annaba, d'Alger et de Skikda notamment qui ont été interceptés en une seule journée. Tous des chômeurs, selon leurs déclarations, certains d'entre eux ont même un niveau universitaire, qu'ils cachent mal en déclinant leurs profils. L'interception de ces 51 candidats à l'émigration clandestine, auxquels s'ajoute la toute récente opérée par la Gendarmerie nationale à hauteur de la plage de Oued Bagrat de trois individus sur les 8 programmés pour un voyage clandestin, donne un aperçu sur l'ampleur prise par le phénomène dans la région. Ceci, bien sûr, sans compter ceux parmi les harraga qui ont pu atteindre l'autre rive lors les semaines écoulées. Mais ces derniers finissent parfois dans les camps de transit en Sardaigne. M. Zaïdi Abdelaziz, chef de la station maritime principale des gardes-côtes de Annaba, affirme: «Nous ne ménagerons aucun effort pour endiguer une bonne fois pour toutes ce phénomène. Des patrouilles en mer se font en H24 et interviennent aussitôt que c'est nécessaire». Concernant l'existence de réseaux activant au niveau de la région de Annaba, des efforts en collaboration avec les services de sécurité (police et gendarmerie) sont déployés dans le but d'identifier les auteurs de ces actes. Sur un autre plan, la présence d'un Malien parmi les harraga suscite quelques interrogations sur les ramifications de ce réseau qui pourraient s'étendre à d'autres pays. Selon les déclarations des harraga interceptés hier, et dont l'âge varie entre 25 et 28 ans, des sommes d'argent allant de 6 à 10 millions de centimes ont été versées par l'intermédiaire d'une femme, qui semble être de mèche avec un individu surnommé «Babay» de la wilaya d'El-Tarf, soit versés directement à l'individu que tout le monde surnomme «Babay», sans aucune autre précision. Le ressortissant malien, pour sa part, n'a pas cessé d'affirmer qu'il s'est retrouvé par un « pur hasard » en compagnie du groupe de harraga interceptés hier. Il a affirmé par ailleurs qu'il aurait perdu ses papiers. Les 41 premiers harraga interceptés (les 10 autres du troisième groupe n'avaient pas été encore récupérés en début d'après-midi) ont été présentés au procureur de la République près le tribunal de Annaba. Concernant les fabriques clandestines d'embarcations artisanales sans aucune norme de sécurité, les services concernés sont à pied d'oeuvre, affirme-t-on, pour leur démantèlement. Un atelier clandestin avait été découvert il y a quelque temps à Sidi Salem et les matériaux ont été confisqués. Par ailleurs, une vaste opération d'immatriculation et d'identification des différentes embarcation sans-papiers est en cours à la station maritime de Annaba. (algerie-monde.com) Quelques portraits de harraga L?€™ex-futur diplômé en chimie traverse la mer le jour de la soutenance Le cas de C. W., 23 ans, a défrayé dernièrement la chronique. Cet étudiant, natif de Khenchela, préparait tranquillement sa soutenance dans l?€™espoir d?€™obtenir son diplôme d?€™études approfondies (DEA) en chimie à l?€™université Badji-Mokhtar d?€™Annaba. Il avait tout préparé, il avait demandé à ses parents de venir assister à l?€™obtention de son diplôme et de ramener avec eux des gâteaux. Toutefois, le jour J point de soutenance ni de fête. Tout le monde est resté perplexe ne sachant pas ce qu?€™il était advenu de C. W. avant que la nouvelle se propage rapidement à travers le campus. Il avait tout simplement embarqué avec d?€™autres jeunes, la veille, pour rejoindre la Sardaigne. Nous avons rencontré quelques étudiants de la cité universitaire des 1000 lits, commune de Sidi Amar, dans laquelle il logeait. Ils connaissaient tous les détails de ?€œl?€™aventure?€ de leur ami. Ils nous l?€™ont relatée comme il l?€™a lui-même racontée à l?€™un d?€™eux par téléphone dès son arrivée en Sardaigne. Ainsi, l?€™ex-futur diplômé en chimie avait rencontré, la nuit précédant sa soutenance, des amis à lui habitant à Sidi-Amar. Ils étaient en train de préparer une ?€œexpédition?€ pour le soir même et lui avaient proposé de les accompagner jusqu?€™à la plage avant les adieux. Il accepte et les jeunes se retrouvent au niveau de la plage de Oued Boukrat, commune de Seraïdi. Sur place, trois embarcations étaient prêtes pour le départ. L?€™étudiant se préparait à quitter ses amis en leur souhaitant bonne chance ; ces derniers, constatant qu?€™il y avait une place vide, lui propose de partir avec eux sans avoir à payer aucun centime. Chacun d?€™eux avait dû débourser 8 millions de centimes. Après un moment d?€™hésitation, C. W. accepte et, 30 heures après, il était sur les côtes italiennes avec les 21 autres personnes de ?