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Date de création : 12.04.2008
Dernière mise à jour : 26.11.2014
3897articles


Finance & banques en Algérie

Publié le 18/12/2008 à 12:00 par chlef
Finance & banques en Algérie
Finance & banques en Algérie


L’organisation bancaire et financière de l’Algérie est en pleine mutation. Les réformes entamées avec la promulgation de la loi sur la monnaie et le crédit au début des années 1990 sont toujours en cours. Cependant, la stabilisation du cadre macro-économique et des équilibres financiers facilite la mise en œuvre effective de ces réformes. La loi de 1990 a permis l’ouverture du secteur bancaire aux capitaux privés nationaux et étrangers. Ainsi, sur les vingt deux banques universelles agréées à fin 2003, douze sont à capitaux totalement ou majoritairement étrangers. Plusieurs autres banques en particulier françaises, belges et espagnoles ont installé des bureaux de représentation dans la perspective de s’implanter ultérieurement. Outre la banque universelle, la loi permet de constituer des établissements financiers sous forme de banques d’affaires ou de sociétés de leasing.

Le système bancaire algérien demeure encore bien en deçà de ce qu’il doit être aussi bien en termes quantitatifs qu’en termes qualitatifs : un faible taux de bancarisation, une agence pour 30.000 habitants et une faible couverture de la demande de services bancaires (notamment en matière d’ingénierie, de conseil, de gestion de patrimoine.). II existe donc d’énormes opportunités d’investissement dans ce secteur sous forme de banques universelles de détail et surtout sous forme de sociétés de leasing, de capital risque...

Par ailleurs, l’Etat a effectué un effort important en assainissant la dette des banques publiques et en les recapitalisant, l’objectif étant de moderniser leur fonctionnement et le hisser aux normes internationales, afin de faciliter les opérations de privatisation ou d’ouverture du capital. La modernisation du système de paiements et des systèmes d’information et comptable est en cours. Elle devrait contribuer à améliorer sensiblement la qualité et les délais de transmission des données et à faciliter davantage la supervision bancaire par la Banque d’Algérie. Seule contrainte, l’accès au crédit qui reste limité. La modicité du capital des banques privées limite leur capacité de crédit en raison de l’application des normes prudentielles. Même si cette situation risque rapidement d’évoluer, les autorités algériennes veulent amener les banques à augmenter leurs capitaux. Les banques publiques participent à la politique de détente budgétaire, favorisent le crédit et offrent de nouveaux produits. Des institutions privées spécialisées font leur apparition sur le marché monétaire telle que l’Arab Leasing Corporate (à capitaux algériens, public et privé, saoudiens et une participation de la SFI).

Quant à la réglementation des changes, elle consacre le principe de la liberté de mouvement des capitaux pour financer une activité économique, ainsi que le rapatriement des fruits des investissements. Toutefois, la réglementation et le contrôle des opérations sont stricts, ce qui rend la mise en œuvre des opérations financières assez lente et formaliste. La convertibilité du dinar pour les opérations courantes est depuis quelques années acquise, tout comme la liberté d’ouverture d’un ou plusieurs comptes en devises, qui ne peuvent fonctionner qu’en relation avec l’activité de leur détenteur.

REGLEMENTATIONS des établissements financiers

Publié le 18/12/2008 à 12:00 par chlef
DES REGLEMENTS
ANNEE 1990
Règlement n° 90-01 du 4 juillet 1990 relatif au capital minimum des banques et établissements financiers exerçant en Algérie.

Règlement n°90-02 du 8 septembre 1990 fixant les conditions d'ouverture et de fonctionnement des comptes devises des personnes morales.

Règlement n° 90-03 du 8 septembre 1990 fixant les conditions et transfert des capitaux en Algérie pour financer des activités économiques et de rapatriement de ces capitaux et de leurs revenus.

Règlement n° 90-04 du 8 septembre 1990 relatif à l'agrément et à l'installation des concessionnaires et grossistes en Algérie.

Règlement n°90-05 du 30 décembre 1990 portant institution d'une convertibilité partielle du dinar au moyen de placements obligatoires.

Règlement n° 90-06 du 30 décembre 1990 instituant un "Fonds de stabilisation des changes".

ANNEE 1991

Règlement n° 91-01 du 20 février 1991 fixant le droit de change au titre des indemnités compensatrices des frais engagés à l'occasion de missions temporaires à l'étranger.

Règlement n°91-02 du 20 février 1991 fixant les conditions d'ouverture et de fonctionnement des comptes devises au profit des personnes physiques et morales de nationalité étrangère résidentes ou non résidentes.

Règlement n°91-03 du 20 février 1991 relatif aux conditions d'exercice des opérations d'importation de biens en Algérie et de leur financement.

Règlement n° 91-04 du 16 mai 1991 relatif à l'encaissement des recettes d'exportations d'hydrocarbures.

Règlement n° 91-05 du 16 mai 1991 fixant les conditions d'inscription aux comptes devises des nationaux résidents, des allocations de pensions et retraite.

Règlement n°91-06 du 16 mai 1991 fixant les conditions d'attribution d'allocations en devises à l'occasion d'hospitalisation et/ou de décès de nationaux à l'étranger.

Règlement n°91-07 du 14 août 1991 portant règles et conditions de changes.

Règlement n°91-08 du 14 août 1991 portant organisation du marché monétaire.

Règlement n°91-09 du 14 août 1991 fixant les règles prudentielles de gestion des banques et établissements financiers.

Règlement n°91-10 du 14 août 1991 portant conditions d'ouverture des bureaux de représentation des banques et établissements financiers étrangers.

Règlement n°91-11 du 14 août 1991 portant frappe, émission et description technique de pièces de un (1), deux (2) et cinq (5) dinars en or.

Règlement n° 91-12 du 14 août 1991 relatif à la domiciliation des importations.

Règlement n° 91-13 du 14 août 1991 relatif à la domiciliation et au règlement financier des exportations hors hydrocarbures.

ANNEE 1992

Règlement n°92-01 du 22 mars 1992 portant organisation et fonctionnement de la "Centrale des risques".

Règlement n°92-02 du 22 mars 1992 portant organisation et fonctionnement de la "Centrale des impayés".

Règlement n°92-03 du 22 mars 1992 relatif à la prévention et à la lutte contre l'émission de chèques sans provision.

Règlement n°92-04 du 22 mars 1992 relatif au contrôle des changes.

Règlement n° 92-05 du 22 mars 1992 concernant les conditions que doivent remplir les fondateurs, dirigeants et représentants des banques et établissements financiers.

Règlement n° 92-06 du 21 mai 1992 portant création d'une série de billets de banque de mille (1.000, cinq cents (500), deux cents (200), cents (100) et cinquante (50) dinars algériens.

Règlement n° 92-08 du 17 novembre 1992 portant plan de comptes bancaire et règles comptables applicables aux banques et établissements financiers.

Règlement n°92-09 du 17 novembre 1992 relatif à l'établissement à la publication des comptes individuels annuels des banques et établissements financiers.

Règlement n° 92-10 du 17 novembre 1992 modifiant et complétant le règlement n° 91-06 du 16 mai 1991 fixant les conditions d'attribution d'allocations en devises à l'occasion d'hospitalisation et/ou de décès de nationaux à l'étranger.

ANNEE 1993

Règlement n° 93-01 du 3 janvier 1993 fixant les conditions de constitution de banque et établissement financier et d'installation de succursale de banque et d'établissement financier étranger.

Règlement n°93-02 du 3 janvier 1993 relatif à l'émission d'actes de garantie et de contre-garantie par les banques, intermédiaires agréés.

Règlement n° 93-03 du 4 juillet 1993 modifiant et complétant le règlement n°90-01 du 4 juillet 1990 relatif au capital minimum des banques et établissements financiers exerçant en Algérie.

ANNEE 1994

Règlement n° 94-01 du 6 avril 1994 portant création d'une série de pièces de monnaie métalliques en dinars algériens de cinquante (50), vingt (20), dix (10), cinq (5), deux (2), un (1), un demi (1/2) et un quart (1/4).

Règlement n° 94-02 du 6 avril 1994 portant émission d'une pièce de monnaie métallique de cinquante (50) dinars algériens.

Règlement n° 94-03 du 6 avril 1994 portant émission d'une pièce de monnaie métallique de vingt (20) dinars algériens.

Règlement n° 94-04 du 6 avril 1994 portant émission d'une pièce de monnaie métallique de dix (10) dinars algériens.

Règlement n° 94-05 du 6 avril 1994 portant émission d'une pièce de monnaie métallique de cinq (5) dinars algériens.

Règlement n° 94-06 du 6 avril 1994 portant émission d'une pièce de monnaie métallique de deux (2) dinars algériens.

Règlement n° 94-07 du 6 avril 1994 portant émission d'une pièce de monnaie métallique de un (1) dinar algérien.

Règlement n° 94-08 du 6 avril 1994 portant émission d'une pièce de monnaie métallique de un demi (1/2) dinar algérien.

Règlement n° 94-09 du 6 avril 1994 portant émission d'une pièce de monnaie métallique de un quart (1/4) dinar algérien.

Règlement n° 94-10 du 13 avril 1994 modifiant le règlement n° 92-02 du 8 septembre 1990 fixant les conditions d'ouverture et de fonctionnement des comptes devises des personnes morales.

Règlement n° 94-11 du 13 avril 1994 modifiant le règlement n° 91-03 du 20 février 1991 relatif aux conditions d'exercice des opérations d'importation de biens en Algérie et de leur financement.

Règlement n° 94-12 du 2 juin 1994 relatif aux principes de gestion et d'établissement de normes dans le secteur financier.

Règlement n° 94-13 du 2 juin 1994 fixant les règles générales en matière de conditions de banques applicables aux opérations de banque.

Règlement n° 94-14 du 10 septembre 1994 portant création d'une pièce de monnaie de cinquante (50) dinars algériens.

Règlement n° 94-15 du 10 septembre 1994 portant émission d'une pièce de monnaie métallique de cinquante (50) dinars algériens.

Règlement n° 94-16 du 22 octobre 1994 portant frappe et émission d'une pièce de monnaie métallique de dix (10) dinars algériens.

Règlement n° 94-17 du 22 octobre 1994 définissant la réglementation des changes spécifique aux zones franches.

Règlement n° 94-18 du 25 décembre 1994 portant comptabilisation des opérations en devises.

ANNEE 1995

Règlement n°95-01 du 28 février 1995 portant dérogation en faveur de la Caisse nationale de Mutualité agricole "CNMA" pour effectuer des opérations de banque.

Règlement n° 95-02 du 28 février 1995 modifiant et complétant le règlement n°91-01 du 20 février 1991 fixant le droit de change au titre des indemnités compensatrices des frais engagés à l'occasion de missions temporaires à l'étranger.

Règlement n° 95-03 du 6 mars 1995 modifiant et complétant le règlement n° 91-04 du 16 mai 1991 relatif à l'encaissement des recettes d'exportations d’hydrocarbures.

Règlement n° 95-04 du 20 avril 1995 modifiant et complétant le règlement n° 91-09 du 14 août 1991 fixant les règles prudentielles de gestion des banques et établissements financiers.

Règlement n° 95-05 du 8 juillet 1995 portant émission et mise en circulation d'un billet de banque de mille (1.000) dinars algériens.

Règlement n° 95-06 du 19 novembre 1995 relatif aux activités connexes des banques et établissements financiers.

Règlement n° 95-07 du 23 décembre 1995 modifiant et remplaçant le règlement n° 92-04 du 22 mars 1992 relatif au contrôle des changes.

Règlement n° 95-08 du 23 décembre 1995 relatif au marché des changes.

ANNEE 1996

Règlement n° 96-01 du 13 mars 1996 portant émission et mise en circulation d'un billet de banque de cinq cents (500) dinars algériens.

Règlement n° 96-02 du 13 mars 1996 portant émission et mise en circulation d'un billet de banque de deux cents (200) dinars algériens.

Règlement n° 96-03 du 13 mars 1996 portant émission et mise en circulation d'un billet de cents (100) dinars algériens.

Règlement n° 96-04 du 13 mars 1996 portant création, émission et mise en circulation d'une pièce de monnaie métallique de cent (100) dinars algériens.

Règlement n° 96-05 du 23 mai 1996 portant frappe et émission d'une pièce de monnaie métallique de deux (2) dinars en or.

Règlement n° 96-06 du 3 juillet 1996 fixant les modalités de constitution des sociétés de crédit-bail et les conditions de leur agrément.

Règlement n° 96-07 du 3 juillet 1996 portant organisation et fonctionnement de la Centrale de Bilans.

ANNEE 1997

Règlement n° 97-01 du 08 Janvier 1997 portant comptabilisation des opérations sur titres.

Règlement n° 97-02 du 06 Avril 1997 relatif aux conditions d'implantation du réseau des Banques et des Etablissements Financiers

Règlement n° 97-03 du 17 Novembre 1997 relatif à la Chambre de Compensation

Règlement n° 97-04 du 31 Décembre 1997 relatif au système de garantie des dépôts bancaires

ANNEE 1998

Règlement n°98-01 du 10 juin 1998 portant retrait de la circulation des billets de cent (100), cinquante (50),dix (10) et cinq (5) Dinars Algériens type "1964", de cent (100), dix (10) et cinq (5) Dinars Algériens type "1970" et de cinquante (50) Dinars Algériens type "1977"

Règlement n°98-02 du 10 juin 1998 modifiant et complétant le règlement n°95-05 du 8 juillet 1995 portant émission et mise en circulation d'un billet de banque de mille (1.000) Dinars Algériens

Règlement n°98-03 du 10 juin 1998 modifiant et complétant le règlement n°96-01 du 13 mars 1996 portant émission et mise en circulation d'un billet de banque de cinq cents (500) Dinars Algériens

ANNEE 1999

NEANT

ANNEE 2000

Règlement n°2000-01 du 13 Février 2000 relatif aux opérations de réescompte et de crédit aux Banques et Etablissements Financiers

Règlement n°2000-02 du 02 Avril 2000 modifiant et complétant le Règlement n°93-01 du 03 Janvier 1993 fixant les conditions de constitution de Banque et d’Etablissement Financier et d’installation de succursale de Banque et d’Etablissement Financier Etranger

Règlement n°2000-03 du 02 Avril 2000 relatif aux investissements étrangers

Règlement n°2000-04 du 02 Avril 2000 relatif aux mouvements de capitaux au titre des investissements de portefeuille des non-résidents

N.B. : Malgré le soin apporté à l’élaboration du


TENDANCES MONÉTAIRES ET FINANCIÈRES

Publié le 18/12/2008 à 12:00 par chlef
TENDANCES MONÉTAIRES ET FINANCIÈRES
AU PREMIER SEMESTRE DE 2008

1. L’environnement économique international s’est caractérisé, au cours du premier semestre 2008, par la propagation des effets de la crise financière dont l’origine est la crise des subprime. A la persistance de graves turbulences sur les marchés financiers internationaux, causant des perturbations financières mondiales et d'importantes pertes pour les banques internationales, s’est ajoutée un second important défi, représenté par la résurgence des tensions inflationnistes à l'échelle mondiale.


L'ampleur et la persistance de difficultés de financement de banques de premier rang au niveau international ont amené les banques centrales à prendre des mesures exceptionnelles, d'une manière concertée à partir de décembre 2007, afin de pourvoir à la liquidité des marchés financiers et contribuer ainsi à ce que la crise de liquidité n'empire. Cela a fait émerger, aussi, la nécessité de renforcer la surveillance prudentielle de la gestion de la liquidité.


Les pertes et les dépréciations d’actifs subies, essentiellement par les banques américaines et européennes, et annoncées au cours des premier et second trimestres de 2008, témoignent de l’ampleur de la crise des subprime.


Les évaluations des institutions financières internationales indiquent clairement que les doutes persistent sur la solvabilité des institutions financières qui, en plus des pertes liées aux subprime, vont faire face à des pertes additionnelles liées à leurs prets traditionnels. De plus, cette crise a fortement touché les deux institutions fédérales d’assurance et de refinancement hypothécaire, mettant en avant de nouveau la perception des risque systémiques.


L’ampleur de la crise financière est telle que la santé de banques de premier rang, en Europe et aux Etats-Unis, reste un motif de préoccupation majeure en 2008. Malgrè l’importance accrue des pertes et les dépréciations d’actifs annoncées au premier semestre 2008, les banques internationales subiront encore d’importantes dépréciations additionnelles de leurs actifs. En particulier, les banques rencontrent déjà beaucoup de difficultés pour reconstituer leurs fonds propres, pendant que la croissance des crédits aux entreprises est fortement ralentie.


Il est utile de noter que les bourses ont, globalement, sanctionné les résultats de l’ensemble du secteur bancaire, d’autant plus que certains cours d’actions ont chuté d’une manière drastique. Cependant, certains analystes estiment que certaines banques ont montré une résilience meilleure que prévue.


