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Dernière mise à jour : 15.03.2015
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Quelle perception dans le champ social apres la Crise mondiale en algerie

Publié le 18/12/2008 à 12:00 par chlef
 Quelle perception dans le champ social apres la Crise mondiale  en algerie
Crise mondiale : Quelle perception dans le champ social



Economie

En Algérie, la crise mondiale continue d’être appréhendée essentiellement dans ses répercussions financières et économiques sous un angle d’ailleurs généralement technique.
Ainsi et du point de vue matériel, les points d’impact de la crise sont ciblés quasi simultanément en rapport avec le montant de nos réserves de change, les tendances du prix du baril de pétrole et la capacité de l’Etat à maintenir les importations à un niveau compatible avec les besoins du pays.
Sur le plan formel, le discours sur la crise, qui nourrit en même temps le débat sur les problématiques qu’il est censé soulever, implique pour l’heure principalement les institutions publiques en prise directe avec les finances, le commerce extérieur et la politique énergétique, mais accessoirement aussi des experts, des économistes, des représentants d’organisations patronales et d’anciens responsables politiques.
Les institutions de l’Etat (ministère des Finances, Banque d’Algérie, ministère de l’Energie et des Mines…) ont fait connaître leur position à ce sujet et en actualisent la teneur au fur et à mesure des évolutions de la conjoncture.
Sur le plan décisionnel, seule l’installation, au sein du ministère des Finances, d’une commission de suivi de la crise a été, à ce jour, enregistrée et considérée comme une disposition concrète engagée par les autorités.
Cette mesure constitue un dispositif autonome contrairement à d’autres mécanismes comme, par exemple, ceux de la politique pétrolière qui sont déterminés soit dans un cadre organique concerté (OPEP) pour ce qui touche aux orientations relatives aux quotas de production, soit par le marché pour ce qui a trait aux prix.
Sur le plan analytique, les pronostics avancés par certains économistes quant à un arbitrage éventuel de l’Etat dans le choix des investissements appelés à être différés ou reconsidérés sont contredits par d’autres intervenants qui estiment que les projets inscrits au titre des programmes de développement ne devraient pas subir de changements notables, ce que le dernier Conseil des ministres a du reste confirmé.
Sur un plan méthodologique, on peut considérer comme probable le fait qu’une poursuite de la tendance baissière du prix du baril de pétrole donne lieu à une accélération des processus visant à l’élaboration d’instruments techniques opératoires plus efficients, plus tangibles en vue d’amortir les conséquences de la crise. Les éléments actuels et prévisionnels de cette démarche sont définis et structurés quasi exclusivement par l’Etat, leur conception, leur mise en œuvre et leur supervision n’étant apparemment pas fondamentalement influencées par les avis divergents exprimés ici et là par les spécialistes.
Le constat établi en la matière met en exergue le primat de l’action de l’Etat dans l’élaboration de toute solution à la crise, légitimant par là même la nécessité pour le citoyen de s’en remettre à la puissance publique pour la préservation de ses acquis et la réalisation de ses aspirations. Ce rapport de subordination rend-il pour autant dérisoire et sans intérêt la question de savoir précisément si, en Algérie, la crise est perçue dans le champ social uniquement par ce biais ? On ne dispose à cet égard d’aucune source documentaire (enquête d’opinion, étude spécifique…) susceptible d’être prise en compte pour le décryptage du regard que la crise suscite au sein de la société.
Prise de conscience
Dans la plupart des pays émergents, comme dans les pays avancés, la dimension sociale de la crise est certes traitée dans ses incidences sur le pouvoir d’achat, mais elle conduit en même temps les analystes à s’en servir pour prospecter et théoriser d’autres voies intéressant les mutations des rapports sociaux dans la sphère économique. Dans cette optique, les questionnements se font nombreux et critiques autour de diverses activités (crédits, marchés boursiers, gestion budgétaire…), relativisant la confiance qu’elles inspirent mais incitant à la rénovation de leur régulation par les autorités.
La mondialisation aussi est désormais perçue autrement, et l’idée que les solutions durables à la crise passent impérativement par des concertations et des dispositifs internationaux est mieux admise même si des mesures à l’échelle nationale sont jugées indispensables. La sauvegarde d’intérêts catégoriels eux-mêmes articulés autour d’intérêts individuels pour la préservation de l’emploi et d’autres acquis de même nature n’est donc plus la seule préoccupation de la société même si elle reste prioritaire.
Ces observations sont-elles extrapolables à notre pays où, comme ailleurs, tout en révélant les déficiences de la gouvernance, la crise influe inévitablement sur l’individu dans ses fonctions sociale, économique et citoyenne ?
La prise de conscience collective que traduiraient des revendications de justice sociale n’est pas qu’un élément de plus à verser dans un débat considéré par beaucoup comme excessivement technique et cloisonné. Elle devrait tendre à faire jouer un rôle actif à la société civile dans le traitement des problèmes qui conditionnent le devenir de la nation, particulièrement en période de difficultés et de remises en cause économiques, comme c’est le cas actuellement.
Cette mobilisation souhaitée dans un contexte où l’inertie ne fait qu’aggraver les choses renvoie à la notion de contrat social périodiquement évoquée dans les milieux économiques et politiques comme une exigence à satisfaire pour une évolution qualitative de la relation Etat-société.