€œl?€™expédition?€. Il ne lui restait qu?€™une petite formalité pour l?€™obtention de son diplôme universitaire. Harraga avec de l?€™acné Avoir 14 ans, tous ses points d?€™acné et se retrouver du jour au lendemain en Sardaigne en réussissant une harga. C?€™est ce qu?€™a réalisé, le 1er juillet dernier, L. S. avec 21 autres adolescents dont le plus âgé n?€™avait guère plus de 18 ans. Cet enfant d?€™El-Bouni, commune de Annaba, a appelé ses parents dès son arrivée en Sardaigne pour les informer de ce qu?€™il venait de faire et qu?€™ils n?€™avaient ?€œplus à s?€™inquiéter pour lui?€. Nous avons rencontré son père qui semblait ne pas encore digérer ce que sa famille était en train de vivre. Il nous raconta que son fils l?€™a informé qu?€™il avait embarqué sur deux barques avec ses amis (élèves en moyen et en secondaire) à partir de la plage de Seybousse (ex-Joineau) aux environs de 22h. Quinze heures plus tard, ils ont été accostés par les gardes côtes italiens pour qui la tâche était encore plus compliquée que d?€™habitude puisqu?€™ils se retrouvaient avec des mineurs dont le statut est spécial dans les camps de rétention. Toutefois, depuis cet appel la famille n?€™a eu aucune nouvelle et les parents s?€™inquiètent de plus en plus. Elle voulait rejoindre sa mère en France En mars 2007, elle avait défrayé la chronique à Annaba et son histoire avait fait le tour de la ville. Z. M., 19 ans, avait été capturée par les gardes côtes alors qu?€™elle tentait avec plusieurs autres jeunes de rejoindre les côtes italiennes. De parents divorcés, elle avait tenté à plusieurs reprises d?€™avoir un visa pour la France dans l?€™intention de rejoindre sa mère qui y séjourne. De guerre lasse, elle avait opté pour le statut de harraga. Malheureusement pour elle, son aventure a tourné court et, depuis, sa vie a totalement basculé. Son entourage affirme qu?€™elle n?€™a plus donné signe depuis une année et certains habitués des nuits enflammées des cabarets annabis nous assurent qu?€™elle est devenue une des stars attitrées des lieux. Ex-caporal-chef et ex?€? harraga L?€™histoire de A. F., 27 ans, est encore des plus édifiantes sur ce qui se ?€œcache?€ derrière le phénomène des harragas. Cet ex-caporal chef de la marine nationale (il a été radié) se retrouve à vendre des légumes à soug alil, du côté de son quartier populaire, Djebanet Lihoud, alors qu?€™il y a quelque mois il était en Italie. Il raconte volontiers son aventure en la présentant comme une épopée.Il avait rejoint l?€™Italie sur une embarcation avec 11 autres jeunes de son quartier. C?€™était en mars 2007, et 8 mois après, il avait été refoulé. Son aventure, il a pu la vivre sans avoir déboursé aucun centime. C?€™est grâce à un voisin, S. M., qui n?€™avait que 15 ans, que tout s?€™est enclenché. L?€™adolescent avait tout simplement volé à sa mère la bagatelle de 70 millions de centimes. Cette somme en poche, il a proposé à A. F. (qui n?€™attendait évidement que l?€™occasion) de lui payer le ?€œvoyage?€ sur une embarcation vers la Sardaigne qui devait prendre le large le soir même du côté de la plage de Sidi Salem. ?€œL?€™expédition?€ (ils étaient 12) avait réussi et tous avaient mis les pieds en terre italienne. A. F. rappelle à chaque fois que lorsqu?€™il avait été capturé S. M. l?€™accompagnait. Ce dernier n?€™avait pas été refoulé parce que mineur. Un statut qui protège les clandestins et qui peut expliquer le départ, la semaine passée, des 22 adolescents à partir de Annaba. Le repentir ? Faut voir ailleurs?€? Ces quelques cas que nous venons de présenter sont évidement tout juste une vitrine à travers laquelle chacun peut y voir ce qui se passe. C?€™est loin d?€™être suffisant pour contourner ce phénomène qui prend de plus en plus d?€™ampleur actuellement à Annaba. Aussi nous noterons que parmi tous ceux qu?€™on a rencontrés personne ne se sent dans la peau d?€™un repenti. Tous parlent de retenter la harga ?€œdès que l?€™occasion se présentera?€. M. S., 26 ans, est l?€™un d?€™eux : ?€œJ?€™ai réussi à rejoindre l?€™Italie en payant 10 millions et j?€™y ai vécu plusieurs mois. On m?€™a refoulé quelques semaines après la visite de Bouteflika en Italie et la signature entre les deux pays d?€™une sorte de convention de rapatriement de clandestins. ?‡a fait déjà 9 mois que je suis revenu et je suis encore au chômage sans aucune perspective. J?€™ai quitté l?€™Algérie pour essayer ma chance ailleurs et voilà que mon pays me rapatrie alors qu?€™il n?€™a rien à m?€™offrir ! Je veux juste qu?€™on me laisse partir, je ne demande plus rien ici.?€ (Par : ?