La volatilité accrue sur les marchés financiers, monétaires et des changes, est une tendance lourde en la matière. Durant les six premiers mois de l’année en cours, les conditions des marchés financiers internationaux se sont détériorées davantage, à en juger par l’élargissement des marges sur les obligations des entreprises et l’augmentation des marges pour le dollar sur les marchés monétaires, notamment en Europe.


C’est dans ce contexte de crise financière et de risques accrus de ralentissement de la croissance de l‘économie mondiale que la résurgence de l’inflation mondiale est nettement à la hausse, sous l’effet du niveau élevé des prix des produits alimentaires et de l’énergie. En particulier, les prix des produits de base ont atteint, au premier semestre 2008, des niveaux historiquement élevés.



Ainsi, le taux d’inflation aux Etats-Unis a presque doublé, en glissement, de juin 2007 à juin 2008, soit 5 %. Dans la zone euro, le taux d’inflation a atteint 4 % à fin juin 2008, représentant le double de son niveau à fin juin 2007.


Les économies émergentes et les économies en développement sont particulièrement affectées par le regain de l'inflation. Un grand nombre de ces pays ont même atteint un taux d’inflation à deux chiffres à fin juin 2008 ; l’inflation constituant donc une préccupation grandissante.

De plus, la très forte contraction des financements extérieurs et le durcissement de leurs conditions, inhérentes à la crise financière et à la propagation de ses effets, constituent un choc externe de grande ampleur pour une grande partie des pays en développement.


Vu les caractéristiques particulières du contexte financier international du premier semestre 2008, l’analyse de l’évolution de la balance des paiements et des prix relatifs permet de cerner les canaux de transmission de l’impact de la crise financière internationale sur l’économie algérienne.



2. Le premier semestre de l’année 2008 a enregistré des performances très remarquables avec un excèdent du compte courant de la balance des paiements estimé à 22,21 milliards de dollars. Sur une base trimestrielle, les performances en la matière sont proches, se situant à 10,84 milliards de dollars et 11,37 milliards de dollars, et corrélées aux exportations des hydrocarbures.


Une telle performance en matière de balance des paiements est venue confirmer une tendance qui est apparue en 2007, à savoir que l’excédent global de la balance des paiements était proche du surplus courant extérieur (30,60 milliards de dollars).


Les exportations des hydrocarbures du premier semestre 2008 sont évaluées à 41,71 milliards de dollars contre 26,94 milliards de dollars au premier semestre 2007 et 59,61 milliards de dollars pour toute l’année en 2007. L’effet prix explique une telle performance, à mesure que le prix moyen du pétrole est de 111,5 dollars/baril au premier semestre 2008, après un passage de 74,95 dollars pour 2007 à 99,09 dollars au premier trimestre 2008 et à 124 dollars pour le second trimestre 2008. Les exportations d’hydrocarbures en volume du premier semestre 2008, quant à eux, ont été légèrement en deçà de leur niveau du premier semestre de l’année 2007.


En effet, les cours du baril de pétrole ont ainsi dépassé leurs précédents records sur les marchés pétroliers, en situation de forte volatilité, avec une progression d’environ 26 % au second trimestre 2008 par rapport au premier trimestre de l’année encours et de 74 % relativement au même trimestre de l’année 2007.


Par ailleurs, les exportations hors hydrocarbures ont augmenté pour atteindre 0,83 milliard de dollars au premier semestre 2008, alors que leur niveau était de seulement 0,48 milliard de dollars au premier semestre de l’année passée. Cependant, leur contribution à la viabilité de la balance des paiements courants est très faible, car cette viabilité reste ancrée sur les exportations d’hydrocarbures en contexte de progression accrue des paiements au titre des importations des biens et services.


Le trend haussier des importations de biens qui a caractérisé la période 2003 à 2007, particulièrement en 2007 qui a enregistré un taux de croissance de 27,4 %, est bien confirmé au premier semestre 2008. Ainsi, leur niveau est vite monté à 16,87 milliards de dollars, en contexte de résurgence de l’inflation mondiale, contre 12,43 milliards de dollars au premier semestre 2007, soit un accroissement de 35 %. Le niveau des importations de biens du premier semestre 2008 est proche des importations de l’année 2004 (17,95 milliards de dollars).


Pour le premier semestre 2008 et par rapport à la même période de l’année passée, l’augmentation des importations est importante aussi bien pour les produits alimentaires (64,41 %) que pour les biens d’équipement industriels et agricoles (53,38 %) et les demi-produits (19,57 %). La forte augmentation de l’importation des produits alimentaires, quant à elle, est due en grande partie à l’envolée des prix de ces produits sur les marchés internationaux. Aussi, il est utile de souligner que les prix des produits de base et des matières premières ont atteint au cours de ce semestre des niveaux historiquement élevés, en termes réels, des vingt dernières années, alimentant l’inflation importée.


Tout comme en 2007, le premier semestre 2008 se caractérise aussi par une très forte augmentation des importations des services non facteurs. Ces importations ont atteint 5,56 milliards de dollars au premier semestre 2008 contre 6,93 milliards de dollars pour l’année 2007 (dont 3,3 milliards de dollars au premier semestre). Leur niveau était de seulement 4,78 milliards de dollars en 2006. Pour le premier semestre de l’année 2008, les services de transport maritimes et aériens, les services de bâtiment et travaux publics et les services techniques représentent 75,5 % des importations en la matière, alors que ce taux était de 77 % en 2007. Cela est lié, notamment, à l’exécution du budget d’équipement de l’Etat.


Avec un équilibre de la balance des revenus et transferts courants au premier semestre 2008, l’excédent courant extérieur (22,21 milliards de dollars) équivaut presque à l’excédent de la balance des biens et services (21,95 milliards de dollars).


Le compte capital et opérations financières, quant à lui, est désormais marqué par une tendance à l’équilibre depuis 2007, suite aux désendettement extérieur des années 2004 à 2006. C’est dans un tel contexte que la rubrique investissements directs étrangers (nets) est estimée à environ un milliard de dollars au premier semestre 2008. Il importe de souligner que les acquis résultants de la stratégie de désendettement permettent à l’Algérie d’être à l’abri de vulnérabilité ou de choc externe inhérent à la situation de très forte contraction des financements extérieurs et de durcissement de leurs conditions qui prévaut.


Au total, l’important solde global de la balance des paiements enregistré au premier semestre 2008, soit environ 20 milliards de dollars contre seulement 12,57 milliards de dollars au premier semestre 2007, conforte fortement la position financière extérieure et alimente, en conséquence, les réserves officielles de change. L’encours des réserves officielles de change a atteint, ainsi, 133,235 milliards de dollars à fin juin 2008. Il était passé de 77,781 milliards de dollars à fin 2006 à 90,960 milliards de dollars à fin juin 2007 et à 110,180 milliards de dollars à fin 2007.


Il est utile de souligner que l’accroissement soutenu du niveau des réserves officielles de change s’est conjugué avec une diversification des devises de placement, depuis 2004, pour mieux gérer le risque de change entre les principales devises. La conduite de cette diversification corrélativement à la poursuite d’une gestion prudente des réserves, en termes de niveau de risques inhérents aux instruments de placement, a permis à la Banque d’Algérie de faire face, dans une grande mesure, aux turbulences sur les marchés financiers internationaux, d’autant plus que la réduction de la dette publique extérieure a été d’une grande ampleur en 2006. De plus, la Banque d’Algérie a augmenté davantage les placements dans les actifs non risqués.


Vu la gravité des turbulences sur les marchés financiers internationaux et leurs effets négatifs sur les économies émergentes et les économies en développement, le niveau important des réserves officielles de change et la stabilisation du taux de change effectif réel du dinar constituent, aujourd’hui, pour l’Algérie une double garantie face à ce type de chocs externes. Cependant, le chalenge reste de préserver la viabilité à moyen et long terme de la balance des paiements au moyen d’une compétitivité externe hors hydrocarbures. En particulier, la politique de taux de change doit être accompagnée par d’autres mesures de politique économique visant à accroître la productivité et la diversification économique.


Les études effectuées par la Banque d’Algérie et les revues périodiques montrent que le taux de change effectif réel du dinar est proche, depuis 2003, de son niveau d’équilibre de long terme. Ce qui est en phase avec l’évaluation du Fonds Monétaire International.


Il importe de souligner, qu’aujourd’hui, la politique de taux de change est bien en phase avec la stabilité externe, elle même ancrée sur une solidité marquée de la position financière extérieure nette de l’Algérie. La politique de taux de change conduite par la Banque d’Algérie, de manière flexible, sert donc l’économie nationale.



La Banque d’Algérie a poursuivi au premier semestre 2008 la stabilisation du taux de change effectif réel du dinar, dans un contexte international caractérisé par la volatilité sur les marchés financiers, monétaires et des changes et par la résurgence de l’inflation au niveau mondial, notamment, les pays partenaires de l’Algérie. Ce qui a nécessité un suivi plus particulier de l’évolution à court terme des prix relatifs, pendant que le dollar américain s’est déprécié par rapport à l’euro au cours du premier semestre 2008, à l’exception du mois de mai, selon les cours mensuels moyens.



L’appréciation du dinar, quant à lui, par rapport au dollar américain, notamment au second trimestre 2008, conjuguée à un effet de balancier en matière d’évolution du cours dinar/euro, dépréciation au premier trimestre suivi d’une appréciation au second trimestre 2008, ont conduit à une consolidation à court terme du taux de change effectif réel du dinar.


Sous l’angle opérationnel, la Banque d’Algérie intervient sur le marché interbancaire des changes pour veiller à ce que le mouvement du taux de change nominal n’affecte pas l’équilibre de long terme du taux de change effectif réel du dinar. Cela offre en réalité une visibilité à long terme en matière de décisions stratégiques d’investissement et permet également aux opérateurs économiques d’asseoir durablement leur compétitivité externe.


3. Par ailleurs, l’amélioration de la position financière extérieure de l’Algérie à partir de 2000 a permis de ramener les indicateurs de la dette extérieure à des niveaux soutenables, particulièrement depuis 2004 avec la mise en œuvre des remboursements de la dette extérieure par anticipation. La poursuite des remboursements par anticipation au cours des années 2005 et 2006 a permis une forte réduction de la dette publique extérieure, témoignant du succès de la politique de désendettement extérieur de l’Algérie.


L’encours de la dette extérieure à moyen et long terme se situe, à fin juin 2008, légèrement au dessus de 4 milliards de dollars contre 4,889 milliards de dollars à fin 2007, soit seulement 3,6 % du produit intérieur brut, après un passage de 16,485 milliards de dollars à fin 2005 à 5,062 milliards de dollars à fin 2006.


Au total, la mise en œuvre soutenue de la décision stratégique de réduction de la dette extérieure de l’Algérie, a permis un emploi économiquement efficient du surcroît de ressources, d’autant plus que les graves turbulences sur les marchés financiers internationaux depuis mi 2007 ont conduit à un durcissement des conditions de crédit des banques internationales. De plus, la forte appréciation de l’euro par rapport au dollar aurait eu un important effet de valorisation de la dette extérieure avec un effet négatif sur le budget de l’Etat, si les remboursements par anticipation n’avaient pas été conduits avant l’avènement de la crise financière internationale.


4. L’analyse de la situation monétaire consolidée au cours du premier semestre 2008, tout comme pour l’année 2007, montre que l’évolution de la masse monétaire continue à être tirée par celle de l’agrégat avoirs extérieurs nets, d’autant plus que les avoirs extérieurs nets dépassent, depuis fin 2005, les liquidités monétaires et quasi monétaires dans l’économie nationale.


En effet, l’analyse du processus de création monétaire et des flux de fonds fait émerger le fait que les réserves officielles de change détenues par la Banque d’Algérie restent la première source d’expansion monétaire. L’agrégat avoirs extérieurs nets de la situation monétaire consolidée à fin juin 2008 est en progression de 11,8 %, contre un taux de croissance de 34,46 % pour l’année 2007. Cet agrégat s’est établi en équivalent dinars à 8290,38 milliards à fin juin 2008, après avoir passé de 5515,05 milliards de dinars à fin décembre 2006 à 6419,44 milliards de dinars à fin juin 2007 et à 7415,56 milliards de dinars à fin décembre 2007.


Sous l’effet de l’expansion structurelle des avoirs extérieurs nets, la masse monétaire s’est accrue de 10,13 % au premier semestre 2008 contre 11,97 % au premier semestre 2007, 10,89 % au titre du second semestre 2007, et 24,17 % pour toute l’année 2007. Ainsi, l’expansion monétaire reste élevée au premier semestre 2008, confirmant le nouveau trend de reprise du rythme d’expansion monétaire depuis 2005 ; un cycle baissier ayant été enregistré de 2001 à 2004. Par contre, l’accroissement de la circulation fiduciaire au premier semestre 2008 (7,75 %) est inférieur au rythme de M2 ; le ratio monnaie fiduciaire/masse monétaire reculant à 20,96 % à fin juin 2008 contre 21,34 % à fin juin 2007 et 21,43 % à fin 2007.


Corrélativement, l’évolution de la structure de la masse monétaire M2 révèle une stabilisation de la part relative des dépôts à vue hors secteur de l’énergie (28,15 %) et une augmentation des dépôts de ce dernier secteur relativement à M2, soit 22,58 % à fin juin 2008 contre 21,05 % à fin décembre 2007 et 18,66 % à fin juin 2007. En outre, le ratio dépôts à terme /M2 connaît un trend baissier, s’établissant à 28,31 % à fin juin 2008. Cela renseigne, en particulier, sur les comportements des principaux agents économiques, surtout dans cette période de reprise de l’expansion des liquidités monétaires et quasi monétaires. La forte augmentation des dépôts à vue de Sonatrach (18,86 % au premier semestre 2008), dans cette conjoncture favorable, contribue largement au fait que l’accumulation des dépôts a pour origine plus l’accroissement des dépôts provenant du secteur public que celui provenant du secteur privé.


En terme de structure de dépôts selon les instruments à fin juin 2008, les dépôts à vue auprès des banques, du Trésor public et des CCP sont montés à 64,18 %, dans le total de dépôts, contre 62,54 % à fin 2007 et 55,84 % à fin 2006, confirmant le trend haussier relativement à l’année 2003. Au cours des cinq dernières années, cette tendance haussière est corrélative à l’augmentation importante des dépôts à vue du secteur public et du secteur de l’énergie, en particulier.


Par contre, l’évolution de la structure des dépôts montre clairement le net recul de la part des dépôts à terme en dinars à 31,10 %, du total des dépôts à fin juin 2008, contre 32,58 % à fin 2007 et 37,71 % à fin 2006.

L’agrégat crédits à l’économie (avant rachat de créances non performantes), en tant que deuxième contrepartie de la masse monétaire, s’est accru de 5,15 % au premier semestre 2008 contre 5,45 % au premier semestre de l’année passée. Pour toute l’année 2007, l’augmentation des crédits à l’économie a été de 15,22 % contre 12,16 % en 2006, parallèlement à la reprise des rythmes d’expansion de l’agrégat monétaire M2.


Il importe de souligner que cette tendance à l’augmentation de l’agrégat crédits à l’économie fait émerger désormais l’importance du « canal » crédit dans la transmission des effets des récents développements monétaires.


L’analyse de la structure des crédits par secteur juridique montre qu’une plus grande part de crédits continue à être allouée au secteur privé. A fin juin 2008 et en encours, la part de crédits distribués au secteur privé (52,95 %) est resté stable depuis fin 2006 (52,95 %), se conjuguant avec une diminution de la part relative des crédits non performants. De plus, l’évolution des crédits à l’économie, sous l’angle des termes de maturités, témoigne de la poursuite du relatif trend haussier pour les crédits à moyen et long terme. En effet, la part relative des crédits à moyen et long terme est passée de 49,58 % à fin décembre 2006 à 51,26 % à fin décembre 2007, pour se situer à 50,90 % à fin juin 2008 contre 51,12 % à fin juin 2007. Il est également utile de noter que les crédits hypothécaires ont également enregistré un élan appréciable en 2007.


La progression des crédits à moyen et long terme est en phase avec le caractère favorable des conditions de financement bancaire de l’économie nationale, dans un contexte où l’augmentation des crédits d’investissement intervient en complément au fort flux de financement en provenance de la sphère budgétaire au titre des décaissements réalisés sur le budget d’équipement de l’Etat. Pour le premier semestre 2008, les dépenses d’équipement sont estimées à 929,4 milliards de dinars, soit un accroissement de 58,9 % par rapport au premier semestre de l’année 2007.