Source: Le Jeune Indépendant

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Le capitalisme financier est en crise

Publié le 18/12/2008 à 12:00 par chlef
Le capitalisme financier est en crise
Le capitalisme financier est en crise. Une crise sérieuse, profonde, systémique. L’affaire des subprimes, ces crédits immobiliers hypothécaires consentis par les banques américaines à des ménages non solvables, doit être analysée pour ce qu’elle est, c’est-à-dire un simple révélateur des dérives d’un système financier capitaliste qui est devenu fou. Et le qualificatif n’est pas trop fort.


A l’origine de la crise, il y a la politique monétaire accommodante de la FED (banque centrale américaine) qui a abaissé les taux d’intérêts et adopté une facilité d’octroi des crédits à la consommation. Les banques américaines, encouragées par l’expansion de l’immobilier et cette facilité d’obtenir des liquidités, ont développé une stratégie de crédits immobiliers hypothécaires peu regardante sur la solvabilité des emprunteurs, assurées qu’elles étaient de pouvoir revendre les logements financés en cas d’impossibilité des ménages de rembourser les prêts consentis. La bulle immobilière éclate, les prix des logements baissent et les banques ne peuvent plus récupérer leurs prêts. Mais nous avons observé en début de raisonnement que ces subprimes ne constituent pas le cœur de la crise. Ils en sont le simple révélateur.