‰crit par Salim Koudil) Une jeunesse pour qui l'état s'embêtat ! En s?€™adressant, hier, aux cadres de l?€™Etat en Algérie, lors de la réunion bi-annuelle consacrée cette fois-ci au dossier de la jeunesse, le président de la République s?€™est penché pour la première fois sur le phénomène des harraga et des kamikazes. Le président fera remarquer que « la jeunesse s?€™est progressivement enlisée dans une crise profonde se manifestant, en particulier, par un affaiblissement du sentiment patriotique, une perte des repères identitaires et culturels et un éloignement des valeurs fondamentales caractérisant la société algérienne ». Pour redonner espoir aux jeunes, le président de la République a ainsi instruit les secteurs en charge du dossier de la jeunesse de conduire, chacun dans sa sphère de compétence et dans le cadre de l?€™intersectorialité, une gestion prospective des problèmes, en érigeant au rang de priorité nationale l?€™éducation, la citoyenneté, le sport scolaire, le scoutisme et la lutte contre l?€™exclusion. Pour ce faire, il a conseillé aux responsables des secteurs concernés d?€™élaborer une nouvelle politique d?€™intégration et d?€™insertion des jeunes en matière d?€™emploi dans les grands projets mis en ?"uvre. « Le préjudice est énorme », dira le ministre en charge de la Jeunesse et des Sports, Hachemi Djiar, qui trouve que « la jeunesse révolutionnaire a laissé place à une jeunesse soumise depuis des années aux extrémismes divers et aux forces destructrices qui l?€™ont complètement défigurée ». Il remettra en cause la loi 90-31 relative aux associations ainsi que « les tendances politiques et la logique partisane suicidaire qui ont tenu prisonnière, pendant longtemps, cette frange des plus vulnérable de la société ». Pour étayer ses propos, Djiar s?€™appuie sur une étude scientifique réalisée par la DGSN ainsi que les résultats d?€™une enquête confiée au CINEAP au mois de juillet dernier, enquête révélant des faits graves : « Pas moins de 60% des jeunes scolarisés ont des perspectives floues, 73% sans aucun cadre de vie, 58% sans aucune activité sportive, 90% n?€™adhèrent à aucune association et 33% rêvent de s?€™installer à l?€™étranger ». (La Voix de L?€™Oranie) Des drames Tiaret a vécu hier au rythme d?€™une macabre nouvelle qui s?€™est répandue telle une traînée de poudre. Tout Tiaret n?€™avait d?€™ouïe que pour ses jeunes victimes repêchées en mer. Elles sont sept, dont les familles respectives ont identifié les corps au niveau de l?€™hôpital de Mohgon (Oran). Beaucoup de citoyens avaient commencé spontanément à affluer vers les domiciles mortuaires pour présenter leurs condoléances aux familles éprouvées, avons-nous constaté sur place. Les jeunes harraga partis durant la nuit de jeudi à vendredi derniers résidaient tous dans le périmètre situé entre les localités de Tiaret (cité Volani et Préfabriqué), Biban-Mesbah, ferme Djellouli Missoum et le lieudit Araar. Ils avaient des liens d?€™amitié, voire de parenté entre eux. Les corps rapatriés à Tiaret sont ceux de Zoubeidi Mustapha, les cousins Hocine et Khaled, Ghenaï Saad, Bouhelassa Benaouda, en l?€™absence du corps du jeune Bouchadjra, porté disparu. Le drame a été exacerbé par l?€™arrivée à Tiaret de Djamel Ould Abbès, attendu de pied ferme par au moins cinq cents jeunes,en majorité ceux ayant tenté la « harga ». 169 d?€™entre eux avaient été préalablement inscrits sur une liste de jeunes devant discuter de leurs problèmes avec le ministre. Ce ne fut pas une sinécure pour Ould Abbès qui avait passé de mauvais moments à convaincre la foule excitée qui exigeait de la considération. Le ministre qui dut monter sur une chaise pour tenter de calmer une foule en délire a été obligé de rebrousser chemin face à la ténacité des jeunes auxquels se sont mêlées des femmes, pour certaines d?€™entre elles veuves. Une fois dans la salle, c?€™est une explosion de colère difficilement contenue. Certains ex-harraga n?€™y ont pas été par quatre chemins pour décrire la situation de mal-vivre, de hogra, en demandant des solutions radicales à même de stopper l?€™hémorragie. « Je suis venu vous écouter et décider de ce qui pourra être réglé à court terme, voire dans l?€™urgence pour certains cas », a été l?€™une des réponses du ministre. Dans une salle chauffée à blanc, les jeunes ont étalé sans fioritures leurs problèmes, pas ceux fatalement ressassés dans des discours lénifiants jusque-là débités sur la question. (A. Khalid )
Corruption. gestion des exéutifs de wilaya (par HOUARI Kaddour )