Compte tenu de la disponibilité de fonds prêtables accrus et des besoins d’investissements productifs, il est attendu que les crédits sains à l’économie augmentent en 2008 et que les banques financent davantage les investissements, d’autant plus que le stock d’épargnes financières est bien accru sur les huit dernières années.

Des montages financiers, notamment de type « project finance » pour des projets d’investissement mixtes, contribueront à élargir le noyau d’absorption de « ressources stables » des banques au cours de l’année 2008.


Il est également attendu que les banques poursuivent d’une manière plus résolue la nécessaire amélioration de l’évaluation, la gestion et la maîtrise des risques de crédits, vu l’acuité de la question au niveau international. C’est donc un ancrage nécessaire pour une contribution effective des banques à l’amélioration de l’allocation des ressources financières dans l’économie nationale. Pour ce faire, un renforcement des fonds propres des banques est requis.


Dans la situation monétaire consolidée, l’agrégat créances sur l’Etat, contrepartie de la masse monétaire, est baissier au premier semestre 2008, sous l’effet du désendettement progressif du Trésor et de l’accumulation d’épargnes financières par ce dernier. Avec les ressources accrues du Fonds de régulation des recettes, le Trésor public est le créancier net de l’ensemble du système bancaire et ce, depuis fin 2004. Cette créance nette est de 2889,4 milliards de dinars à fin juin 2008 contre 2193,2 milliards de dinars à fin 2007 et 1304,1 milliards de dinars à fin 2006. Cela contribue à la liquidité du système bancaire dans son ensemble.


Face à la liquidité grandissante du système bancaire, le marché monétaire interbancaire a connu une relative reprise de l’activité au cours de l'année 2007 et au premier semestre 2008, par rapport à 2006. A fin juin 2008, le montant négocié sur ce marché est de 32,13 milliards de dinars contre 16,30 milliards de dinars à fin 2007. Les taux moyens pondérés sont restés stables, au tour de 3,3 % à 3,4 %.


Le trend haussier du niveau de la liquidité bancaire matérialise bien le caractère structurel de l'excès de liquidité sur le marché monétaire. L'encours de la liquidité bancaire est donc monté à 2597,8 milliards de dinars à fin juin 2008, après un passage de 1146,9 milliards de dinars à fin décembre 2006 à 2001,18 milliards de dinars à fin 2007, d’où une progression de 29,81 % au premier semestre 2008.


Pour endiguer l'excès de liquidité structurel et limiter ses effets inflationnistes en 2007, la Banque d'Algérie a intensifié ses interventions sur le marché monétaire au moyen des reprises de liquidité à maturités de 7 jours et 3 mois. Cet instrument de marché a vu son rôle s’accroître significativement par rapport à la facilité de dépôts rémunérés (facilité permanente) et la réserve obligatoire, à partir de juin 2007, dans la conduite de la politique monétaire.


Capitalisant sur les efforts soutenus en matière de projection des facteurs autonomes et de prévision de liquidité bancaire, la Banque d’Algérie a utilisé davantage l'instrument reprises de liquidités au cours de l’année 2007, aussi bien les reprises à sept jours que les reprises à terme (trois mois), laissant l’utilisation flexible de la facilité de dépôts rémunérés à l'initiative des banques.


Sous l’angle de la conduite au jour le jour de la politique monétaire, la Banque d'Algérie a fortement augmenté (1100 milliards de dinars contre 450 milliards de dinars) les reprises de liquidités, en juin 2007, afin d’absorber davantage de liquidités. Le premier semestre 2008 se caractérise par une stabilisation du montant global des reprises de liquidités, pendant que les banques ont utilisé plus activement la facilité de dépôts rémunérés dont le montant est passé de 483,11 milliards de dinars à fin 2007 à 1031,75 milliards de dinars à fin juin 2008.


Quant aux réserves obligatoires, leur taux a été ajusté à la hausse à partir de mi janvier 2008, soit 8 % contre 6,5 %. Leur encours à fin juin 2008 est de 384,8 milliards de dinars, alors que leur niveau était de 272,1 milliards de dinars à fin 2007.


Le rôle de la politique monétaire dans la régulation du marché monétaire, ancré sur les prévisions de liquidité de la Banque d’Algérie, doit être accompagné par un progrès de la part des banques quant à la gestion du risque de liquidité et ce, en contexte d’excès de liquidité. La question de la gestion du risque de liquidité se pose, aujourd’hui, avec acuité à l’échelle mondiale, mais avec une situation de crise de liquidité qui est au centre des graves turbulences sur les marchés financiers internationaux.


Il est utile de rappeler que les objectifs quantitatifs de croissance des agrégats monétaires et de crédit relèvent des attributions du Conseil de la Monnaie et du Crédit, c'est-à-dire l’autorité monétaire. Le Conseil de la Monnaie et du Crédit a arrêté, en début d’année 2008, les objectifs de taux d’expansion de la masse monétaire à 27 % et de taux de croissance des crédits à l’économie à 15,3 %. Le Conseil a souligné, pour l’année 2008, l’orientation prospective de la politique monétaire face au renforcement de l’expansion de M2 et au risque à la hausse pour l’inflation.


Pour s'assurer de la réalisation des objectifs de la politique monétaire en 2008, le Conseil de la monnaie et du crédit a également examiné en début d’année les instruments de conduite de la politique monétaire ainsi que leur pertinence dans le contexte d’excès de liquidité structurel. Ainsi, la Banque d'Algérie a été dotée d'une instrumentation monétaire lui permettant de continuer à faire face à ce phénomène structurel, indice de l’existence de risques à la hausse pour la stabilité des prix.


Si la conduite ordonnée de la politique monétaire au cours de l’année 2007 a permis de mener à bien la stratégie de l'objectif d'inflation, avec un taux d’inflation de 3,5 %, en moyenne annuelle, la montée de l’inflation en 2008 risque de constituer un « choc » pour la stabilité des prix à moyen terme, vu la résurgence de l’inflation au niveau mondial. De plus, la reprise significative de l'expansion monétaire contribue de facto aux tensions inflationnistes.


En glissement annuel, la hausse des prix ralentit à 2,5 % en juin 2008 après avoir atteint 6,3 % en mai et 6,4 % en avril et ce, selon les données publiées par l’Office National des Statistiques. Cette baisse, apparemment élevée de juin 2008, s’explique par le fait que l’indice du mois de juin de l’année 2007 était en forte hausse.


Malgré ce ralentissement en juin 2008 du rythme de l’inflation en glissement annuel, l’inflation annuelle moyenne a atteint 4,8 % au mois de juin 2008 et la série des taux d’inflation annuelle moyenne croît sans interruption depuis plus de deux ans (juin 2006). En effet, la tendance lourde en la matière est haussière en 2008, même si la stabilisation du taux de change effectif réel contribue à atténuer l’effet négatif de l’inflation importée.

la détérioration du pouvoir d’achat des ménages ?

Publié le 18/12/2008 à 12:00 par chlef
Pourquoi la Banque d’Algérie reste-t-elle sourde à la détérioration du pouvoir d’achat des ménages ?



L’ordonnance n°03-11 du 26 août 2003 relative à la monnaie et au crédit confère à la Banque d’Algérie des pouvoirs de politique monétaire à travers, entre autres, l’intervention sur le marché interbancaire






la réglementation des dépôts et la régulation du taux de réserve obligatoire, la réglementation du crédit et la détermination du taux de change du dinar vis-à-vis des monnaies étrangères.

Dans son article 35 il est dit que �’La Banque d’Algérie a pour mission de créer et de maintenir dans les domaines de la monnaie, du crédit et des changes, les conditions les plus favorables à un développement rapide de l’économie, tout en veillant à la stabilité interne et externe de la monnaie’(1). Bien sûr, la loi confère aussi diverses autres fonctions à la Banque d’Algérie. La fonction liée à la ’politique monétaire’ est celle qui nous intéresse aujourd’hui. Plus spécifiquement, nous nous intéresserons à la politique de change de la Banque d’Algérie et à ses implications sur l’inflation et le pouvoir d’achat des ménages.

L’OBJECTIF OPERATIONNEL DE LA BANQUE D’ALGERIE, EN TERMES DE POLITIQUE MONETAIRE, EST AMBIGU

Au-delà de cet objectif stratégique dévolu à de la Banque d’Algérie, il n’est pas évident de comprendre son objectif opérationnel. En d’autres termes, comment la Banque d’Algérie va-t-elle oeuvrer pour favoriser un développement rapide de l’économie et veiller à une stabilité interne et externe ? Et dans la mesure où il n’existe pas d’objectifs chiffrés à atteindre, il est difficile de juger de l’efficience et de la pertinence des décisions prises par la Banque d’Algérie.

Au niveau théorique et pratique, la connaissance des objectifs de politique monétaire de la Banque centrale devrait contribuer à diminuer les risques liés aux décisions d’investissement et de consommation prises par les entreprises et les ménages. Si on doit tendre à introduire progressivement les mécanismes de gestion par le marché, il est alors primordial de fournir toute l’information nécessaire pour que les entreprises et les consommateurs prennent les décisions qui leur semblent optimales. Ces décisions ont un effet direct sur l’allocation optimale des ressources dans le pays. En effet, une autorité monétaire ne se gère pas comme une administration et ne se contente pas seulement d’accumuler des fonds. Elle a le devoir, entre autres, de soutenir le développement de l’économie à travers des actions de �’politique monétaire’. Bien sûr, il est important de détenir suffisamment de réserves de change pour assurer la sécurité des importations. Relevons cependant que cette accumulation n’a été que la résultante d’événements favorables au niveau international. L’autorité monétaire centrale algérienne n’a joué aucun rôle actif dans cette accumulation : le sous-sol algérien a fourni la ressource, le marché international en a fixé le prix et la Banque centrale, quant à elle, s’est contentée d’ouvrir ses coffres pour accueillir les fonds.

Au niveau de la gestion de la politique de change, la Banque d’Algérie a par contre joué un rôle actif. Nous allons par conséquent tenter de comprendre la rationalité qui se cache derrière l’évolution du taux de change du dinar et évaluer son impact sur l’économie en général. Pour faire cette analyse, nous avons dû nous baser sur des notes de conjoncture publiées par la Banque d’Algérie.

Dans une des notes publiées, on peut lire �’Par ailleurs, en contexte de fortes fluctuations des taux de change des principales devises sur les marchés internationaux, la Banque d’Algérie poursuit la politique de flottement dirigé pour assurer la stabilisation du taux de change effectif de la monnaie nationale.’(2) Nous interprétons ceci comme un objectif opérationnel de la Banque d’Algérie.

Il faut d’abord dire qu’il est difficile de trouver des documents susceptibles de nous éclairer sur ce que veut dire exactement cette affirmation et sur ses modalités de mise en oeuvre. Nous l’interprétons donc comme voulant dire que le prix du dinar, en monnaies étrangères, est fixé comme une moyenne pondérée de diverses monnaies en fonction, vraisemblablement, du poids relatif des différents pays dans la balance commerciale. Malheureusement nous n’avons pas pu trouver la formule précise utilisée par la Banque d’Algérie pour effectuer ce calcul.

DANS UN MONDE DE FLUCTUATIONS DE MONNAIES, STABILISER LE TAUX DE CHANGE EST UN LEURRE

Dans un monde de ’fortes fluctuations des taux de change’, comme le reconnaît si bien la Banque d’Algérie, on ne comprend pas ce que veut dire �’assurer la stabilisation du taux de change effectif de la monnaie nationale’. En effet, si on fixe la parité avec le dollar US, cela veut dire que vous venez de stabiliser votre monnaie par rapport à la monnaie US, par contre, elle fluctuera dans les mêmes conditions que le fera le dollar US par rapport à l’euro et aux autres devises. Nous nous alignons du même coup sur les cycles économiques qui affectent la zone dollar, en l’occurrence les Etats-Unis, et nous acceptons de facto de subir les fluctuations des autres monnaies telles qu’elles affectent le dollar US.

La détermination du taux de change est un des éléments importants de la politique monétaire en Algérie. Dans la mesure où la détermination du prix de la monnaie nationale en monnaie étrangère est l’apanage de la Banque d’Algérie, elle se doit à une transparence quant à sa manière de gérer le taux de change. Ceci représente un des outils d’action de sa politique monétaire. Les décisions qu’elle prend alors sur l’évaluation de la parité du dinar auront inéluctablement des effets importants tant sur l’orientation des investissements que sur le pouvoir d’achat en Algérie. A moins de considérer que les prix ne contribuent pas à l’allocation des ressources, ce qui serait une vision bien singulière de l’économie de marché, à l’heure où la mise en place opérationnelle de tous ces mécanismes est devenue un impératif stratégique urgent.

Le taux de change du dinar est son prix en monnaie étrangère. Il est représenté par la quantité de dinars que l’on doit échanger en contrepartie de la monnaie étrangère. Par exemple, en octobre dernier, le cours du dinar par rapport au dollar US était de 67.5 dinars. Il fallait échanger 67.5 dinars pour un dollar US(3). Dans un monde de taux de change flexibles, dès que la Banque d’Algérie fixe la parité dinar/dollar, elle accepte - de facto - de laisser le dinar fluctuer par rapport à l’ensemble des autres monnaies. Les pays dont les monnaies sont fixées par rapport au dollar US doivent, en pratique, suivre la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine. Et ceci représente un des problèmes actuels auxquels sont confrontées les banques centrales des pays du golfe Arabo-Persique(4).

La volatilité du dinar est fortement dépendante de la volatilité des marchés des changes. Prétendre l’atténuer par rapport à l’ensemble des monnaies n’est qu’un leurre. La seule volatilité que l’on peut réduire est celle relative à la monnaie par rapport à laquelle la parité est fixée au départ. C’est le cas de certaines monnaies asiatiques et du Moyen-Orient dont les parités sont fixées par rapport au dollar US. Elle aura aussi des implications sur la manière dont les fluctuations des prix internationaux de matières premières affecteront l’économie nationale. Ce n’est pas sans raison que les pays du Golfe sont actuellement aux prises avec des niveaux d’inflation historiquement inégalés, de l’ordre de 12%, qui compliquent leurs politiques d’union monétaire prévue vers 2012.

Divers facteurs peuvent affecter l’évolution du taux de change. Il est ultimement la résultante d’un équilibre entre une offre et une demande par rapport à une devise donnée. Les taux de change peuvent fortement varier au cours d’une journée. Ils varieront en fonction des situations budgétaires des pays concernés, des anticipations de gains dans chacun des pays, des loyers de l’argent, des rendements boursiers, de l’inflation, de la productivité de la demande intérieure et extérieure, de la croissance anticipée, etc. Toutes ces variables sont considérées de façon relative. Mais à long terme, on pense que les parités doivent théoriquement se rapprocher de niveaux d’équilibre cohérents avec les fondamentaux de chacune des économies.

L’Algérie est un pays exportateur de pétrole. Le prix de sa principale matière exportée (les hydrocarbures) est fixé sur les marchés internationaux. Cependant, elle doit fixer une parité pour sa monnaie par rapport aux monnaies étrangères car les transferts de capitaux de l’Algérie vers l’étranger ne sont pas libres. Examinons alors la stratégie adoptée par la Banque d’Algérie dans ce contexte.

LA DEPRECIATION DU DOLLAR US NE DEVRAIT CONDUIRE A LA DETERIORATION DU POUVOIR D’ACHAT DES PAYS EXPORTATEURS DE PETROLE QUAND LES PRIX DU BRUT AUGMENTENT

Il y a historiquement une relation négative entre l’évolution de la valeur du dollar US par rapport aux autres monnaies et le prix du pétrole (voir graphique 1). En effet, comme le pétrole est négocié en dollar US, toutes choses étant égales par ailleurs(5), si le dollar US se déprécie, par rapport aux autres monnaies, alors la valeur du baril de pétrole augmente pour compenser la perte de la valeur du dollar par rapport aux autres monnaies. Ce raisonnement est valable pour l’ensemble des matières premières dont les prix sont fixés en dollars US, sur les diverses bourses de matières premières. Plusieurs études documentent ce fait stylisé.

La hausse actuelle du prix du brut ne peut pas s’expliquer uniquement par la dépréciation du dollar. En effet, l’entrée de la Chine et de l’Inde comme nouveaux gros consommateurs combinée à un plafonnement de l’offre mondiale de pétrole a poussé les prix du brut à des niveaux encore plus élevés que ceux induits par la dépréciation du dollar US. Ceci implique une plus grande amélioration du pouvoir d’achat des pays exportateurs de pétrole. En effet, la dépréciation du dollar US ayant été plus que compensée par la hausse du prix du brut, devrait conduire à une appréciation significative des monnaies des pays exportateurs de pétrole et de matières premières. C’est ainsi qu’en pratique le dollar canadien, australien, néo-zélandais et la couronne norvégienne, pour ne citer que quelques monnaies échangées librement sur les marchés financiers, se sont tous considérablement appréciés ces dernières années à la faveur des hausses successives des prix de matières premières dont ces pays sont exportateurs. Ces appréciations ont été de l’ordre de 50% depuis 2003, pour certains pays. Qu’en est-il alors du dinar algérien et de la politique de change suivie par la Banque d’Algérie ?