Par quels mécanismes la crise financière est-elle arrivée ?
La mondialisation de l’économie s’est accompagnée d’une globalisation financière qui a considérablement développé la finance directe, la finance de marché. Les marchés financiers ont été décloisonnés et les opérations financières se réalisent à un plan mondial. Les banques ellesmêmes sont devenues des banques de marché vendant et achetant des titres sur les marchés financiers, «les dysfonctionnements actuels s’inscrivent dans la mutation des banques qui, d’intermédiaires financiers qu’elles étaient, sont devenues des courtiers des marchés financiers». Le mot-clé de ce capitalisme financier est la titrisation. Les créances bancaires, les actifs sont transformés en titres négociables sur les marchés et cette titrisation qui s’est accompagnée d’un développement sans précédent des innovations financières est souvent réalisée hors bilan, c’est-à-dire a été non transparente, non contrôlée. Les marchés interbancaires sont alors inondés de titres dont on ne connaît pas avec exactitude la solidité du support. Ce que l’on appelle aujourd’hui des «produits financiers toxiques» ont ainsi infesté les marchés. Lorsque la bulle immobilière éclate, les subprimes titrisés perdent de leur valeur et une panique s’empare des marchés : les investisseurs, et à leur tête les banques, se méfient les uns des autres, le marché interbancaire se bloque : les banques ne veulent plus se prêter de liquidités les unes aux autres. Les Bourses s’affolent et s’effondrent. Et la crise s’étend à tous les marchés, à toutes les banques (USA, Europe, Asie). C’est la débâcle du capitalisme financier boursier, spéculateur «cour termiste » à la recherche des gains les plus élevés et les plus rapides possibles. Cette financiarisation de l’économie déconnecte les finances de l’économie réelle et la logique capitaliste financière ignore le capitalisme entrepreneurial. Le volume des transactions consacrées à l’économie réelle ne représente environ que 2% de la totalité des échanges monétaires ! Cette crise financière mondiale annonce-t-elle la fin du capitalisme financier déréglementé, dérégulé et, avec lui, la fin du libéralisme économique, du laisser- faire, laisser-aller ? Les économistes libéraux américains et dans leur sillage les libéraux français sont sans équivoque, «il n’y a pas de crise de système.Il y a crise de confiance» ou encore : «Nous n’allons pas passer de l’anarchie à l’étatisme.» Et l’histoire du capitalisme montre en effet que l’effondrement du système a toujours été évité par une intervention de l’Etat (de type keynesienne) mais dès que la crise est passée il y a retour au «business is usual» comme disent les Américains («ne changeons rien»). Les bonnes résolutions prises au plus fort de la tempête sont vite oubliées comme «l’ivrogne qui se promet de ne plus boire lorsque sa gueule de bois est à son paroxysme et qui renoue avec la bouteille dès le soir revenu». Ainsi, ceux qui pensent que la crise financière mondiale actuelle signe le glas du capitalisme, se font des illusions et la célèbre phrase de R. Reagan «l’Etat n’est pas la solution. Il est le problème» a toujours cours, même si aujourd’hui l’Etat doit intervenir. Après tout, affirment les libéraux américains, les premiers responsables de la crise actuelle sont le Trésor américain et la FED (c’està- dire l’Etat) qui ont fermé l’œil sur l’absence de transparence dans les opérations bancaires et financières. «C’est à ceux qui ont créé la pagaille de la nettoyer. Une fois la crise passée et le système financier reconstruit, il est impératif que l’Etat restitue aux banques la totalité des parts qu’il aura pris à sa charge». Doit-on pour autant laisser «le renard libre dans un poulailler libre ?» se demandent les régulationnistes qui reconnaissent bien que le capitalisme est le meilleur système de production des richesses mais il faut le réguler, ne pas le laisser totalement libre. La recommandation est encore plus valable pour le capitalisme financier qui a connu ces dernières décennies un développement considérable. La seconde question qui se pose aujourd’hui est celle de savoir si l’on va revenir au capitalisme entrepreneurial, ce «bon» capitalisme productif de biens matériels et de services socialement et économiquement utiles, comme le souhaite le président français Nicolas Sarkozy. Pure chimère, répondent les historiens du capitalisme : les dérives de la financiarisation de l’économie doivent être jugulées mais pas sa logique devenue incontournable. C’est par la financiarisation de leurs économies que les pays capitalistes développés ont pu poursuivre l’accumulation du capital, ont pu continuer à s’enrichir. Leur croissance économique est beaucoup trop faible et en tout cas beaucoup plus faible que celle des pays émergents ces fameux BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), où la croissance est basée effectivement sur leur rôle de producteurs de biens et où leur compétitivité dans plusieurs secteurs est supérieure à celle des anciennes nations capitalistes. Ainsi pour les Etats capitalistes, et à leur tête les Etats-Unis d’Amérique, il faut certes refonder le capitalisme financier mondial, lui trouver des règles de fonctionnement, un code de gouvernance. Mais il n’est pas question de remettre en cause la logique de financiarisation de l’économie car c’est là que le capitalisme réalise aujourd'hui l’essentiel de ses profits (on peut rappeler à ce titre que la part de la manufacture des biens dans le PIB aux USA a baissé de 32% à 13% en trente ans !). Les USA et les Etats capitalistes européens, il faut bien le comprendre, appellent à une «refondation du système financier international (ce que le Britannique Gordon Brown appelle un «nouveau Bretton Woods» et non pas refondation du capitalisme ». Cette refondation du système financier international passe par son plus grand encadrement, sa moralisation, sa transparence, sa nouvelle évaluation comptable, bref un plus grand rôle de l’Etat dans la surveillance du fonctionnement du système mais sans en altérer la logique profonde

Finance islamique, antidote à la crise financière?

Publié le 18/12/2008 à 12:00 par chlef
Finance islamique, antidote à la crise financière?
Finance islamique, antidote à la crise financière?



L’occident est sous l’emprise d’une crise financière, la pire depuis celle de 1929, ses effets commencent à se faire sentir dans l’économie réelle et la mondialisation accélère sa propagation en effet domino à travers le reste du le monde.. Les experts dénoncent “la faillite d’un système économique et financier aux contrôles défaillants et à la finalité discutable” et proclame une moralisation de l’économie de marché pour qu’elle soit “au service de l’Homme” (1).

“En réalité, et Benoît XVI nous pardonnera, au moment où nous traversons une crise financière qui balaie tous les indices de croissance sur son passage, c’est plutôt le Coran qu’il faut relire que les textes pontificaux. Car si nos banquiers, avides de rentabilité sur fonds propres, avaient respecté un tant soit peu la Charia, nous n’en serions pas là“(2) C’est avec ces mots que l’éditorialiste français, Vincent Beaufils, décrit la situation et préconise le recours à la finance islamique.

En effet, la finance islamique pourrait offrir une réelle alternative à l’actuelle économie de marché, ou du moins y être bien intégrée en tant que complément indispensable (3).