Déliquescence et criminalisation de l'Etat Nous entamons aujourd'hui une série sur la corruption et les affaires qui minent la gestion des exécutifs des wilayas. Malheureusement, pour reprendre une expression puisée dans le jargon de la presse, il y a abondance de matière. Faut-il rappeler que la définition la plus couramment acceptée de la corruption est l'abus d'une position publique en vue d'un intérêt privé ? La banalisation de la corruption en Algérie, la déliquescence et la criminalisation de l'Etat, la privatisation interne de la bureaucratie, ont favorisé le développement d'une corruption à la fois systémique et généralisée liée à la nature néopatrimoniale de l'Etat algérien. Première partie L?€™Etat néopatrimonial est une sorte d?€™Etat avorté et la corruption lui est consubstantielle. Il repose sur le pouvoir personnel. Cette notion est un prolongement de la notion de domination traditionnelle patrimoniale qui repose sur l?€™idée de confusion du public et du privé dans un contexte de «légitimité» traditionnelle. Si les ressources viennent à manquer ou qu?€™elles ne sont pas judicieusement redistribuées, l?€™instabilité menace. L'Etat se transforme en Etat purement prédateur, utilisant la force uniquement pour se maintenir au pouvoir et en extraire tous les bénéfices possibles. Dans le contexte algérien, diverses pratiques de corruption- échange social sont monnaie courante, qu?€™il s?€™agisse du népotisme, du clientélisme, du copinage ou encore du «tribalisme ». Le népotisme renvoie à la prégnance des relations de parenté au sein de la famille étendue, qui impose à l?€™acteur public ?€" un wali par exemple ?€" de faire profiter les membres de sa parentèle de son accès privilégié aux ressources publiques. «Potentats» locaux et pillage en règle Les observations de terrain que nous menons depuis une dizaine d'années dans plusieurs wilayas montrent que, au-delà des transactions occasionnelles, les partenaires véreux cherchent fréquemment à pérenniser les transactions corruptrices, autrement dit à les transformer en relations sociales stabilisées de type «clientéliste», où les relations monétaires sont noyées dans les relations de proximité (échanges de faveurs, invitations réciproques, etc.). Parmi les formes de corruption transactionnelle, nous pouvons ranger les différentes commissions que les fonctionnaires des wilayas et des APC reçoivent pour les services d?€™intermédiation qu?€™ils ont fournis ou les services illégaux qu?€™ils ont rendus. Les agents publics partagent ainsi avec l?€™usager les bénéfices illicites que ce dernier a obtenus grâce à leur intervention. A l?€™exemple classique des 10% que tout soumissionnaire d?€™un marché public doit verser aux membres des commissions d?€™attribution, il faut ajouter des commissions de nature rentière, lorsque par exemple l?€™obtention d?€™un emploi administratif générateur de gains illicites importants prévoit le versement périodique d?€™une somme d?€™argent au supérieur hiérarchique responsable de la nomination. La détresse des citoyens face aux abus de l?€™administration locale impunie découle de l?€™absence de voies efficaces de recours et de l?€™impunité généralisée. Aux allégations et accusations contenues dans la presse ou propagées par la rumeur font rarement suite des enquêtes approfondies, encore moins des sanctions. Il convient de signaler que depuis 1999 ?€" explosion des recettes du pétrole aidant ?€" toutes les wilayas d'Algérie ont bénéficié d'enveloppes budgétaires globales et de fonds spéciaux pratiquement sans aucune limite financière, à ne plus savoir qu'en faire, inutilisés en grande partie et sans aucune mesure avec les petites dotations des années antérieures. Ce qui explique qu'une partie de ce budget somnole dans les caisses de l'Etat, faute d'être utilisée par ceux qui en ont la charge et qui n'ont pas demandé autant d'argent ; l'autre partie faisant l'objet de détournements et autres vols. Un trop grand nombre de projets d?€™infrastructures publiques est à l?€™arrêt ou avance très peu. Cet énorme retard dans la réalisation des programmes de développement communaux et sectoriels dont ont bénéficiés les wilayas, notamment pour la période 2005-2009, s'explique d'abord par le peu d'intérêt de ces «potentats» locaux pour le développement de leur wilaya, et surtout par la gestion bureaucratique et opaque des marchés publics au niveau de l?€™administration de la wilaya et des différentes directions exécutives. Violations systématiques de la réglementation sur les marchés publics Nombre de commis de l'Etat se servent au lieu de servir. Les faits sont accablants, notamment à travers les violations de la réglementation des marchés publics, sous toutes les formes, violations presque systématiques. Exemples de violations, et la liste n'est pas complète : spécifications et lotissements orientés des prestations, limitation de l?