ALORS QUE LES CONDITIONS ECONOMIQUES DE L’ALGERIE S’AMELIORENT, LA BANQUE D’ALGERIE DEPRECIE LE DINAR

Pour effectuer notre analyse, nous allons nous intéresser à la couronne norvégienne. La Norvège est un pays dont l’état occupe une place importante dans l’économie. A l’exemple de l’Algérie, il contrôle l’extraction de pétrole à travers des sociétés d’Etat. La Norvège exporte principalement des matières premières, dont le pétrole, et des produits semi-finis. La Norvège est après l’Arabie Saoudite le plus gros exportateur de pétrole brut. Elle importe la moitié de ses besoins en biens de consommation. Elle ne fait pas partie de la zone euro. Ces caractéristiques en font un bon exemple de comparaison avec l’Algérie.

Contrairement au dinar, dont la parité est fixée par la Banque d’Algérie, la couronne norvégienne fluctue librement sur les marchés de change. Pour chacun des pays (Algérie et Norvège), nous considérons le taux de change nominal ajusté par rapport au niveau de l’indice des prix (taux de change réel). Sur le graphique 2, nous avons reporté la croissance cumulée du dinar et de la couronne par rapport au dollar US depuis 2000. Sur le graphique 3, nous avons reporté l’évolution de ces mêmes monnaies par rapport à l’euro. Ces graphiques indiquent que la couronne norvégienne s’est appréciée en termes réels de 35% par rapport au dollar US et de 3% par rapport à l’euro. Dans le cas de l’Algérie, l’autorité monétaire a choisi de maintenir la valeur réelle du dinar par rapport au dollar constante depuis 2000. Ce faisant, elle a accepté implicitement une dépréciation réelle cumulée du dinar de 30% par rapport à l’euro. Y a-t-il une quelconque rationalité à cette politique ?

Quand on regarde le bilan économique annoncé par la Banque d’Algérie et les institutions économiques algériennes, on constate, depuis 2000, une nette amélioration de la situation macroéconomique de l’Algérie. Du dire même de la Banque d’Algérie �’L’évolution macro financière au cours des années 2000 à 2006 s’est caractérisée par l’émergence, d’une manière soutenue, d’une position financière solide, conjuguée à une performance économique robuste en termes de forte croissance (5% en moyenne annuelle)...’(6).

La position extérieure de l’Algérie s’est considérablement améliorée depuis 2004. Les réserves de change ont dépassé les 77 milliards de dollars au premier trimestre 2007. Et de l’aveu de la Banque d’Algérie �’la vulnérabilité de l’économie nationale aux « chocs externes » liés à l’endettement extérieur est ainsi évacuée.’(7)

L’excédent du compte courant est passé de 8.8 milliards de dollars en 2003(8) à près de 25 milliards de dollars en 2007(9). La dette extérieure de l’Algérie est passée de près de 40 milliards de dollars US en 2000 à 4.62 milliards de dollars US à fin juin 2007. En somme, la situation macroéconomique s’est nettement améliorée en Algérie.

Enfin, selon une étude du FMI, la productivité du travail semble avoir augmenté depuis 2001 après une période de baisse suivie d’une stagnation(10).

PAR SA POLITIQUE DE CHANGE, LA BANQUE D’ALGERIE A CONTRIBUE A DETERIORER LE POUVOIR D’ACHAT DES MENAGES ALGERIENS

Selon la Banque d’Algérie, �’Il importe de souligner que la stabilisation du taux de change effectif réel du dinar à son niveau d’équilibre est conduite par la Banque d’Algérie avec rigueur, servant l’intérêt de l’économie nationale dans cette phase d’ouverture accrue. L’évaluation du taux de change d’équilibre du dinar, selon les trois principales méthodologies utilisées au niveau des institutions multilatérales, indique que la monnaie nationale n’a pas connu de sous-évaluation. En outre, le régime de change est en phase avec les engagements au niveau multilatéral en matière de régime de change.(11).

Cette affirmation nous semble excessive et invérifiable en l’absence totale de documentation sur la politique de change de la Banque d’Algérie. La Banque d’Algérie demeure sourde aux évolutions macroéconomiques alors qu’elle prétend soutenir par son action la politique d’ouverture.

La gestion du taux de change devrait représenter un des jalons de la gestion de la politique monétaire, de par son effet sur l’affectation des ressources, sur les investissements ainsi que sur le pouvoir d’achat en Algérie. Au delà des revenus générés par l’exportation du pétrole, la hausse des prix de l’énergie a induit un accroissement des investissements étrangers en Algérie qui �’nécessairement’ ont et auront des effets sur le pouvoir d’achat des ménages.

En effet, ce mouvement des facteurs du capital vers l’Algérie va augmenter la demande de main-d’œuvre locale et exercer des pressions à la hausse sur les salaires et donc sur la demande intérieure et les prix.

De plus, en maintenant le taux de change réel effectif du dinar constant, cela équivaut implicitement à le déprécier, en terme nominal, par rapport aux autres monnaies. Ce faisant, la Banque d’Algérie transfert ainsi directement une partie des hausses des produits de base (huile, semoule, blé, etc.) sur le consommateur algérien.

C’est de l’inflation importée. En effet, la dépréciation de plus de 30% du dinar augmente d’autant les coûts des produits importés. Comme près de 50% des importations proviennent de la zone euro, il est évident que ceci se répercutera sur le panier de la ménagère. Par exemple, un quintal de blé dont le prix de revient actuel serait de 4000 dinars au détail aurait dû coûter en fait autour de 2800 dinars si la Banque d’Algérie n’avait pas choisi de déprécier le dinar. Pour endiguer ces hausses, le gouvernement a dû légiférer en décembre 2007 pour fixer des prix plafonds pour la semoule et le blé dur(12). Qui plus est, et de l’aveu même de la Banque d’Algérie dans l’une de ses notes de conjoncture, il est fait état d’un contexte de forte expansion de crédit et de la monnaie. La Banque d’Algérie fait état �’d’une multiplication par plus de quatre des flux de monnaie fiduciaire durant les années 2005 - 2007, soit une croissance de plus de 400 %(13).

Le crédit a doublé, passant de �’8,5 % au second semestre 2006, bien plus que le rythme du second semestre 2005 (4,7%) et du premier semestre 2006 (4%)(14). Selon une autre note, �’l’année 2006 se caractérise par une forte croissance de la masse monétaire (17,3%) comparativement au rythme en la matière (10,8 %) de l’année 2005, sous l’effet notamment de l’expansion des dépôts des entreprises des hydrocarbures...(15). Il est étonnant de constater à quel point les chiffres et les faits semblent s’ignorer. Alors que le pouvoir d’achat des ménages moyens se détériore de plus en plus, on ne cesse de dire que l’inflation est contenue. Sous d’autres cieux, le passage de l’inflation de 2,5% en 2006 à 3,5% en novembre 2007(16), pour les chiffres officiels, serait vu comme un dérapage inflationniste alarmant, contre lequel serait brandi tout un arsenal de mesures correctives. Il ne fait aucun doute que la Banque d’Algérie, par sa politique de change, a contribué au dérapage de l’inflation au cours de ces dernières années. Et la tendance de l’inflation devrait demeurer à la hausse si des mesures structurelles réelles ne sont pas prises en compte.

Cette situation n’est pas propre à l’Algérie. En effet, les pays du Golfe qui ont choisi de fixer la parité de leurs monnaies respectives, principalement par rapport au dollar US, subissent une détérioration de leurs pouvoirs d’achat dans des conditions similaires à celle de l’Algérie. Et ce n’est pas sans raison que les banques centrales de ces pays cherchent actuellement des voies pour assouplir leurs attaches au dollar US et contrecarrer l’inflation galopante dont ils font l’objet ces dernières années. Une combinaison entre inflation importée et vigueur de la demande intérieure menace la stabilité financière de leur union monétaire. Certaines de ces banques centrales étudient la possibilité de réévaluer de manière significative leurs monnaies - de 20% à 30%.

On ne peut pas continuer à gérer la politique monétaire selon des schémas incohérents alors que l’économie algérienne s’ouvre chaque jour davantage à l’économie mondiale. Ceci revient à créer des entraves inutiles à l’économie et à occasionner des surcoûts. Si la Banque d’Algérie se targue d’avoir des études qui confirment ses actions, que celles-ci soient publiées et discutées sans complaisance. Ce que nous avons examiné dans cet article nous laisse penser que les actions de la Banque d’Algérie depuis 2000 ne sont pas cohérentes avec l’évolution de certains agrégats macroéconomiques. Ce qui ne manquera pas d’exacerber les déséquilibres intérieurs. Plus qu’une évidence théorique, ceci est une certitude pratique et historique.

Le Quotidien d’Oran

* Economiste senior, ancien maître de conférences - l’INPS


--------------------------------------------------------------------------------

1- A ce sujet, les informations provenant du site Web de la Banque d’Algérie sont désuètes et incomplètes. Elles font toujours référence à la loi 90-10 du 14 avril 1990 dont plusieurs éléments ont été abrogés par l’ordonnance n°03-11 du 26 août 2003.

2- ’Tendances monétaires et financières au second semestre de 2006’ Banque d’Algérie.

3- Nous ferons abstraction de l’achat et de la vente qui ne sont pas importants pour cet exercice.

4- Qatar, Emirats arabes unis, Arabie Saoudite, Koweït, Bahreïn.

5- Pour des conditions d’offre et de demande constantes.

6 -Tendances monétaires et financières au premier semestre de 2007.

7- Tendances monétaires et financières au premier semestre de 2007.

8- Données du FMI, World Economic Outlook.

9- Chiffre estimé par le FMI pour 2007.

10-’Why Has Unemployment in Algeria Been Higher than in MENA and Transition Countries ?’

Kangni Kpoda, FMI document de travail WP07/210.r

11-Tendances monétaires et financières au premier semestre de 2007.

12- Décret exécutif n°07-402 du 25 décembre 2007 fixant les prix à la production et aux différents stades de la distribution des semoules de blé dur.

13- Note d’information sur l’évolution de la monnaie fiduciaire (09 octobre 2007).

14- ’Tendances monétaires et financières au second semestre de 2006’ Banque d’Algérie.

15- ’Tendances monétaires et financières au second semestre de 2006’ Banque d’Algérie.

16- Indice des prix à la consommation’ ONS, décembre 2007, 1111 - 4940

L’ordonnance n°03-11 du 26 août 2003

Publié le 17/12/2008 à 12:00 par chlef
L’ordonnance n°03-11 du 26 août 2003 relative à la monnaie et au crédit confère à la Banque d’Algérie des pouvoirs de politique monétaire à travers, entre autres, l’intervention sur le marché interbancaire

Voila un syndicaliste qui va certainemen bouleverser le monde syndicale

Publié le 16/12/2008 à 12:00 par chlef
Voila un syndicaliste qui va certainemen bouleverser le monde syndicale
Voila un syndicaliste qui va certainemen

Voila un syndicaliste qui va certainement bouleverser le monde syndicale





J'avais vu naître ce ecris sur le net il y a quelques jours, je ne pensais pas devoir y participer. C'était sans compter sur ce cher syndicaliste HOUARI Kaddour du syndicat SNAPAP qui a fini par me renvoyer des écris bouleverser le monde syndicale .

Pour simplifier l'affaire, je me suis donc saisie des ecris que je venais de terminer " liberté syndicale en algerie .

HOUARI Kaddour fait partie de ces auteurs fétiches dont je lu sans hésitation tous les écris . Depuis "La virevolte", ses écrits sont toujours en résonnance avec une partie de moi-même et il a cette manière sans équivalent d'aborder des sujets graves, voire bouleversants, avec une légèreté d'impressionniste.

"Lignes de faille" ne déroge pas à la règle et, en quatre témoignages des intimidations , injustice ,harcèlement administrativement en algerie , nous fait remonter du XXIième siècle aux pires exactions nazies. Une manière de démontrer ce paradoxe qui fait que le vécu d'une génération peut à la fois marquer d'une empreinte indélébile les suivantes et n'avoir pour autant aucune "réalité".


C'est donc confiant et ravie de vous faire partager un extrait de t ecris que je trouve
La trivialité du propos est déconcertante hors contexte et je ne suis plus du tout certaine de vous persuader ainsi d'acquérir tes cris . A part comprendre, pour de mauvaises raisons, pourquoi je dévore l'histoire, rien dans ces quelques mots ne peut traduire le ressenti de l'ensemble !


Au cas où vous ne seriez pas totalement sceptique, je vous laisse -parceque c'est la règle du jeu et parceque j'ai quand même espoir de faire des émules -
Malgré ma grande réticence à infliger à autrui pareil pensum, mon coté "bon petit soldat" me conduit à relancer la balle à Mycr, à Dominique, à Teddy, et pour finir à Otir qui écrit si bien.

Je m'en vais faire

Publié le 16/12/2008 à 12:00 par chlef
Je m'en vais faire
Je m'en vais faire
un compte de Fées
mais les Fées
c'est pas comme les amis
il n’y a pas assez de doigts
pour les compter

Alors je vais prendre
une feuille d'arbre
un crayon de soleil
pour Compte de Fées
avec des petits bâtons
de pluie d'argent
des carrés de chocolat
des croix sans envers
des petits ronds
dans l'eau vive
des triangles vibrant
et surtout
des petits noms
tout bizarres!

Ouais je m'en vais faire
un Compte de Fées
Elles ont toutes répondu
à l'appel
enfin presque...

Il y avait Viviane
Vivi pour les intimes
Dame du lac
enlacée à Merlin
Morgane de toi
en langage de renard
Mélusine
aux syllabes érotiques
Velléda
gauloise blonde
soupir de vent

Elles ont toutes répondu
à l'appel
enfin presque...

Et Margot dé corsetée
Et la Groach'
vêtue de vague
Marie de la fontaine
au bord de celle-ci
coiffant
ses cheveux clairs
d'un peigne d'ivoire

Elles ont toutes répondu
à l'appel
enfin presque...

Mes Moires
d'un songe enchanteur

Les Fées des Houx
Celles des Houles
au coeur des falaises
filant des chants
d'ailleurs...
Les Fées des puits
bien en margelle
tombent le fuseau

Elles ont toutes répondu
à l'appel
enfin presque...

Les Fées Marraines
Dame Flora
Pâquerette
Pimprenelle
toutes trois
penchées
au berceau d'Aurore
et dans leur ombre
Maléfique
quenouille venimeuse

Elles ont toutes répondu
à l'appel
enfin presque...

Où étais-tu toi?
Ma Fée
encore tombée
des nues
Age d'or

Où étais-tu?
Ma Fée rien qu'à moi

Ma Fée blesse
Ma Fée lice

Mon nez au vent
Mon hydromel…

Un nouveau site de pour les syndicats autonomes algériens.

Publié le 15/12/2008 à 12:00 par chlef


Syndicats autonomes algériens

Un nouveau site de pour les syndicats autonomes algériens.

« Ce site « MAISON DES SYNDICATS ALGERIENS » se veut être un espace rassembleur des organisations syndicales afin qu’elles puissent y trouver l’espace nécessaire au débat, aux échanges de points de vue ainsi qu’à la confrontation des idées et programmes et ce dans un premier lieu puis à la concertation, la solidarité dans un deuxième temps nous l’espérons. Cet espace vient pallier, momentanément nous l’espérons et nous y travaillons, l’absence d’un lieu (de lieux) physique assez vaste et assez équipé pour y loger les organisations syndicales. »

« Cet espace s’il a été à l’initiative du SNAPAP sera celui de ceux qui y seront hébergés sans pour autant que soit porté atteinte à leur autonomie totale et à l’expression libre et démocratique car il a été conçu pour être solidaire de ceux qui, fidèles à leur engagement, maintiennent le cap d’une ligne syndicale revendicative et démocratique. »

« Notre conviction est que nous sommes nombreux a avoir les mêmes aspirations au delà des petites querelles, des ambitions qui nous habitent et des idées et convictions politiques qui nous animent. Notre vision n’est ni angélique et innocente ni policière mais ce dont nous sommes sur c’est qu’il nous faut apprendre à mieux nous connaître pour avancer ensemble. Nous partageons avec d’autres l’idée que la scène syndicale actuelle faite d’organisations syndicales, le plus souvent corporatistes, si elle a été une réponse à un moment donné au contexte Algérien doit nécessairement évoluer afin de créer des rapports de force à la hauteur des défis et enjeux. Nul mieux que nous ne peut ignorer la situation matérielle et morale de ceux et celles qui sont tributaires de leur salaire pour vivre une vie décente et de la précarité qui touche un nombre toujours plus important de nos concitoyens et concitoyennes. Cet état de fait rend nécessaire le dépassement des horizons dans lesquels nous évoluons pour construire et dessiner ensemble le même horizon. »

155 commentaires sur « Un historien au service de l’islamophobie »
Pierre :
7 mai @15h19 »
La provocation de Sylvain Gouguenheim, pourrait être préoccupante, si l’héritage transmis par l’Islam n’était que greco-latin.