La finance islamique a fêté en 2005 ses 30 ans d’existence, durant lesquels, elle a enregistré des taux de croissance variant entre 10 et 30% en fonction des classes d’actifs. Actuellement, sa taille de marché représenterait entre 500 et 700 milliards de dollars basée essentiellement en moyen orient.

Mais qu’est ce que la finance islamique?
La finance islamique prône une économique d’éthique, elle est bâtie sur cinq piliers :

Pas de “riba” (intérêt, usure) : Les prêts d’argent doivent être dénués de profit, ce qui revient à des taux d’intérêts proches du zéro ;
Pas de “gharar” ni de “maysir” (spéculation, incertitude) : Les jeux d’argent basés sur le hasards sont prohibés de même que les transactions à visées spectatrices ;
Pas de “haram” (secteurs illicites) : Sont aussi défendus, tous les investissements dans les secteurs illicites par la Charia (Alcool, tabac, pornographie, …) ;
Obligation de partage des profits et des pertes : Que se soit entre associés ou entre banque et client, le partage des profits et des pertes est obligatoire, il se fait selon le contrat initial ou selon les apports respectifs;
principe d’asset-backing (adossement à un actif tangible) : Les transactions financière islamiques doivent avoir un lien directe avec un actif réel et tangible donc avec l’économie réelle.
Un conseil de conformité à la Charia, présent dans chaque institution financière, valide le caractère islamique d’un produit financier ou d’une transaction financière.

L’application de ces principes islamiques aurait-elle pu éviter une telle crise?
Techniquement, l’application stricte des cinq principes de la finance islamique n’aurait pas eu pour conséquence la crise des subprimes. Celle-ci est d’abord fondée sur l’octroi de crédits immobiliers à des populations risquées, du point de vue de leurs revenus, par rapport à leurs charges de remboursement, puis sur le repackaging de ces crédits de base dans des structures financières très complexes et très risquées. Les crédits hypothécaires risqués, les subprimes, et leurs dérivés extraits de structure de titrisation sont fondés sur les taux d’intérêt. Comme ces derniers sont interdits en islam, alors effectivement on n’aurait pas pu rencontrer un tel cocktail explosif dans le monde musulman. (4)

Et la fiscalité?
En réponse à certaines sources (7) qui s’interrogent sur l’imposition et les règles fiscales de ces transactions, je précise il n y a pas d’impôts à proprement dit en islam, en revanche la Zakate est l’un des 5 piliers de l’islam, c’est l’aumône obligatoire que tout musulman verse annuellement en vertu des règles de solidarité instituées par l’Islam. Tout musulman qui possède pendant toute une année lunaire la valeur du Nissâb (valeur prédéterminée en épargne, bétail, minerais ou marchandises) ou plus, doit s’acquitter d’un pourcentage prédéfini du montant total de ses biens au profit des plus pauvres de sa communauté en commençant par sa famille (à l’exception de ceux qui sont à sa charge) et ses voisins (8)

Par exemple, quelqu’un qui possède pendant toute une année une somme d’argent (argent liquide bloqué qui ne circule pas, car autrement il n’est plus imposable) équivalente à 85gr d’or (C’est le Nissab qui correspond à l’argent liquide) doit à la fin de cette année verser 2.5% de cette somme au profit des nécessiteux. (9)

En Algérie la crise mondiale continue d’être appréhendée essentiellement

Publié le 18/12/2008 à 12:00 par chlef
En Algérie la crise mondiale continue d’être appréhendée essentiellement
En Algérie, la crise mondiale continue d’être appréhendée essentiellement dans ses répercussions financières et économiques sous un angle d’ailleurs généralement technique.
jeudi 18 décembre 2008.
Ainsi et du point de vue matériel, les points d’impact de la crise sont ciblés quasi simultanément en rapport avec le montant des réserves de change de l’Algérie, les tendances du prix du baril de pétrole et la capacité de l’Etat à maintenir les importations à un niveau compatible avec les besoins du pays. Sur le plan formel, le discours sur la crise, qui nourrit en même temps le débat sur les problématiques qu’il est censé soulever, implique pour l’heure principalement les institutions publiques en prise directe avec les finances, le commerce extérieur et la politique énergétique, mais accessoirement aussi des experts, des économistes, des représentants d’organisations patronales et d’anciens responsables politiques. Les institutions de l’Etat (ministère des Finances, Banque d’Algérie, ministère de l’Energie et des Mines…) ont fait connaître leur position à ce sujet et en actualisent la teneur au fur et à mesure des évolutions de la conjoncture. Sur le plan décisionnel, seule l’installation, au sein du ministère des Finances, d’une commission de suivi de la crise a été, à ce jour, enregistrée et considérée comme une disposition concrète engagée par les autorités. Cette mesure constitue un dispositif autonome contrairement à d’autres mécanismes comme, par exemple, ceux de la politique pétrolière qui sont déterminés soit dans un cadre organique concerté (OPEP) pour ce qui touche aux orientations relatives aux quotas de production, soit par le marché pour ce qui a trait aux prix.