€™information, non-diffusion de l?€™information au même moment à tous les concurrents, création artificielle d?€™ambiance d?€™urgence pour éviter la mise en concurrence, non-objectivité des critères de qualification, dissimulation de critères de qualification, formation d?€™ententes entre les fournisseurs, effet de surprise dans le lancement des appels d?€™offres, abus de la règle de l?€™entente directe, fractionnement artificiel, sur ou sous-évaluation de l?€™estimation, non-respect de la confidentialité des offres avant leur dépouillement, infructuosité trop fréquente dans les appels d'offres favorisant le gré à gré, «sous-traitance » des marchés confiées à une faune d'intermédiaires recrutée dans la parentèle des décideurs, etc. Pendant ce temps, la situation sociale et économique dans la plupart des wilayas du pays ne cesse de se dégrader. Elles sont livrées aux prédateurs et aux corrompus, qui, usant et abusant de leur fonction et de leur pouvoir au sein de l'administration de la wilaya et des différentes directions de l'exécutif local, ont fait main basse sur les deniers publics, l'enrichissement illicite étant devenu leur principale activité. Un nombre important d'institutions de la République représentées localement, même parmi les plus sensibles, est touché par ce fléau. Pour nettoyer les écuries d?€™Augias, il faudra y mettre les moyens, et prendre des mesures conservatoires immédiates qui s?€™imposent. Mais le pouvoir central n'a pas du tout la volonté politique pour agir dans ce sens, surtout préoccupé à se pérenniser par n'importe quel moyen. Il ne pourra pas dire qu'il ne savait pas et qu'il n'est pas averti. De nombreux citoyens honnêtes et intègres sont décidés à ne plus se taire face au pillage en règle que subit leur wilaya. Même si les représailles systématiques à leur encontre est la règle, et que le prix à payer est lourd. Deuxième partie Nous poursuivons dans la deuxième partie de ce dossier la description du fonctionnement de l?€™administration des wilayas, à la lumière d'une dizaine d'années d'observations, d'enquêtes de terrain et de collecte de témoignages. Dans la première partie, publiée dans Le Soir d'Algérie du 9 mars 2009 (www.lesoirdalgerie.com), nous avions évoqué la notion de «Déliquescence et criminalisation de l'Etat». Dans un grand nombre de wilayas, il y a inflation des dépenses personnelles des chefs des Exécutifs, ponctionnées sur le budget de fonctionnement. Le train de vie de la plupart des walis est proprement scandaleux, et ce, aux frais de la République et avec l?€™argent des contribuables : luxueuses résidences des walis et des résidences d?€™accueil des délégations officielles, ministérielles notamment ; pléthore des personnels à usage privé au profit du wali, de sa famille et de ses autres proches, détachés notamment par les directions de l?€™Exécutif et favorisant les emplois fictifs ; pratiques systématiques des cadeaux aux délégations officielles, ministérielles ou issues des institutions de contrôle : pratiques illicites et onéreuses. Comment toutes ces dépenses sont-elles facturées et par qui sont-elles payées ? L?€™inventaire du patrimoine de l?€™Etat est-il tenu et régulièrement contrôlé ? Certaines wilayas sont gérées comme des petits royaumes inféodés à des potentats locaux. Comment est gérée la Régie, une caisse noire qui ne dit pas son nom : de l?€™argent en espèces, distribué très souvent sans reçu et sans facture, caisse placée auprès de la direction de l?€™administration locale (DAL) et du cabinet du wali ? Les sorties de beaucoup de walis sur chantier et dans les communes mobilisent des centaines de fonctionnaires de tous les services ( sécurité notamment) et d?€™énormes convois de véhicules : ces déplacements sont très coûteux et ont des rendements douteux. Quel est leur impact ? La culture des factures de complaisance et des surfacturations pour des prestations et des fournitures diverses est très répandue : à titre d?€™exemple, pendant la gestion des communes par les seuls secrétaires généraux d?€™APC, à un mois des élections locales en novembre 2007; et tout de suite après les déclarations du ministre de l?€™Intérieur annonçant la prise en charge par l?€™Etat des dettes des communes, nombre de walis en ont profité pour faire passer des factures illicites bloquées jusque-là par des élus récalcitrants ou autorisées par des élus complaisants ! Pourquoi les chambres régionales de la Cour des comptes n'ont pas réagi ? Les progénitures jouent les intermédiaires Nombre d?