A la limite on pourrait s’interroger sur la part de l’héritage de notre médiéviste, qui semble s’être arrêté juste avant Gerbert d’Aurillac, et raisonne comme il compte avec un abaque.

Serpico :
7 mai @17h31 « »
Même quand on "reconnaissait" l’apport arabe à la civilisation occidentale, il y avait un effort permanent de le réduire à une "transmission" comme si on avait affaire à une poste restante.

Les arabes auraient juste fait le facteur pour une future civilisation encore inconnue et dont ils auraient gentiment attendu la naissance.

Cette manière de voir, en plus de heurter le bon sens et l’intelligence, dépouille les arabes de leur génie propre et révèle la répugnance des occidentaux à accorder de la valeur à ces bédouins.

Gouguenheim est de ces gens mal-intentionnés qui n’arrivent pas à supporter l’insoutenable idée qu’ils doivent quelque chose à des sémites.

Il devrait occuper son temps et sa cervelle à quelque chose de plus productif.

Yann :
7 mai @17h41 « »
Venise et l’islam 828-1797

Musei civici veneziani

"It was largely due to its relations with the Near East that Venice became a great maritime empire. In the sixth century the city was still a Byzantine outpost in the West. Then, over the period from the ninth to the eleventh century, it would gradual acquire greater independence and autonomy, consolidating its trading activities along the main routes in the Mediterranean. Meanwhile, from the seventh century onwards, the advance of Islam in the Near East had been overwhelming. Thus, along the main routes of the silk and spice trade, the Venetians came into contact with the Muslim world, and over time these trade links would intensify, leading to a mutual influence upon ideas, customs and culture. Venice contacts with the world of Islam were, in fact, multi-facted, involving the city in relations with the Arabs, the Mamelukes, the Persians, the Ottomans and the Turks. The only European power to have permanent plenipotentiaries in the cities of the Near East, Venice would constantly maintain a rational approach to the world of Islam. Throughout the vicissitudes of history, the city would build up a privileged relationship with these great dynasties, and also show itself capable of appreciating Islamic learning and science. And if Venice demonstrated its respects and admiration for Islamic culture, it received the same sort of respect in return : whilst Venetian artists and craftsman explored the techniques, materials and styles of decoration developed in the Muslin world, the markets of the East were very happy to import Venetian products, with the sultans themselves frequently commissioning work. The aim of this exhibition is to bring out the extent of this mutual influence. Casting a new and interesting light on the men of these centuries, it increases our appreciation of the sprit of initiative that animated them. The show is divided into chronological-thematic sections that cover almost a thousand years of history, from 828 – the date of the legendary transfer of the body of St. Mark from Alexandria to Venice – right up to 1797, the year of the fall of the Republic. Particularly rich and intense during the period from the fourteenth to the sixteenth century, the relation between the two cultures is illustrated in a wide range of fields : painting, sculpture, miniatures, cartography, metal-working, glass-making, jewellery, textiles, carpets and ceramics, to name but a few. All in all, there are some two hundred works of quite exceptional quality and importance, illustrating how interaction between the two cultures affected the development of artistic languages within them."

Pierre :
7 mai @19h41 « »
réécrire dira-t-il...

"Il y a un gros livre de (l’organisation de défense des droits de l’Homme) Human Rights Watch qui paraît tous les ans pour faire l’état des droits de l’Homme dans le monde : la Tunisie n’y figure même plus"

Bernard Kouchner, Ministre des Affaires Étrangères de le République Française (... alors les historiens...!).

Jean-Marie :
7 mai @21h37 « »
Vous avez dit Arabes ?

Quand on parle de l’ethnie, il est préférable de mettre une majuscule à Arabe si on l’utilise comme nom ;mais pas si on l’utilise comme adjectif par contre évidemment.

Ceci étant dit ça peut être intéressant d’aller faire un tour ici (dessous) pour bien se comprendre

http://fr.wikipedia.org/wiki/Arabes

Et du coup le mot "ethnie" n’est peut-être pas le bon. D’autant plus que certains esclaves noirs sont devenus "arabes"

Phlippe Edmond :
7 mai @22h24 « »
Et si on comptait ?

J’aimerais bien savoir si quelqu’un s’est soucié de compter les oeuvres passées par un côté ou par un autre pour trancher le débat. Les participants à cette polémique ne pas toujours des choses si différentes que cela mais se disputent sur un verre a moitié plein de transmission arabe et de passage direct par les chrétiens. Le reste est rempli de procès d’intentions et d’une confusion constante entre les travaux des historiens et la vulgarisation qui en est faite. Gouggenheim critique la vulgarisation (fréquente) qui surévalue le rôle du passage par le monde arabe, et ses adversaires lui reprochent de rendre possible la simplification inverse. Pour finir s’il faut parler de Hunayn ibn Ishak, commencons par essayer de mieux de connaître.

Athime :
7 mai @22h27 « »
Ce qui précède m’a convaincu. Je vais acheter le livre pour me faire une idée. Je trouve toutes les citations et tous les commentaires assomants.

TTA :
7 mai @23h37 « »
Concernant la pétition dans Libé, ne pourrait-on pas trouver au moins autant d’universitaires médiévistes qui soutiendraient la même thèse que Gougenheim ? J’en doute ! Qu’en pense un spécialiste du moyen âge comme Jacques Legoff, ou qu’a écrit Geoges Duby sur le sujet ? On peut aussi demander son avis à l’immense historien qu’est Pierre Chaunu, c’est un puits de science insondable mais il est de droite...

Quand à accuser l’auteur de ce livre d’avoir "un projet idéologique aux connotations politiques inacceptables", c’est un peu fort. Comme si ses accusateurs n’avaient aucun projet idéologique en signant cette pétition ! Nous aimerions d’ailleurs connaître la couleur politique des signataires !

Verra-t-on un jour un article dans "Le Monde Diplomatique" sur la "christianophobie" de beaucoup d’intellectuels de gauche. Par exemple quid de l’infame accusation de collusion entre Pie XII et le régime nazi. Ce n’est pas "un projet idéologique" ça ?

ateya :
8 mai @05h53 « »
Il y a un problème. Quant à l’histoire on laisse cela aux savants car ils savent quelques choses. Mais l’esprit de ce livre est claire dans la langue et son style et cette façon de diviser les arabes par religions et d’ajouter les chrétiens d’orients sur le compte de de l’occident.. Il y a des personnes et des organisations qui mettent le feu par tous les moyens. je suis dans état de choc devant une pub qui demande aux gens : si ils sont juifs ? j’ai vu ça par hasard. Regardez l’adresse de site pour voir la folie de science http://www.igenea.com/index.php?con...

mathC :
8 mai @07h23 « »
Expulsion d’une cinéaste palestinienne

Bonjour

Simplement pour préciser que Anne Marie Jacir n’a pas été autorisée a rentrer en Cisjordanie, car, en tant que citoyenne Américaine elle n’avait pas renouvelé son visa a tant lors de son dernier séjour a Ramallah.

Malheureusement mais comme ça se passe dans de très nombreux pays, vous êtes dans ce cas la considéré comme Persona non grata par les autorités du pays.

Sachant que pour acceder a la Cisjordanie et Gaza il faut au préalable entrer en Israel, et donc recevoir le visa auprès des autorités israéliennes, Anne Marie Jacir se retrouve donc dans une situation absurde, certes, mais commune a de très nombreux travailleurs étrangers et, évidement, aux Palestiniens de la diaspora qui souhaitent retourner dans leur pays : devoir traiter avec l’occupant pour obtenir le droit d’entrer en Cisjordanie et Gaza.

Chahid :
8 mai @07h27 « »
« Cinquante-six historiens européens spécialistes de l’histoire médiévale répondent dans une tribune publiée le 30 avril par Libération »…

D’ici 40 ans il n’y aura certainement que quatre ou cinq historiens à réagir ainsi. Vous avez tout compris, l’Occident de la « Raison » est en chute libre.

La Chine, Jin Jing, Huntington et De Gaulle

Pierre :
8 mai @07h51 « »
Des Gouguenheims par milliers

Si on en croit les médias dominants, a part la création d’Israêl, il ne s’est pas passé grand chose dans le monde le :

8 mai 1945
surtout en France....

... c’est bien connu, les peuples bienheureux n’ont pas plus d’histoire...

Pierre :
8 mai @08h10 « »
Des Gouguenheims par milliers

Pourquoi la création d’Israël doit-il être l’évènement majeur du

8 mai 1945
de la presse sarkozienne ?

Lou :
8 mai @14h25 « »
Expulsion d’une cinéaste palestinienne

15 novembre 2006

Anne-Marie Jacir est Palestinienne, cinéaste ; elle vit à Ramallah

Lou :
8 mai @19h39 « »
Liban

L’article de Scarlett Haddad cité déjà ici par K. exposait ce qui se déroule actuellement au Liban.

Nasrallah : les décisions du gouvernement sont une déclaration de guerre

8 mai 2008

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a déclaré jeudi que les décisions prises par le gouvernement libanais à l’encontre de la formation chiite étaient une "déclaration de guerre".

"Ces décisions sont une déclaration de guerre et un début de guerre lancée par le gouvernement (...) au profit des Etats-Unis et d’Israël", a martelé Hassan Nasrallah dans une conférence de presse dans un complexe de la banlieue sud de Beyrouth à majorité chiite.

Le gouvernement avait décidé mardi d’enquêter sur un réseau de télécommunications qui aurait été installé par le Hezbollah à travers le pays, et de limoger le chef de la sécurité de l’aéroport de Beyrouth présenté comme un proche du mouvement chiite. "Notre réponse à cette déclaration de guerre est notre droit à nous défendre, de défendre notre résistance, nos armes et notre existence", a insisté Nasrallah, qui s’exprimait par vidéo-conférence. "Celui qui tirera sur nous, nous tirerons sur lui (...) même s’il s’agissait de nos frères", a lancé le chef du parti chiite.

Jean-Marie :
8 mai @21h07 « »
Avez-vous écouté "Le téléphone sonne"sur France Inter ce jeudi soir ?

Pour moi, nul doute que, si nous n’avons pas tous les soucis d’adjouter, des adjectifs ou des compléments de nom à beaucoup des noms que nous utilisons pour défendre la cause palestinienne, nous la défendons mal

Un exemple tout bête "Les Israéliens pensent ou font ceci", ça ne veut rien dire puiqu’il y a, ce que je ne vous apprends pas à vous, mais reste ignoré de beaucoup, 20 % d’Israéliens arabes. Et qu’une partie des Askhénazes(les descendants des Khazars et pas des Israélites) déjà méprisent la majorité des séfarades pour se limiter à cela

Etc., etc. Ayons le soucis des mots pesés pour éviter la perdurance des maux pesants.

Zulfikar :
8 mai @21h54 « »
Sur les derniers développements au Liban :

Assad prêt à une paix en échange du Golan mais écarte catégoriquement toute rupture avec l’Iran, le Hamas et le Hezbollah

Maraouane Hamadeh, un des membres éminents de la Majoritté parlementaire libanaise et bras droit de Walid Joumblatt, considère le discours de Hassan Nasrallah comme une menace.

Quant à Samir Geagea, chef des Forces libanaises et pilier de la Majorité parlementaire, le discours de Hassan Nasrallah est une déclaration de guerre.

Ce qui se passe actuellement au Liban : L’argent saoudien finance le plan suivant :

La première étape est d’internationaliser la crise en impliquant les Nations-Unies et le Conseil de Sécurité.

La seconde étape sera d’envoyer des forces internationales sous "le parrainage de l’ONU" pour protéger l’aéroport international de Beyrouth et de contrôler la "zone chiite " environante et avoisinante de l’aéroport - où se trouve le QG du Hezbollah.

Troisième étape : une guerre nouvelle entre l’Etat d’Israel et le Hezbollah où les troupes de l’ONU joureront un rôle "d’arbitre" et de "modérateur".

Le problème cette fois pour le Hezbollah, c’est qu’il ne peut plus compter, comme pendant la guerre de juillet-aout 2006, sur la solidarité des autres Libanais sympathisants de la Majorité, si Israel venait à bombarder les civils du Liban-sud.

Le 21 avril 2008,David Welch, le Secrétaire d’Etat adjoint américain des affaires étrangères pour le Proche et Moyen-Orient, avait prédit un été chaud au Liban du même genre que celui de 2006.

Le général Aoun, Chef du Courant Patriotique Libre et allié du Hezbollah, a dit, à propos du soutien international au gouvernement Siniora : "Le soutien de la Communauté internationale ne vous apportera aucun bénéfice à votre gouvernement".

Et pendant ce temps, l’Egypte a commencé à exporter du gaz naturel à Israel - pour une durée de 15 ans à raison de 1.5 milliard de mètres cubes par an.

K. :
8 mai @23h13 « »
« À l’issue de consultations sur la situation au Liban consécutives à un compte-rendu de Terje Roed-Larsen, représentant spécial du secrétaire général chargé du suivi de la mise en oeuvre de la résolution 1559 » (de septembre 2004 qui exige entre autres le désarmement et le démantèlement du Hezbollah), compte-rendu où Terje Roed-Larsen accuse « le Hezbollah de bâtir au Liban un Etat dans l’Etat, constituant une menace à la paix et à la sécurité régionales », le Conseil de sécurité a fait ce jour une déclaration. Voir aussi ici.

Amory Blaine :
9 mai @00h59 « »
Vous êtes majoritairement d’une ignorance crasse concernant "l’apport" des arabes dans les sciences ou les transmissions des savoirs grecques. Il ne suffit pas de vouloir dégommer Gouguenheim pour votre petit plaisir si arabophile...Il faut démontrer qu’il a tort...Or, il a raison...C’est dur à lire n’est ce pas ? Surtout pour vous Gresh...Vous aimez tellement les arabes que la raison n’a plus un micron d’espace dans votre cerveau...malade ?

Voyons donc ce problème Gouguenheim : Il est évident que les arabes ont durant leur islamisation à outrance, leurs guerres barbares après la mort de leur prophète, détruit des bibliothèques entières : "si ce n’est pas dans le coran, c’est que c’est faux...si c’est dans le coran, c’est inutile"...Voilà comment ces chers fous d’allah ont détruit des centaines de milliers de documents à travers leurs croisades d’arabisation et d’islamisation. Pourtant, durant une très brève période, dans l’Al Andalous, certains petits émirs se sont piqués de sciences et de philosophie...Ils ont donc réuni (particulièrement celui de Cordoue) des documents en les rachetant aux pilleurs arabes... Etant dans l’impossibilité d’en comprendre un traitre mot, ils firent appel aux Assyro-Chaldéens pour une grande partie qui maniaient très bien l’arabe et étaient à même de traduire le grec ancien. D’autres Chrétiens orientaux, soucieux de pouvoir en faire des copies pour eux-mêmes, se mirent au service de ces très très rares émirs... Ibn Roshd alias Averroes a pu ainsi s’énamourer du grand Aristote pour la philosophie et de Galien pour ses travaux de médecine par exemple... Ibn Sinna avait fait la même démarche (Avicenne) et put ainsi avancer dans l’anatomie façon Galien...

L’école de Cordoue fut (aux temps des splendeurs) composée de musulmans, de chrétiens et de juifs mais hélas...pour peu de temps !!!

Les horribles Almohades venus du haut Atlas vinrent foutre tout en l’air et recommencer à pourrir la vie des "raisonneurs"...Al Mansour, analphabète et fondamentaliste fit un superbe autodafé de plus de 300 000 ouvrages qui composaient la bibliothèque de Cordoue :

Averroès dut se tirer à toute vitesse car il risquait le bûcher ou décapitation...On ne plaisante pas avec le Mektoub et la raison n’a aucune place dans l’islam...

Voilà comment on laisse des arabes dans l’ignorance : on applique à la lettre le coran et on "révise" l’histoire !

Gouguenheim a parfaitement raison : les arabes ont pillé les civilisations grecques, assyriennes, chaldéennes...Ils n’en ont rien fait sinon abrutir leurs peuples dans l’igorance !

Melik :
9 mai @03h15 « »
Mon ignorance crasse cachant mal un début de titillement dans mon esprit de berbère musulman acculturé barbare, je soumet à votre munificence c’est quelques interrogations. J’ai un peu de mal à comprendre ce qui a poussé les Arabes Chretiens (mais aussi peut-être les Juifs, Zoroastriens, Bouddhistes, etc...) à participer à cette "islamisation à outrance", et surtout pourquoi ils n’ont pas réussi à se convertir eux-même par la force ?