Sur le plan analytique, les pronostics avancés par certains économistes quant à un arbitrage éventuel de l’Etat dans le choix des investissements appelés à être différés ou reconsidérés sont contredits par d’autres intervenants qui estiment que les projets inscrits au titre des programmes de développement ne devraient pas subir de changements notables, ce que le dernier Conseil des ministres a du reste confirmé. Sur un plan méthodologique, on peut considérer comme probable le fait qu’une poursuite de la tendance baissière du prix du baril de pétrole donne lieu à une accélération des processus visant à l’élaboration d’instruments techniques opératoires plus efficients, plus tangibles en vue d’amortir les conséquences de la crise financière mondiale sur l’Algérie. Les éléments actuels et prévisionnels de cette démarche sont définis et structurés quasi exclusivement par l’Etat, leur conception, leur mise en œuvre et leur supervision n’étant apparemment pas fondamentalement influencées par les avis divergents exprimés ici et là par les spécialistes. Le constat établi en la matière met en exergue le primat de l’action de l’Etat dans l’élaboration de toute solution à la crise, légitimant par là même la nécessité pour le citoyen de s’en remettre à la puissance publique pour la préservation de ses acquis et la réalisation de ses aspirations. Ce rapport de subordination rend-il pour autant dérisoire et sans intérêt la question de savoir précisément si, en Algérie, la crise est perçue dans le champ social uniquement par ce biais ? On ne dispose à cet égard d’aucune source documentaire (enquête d’opinion, étude spécifique…) susceptible d’être prise en compte pour le décryptage du regard que la crise suscite au sein de la société.

La privatisation du Crédit populaire d’Algérie ne sera reprise qu’après l’évaluation de la situation

Publié le 18/12/2008 à 12:00 par chlef
La privatisation du Crédit populaire d’Algérie ne sera reprise qu’après l’évaluation de la situation
La privatisation du Crédit populaire d’Algérie ne sera reprise qu’après l’évaluation de la situation du monde de la finance touché par la crise des subprimes.

Les pouvoirs publics affichent clairement une prudence accrue quant à la privatisation du CPA. Le ministre des Finances, M. Karim Djoudi, avait indiqué mercredi dernier qu’il y a actuellement une évaluation de la situation du monde de la finance, les suites et les répercussions de la crise de l’immobilier aux Etats-Unis, « crise des subprimes », qui découlera sur la décision à prendre quant au sort du Crédit populaire d’Algérie (CPA). Le ministre a donné, comme exemple, des banques qui ont subi de plein fouet les retombées des « subprimes » en enregistrant des pertes. Karim Djoudi a ajouté que, suite à l’évaluation qui sera faite, « nous conviendrons de la démarche à adopter ». Une prudence expliquée, puisque Karim Djoudi n’était pas le seul à l’afficher. Auparavant, la ministre déléguée à la réforme financière avait également mis l’accent sur cette évaluation.

Elle avait indiqué à l’APS que, sitôt les comptes des banques pré-qualifiées publiés, « nous aurons une idée précise sur l’impact de la crise des “subprimes” sur la situation financière de ces banques et sur leur stratégie de développement en Algérie ». Une évaluation qui est perçue par la ministre comme une condition sine qua non pour « une nouvelle démarche ». La ministre a également annoncé que, si les pouvoirs publics ne font rien pour relancer le processus de privatisation du Crédit populaire d’Algérie (CPA) avant la fin juillet 2008, « le processus de privatisation sera alors repris depuis le début ». Rappelons que le processus de privatisation de cette banque a été suspendu en novembre 2007 suite à la crise des « subprimes » qui est apparue aux Etats-Unis, une crise due essentiellement aux prêts immobiliers consentis à des ménages américains. Pour le nombre de soumissionnaires potentiels à la reprise du CPA, on cite Société générale, Banque populaire et BNP Paribas.

jeux d'enfant dans la politique finacier

Publié le 18/12/2008 à 12:00 par chlef
jeux d'enfant dans la politique finacier
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KARIM DJOUDI L’A ANNONCÉ HIER
«Lancement d’une société publique d’investissements fin janvier»



Le ministre des Finances, M. Karim Djoudi, a indiqué, hier, en marge des travaux de l’Assemblée populaire nationale, qu’une société publique d’investissements sera mise en place à la fin janvier prochain. Elle interviendra sous forme d’un fonds d’investissements publics sur le marché algérien.
Financée essentiellement par les ressources qui seront mises à sa disposition par le Trésor public ou empruntées sur le marché national des capitaux, cette société permettra aux opérateurs d’accéder aux ressources financières pour financer les projets d’investissements importants. Une banque d’investissements est une société qui rassemble l’ensemble des activités de conseil, d’intermédiation et d’exécution ayant trait aux opérations de haut de bilan.