€™entrepreneurs, de bureaux d?€™études et de fournisseurs sont confrontés à d?€™énormes difficultés face à l?€™administration locale : factures impayées ou énormes retards pour le paiement, contrats non respectés, racket, chantage et corruption de la part de fonctionnaires de l?€™Exécutif. Ce sont des faits avérés dans beaucoup de wilayas. Mais il y a aussi des entreprises qui sont favorisées pour l?€™octroi de marchés publics, et il arrive souvent que la progéniture de certains walis joue les intermédiaires véreux. Il est fréquent aussi que des walis et des responsables d?€™Exécutif et de certaines institutions fassent main basse sur les emplois dans les institutions et administrations publiques et les établissements économiques publics. Il faut aussi signaler le pouvoir exorbitant du contrôleur financier de wilaya et des conséquences désastreuses occasionnées quand il y a abus de ce pouvoir. La corruption a fait des ravages lors des élections locales de novembre 2007, notamment lors de la phase de dépôt des candidatures, et des «critères» qui ont prévalu lors de l?€™acceptation ou du rejet de candidatures : à noter les pouvoirs exorbitants des walis et des chefs de sûreté de wilaya dans nombre de régions, qui avaient souvent droit de vie ou de mort sur certains candidats, parfois moyennant des pots-de-vin. Nominations et mutations dans l'opacité On se souvient que le mouvement des walis rendu public le 7 mai 2008 avait suscité un énorme mécontentement exprimé par un grand nombre de citoyens. Mouvement fait dans l?€™urgence et la précipitation, suite aux émeutes dans la wilaya de Chlef : tentative de créer une illusion de changement, mais la politique du changement dans la continuité a prévalu. Mais ce fut un mouvement sans surprise pour nombre de citoyens avisés : le pouvoir a de plus en plus peur de la dynamique citoyenne locale en faveur du changement, de la transparence, du progrès et de la modernité. Peur de rendre des comptes mais les comptes sont établis : la prédation est très souvent souvent la règle des commis aux ordres du pouvoir. Pour se perpétuer et se protéger, le pouvoir protège ses «agents» aux ordres. La notion de commis de l?€™Etat est en voie de disparition, pour peu qu'elle ait déjà existé. Les nominations, mutations, et promotions au sein de la Haute fonction publique apparaissent de plus en plus comme une prime à la soumission, la médiocrité, l?€™incompétence et la corruption. Nombre de walis se comportent en gangsters «autorisés », baignant dans une totale impunité, et sont confortés par les puissants du moment. Car sinon comment expliquer que certains walis aient été maintenus en place, malgré que les preuves de corruption, de détournements et de racket aient été accumulées contre eux, ce que confirment très souvent les différentes commissions d'enquête et d?€™inspection dépêchées par le gouvernement ? Ces accusations ne cessent depuis de s?€™alourdir, de se multiplier et d?€™être vérifiées, grâce aux nombreux témoignages avérés de citoyens et aux enquêtes de la presse. Le maintien de ces walis véreux et corrompus est ressenti localement par nombre de citoyens comme une provocation et une atteinte à leur dignité. Par ailleurs, et à titre d'exemple parmi tant d'autres, comment expliquer aussi que l'ex-wali de Chlef et son secrétaire général ?€" suite aux récents évènements tragiques dans cette wilaya ?€" aient été promus dans d?€™autres wilayas ? Autres provocations contre les administrés de Chlef, de Annaba et Tindouf, nouveaux points de chute de ces 2 fonctionnaires. Et l'étrange mutation de l'ex-wali de Béjaïa à Souk Ahras, alors que son bilan est négatif et qu?€™il a totalement failli dans une wilaya particulièrement sensible ? Et l'ex-wali de Boumerdès à Béjaïa, alors que venait d?€™éclater un énorme scandale de corruption en plein c?"ur de l?€™Exécutif de la wilaya de Boumerdès ? Et la secrétaire générale de la wilaya d?€™El-Tarf, promue wali déléguée à Zéralda, malgré les affaires de corruption qui ont gangrené cette wilaya? La presse et les journalistes au banc des?€? accusés ! Plusieurs walis agissent aussi comme des agents de «la police politique» contre les dénonciateurs de la corruption, contre les journalistes, contre les élus locaux intègres, les militants des droits de l?€™homme et la société civile indépendante. Les exemples sont malheureusement abondants : Blida ; Chlef ; Béjaïa ; Ghardaïa (Berriane) ; Jijel ; Tarf ; Djelfa ; Khenchela?