Je pense aussi que votre affirmation au sujet du proverbe (de qui est-il d’ailleurs ?) "si ce n’est pas dans le coran, c’est que c’est faux...si c’est dans le coran, c’est inutile" est fausse puisqu’en effet le proverbe lui même ne figurant pas dans le Coran...cqfd. Ah, et le fait que les Musulmans ne croient pas en la crucifiction du Messie (enfin disons plutot Christos on voit moins la racine sémitique) n’est-il pas problématique pour pouvoir parler de "croisade" ?

Si je vous suis bien, "ils" ont fait appel aux Assyro-Chaldéens d’Al-Andalous -ne devrait on pas dès lors parler de Vandalo-Chaldéens ?- qui ont subi la croisade d’arabisation et d’islamisation et "qui maniaient très bien l’arabe" (et qui étaient donc Musulmans si j’ai bien suivi le fil de la conversion euh pardon de la conversation) et de ce fait ont pu traduire les ouvrages en grec qui étaient rassemblés dans la Bayt al-Hikma fondée par Harûn ar-Rashîd (sans doute comme vous l’avez brillament démontré dans le but de les détruire) ... quelle révision de l’histoire vous venez de mettre à jour !

Néanmoins je reste tout de même dubitatif sur le fait que les Almohades aient pourri la vie des "raisonneurs" car il me semble bien que Ibn Rushd (Averroès) ait écrit sous le reigne d’Al-Mansûr dont il fut le precepteur analphabète si j’ai bon souvenir du film de Youssef Chahine (non je ne lit pas ca fait trop mal dans ma tête).

J’aurais presque une question à vous poser pour chaque groupe nominal de votre contribution si riche mais il se fait tard et je ne voudrais pas monopoliser votre temps au combien précieux de chercheur. En tout cas merci d’aider un croisé berbère islamisé et abruti dans l’ignorance comme moi à sortir justement de cette létargie du cortex dans laquelle me plonge la lettre du Coran (et je ne parle même pas de la tradition prophétique ouh la la...).

Bref, comme dirait Alexandre Vialatte "Et c’est ainsi qu’Allâh est grand".

Pierre :
9 mai @07h38 « »
Aussi simple que II et II font IV (ou comment imposer l’ "exception juive" dans un débat islamo-chrétien.)

Pour Alain Gresh, S. Gouguenheim est "un historien au service de l’islamophobie"

Du haut des créneaux de sa tour d’ivoire idéologique, Alain Gresh déverse la poix brûlante de ses certitudes multiculturelles sur un savant chrétien politiquement incorrect. Pas étonnant, donc que le site pro-palestinien militant
  • reprenne l’article que ce ’juif exceptionnel’ a mis en ligne sur son blog [**] pour étriller le médiéviste ‘politiquement incorrect’ et impudent contestataire de la ‘vulgate’ islamiquement correcte, que partage Alain Gresh, selon laquelle c’est la civilisation islamique qui a transmis au monde chrétien les œuvres grecques de l’Antiquité, admirablement traduites et conservées par la sagesse islamique. (Menahem Macina).
    Ce que nous ne devons pas à l’Islam
    Sylvain GOUGUENHEIM dans son livre intitulé “Aristote au mont Saint Michel” qui vient de paraître aux éditions du Seuil, tord le coup à un mythe islamophile éculé qui perdure encore et toujours dans de nombreux esprits incultes et dhimmisés : les musulmans n’ont pas fait découvrir la philosophie grecque en particulier platonicienne et aristotélicienne aux barbares chrétiens d’occident venu reconquérir la Palestine entre 1096 et 1291 ! Des Arabes chrétiens d’Orient ont effectivement échangé une partie de leur savoir avec leurs frères chrétiens d’Occident et ce bien avant 610.
    (...) N’en déplaise au Dr. (en chirurgie) Maurice BUCAILLE qui a tenté maladroitement de faire du concordisme dans son ouvrage sur “le Coran et la science”, nous savions déjà que les musulmans n’avaient inventé ni les chiffres en base dix (que leurs ont transmis les Indous), ni même l’algèbre et encore moins la théorie sur l’héliocentrisme qu’ils tenaient vraisemblablement aussi de savants indous (même si la théorie d’Aristarque de Samos (env. 310-230 av. JC ) était bien connue des savants juifs et chrétiens du Proche et du Moyen Orient anciens depuis plusieurs siècles). Avec le livre de Sylvain GOUGENHEIM nous savons qu’ils n’ont pas transmis non plus la philosophie grecque aux moines chrétiens d’occident.

    Moralité Abū l-Walīd Muhammad ibn Ahmad ibn Muhammad ibn Ahmad ibn Ahmad ibn Rušd, était juif.

    Hakim :
    9 mai @07h54 « »
    Il y a des évidences historiques qui s’imposent : oui, les échanges entre le monde occidental et le monde oriental au cours du Moyen-âge ont été réels et très enrichissant pour l’Europe. Le monde arabo-musulman à l’époque était bien plus en avance que l’Europe, tout simplement parce qu’il intégré en son sein toutes les ethnies (Arabes, berbères, Kurdes ...) et les religions (Israélite, orthodoxe, catholique et musulmane). Alors qu’à la même époque, en Europe, lorsque vous n’étiez pas de la même religion que les autorités locales, vous étiez soumis à la "question" ! Contrairement à ce qui est admis chez les détracteurs de l’Islam, cette religion pousse à la recherche scientifique et à la remise en cause de l’ordre établi, prenons pour exemple l’évolution des espèces, bien avant Darwin, les savants musulmans reconnaissaient que les espèces n’étaient pas figées, mais évoluées constamment, ainsi : le zoologiste Al Jahiz (776-868) dans son Livre des Animaux dresse une anthologie animalière où est évoquée une évolution articulée selon trois mécanismes principaux (la lutte pour l’existence, la transformation d’espèces vivantes, l’influence de l’environnement naturel) marquant l’unité de la nature et les rapports entre divers groupes d’êtres vivants. De plus, sa description naturaliste, l’historien maghrébin Ibn Khaldoun (1338-1405) recourt aux notions d’ordre, de structure, de plan, de « rapports entre les êtres et des permutations réciproques », de « progrès graduel de la Création » et de « continuum des êtres vivants » et écrit sereinement, quelque cinq siècles avant Darwin, que « le plan humain est atteint à partir du monde des singes (qirada) » ou encore que « le premier niveau humain vient après le monde des singes ». Ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Si le monde arabo-musulman se trouve dans l’état de délabrement actuel ça n’est pas à cause de la religion musulmane, c’est l’héritage de la colonisation passée et surtout de la politique Occidentale depuis la décolonisation qui a entretenu des régimes dictatoriaux, d’abord dans le cadre de la guerre froide puis dans celui de la lutte contre le terrorisme, afin de s’assurer l’entière collaboration de ces gouvernements si riches en pétrole ou autres matières premières. Alors il serait temps de faire la part des choses. Heureusement il existe encore en Occident des intellectuels clairvoyants qui savent faire la part des choses. Pour étayer mon propos je vous propose de lire cet article fort intéressant : http://oumma.com/Un-cheval-de-Troie...

    Pierre :
    9 mai @08h23 « »
    Deux et II font quatre (et si on parlait de l’apport chrétien dans l’islam)

    Le créationnisme au nom du Coran arrive en France

    Un livre réfutant, au nom du Coran, le darwinisme et la théorie de l’évolution, a été envoyé dans les établissements de l’Education nationale, laquelle a demandé qu’il ne soit pas mis dans les mains des élèves.
    Science et foi : Selon un théologien musulman,l’Islam est évolutionniste - Point final (site créationniste)


    9 mai @09h39 « »
    Alors qu’Obama a du renié son pasteur pour avoir tenu des propos soit-disant (“les Etats-Unis soutiennent le terrorisme d’Etat”) et réellement (l’Amérique “avait concocté le virus du sida pour se débarrasser des minorités”) intolérables, McCain lui est très fier du sien (Révérend Rod Parsley, église “World Harvest Church”) :

    "In March 2008—two weeks after McCain appeared with Parsley at a Cincinnati campaign rally, hailing him as "one of the truly great leaders in America, a moral compass, a spiritual guide"—Mother Jones reported that Parsley had urged Christians to wage a "war" to eradicate Islam in his 2005 book," Corn adds. "McCain’s campaign refused to respond to questions about Parsley, and the presumptive Republican presidential nominee declined to denounce Parsley’s anti-Islam remarks or renounce his endorsement. At a time when Barack Obama was mired in a searing controversy involving Reverend Jeremiah Wright, McCain escaped any trouble for his political alliance with Parsley,.."

    jugurta :
    9 mai @10h31 « »
    Et si on laissait les historiens faire leur boulot sans polémiques stériles ??

    Il doit y avoir autant de sources précisant les apports musulmans à la société européenne du Moyen Age que celles décrivant les legs des pères de l’eglise.

    Rudi :
    9 mai @11h46 « »
    J’ai étudié autant les mathématiques que l’histoire des mathématiques et je suis arrivé à la conclusion que l’Occident ne doit pas grand chose aux scientifiques du monde musulman (et pas tous des musulmans, ni arabes!). Il y a eu une préservations des textes antérieurs et un peu de synthèse, mais l’Europe a surtout repris les textes d’origine pour continuer son propre développement scientifique.

    Un texte en anglais à ce sujet se trouve comme 2e commentaire sous : http://islamineurope.blogspot.com/2...

    Pierre :
    9 mai @11h58 « »
    Et si on ceux qi ne sont pas d’accord avec moi laissaitent les cet historiens faire leur son boulot sans polémiques stériles ??

    Puisque j’ai décidé qu’il doit y avoir autant de sources précisant les apports musulmans à la société européenne du Moyen Age que celles décrivant les legs des pères de l’eglise.

    Pour vous aidez dans votre mission d’historien : « les legs des pères de l’église » au judaïsme :

    Amory Blaine :
    9 mai @12h02 « »
    Mais voyons Melik ! AVERROES EST RESTE QUE TRES PEU DE TEMPS A CORDOUE dès que Al Mansour s’est pointé ! Il a trouvé refuge à Almira pour ne pas avoir à répondre (pourtant il était cadi) aux questions embarrassantes sur l’opposition entre Coran et Aristote ! Ce n’était pas non plus un prix de vertu Averroes...Il était ok pour la philosophie et l’Organon d’Aristote...mais pas pour le petit peuple qui devait se contenter de réciter le coran par coeur et ne pas poser de questions ! C’est à travers Maïmonide qu’on trouve des sources sur le comportement ambigu d’Averroes ! Quant à l’apport des sciences via l’islam, on se gausse...Même l’IMA (institut du monde arabe) a fait une exposition dans laquelle les "choses" étaient remises à leur place : maths, algèbre, médecine, etc... En ce qui concerne ma citation sur "ce qui n’est pas dans le coran est faux, ce qui y est n’a pas besoin d’être ailleurs"...de mémoire il s’agit du Calife OMAR...en faisant incendier la bibliothèque d’Alexandrie ! L’islam c’est autodaffés et exterminations à la pelle... Pourquoi croyez vous Malik que la productions de livres traduits dans les pays musulmans ne dépassent pas la seule production d’Espagne ?

    Si le savoir se diffusait, les arabes devraient admettre que le soleil ne tourne pas autour de la terre (dixit le coran) et que la terre n’est pas plate comme un tapis de prière...

    Le pire dans tout ça, ce sont les élites wahabites et sunnites qui vont "s’éducationner" dans les plus prestigieuses universités occidentales et apprennent donc douloureusement que leur cher coran est un ramassis de bêtises...Que font-ils alors ? Ils la ferment car ces futurs dirigeants appliquent la loi du silence sur leurs peuples...Eux, peuvent apprendre MAIS SURTOUT PAS LES PEUPLES...Ces derniers risqueraient d’entrevoir la lumière !

    Arf !!! Ils me donnent mal au ventre ces malotrus !

    jugurta :
    9 mai @12h42 « »
    @ Pierre,

    Le plus important n’est pas de "choisir son camps mais de trouver son chemin."

    Pierre :
    9 mai @13h15 « »
    @Jugurta,

    vous aurez beau user de tous les subterfuges rhétoriques, c’est le christianisme, qui s’est développé contre le judaïsme, pas l’islam.

    S’il y a un mythe dans cet histoire, c’est bien celui du judéo-christianisme.

    Il n’est pas besoin d’être grand clerc pour savoir ça, il suffit de suivre la chronologie.

    Pour info (je parle à l’historien) c’est Jésus qui a été crucifié, pas Mahomet.

    Pierre :
    9 mai @14h04 « »
    Des milliers de Palestiniens Birmans attendent des secours d’urgence

    Les Nations unies ont estimé jeudi à 1,5 million le nombre d’habitants "sévèrement touchés" par le blocus typhon qui a dévasté samedi la bande de Gaza le delta de l’Irrawaddy et aurait fait, selon certaines estimations, peut-être 100.000 morts.
    Gaza Birmanie : pas de largages US sans accord

    Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a exclu la possibilité d’envoyer de l’aide aux sinistrés du blocus cyclone qui a ravagé Gaza la Birmanie sans l’accord de Tsahal la junte birmane, tout en rappelant que les Etats-Unis se tenaient prêts à fournir une assistance. "Je ne peux pas imaginer que nous y allions sans la permission du gouvernement israélien birman", a-t-il souligné lors d’une conférence de presse au Pentagone.
    Pierre :
    9 mai @14h16 « »
    Après l’abandon de l’abandon de la France-Afrique, Sarkozy préparerait-il aussi son après-Élysée ? (plus que 4 ans)

    Liban :la France ne restera pas "inactive"

    Melik :
    9 mai @21h07 « »
    Amory Blaine, les questions saugrenues que je vous aie posé ne sont pas innocentes. Et puisque vous semblez aimer la polémique sans pour autant maitriser votre sujet (et sans être capable de fournir une seule référence fiable), voici mes réponses.

    Sachez que je connais bien l’oeuvre juridique et philosophique d’Ibn Rushd -dont le père et le grand-père étaient eux aussi qâdî des Almohades-. Il serait trop long de détailler sa reflexion ici mais si il a été contraint à s’exiler suite aux pressions sur Abû Yûsuf al-Mansûr (qui n’était pas analphabète mais très éduqué) ce n’est pas parcequ’il était un physicien, un scientifique ou un philosophe (tout comme son maitre Ibn Tufayl), mais c’est parcequ’il refusait en s’appuyant sur Aristote et en développant un raisonnement tout à fait original d’enfermer les questions metaphysiques (la discipline dîte du kalâm en arabe) aux réponses devenues quasi-doctrinales de l’asharisme atomiste. Sachant que l’asharisme était la doctrine d’Al-Ghazalî et qu’Ibn Tumart, Mahdi Almohade, était vraisemblablement son élève on comprend mieux ce qu’il pouvait y avoir de choquant. De plus Ibn Rushd soutenait l’opinion des predecesseurs (salaf) quand au fait d’éloigner les masses de la métaphysique car ils ne disposaient pas des savoirs necessaires. Donc contrairement à vos affirmations péremptoires ce n’est pas une prétendue opposition entre foi islamique et science mais sur un aspect dogmatique lié à la métaphysique qui fût à l’origine de l’autodafé.

    Quand à la pseudo-citation d’Umar b. al-Khattâb, sachez d’une part que la bibliothèque d’Alexandrie a été détruite de multiples fois, déjà par César dans l’incendie du Bruchium (plus de 400000 ouvrages) le Serapeum par Théodose sous l’impulsion du patriache Théophile comme en témoigne Orose, mais aussi Rufin, Eunape ou Théodoret de Cyr. Les premières mentions de la prétendue destruction de la bibliothèque d’Alexandrie par `Umar datent...du XIIeme siècle soit 5 à 6 siècles plus tard ! Encore plus étonnant, le patriarche melchite d’Alexandrie (en 933) Eutychius dans ses annales parle de la conquête de l’Egypte par les Musulmans, de la construction d’une mosquée à Fustât (le Caire), du creusement sous l’ordre de `Umar d’un canal mais ne dit pas un traitre mot d’un eventuel incendie de la bibliothèque que les Chrétiens ont tenté de reconstitué ? Je vous ai aussi parlé de la Bayt al-Hikma d’Harûn al-Rashîd mais comme on parle de l’Egypte la bibliothèque des Fâtimides était tout aussi extraordinaire par le volume et le contenu, mais je n’apprend rien à un grand érudit comme vous :)

    On est donc loin des autodafés et exterminations à la pelle vous ne trouvez pas ?