17-12-2008
Horizon - Souhila Habib
PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES EN 2009
Le FMI prévoit le pire



La conjoncture économique mondiale risque de se compliquer en 2009. Tous les indicateurs sont au rouge. Le Fonds monétaire international (FMI) fait d’ores et déjà part de son inquiétude. «Les prochaines perspectives économiques mondiales que cette institution publiera en janvier prochain, seront encore pires que les prévisions actuelles», a prévenu lundi dernier, à Madrid, le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn.
Pour le patron du Fonds, qui intervenait lors d’un colloque organisé par la Banque d’Espagne, «les perspectives globales continuent de se dégrader». «Ce qui signifie, a-t-il expliqué, que l’année 2009 sera une année très difficile». Les dernières prévisions économiques du FMI, rappelons-le, qui datent du 6 novembre dernier, prévoyaient une croissance mondiale de 2,2% pour 2009 (contre 3,7% en 2008), avec une contraction de 0,3% du PIB pour les pays développés, l’an prochain (+1,4% prévu pour 2008). Néanmoins, à en croire les déclarations du premier responsable du FMI, ces prévisions seront revues à la baisse, compte tenu de la crise financière aiguë qui risque de subsister encore l’année prochaine, voire jusqu’en 2010. D’ailleurs, même les sommes astronomiques injectées par les différents pays pour sauver leurs économies s’avèrent inopportunes. En ce sens, Dominique Strauss-Kahn a indiqué qu’il n’était pas convaincu par les politiques mises en place pour faire face à la crise économique et financière actuelle pour impulser la croissance.
Préoccupé, le patron du FMI a estimé que la réaction internationale est «minime, mal inspirée et douteuse». «Les alertes précoces, c’est bien, mais elles ne servent à rien si les gouvernements ne les prennent pas en compte», a-t-il souligné, en allusion aux prévisions du FMI. Dans ce sens, il a jugé nécessaire d’institutionnaliser les réunions du G-20 pour pouvoir mettre en pratique les accords conclus lors de ces rencontres. Ainsi, il a expliqué que si le G-20 veut développer un rôle important, il devra tenir compte davantage des organismes multilatéraux comme le FMI, au regard du nombre important de ses adhérents (166 membres qui représentent 80% du PIB mondial). Selon lui, la responsabilité de la communauté internationale n’est pas seulement de réformer techniquement le système financier, mais de «démontrer à l’homme de la rue que l’économie de marché a un visage éthique». Cependant, M.Strauss-Kahn a souligné qu’il «serait injuste de ne pas admettre que des pas importants ont été faits pour juguler la crise mondiale», même s’il a reconnu que «beaucoup reste à faire si l’on veut éviter que la crise se prolonge au-delà de 2009». Pour parvenir à cet objectif, il a affirmé la nécessité de «politiques actives» dans la voie de l’ouverture des flux de crédits pour restaurer la confiance dans les marchés, contrecarrer la baisse de la demande privée, grâce à des stimulants fiscaux, et soutenir la liquidité des pays émergents. Pour ce qui est de la restauration de la confiance, il s’est déclaré favorable à une intervention «claire» de l’Etat dans les marchés, tout en plaidant également pour la recapitalisation des entités financières, au-delà de l’élimination des actifs considérés «toxiques». Afin de multiplier l’effet des encouragements fiscaux, il a estimé que ces derniers devraient être appliqués surtout au secteur financier, au logement et aux foyers à faibles revenus, avec des mesures comme la baisse de l’impôt sur le revenu ou la réduction des taux d’impôt aux entreprises. Le directeur du FMI a relevé également l’importance qu’il y a d’élargir les aides financières en faveur des pays émergents et à faibles revenus, ce qui conduirait à injecter plus de liquidité au système financier si la crise venait à s’aggraver.