€? Obéissent-ils à des instructions de leur ministère de tutelle ou sont-ils plus zélés que leurs autres collègues ? Malheureusement, cette liste n'est pas exhaustive. Les codes de wilaya et de la commune, adoptés par l?€™APN en 1990 du temps du parti unique et modifiés en 2005 par ordonnance présidentielle, sont largement dépassés et le pouvoir tarde à les actualiser. Dans nombre de leurs dispositions, ce sont des codes répressifs et anti-démocratiques. Lors de récentes réunions d?€™APW et APC, des conflits sont apparus avec des walis soucieux surtout de limiter l?€™action des assemblées élues. Mais nombre d'élus locaux n'ont pour seul objectif que l'appât du gain et l'enrichissement illicite. Les présidents d?€™APW et d?€™APC doivent exercer leur mandat à plein temps et donc choisir entre leur mandat et leur fonction d?€™origine, et ce, conformément aux dispositions de ces codes (article 32 du code de wilaya). Mais les cas de cumuls illégaux continuent de foisonner, avec la bénédiction des walis. Les APW peuvent mettre en place des commissions d?€™enquête, ce qui peut représenter un danger pour les potentats locaux. Mais aucune de ces commissions n'a vu le jour
Selon le rapport annuel de transparency international La grande corruption se perpétue en Algérie L?€™Algérie demeure rongée par un haut niveau de corruption. L?€™Indice 2006 de perception de la corruption (IPC), établi chaque année par Transparency International (TI) et rendu public hier à Berlin et à travers le monde entier, lui a accordé la note de 3,1 sur 10. Celle-ci n?€™est certes pas la plus mauvaise puisqu?€™elle reflète quand même une légère évolution avec 0,3 point gagné par rapport à 2005 et 0,5 par rapport à 2003. Comme elle a permis à l?€™Algérie de sortir du carré noir des pays les plus corrompus au monde, sachant qu?€™avoir une note inférieure à 3 signifie, pour les personnes chargées de l?€™élaboration de l?€™IPC, l?€™existence d?€™un niveau de corruption extrêmement élevé. Sur 163 pays, l?€™Algérie est classée à la 84e place. Elle partage cette mauvaise position avec le Madagascar, la Mauritanie, le Panama, la Roumanie et le Sri Lanka. Si elle a surclassé la Syrie (93e), l?€™Ukraine (99e), l?€™Iran (105e), la Libye (105e), la Russie (121e) et le Nigeria (142e), l?€™Algérie se trouve toujours derrière des pays comme le Botswana (37e), la Tunisie (51e), la Namibie (55e), la Thaïlande (63e), le Liban (63e), l?€™Egypte (70e) et le Ghana (70e). L?€™Algérie était classée, l?€™année dernière, à la 97e place. L?€™Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC), qui abrite la section algérienne de TI, estime que ce score reste négatif et confirme l?€™existence « d?€™un très haut niveau de corruption ». Dans une conférence de presse tenue hier à la maison de la presse Tahar Djaout, à Alger, Djilali Hedjadj, président de l?€™AACC, a bien souligné que « les trois points sur dix gagnés ne sont pas significatifs d?€™une amélioration dans la lutte contre la corruption, encore moins d?€™une volonté politique effective sur le terrain ». Pour le conférencier, cela traduirait plutôt « l?€™engagement de l?€™Algérie en matière de ratification des conventions des Nations unies et de l?€™Union africaine contre la corruption ». Mais même cet engagement n?€™a pas été traduit « par une transposition en droit interne conforme à ces conventions », précisera-t-il encore. Pour lui, la loi de la lutte contre la corruption, approuvée en février 2006 par le Parlement, « est désastreuse » du point de vue qu?€™elle ne contient aucune disposition contraignante quant à la déclaration de patrimoine. En plus de manifester des insuffisances, notamment en matière de contrôle des marchés publics, de la protection des « dénonciateurs ». Le président de l?€™AACC se dit « étonné » qu?€™« au moment où plus de 100 milliards de dollars ont été mis sur le marché, on constate l?€™absence inquiétante d?€™organismes de contrôle de cet argent ». Selon lui, les organismes existants sont actuellement soit « grippés », tels que la cour des comptes, soit « déstabilisés sous l?€™effet de la pression », comme l?€™Inspection générale des finances (l?€™IGF). D?€™après lui, un tel vide a ouvert la voie aux corrupteurs et aux corrompus afin d?€™étendre leurs activités. Outre ce fait, la nature, souvent urgente, de nombreux projets titanesques à réaliser, conjuguée aux pressions du président Bouteflika quant à la nécessité de respecter, voire écourter, au maximum les délais de réalisation, ont ouvert la voie du gré à gré aux organismes en charge de ces projets, sous le prétexte que les procédures réglementaires font perdre beaucoup de temps. Pour le président l?