    Ps : et non le Coran ne dit pas que la Terre est plate et que le Soleil tourne autour de la Terre, un savant "wahhabite" comme vous dite tel qu’Ibn Bâz affirmait même le contraire.

    cordialement

    sousou :
    11 mai @05h00 « »
    Amory Blaine, le comble de l’ignorance !! la honte des internautes !! quel imbécile tu es !! c’est mieux pour toi d’aller bouquiner un peu et t’instruire... car ton niveau de connaissance de l’histoire laisse à désirer...sans parler de ton non-sens et manque d’objectivité... et des B-Shit like you, il y en a plein dans ce ’’ beau ’’ monde où nous vivons ’’ heureux’’ malgré toi et tes semblables !!

    De la part d’une Grande Dame ARABE.

    Lothar :
    11 mai @08h25 « »
    Je vois que le politiquement correct est toujours bien vivant... Quand je lis le communiqué des historiens et philosophes (que viennent faire les philosophes ici?) qui ont réagi au livre de Gougenheim, je me dis que le monde "intellectuel" est toujours pourri par l’idéologie politiquement correcte. Car comment expliquer cette réaction hystérique ? Du reste, dès le premier paragraphe les choses sont claires : les arguments de Gougenheim sont repris par des sites extrémistes. Ah OK... Voila un argument qui laisse pantois. Et ces gens sont historiens et philosophes ?

    Que le livre de Gougenheim contienne des erreurs, c’est tout a fait possible. Mais comme tout autre travail universitaire, il aurait du etre critiqué universitairement et calmement lors de colloques. Trop peu pour nos croisés droit-de-l’hommistes hystériques qui se considèrent partie prenante d’une croisade pour la bonne entente entre les peuples et la valorisation de l’Autre.

    Quant a l’auteur moraliste et inquisiteur de cet article du Monde Diplo, je voudrais lui dire que paranoia et intelligence n’ont jamais fait bon ménage. Qu’est-ce que ca va etre la prochaine fois : éternuer sera une preuve d’islamophobie ? Il est amusant de voir que ceux qui disent défendre l’Islam comme vous ne font en fait qu’encourager, par leur intolérance et leur morale anti-raciste exacerbée a deux francs, le contraire. Quel dommage de voir le Monde Diplomatique tomber dans ce genre de politiquement correct communautariste imbécile qui, a terme, va nous donner un "beau" choc des civilisations...

    Je vous avoue que je n’étais pas très chaud pour acheter le livre de Gougenheim. Mais, après avoir vu la profonde idiotie de ceux qui le critiquent, je sais que ce livre sera mon prochain achat. Ce dont, finalement, je dois savoir gré a nos Torquemada en culotte courte...

    Anastase :
    11 mai @09h01 « »
    Lothar, cette œuvre est faite pour vous et pour tous les démocrates du ticket de caisse.

    Certains écrivains ont les clients qu’ils méritent, et vous en êtes un.

    Les autres vous remercient.

    Rafaël :
    11 mai @10h08 « »
    Bien que je ne réfute pas certaines approximations historiques (démontrées avec science par Alain Gresh) sur des points précis, je suis quand même déçu du fait que l’auteur de l’article fait un rapprochement très dangereux en assimilant l’approche de l’auteur qui insiste plus sur les canaux de transmission de l’héritage grec autres que celle de la civilisation arabo-musulmane comme étant une approche islamophobe ! Le Monde Diplomatique quelque part reproduit exactement le schéma qu’il conteste, à savoir d’être accusé d’antisémitisme par les lobbys juifs de France dès qu’il publie un article critiquant la politique de l’Etat d’Israel (ce qui est légitime) ! Ce ’politiquement correct’ que s’impose Le Monde Diplomatique depuis pas mal d’années déjà m’agace au plus haut point. J’en prends pour exemple le fait que sous prétexte que l’influence américaine en Amérique Latine vous est tellement insupportable (j’en suis très critique aussi) que vous ’angélisez’ certains chefs d’Etat qui ne sont dans les faits que des dictateurs (ex : Chavez). Vous appliquez un peu l’idée que l’ennemi de mon ennemi est mon ami. C’est pour moi une perte de crédibilité à partir du moment où la nuance est inexistante. Tout n’est pas noir ou blanc...


    11 mai @10h54 « »
    (ex : Chavez)

    excepté Chavez je suppose ?

    parce que lui, il est sud-américain (contrairement aux nord-américains bien sûr).

    Alain Gresh :
    11 mai @11h54 « »
    A Rafael

    Je ne conteste pas, car cela ne relève pas de mes compétences, les recherches de Gouguenheim. Je laisse ce soin, et le débat, aux chercheurs. Mais on peut souligner, dans le même temps, le fait que ce livre (et l’accueil qu’il reçoit) s’inscrit dans un campagne que je qualifie d’islamophobe. En qui consiste l’islamophobie ? A essentialiser l’islam, à penser que, en lisant le Coran, on peut comprendre l’ensemble du monde musulman, sa culture, son histoire, etc. C’est exactement ce que dit (tout à fait explicitement) Gouguenheim. Dans mon envoi sur la bataille de Thermopyles, je citais un autre livre écrit par un des meilleurs spécialistes du monde grec, Paul Cartledge. Je suis évidemment dans l’incapacité de juger du sérieux de ses travaux. Mais ses chapitres d’introduction et de conclusion, eux, étaient complètement idéologiques, et je me sens en droit de les critiquer.

    Dans la vision dominante (et négative) qui prédomine en Europe de l’islam, il ne reste que deux pôles de résistance, si l’on peut dire : le caractère pluraliste des royaumes musulmans d’Espagne ; le fait que la philosophie grecque a été transmise à travers les Arabes. S’attaquer à l’un d’entre eux n’est pas neutre.

    Concernant votre dernière remarque sur les ennemis de mes ennemis sont mes amis, vous avez raison d’attirer l’attention sur un risque qui nous guette tous. Il n’est pas facile de tenir un équilibre. Pour prendre un exemple que je connais bien, celui du Hamas (et plus généralement de certains mouvements islamistes) il faut expliquer qu’il est à la fois une authentique expression de résistance populaire à l’occupation, de rejet de la corruption de l’Autorité palestinienne et aussi qu’il peut avoir des pratiques inquiétantes en ce qui concerne les libertés, le pluralisme, etc. Et ceci dans un contexte où de nombreux médias occidentaux le réduisent à une simple organisation terroriste.

    TTA :
    11 mai @18h05 « »
    @ Alain Gresh

    Puisque vous êtes le spécialiste du Moyen Orient au "Monde diplomatique", je suppose que vous êtes très attentif à tout ce qui s’écrit sur le sujet. Connaissez-vous les livres d’Ibn Warraq, un "scholar" pakistanais, apostat de l’Islam (Ibn Warraq est un pseudonyme, vous vous doutez pourquoi) ? Il vit aux USA et il a même résidé en France. Il a écrit plusieurs livres sur l’Islam en commençant par son témoignage : "Why I am not a muslim" paru en 1995 et traduit en Français sous le titre "Pourquoi je ne suis pas musulman". Il est signataire de la déclaration dite de St Peterburg (avec d’autres musulmans et d’ex-musulmans). Son dernier travail est une critique radicale du livre "Orientalism" d’Edward Saïd qui, j’en suis sûr, a inspiré votre vision du M.O. Le titre est : "Defending the West : A Critique of Edward Said’s Orientalism". En avez-vous fait une critique dans le Diplo ?

    De manière générale, Il y aurait beaucoup à dire sur la ligne éditoriale du « Monde Diplomatique », très à gauche, voire "islamo-gauchiste". Finalement, après plus de quinze années de lecture assidue (dont 8 années d’abonnement), j’ai renoncé. Comme certainement beaucoup de vos anciens lecteurs (voyez la chute des ventes de votre journal depuis 2003) je ne veux pas être en compagnie d’islamistes déguisés en démocrates (Tarik Ramadan) ou de marxistes de diverses obédiences qui sont aussi de pseudo-démocrates. Cela ne fait pas pour autant de nous des islamophobes ou des réactionnaires .

    Anastase :
    11 mai @18h30 « »
    Finalement, après plus de quinze années de lecture assidue (dont 8 années d’abonnement), j’ai renoncé.

    Quel aveu bouleversant TTA, il vous a fallu 15 ans (dont 8 années d’abonnement) pour vous apercevoir que le Diplo n’était pas pour vous !

    Un bon conseil : ne vous fiez jamais à votre jugement.

    Rafaël :
    11 mai @21h12 « »
    @Gresh et @Anastase

    Tout d’abord, je souhaite remercier Alain Gresh pour la réponse à ma 1ère intervention. Bien que la critique est sans doute fondée, je reste néanmoins persuadé que taxer un auteur d’islamophobe pour les raisons que vous avez évoquées tout à fait exagéré. Je trouve que les termes antisémitisme et islamophobie sont tellement galvaudés de nos jours que cela en devient dangereux pour le vrai antisémitisme et la vraie islamophobie (un peu à l’image de Pierre qui crie au loup).

    Quant à Anastase, je vois qu’il ne contribue en rien au débat d’idée et passe son temps à essayer de vilipender les autres internautes. Pour défendre TTA, je tiens à signaler que j’ai été pendant 3 ans abonné au Monde Diplomatique avant effectivement d’être irrémédiablement déçu de la vitrine que le journal a fini par constituer à des intellectuels ou plutôt des personnalités qui défendent des thèses assez particulières (pour ne pas dire plus). Cela ne me dérange pas en soi, puisque c’est avec le débat que l’on combat la bêtise de certaines de ces idées invraisemblables, encore faut-il que d’autres courants de pensée puissent s’exprimer dans votre journal...

    Melik :
    11 mai @21h43 « »
    Sans vouloir préjuger des intentions de M. Gougenheim force est de constater que son ouvrage reçoit un acceuil particulièrement chaleureux de la part de groupes et de personnes qui ont une véritable phobie (pour diverses raisons) quand à l’islâm et plus particulièrement à la présence de Musulmans en Europe (généralement les milieux conservateurs de droite ce qui est assez différent de "l’islamophobo-gauchisme" ...on m’excusera le néologisme de néologisme).

    Le titre de l’article d’Alain Gresh est tout à fait pertinent, ce qui ne fait pas de l’historien un complice. Néanmoins ce n’est pas tant cela qui me dérange dans ce genre d’ouvrage - qui tombe toujours à point nommé comme il n’y a quelque temps l’essai de Petré-Grenouilleau fortement critiquable sur plusieurs points comme toute recherche historique- mais plutôt cette espèce de tentative de purifier l’histoire ou plutôt les fondements ou racines de l’Occident Chrétien.

    La présence de Musulmans n’est pas étranger à cela. D’un coté le "devoir de mémoire" citoyen fait sortir de l’ombre des heures sombres disparues des manuels scolaires et d’un autre coté l’acculturation et surtout la recherche d’un enracinement qui fait redécouvrir les influences notament de la civilisation islamique sur plusieurs fondations.

    Pendant plusieurs années il a surtout été question de réduire les "Arabes" à un rôle de simples transmetteurs chose qui était accepté avec difficulté, et le livre semble essayer de faire croire que ce n’était là qu’un mythe et que l’Occident Chrétien n’a jamais eu besoin de facteurs hérétiques pour garder le contact avec leurs frères naturels. Je ne sais pas si le livre omet de relever le fait qu’en Orient les sciences étaient tombés en désuettude (en dehors de travaux de copistes) en plus du fait d’être en parfaite diglosie avec l’Occident. Bref, difficile de ne pas voir l’origine du renouveau des sciences dans l’expansion d’une nouvelle civilisation.

    Le Lion de Damas :
    11 mai @22h49 « »
    En réponse dans le respect.

    Pour Lothar

    dans un contexte de difficultées internationales au niveau diplomatique, je penses qu’il n’est pas préférable de faire de pareilles allusions : que le monde arabe n’ai rien apporté au monde occidental, c’est le problème de ceux qui ne veulent pas y croire, ils possèdent des opinions invraisemblables, contradictoires mêmes, c’est tout à leurs honneurs.(je rappelle juste qu’à la chute de l’empire romain, il y eut une période, un black-out total dans l’histoire, un trou noir pour ceux qui ne comprendraient pas, période durant laquelle des ouvrages de l’ancien glorieux âge d’or grec et romain furent brûlés par l’Eglise fraîchement installée en Europe, et que même pendant le sac de Constantinople en 1204, les travaux des savants étaient jetés et brûlés, preuve de barbarie ou erreur dans l’histoire?Cela souligne sans doute le fait que des erreurs, chacun en commet.)Maintenant, le fait d’aller publier une oeuvre pour prouver cette non relation, et qui de sur-croît, permettrait de stigmatiser tout un peuple, pardonnez mon absence d’intelligence par rapport à votre innomable supériorité, mais racisme il y a, et même spécisme, je suis quelqu’un pour la liberté d’expression, mais pensez vous qu’il est sage de la part d’un savant de faire paraître pareil ouvrage, visant à blesser une religion, un idéal percu pour des milliards de personnes, malheureusement, les choses n’avanceront jamais avec ce genre de mentalité, du moins elles n’évolueront jamais, je reste dans le respect, certes dans le cynisme, cela prouve une chose déprimante, que tout nous sépare, rien ne nous unit, tout nous sépare c’est une constante voulue par ceux qui ne peuvent pas vivre parmi leurs semblables, le premier homme était africain est ce que quelqu’un le réfuterait?, j’imagine les potentiels islamophobes qui doivent se jouer et se frotter les mains, saisissant la justice lorsque la vérité est trop voyante, alors un conseil Lothar, ou du moins une aide précieuse, c’est peut être pas ceux qui combattent contre l’islamophobie qui sont fermés d’esprit, mais ceux qui se sentent insultés et qui ne savent prendre ni de recul ni d’initiative par rapport aux mots, je ne me sens pas du tout aggréssé par les mots de mr gouguenheim, c’est un homme avec ses opinions, qui serait capable de réfuter que le premier homme était noir certes, un jour ou l’autre, et si vous n’êtes pas content de ce que j’ai dit, allez oser parler au singe duquel on descend tous, il vous dira certainement qu’on est ridicule à savoir qui a raison qui a tort à propos de savoirs. Remettre en cause l’histoire ca c’est déja vu, et des millions d’hommes et de femmes en sont morts, c’est peut être le début de la fin pour nous tous d’accepter ce genre de diffamation ou bien de la complémentariser.(et je ne voudrais aucune réponse à ce message svp, je ne tiens pas à tenir de discours avec des gens qui deviendront vulgaires, voir calomnieux, ou mêmes qu’ils n’en valent pas la peine.Merci d’avance)

    Melik :
    11 mai @23h46 « »
    Le titre d’Ibn Warraq "Defending the West" serait plutôt une démonstration cinglante de la justesse de certaines thèses d’Edward Saïd sur l’Orientalisme...l’influence du dernier des orientalistes (Bernard Lewis) sur les néo-conservateurs de la Maison-Blanche en est une autre. Si les procédés de l’Orientalisme et l’Impérialisme sont des valeurs intrinsèques à l’Occident alors effectivement Ibn Warraq peut se targuer de défendre l’Occident, mais bon au lire de son premier ouvrage on ne peut pas vraiment le considérer comme quelqu’un d’objectif ou de depassionné.

    Sinon chacun le droit d’objecter mais entre un Tariq Ramadan qui cherche à batir des ponts, à sortir d’une vision bipolaire du monde, et surtout d’un système économique désastreux et de l’autre un Ibn Warraq qui propose le repli et le choc des civilisations (et particulièrement la destruction de l’une d’entre elle) tout en soutenant des administrations qui font ce que vous savez depuis le nombre d’années que certains sont abonnés au Monde Diplomatique, lequel des deux types de personnages est le plus près du journal d’après cela ? Pour autant on ne peut pas résumer un journal à une personne qui aurait écrit quelques tribunes. Alors est-ce le fait qu’Alain Gresh et d’autres s’intéressent au sort des orientaux pour ce qu’ils sont et pas pour ce que certains s’imaginent qu’ils sont ou voudraient les voir être ?

    Le Monde se recompose et les clivages politiques intellectuels aussi. Les anciens "progressistes" se muent en "reactionnaires" pour (et selon) les uns en "tiers-mondistes" pour (et selon) les autres. Ces derniers qualifient les premiers de "nouveaux reactionnaires" pour leur alignement "atlantiste et sioniste", et eux-même se posent en "contre-reactionnaires" et accusent les "tiers-mondistes" d’"islamo-gauchisme".