17-12-2008
Lexpression - Hakim KATEB

Finance & banques en Algérie

Publié le 18/12/2008 à 12:00 par chlef
Finance & banques en Algérie
Finance & banques en Algérie


L’organisation bancaire et financière de l’Algérie est en pleine mutation. Les réformes entamées avec la promulgation de la loi sur la monnaie et le crédit au début des années 1990 sont toujours en cours. Cependant, la stabilisation du cadre macro-économique et des équilibres financiers facilite la mise en œuvre effective de ces réformes. La loi de 1990 a permis l’ouverture du secteur bancaire aux capitaux privés nationaux et étrangers. Ainsi, sur les vingt deux banques universelles agréées à fin 2003, douze sont à capitaux totalement ou majoritairement étrangers. Plusieurs autres banques en particulier françaises, belges et espagnoles ont installé des bureaux de représentation dans la perspective de s’implanter ultérieurement. Outre la banque universelle, la loi permet de constituer des établissements financiers sous forme de banques d’affaires ou de sociétés de leasing.

Le système bancaire algérien demeure encore bien en deçà de ce qu’il doit être aussi bien en termes quantitatifs qu’en termes qualitatifs : un faible taux de bancarisation, une agence pour 30.000 habitants et une faible couverture de la demande de services bancaires (notamment en matière d’ingénierie, de conseil, de gestion de patrimoine.). II existe donc d’énormes opportunités d’investissement dans ce secteur sous forme de banques universelles de détail et surtout sous forme de sociétés de leasing, de capital risque...

Par ailleurs, l’Etat a effectué un effort important en assainissant la dette des banques publiques et en les recapitalisant, l’objectif étant de moderniser leur fonctionnement et le hisser aux normes internationales, afin de faciliter les opérations de privatisation ou d’ouverture du capital. La modernisation du système de paiements et des systèmes d’information et comptable est en cours. Elle devrait contribuer à améliorer sensiblement la qualité et les délais de transmission des données et à faciliter davantage la supervision bancaire par la Banque d’Algérie. Seule contrainte, l’accès au crédit qui reste limité. La modicité du capital des banques privées limite leur capacité de crédit en raison de l’application des normes prudentielles. Même si cette situation risque rapidement d’évoluer, les autorités algériennes veulent amener les banques à augmenter leurs capitaux. Les banques publiques participent à la politique de détente budgétaire, favorisent le crédit et offrent de nouveaux produits. Des institutions privées spécialisées font leur apparition sur le marché monétaire telle que l’Arab Leasing Corporate (à capitaux algériens, public et privé, saoudiens et une participation de la SFI).

Quant à la réglementation des changes, elle consacre le principe de la liberté de mouvement des capitaux pour financer une activité économique, ainsi que le rapatriement des fruits des investissements. Toutefois, la réglementation et le contrôle des opérations sont stricts, ce qui rend la mise en œuvre des opérations financières assez lente et formaliste. La convertibilité du dinar pour les opérations courantes est depuis quelques années acquise, tout comme la liberté d’ouverture d’un ou plusieurs comptes en devises, qui ne peuvent fonctionner qu’en relation avec l’activité de leur détenteur.

REGLEMENTATIONS des établissements financiers

Publié le 18/12/2008 à 12:00 par chlef
DES REGLEMENTS
ANNEE 1990
Règlement n° 90-01 du 4 juillet 1990 relatif au capital minimum des banques et établissements financiers exerçant en Algérie.

Règlement n°90-02 du 8 septembre 1990 fixant les conditions d'ouverture et de fonctionnement des comptes devises des personnes morales.

Règlement n° 90-03 du 8 septembre 1990 fixant les conditions et transfert des capitaux en Algérie pour financer des activités économiques et de rapatriement de ces capitaux et de leurs revenus.

Règlement n° 90-04 du 8 septembre 1990 relatif à l'agrément et à l'installation des concessionnaires et grossistes en Algérie.

Règlement n°90-05 du 30 décembre 1990 portant institution d'une convertibilité partielle du dinar au moyen de placements obligatoires.

Règlement n° 90-06 du 30 décembre 1990 instituant un "Fonds de stabilisation des changes".

ANNEE 1991

Règlement n° 91-01 du 20 février 1991 fixant le droit de change au titre des indemnités compensatrices des frais engagés à l'occasion de missions temporaires à l'étranger.

Règlement n°91-02 du 20 février 1991 fixant les conditions d'ouverture et de fonctionnement des comptes devises au profit des personnes physiques et morales de nationalité étrangère résidentes ou non résidentes.

Règlement n°91-03 du 20 février 1991 relatif aux conditions d'exercice des opérations d'importation de biens en Algérie et de leur financement.

Règlement n° 91-04 du 16 mai 1991 relatif à l'encaissement des recettes d'exportations d'hydrocarbures.