€™AACC, le fait que l?€™Algérie ait très peu de relations et un volume des échanges commerciaux dérisoire avec les dix pays les moins corrompus renseigne on ne peut mieux sur l?€™ampleur de la corruption. En effet, les six principaux partenaires de l?€™Algérie sont mal classés. L?€™Allemagne, la mieux classée, se trouve à la 16e place, la France 18e, les Etats-Unis 20e, l?€™Espagne 23e, l?€™Italie 45e et la Chine 70e. L?€™affaire de la société mixte algéro-américaine, Brown Root et Condor (BRD), qui concerne la surfacturation et la surévaluation de certains marchés, dont elle a bénéficié, est, pour Djilali Hedjadj, une preuve on ne peut mieux du niveau très élevé de la corruption en Algérie. Cela sans oublier les énormes scandales et les détournements au niveau des banques. Le président de l?€™AACC n?€™a pas hésité à citer d?€™autres exemples de corruption comme le nouvel hôpital d?€™Oran sur lequel il avait préparé un dossier qui devait être publié dans le rapport annuel de TI, mais pour avoir reçu de « sérieuses menaces », M. Hedjadj a décidé de le retirer. Aussi, le conférencier a évoqué ce qu?€™il appelle « la culture de l?€™infructuosité » des appels d?€™offres qui est, selon lui, « un véritable lit de gré à gré ». Le phénomène de la corruption a également gangrené le secteur de la santé. M. Hedjadj a cité l?€™exemple de l?€™importation des médicaments. « En 2005, l?€™importation des médicaments s?€™est élevée à 1,2 milliard de dollars, alors que selon un rapport de l?€™OMS, 300 millions de dollars suffisaient pour couvrir les besoins des Algériens en la matière », a-t-il indiqué comme pour dire qu?€™il y a anguille sous roche. Mais il estime, lui qui est également médecin de formation, que cette situation a été favorisée par l?€™absence d?€™une « politique pharmaceutique ». La santé n?€™est, cependant, pas le secteur le plus corrompu en Algérie, selon le rapport de TI, les secteurs des travaux publics, du bâtiment, de l?€™eau, du transport et de la défense nationale le sont aussi. Insistant sur ce dernier, le président de l?€™AACC a noté que l?€™Algérie a dépensé, ces trente dernières années, 20 milliards de dollars dans l?€™importation de l?€™armement, le dernier contrat de 7,5 milliards de dollars avec les Russes inclus. Il estime, par ailleurs, que la lutte contre ce fléau, qui ronge notre économie et notre société, nécessite « une grande mobilisation de la société civile » en conjuguant les efforts avec les secteurs économiques publics et privés et les pouvoirs publics. Il a également relevé le rôle de la presse dans cette entreprise. Dans ce contexte, le conférencier trouve « scandaleuse » la condamnation du quotidien arabophone Echourouk dans le procès intenté par le guide libyen, Mouammar Kadhafi.
AFP - le 19 mai 2009, 17h25
La grève à Radio France Internationale (RFI), déclenchée il y a une semaine à l'appel de quatre syndicats, a encore été reconduite mardi pour une durée de 24 heures pour demander à la direction de retirer le plan social qui prévoit 206 suppressions d'emplois.
Le mouvement a été reconduit en assemblée générale, a indiqué à l'AFP une source syndicale.
La grève, qui perturbe plus de la moitié de l'antenne de la radio publique, était suivie par environ 3% du personnel, essentiellement des techniciens, selon la direction.
"On est obligés de s'organiser pour que la grève entraîne un maximum de blocage à l'antenne avec le moins de dégâts possible pour nous", a commenté une syndicaliste.
Les syndicats FO, SNJ, SNJ-CGT et SNRT-CGT ont lancé un appel à la grève reconductible pour demander le retrait du plan social annoncé en janvier, qui prévoit la suppression de 206 emplois sur environ un millier.
Selon ces syndicats, ce plan "inique n'a aucune justification économique". Ils demandent à la direction de limiter les suppressions de postes à des départs volontaires et de renoncer aux départs contraints.
Par ailleurs, la société des journalistes (SDJ) de RFI a dénoncé mardi les propos tenus par Christine Ockrent, numéro deux de la radio, à l'encontre des journalistes de la station couvrant le Festival de Cannes, dans une interview au site du Point.
"Evidemment, certains salariés, non grévistes mais qui soutiennent le mouvement, ne se sont pas privés de descendre au Festival de Cannes, de réaliser des reportages, d'enregistrer des débats en sachant pertinemment que tout ce travail ne serait jamais diffusé. Je ne trouve pas cela très élégant pour les invités qu'on a dérangés...", a dit Mme Ockrent.