    Cela dit lorsque certains disent que l’enjeu est civilisationnel c’est tout à fait vrai. Comment ne pas voir la liaison de l’impérialisme américain et du sionisme avec les tentatives de refonder l’Occident comme Judéo-Chrétien (ce dont je n’ai cure à vrai dire, chacun est libre d’évoluer comme bon lui convient) mais surtout contre l’Islâm au point de nier ses apports et de l’essentialiser par des fantasmes (ce qui m’inquiète). Les "nouveaux reactionnaires" sionistes particulièrement ont fait le choix d’appuyer le colonialisme au Moyen-Orient en niant tout ce qui touche au colonisé (en général, et en particulier dans notre propos le rayonnement de sa civilisation...finalement c’était en fait des Chrétiens mais aussi des Juifs -ou alors fraichement ou faussement convertis- ces hommes de sciences orientaux) et de préferer et appuyer l’impérialisme et les vrais reactionnaires, sans parler des identitaires païens avec des divergences tout de même sur les "racines", de ses peurs quand à la montée de l’islâm et de la présence de "mahometans" en son sein.

    Gare au morisque.

    Lothar :
    12 mai @01h57 « »
    @Lion de Damas et plus généralement @ Mr Gresh

    Cher Lion,

    par votre message même, vous démontrez que toute cette histoire relève du politiquement correct et, ce faisant, vous prouvez justement mon point, ce dont je vous remercie.

    Je vous cite : dans un contexte de difficultées internationales au niveau diplomatique, je pense qu’il n’est pas préférable de faire de pareilles allusions"

    "pensez vous qu’il est sage de la part d’un savant de faire paraître pareil ouvrage, visant à blesser une religion, un idéal percu pour des milliards de personnes"

    "j’imagine les potentiels islamophobes qui doivent se jouer et se frotter les mains"

    Mais l’historien n’est et ne doit être ni un sage, ni un gourou, ni un psychologue, ni un géopolitologue ! C’est un historien, c’est-à-dire un savant, un scientifique qui n’a que faire si ses travaux blessent ou provoquent des tensions. Quand Darwin a énoncé sa théorie, il a blessé des millions de Chrétiens et c’est tant mieux ! Quand Smith a traduit de l’akadien la tablette du Deluge en 1872, montrant que la Bible avait repris ce concept d’une autre civilisation, il a blessé des millions de croyants et c’est tant mieux ! Pourquoi ne pourrait-on faire la même chose avec l’Islam ? Y a-t-il un exceptionnalisme de l’Islam qui ferait que cette religion serait intouchable ? Qu’est-ce que c’est que cette bonne blague ? Vous voyez, vos réponses prouvent mon point : vous désirez des historiens politiquement corrects qui étudient la reproduction des sauterelles durant l’Antiquité tardive ou l’histoire de la céramique en Papouasie au haut Moyen-Age. Dès qu’un historien aborde un sujet dit "sensible", voilà que les cris d’orfraie fusent. Il ne doit pas y avoir de sujets sensibles : il y a la science qui recherche et avance, point-barre. Et peu importe si ça blesse les superstitieux et autres prudes colombes ! Si tel travail universitaire contient des erreurs, il doit être critiqué universitairement et ne doit pas faire l’objet de récuperation politicienne.

    Par ailleurs, il y a certains termes qui m’ont étonné dans votre message : "ceux qui se sentent insultés" (...) "diffamation" Nous voila en plein choc des civilisations ! Prenons un autre exemple pour bien vous faire comprendre : imaginez qu’un savant vietnamien remette en cause l’apport de la France en Indochine. Vous croyez que, en tant que francais, je vais me sentir insulté ? Nous nageons en plein délire, là... Je ne sais pas si vous vous rendez bien compte de l’imbécilité et surtout du danger d’avoir une telle manière de voir les choses. Cela conduit tout droit au nationalisme le plus abject et au choc des civilisations. Mais il est vrai que pour une certaine gauche bien française, le nationalisme n’est dangereux que quand il provient d’Occident : le nationalisme et l’intolérance de l’Autre est folklorique et admirable, n’est-ce pas Mr Gresh ?

    Pierre :
    12 mai @07h27 « »
    Politiquement incorrect...

    Lothar votre obsession du caractère supposé illicite du politiquement correct, risque de vous jouer de mauvais tours. En effet vous semblez prôner les vertus d’un “politiquement incorrect” qui vous semble l’antidote magique contre ce que vous présentez comme un crime absolu :

    « Quand Darwin a énoncé sa théorie, il a blessé des millions de Chrétiens et c’est tant mieux ! Quand Smith a traduit de l’akadien la tablette du Deluge en 1872, montrant que la Bible avait repris ce concept d’une autre civilisation, il a blessé des millions de croyants et c’est tant mieux ! Pourquoi ne pourrait-on faire la même chose avec l’Islam ? »
    Malheureusement pour des millions de personnes, l’histoire du XXième siècle a démontré que le “politique incorrect” n’est pas le contraire du “politiquement correct”, mais son complément.

    Ainsi comme certains (le sommet de la civilisation européenne) ont voulu amalgamer des religions avec des cultures et des cultures avec des races, vous posez la question « Pourquoi ne pourrait-on pas faire la même chose avec l’Islam? »

    Pouvez-vous (pour vous même) préciser ce que l’Islam (une religion) vient faire dans ce débat ? S’agit-il d’un débat théologique sur la nature du "saint esprit" ? Quand vous dites "Islam" en fermant les yeux voyez-vous un Indonésien, un Américain (Cassius Clay), un Britannique (Cat Stevens), un Suisse (Maurice Béjart), pensez-vous honnêtement que votre démonstration tient la route ?

    Il vous faut bien admettre que comme Sylvain Gouguenheim, votre démonstration se fracasse sur les réalité du politiquement incorrect, rien que le titre du livre "Aristote au Mont Saint-Michel", montre la malhonnêteté de la démarche, parce qu’on ne peut pas dire que les commentaires des moines-copistes du Mont Saint Michel aient révolutionné la pensée humaine, pas plus d’ailleurs que ceux du remarquable Saint Augustin.

    Par contre que sa vous plaise ou non, il y a eu une civilisation multi-ethnique et multi-religieuse qui d’Espagne à la Chine a réussi la synthèse de toutes les connaissances du monde connu, quelle a diffusée gratuitement et elle a pour nom : la civilisation musulmane.

    Lothar :
    12 mai @10h34 « »
    Pierre, avant de distribuer les bons ou mauvais points, il faut quand même que vous appreniez a lire attentivement les messages auxquels vous répondez.

    D’abord, ce n’est pas parce que je suis critique vis-a-vis du politiquement correct que je suis en faveur du politiquement incorrect. Cette vision binaire et manichéenne que le père Bush ne renierait pas ("si vous n’êtes pas avec nous, vous êtes contre nous" = si vous ne pronez pas le politiquement correct, vous pronez le politiquement incorrect) semble être votre tasse de thé mais ce n’est pas la mienne. A chacun son truc...

    De même, si vous aviez bien fait attention a mon message au lieu de laisser votre imagination féconde prendre le pas sur la raison, vous auriez vu que je faisais une comparaison entre les religions : Darwin a mis a mal un dogme chrétien, la tablette mésopotamienne un dogme judéo-chrétien. Voila pourquoi je me posais la question : pourquoi pas l’Islam ? C’est très simple mais je vois que vous avez habilement (?) évité de répondre à la question et que vous avez préféré partir dans des considérations sur le saint esprit et que sais-je encore... Hélas, le public est habitué à ce genre de "diversion". Eviter de répondre à des questions simples pour partir dans des élucubrations sans fin. Là aussi, à chacun son truc...

    Pierre :
    12 mai @11h14 « »
    Pierre Lothar, avant de distribuer les bons ou mauvais points, il faut quand même que vous appreniez a lire attentivement les messages auxquels vous répondez que vous écrivez.

    Je me suis donnez la peine de vous citer. Si vous n’êtes pas foutus d’assumer vos propos la discussion est close.

    Comme tous les athées qui prétendent parler au nom de la religion, vous tenez absolument à rationaliser le mystère divin, pourquoi ne pas nous parler de l’influence de la théorie des cordes sur le temps de cuisson de la soupe de poireau, tant que vous y êtes.

    Je ne sais pas de quel "vous" et "nous" dont vous nous parlez, mais ce que je dis est valable pour tous les juifs chrétiens et autres zoroastriens dont vous vous gargarisez dans un débats sur les cultures.

    Si vous parlez de civilisation, parlez de civilisation, si vous parlez de race parlez de race, et si vous parlez de religion parlez de religion,si vous parlez de science, mais épargnez-nous ce discours alambiqué où vous picorez le pire du pire quand ça chante. C’est ça le discours politiquement correct.

    Melik :
    12 mai @15h31 « »
    Je viens de tomber sur une intéressante lecture tirée d’une conférence des Amis du Mont-Saint Michel qui eu lieu le 8 septembre 1970, cf. http://pagesperso-orange.fr/coloman...

    Rien que la présence au Mont Saint-Michel de la plus ancienne traduction latine d’un commentaire d’Aristote par Ibn Rushd suffit à battre en brêche une première partie de la thèse de Gouguenheim.

    Je découvre aussi que Gouguenheim ne semble rien nous apprendre de plus que ce que les historiens savaient déjà depuis fort longtemps, et je commence à me demander (mais seule une lecture attentive du livre me le dira) si ceux parmis les historiens qui préjugent des intentions de l’auteur n’ont pas definitivement raison.

    Je trouve tout de même paradoxales pour les purificateurs des racines de l’Europe de parler des racines grecques alors que l’Eglise face aux accusations en son temps (et officiellement aujourd’hui encore) de Luther se défendait d’avoir été héllénisée mais plutôt d’avoir christianisé la pensée grecque. Si il est vrai que la scolastique musulmane n’avait pas pour but de réviser le dogme islamique mais de tenter de l’éclairer par la raison et la science ces savants ont de ce fait plus mis l’accent sur la méthode experimentale que sur l’aspect purement spéculatif de la métaphysique grecque.

    Je ne suis pas un specialiste de la scolastique chrétienne mais force est de constater que c’est bien plus cet aspect experimental que l’on retrouve chez Roger Bacon et Duns Scott que la théologie speculative d’un Thomas d’Aquin qui a été le plus prépondérant dans le développement intellectuel et technique de l’Europe (cf. les ouvrages d’Alain de Libera pour prendre connaissance des multiples influences des philosophes Musulmans et Juifs particulièrement Ibn Rushd et Moshe ben Maïmon sur ces derniers).

    Du procès de Galilée on retiendra que ses accusateurs s’appuyaient trop sur Aristote du fait de l’influence de la scolastique et cette dernière finira par tomber en désuétude suite à cela et à la montée de la réforme protestante. Si l’on ajoute à cela depuis quelques années la réhabilitation de la scolastique thomiste qui plus est de manière plus vindicative avec Benoit XVI et ses envolées sur l’islâm ainsi que le fait que l’on parle de plus en plus des racines chrétiennes de l’Europe suite au possible élargissement de l’Europe à l’ennemi impie d’autrefois (j’ai nommé les Turcs) sans compter la présence de Musulmans bien européens, je pense que l’on est mieux à même de comprendre le contexte et peut-être la "réaction" que se trouve être en particulier l’ouvrage de Gouguenheim.

    Rudi :
    12 mai @23h31 « »
    je reprend ce texte d’Alain Gresh "Pour prendre un exemple que je connais bien, celui du Hamas (et plus généralement de certains mouvements islamistes) il faut expliquer qu’il est à la fois une authentique expression de résistance populaire à l’occupation, de rejet de la corrupti
  • En solidarité avec SNAPAPet les syndicats algériens

    Publié le 15/12/2008 à 12:00 par chlef
    En solidarité avec les syndicats algériens

    L’Intersyndicale Autonome de la Fonction Publique algérienne (SNAPAP,CLA, CNAPEST, SATEF, SNTE, SNPEPM, CECA, coordination des sections CNES) a décidé l’organisation de grèves nationales du 10 au 12 février prochain, avec un rassemblement à Alger le 12.

    L’intersyndicale dénonce la dégradation des conditions de vie de l’ensemble de la population algérienne (salaires dérisoires, prix des denrées de première nécessité ainsi que des logements en inflation constante) alors que les caisses du pouvoir n’ont jamais été aussi pleines (l’Algérie n’a plus de dette extérieure et dispose d’une réserve déposée dans les banques étrangères de 180 milliards de dollars).

    Elle revendique : des salaires compatibles avec un pouvoir d’achat décent, l’ouverture de véritables négociations dans la fonction publique, des pensions dignes pour les retraités, la titularisation des contractuels et vacataires et la création d’emplois, une indemnité pour les chômeurs demandeurs d’emplois.

    De plus, les militants des syndicats autonomes subissent toujours une répression sous toutes les formes possibles, le pouvoir multiplie les tentatives de corruption de leurs membres et crée des syndicats « clones » afin de les discréditer dans l’opinion.

    Afin de dénoncer le silence complice des autorités et des médias français sur ce que subissent les algériens, afin de montrer notre solidarité avec les camarades des syndicats autonomes et de dénoncer la répression dont ils sont victimes, afin de soutenir leurs légitimes revendications :

    L’US Solidaires, la CNT, la LDH, le Cedetim …. appelent à des rassemblements devant les ambassades et consulats français le 12 février, en même temps que le rassemblement à Alger.

    Les syndicats annoncent une journée de grèves et manifestations

    Publié le 15/12/2008 à 12:00 par chlef
    Les syndicats annoncent une journée de grèves et manifestations


    PARIS (AFP) — L'ensemble des organisations syndicales françaises, une première depuis le mois de mai, a appelé lundi le monde du travail à refuser de "payer la crise" en participant à une grande journée de grèves et de manifestations le 29 janvier 2009.

    Les syndicats CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires et Unsa, se sont mis d'accord sur un "appel aux salariés du privé et du public, aux chômeurs et retraités" pour une action "de grande ampleur", après une réunion de trois heures au siège de Force ouvrière à Paris.

    "Alors qu'ils n'en sont en rien responsables, les salariés, demandeurs d'emploi et retraités sont les premières victimes" de la crise, souligne l'appel. Le texte réclame "des mesures urgentes d'une autre nature que celles prises par l'Etat et les entreprises".

    En pleine période d'hémorragie de l'emploi (les annonces de plans de réduction d'effectifs sont devenues quasi quotidiennes) et de stagnation des salaires depuis un an, selon les chiffres officiels, les mots d'ordre sont surtout défensifs: défense de l'emploi, "privé et public", et "maintien du pouvoir d'achat".

    Une nouvelle intersyndicale aura lieu le 5 janvier pour, selon Michèle Biaggi (FO), préciser la plateforme revendicative, les modalités d'action, "amplifier et construire un rapport de forces".

    Les syndicats n'ont pas manqué de voir dans le report de la réforme de la classe de seconde au lycée, annoncé lundi, "un résultat des mobilisations" dans l'Education, à l'instar de Gérard Aschieri (FSU), présent à la rencontre intersyndicale.

    Le 29 janvier sera la première journée unitaire d'action interprofessionnelle depuis le 22 mai 2008, lorsqu'entre 300.000 et 700.000 personnes étaient descendues dans la rue pour la sauvegarde des régimes de retraite. Mais aucun appel national à la grève n'avait été lancé ce jour-là.

    Les syndicats de fonctionnaires devraient se joindre à la mobilisation, lors d'une réunion prévue mercredi.

    Dès novembre, la CGT avait émis l'idée d'une mobilisation commune impulsée par les syndicats. La concurrence intersyndicale pour les élections prud'homales début décembre avait mis ce projet entre parenthèses.

    Sortie nettement en tête (34%) de ce scrutin marqué par une abstention record (quelque 75%), la centrale de Bernard Thibault a remis le dossier sur le tapis la semaine dernière, en proposant un grand rendez-vous social pour la deuxième quinzaine de janvier.

    Selon les responsables syndicaux, l'accord pour la journée du 29 s'est fait sans douleur. Pour Marcel Grignard (CFDT), cette date "est à la fois très près et très loin".

    "Cela nous donne le temps de préparer la mobilisation et de regarder ce qui va se passer d'ici là", notamment dans les trois négociations sociales en cours portant sur l'assurance-chômage, l'indemnisation du chômage partiel, et la formation professionnelle.

    Un avertissement au patronat et au gouvernement, en somme, à lâcher du lest s'ils veulent éviter un vaste mouvement social.

    Selon plusieurs confédérations - CGT, FO, Solidaires -, le rendez-vous du 29 janvier n'est nullement une invitation aux salariés à rester les bras croisés d'ici là, au contraire.

    Pour Maryse Dumas, cela "va donner du souffle à toutes les luttes qui se déroulent d'ores et déjà dans les entreprises" et alimenter "un feu roulant d'actions" d'ici là.

    "Entre maintenant et le 29 janvier, il y aura des mobilisations et il y en a eu ces dernières semaines. La journée interprofessionnelle doit permettre d'unir" les divers mouvements, a affirmé Annick Coupé (Solidaires).

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