Règlement n° 91-05 du 16 mai 1991 fixant les conditions d'inscription aux comptes devises des nationaux résidents, des allocations de pensions et retraite.

Règlement n°91-06 du 16 mai 1991 fixant les conditions d'attribution d'allocations en devises à l'occasion d'hospitalisation et/ou de décès de nationaux à l'étranger.

Règlement n°91-07 du 14 août 1991 portant règles et conditions de changes.

Règlement n°91-08 du 14 août 1991 portant organisation du marché monétaire.

Règlement n°91-09 du 14 août 1991 fixant les règles prudentielles de gestion des banques et établissements financiers.

Règlement n°91-10 du 14 août 1991 portant conditions d'ouverture des bureaux de représentation des banques et établissements financiers étrangers.

Règlement n°91-11 du 14 août 1991 portant frappe, émission et description technique de pièces de un (1), deux (2) et cinq (5) dinars en or.

Règlement n° 91-12 du 14 août 1991 relatif à la domiciliation des importations.

Règlement n° 91-13 du 14 août 1991 relatif à la domiciliation et au règlement financier des exportations hors hydrocarbures.

ANNEE 1992

Règlement n°92-01 du 22 mars 1992 portant organisation et fonctionnement de la "Centrale des risques".

Règlement n°92-02 du 22 mars 1992 portant organisation et fonctionnement de la "Centrale des impayés".

Règlement n°92-03 du 22 mars 1992 relatif à la prévention et à la lutte contre l'émission de chèques sans provision.

Règlement n°92-04 du 22 mars 1992 relatif au contrôle des changes.

Règlement n° 92-05 du 22 mars 1992 concernant les conditions que doivent remplir les fondateurs, dirigeants et représentants des banques et établissements financiers.

Règlement n° 92-06 du 21 mai 1992 portant création d'une série de billets de banque de mille (1.000, cinq cents (500), deux cents (200), cents (100) et cinquante (50) dinars algériens.

Règlement n° 92-08 du 17 novembre 1992 portant plan de comptes bancaire et règles comptables applicables aux banques et établissements financiers.

Règlement n°92-09 du 17 novembre 1992 relatif à l'établissement à la publication des comptes individuels annuels des banques et établissements financiers.

Règlement n° 92-10 du 17 novembre 1992 modifiant et complétant le règlement n° 91-06 du 16 mai 1991 fixant les conditions d'attribution d'allocations en devises à l'occasion d'hospitalisation et/ou de décès de nationaux à l'étranger.

ANNEE 1993

Règlement n° 93-01 du 3 janvier 1993 fixant les conditions de constitution de banque et établissement financier et d'installation de succursale de banque et d'établissement financier étranger.

Règlement n°93-02 du 3 janvier 1993 relatif à l'émission d'actes de garantie et de contre-garantie par les banques, intermédiaires agréés.

Règlement n° 93-03 du 4 juillet 1993 modifiant et complétant le règlement n°90-01 du 4 juillet 1990 relatif au capital minimum des banques et établissements financiers exerçant en Algérie.

ANNEE 1994

Règlement n° 94-01 du 6 avril 1994 portant création d'une série de pièces de monnaie métalliques en dinars algériens de cinquante (50), vingt (20), dix (10), cinq (5), deux (2), un (1), un demi (1/2) et un quart (1/4).

Règlement n° 94-02 du 6 avril 1994 portant émission d'une pièce de monnaie métallique de cinquante (50) dinars algériens.

Règlement n° 94-03 du 6 avril 1994 portant émission d'une pièce de monnaie métallique de vingt (20) dinars algériens.

Règlement n° 94-04 du 6 avril 1994 portant émission d'une pièce de monnaie métallique de dix (10) dinars algériens.

Règlement n° 94-05 du 6 avril 1994 portant émission d'une pièce de monnaie métallique de cinq (5) dinars algériens.

Règlement n° 94-06 du 6 avril 1994 portant émission d'une pièce de monnaie métallique de deux (2) dinars algériens.

Règlement n° 94-07 du 6 avril 1994 portant émission d'une pièce de monnaie métallique de un (1) dinar algérien.

Règlement n° 94-08 du 6 avril 1994 portant émission d'une pièce de monnaie métallique de un demi (1/2) dinar algérien.

Règlement n° 94-09 du 6 avril 1994 portant émission d'une pièce de monnaie métallique de un quart (1/4) dinar algérien.

Règlement n° 94-10 du 13 avril 1994 modifiant le règlement n° 92-02 du 8 septembre 1990 fixant les conditions d'ouverture et de fonctionnement des comptes devises des personnes morales.

Règlement n° 94-11 du 13 avril 1994 modifiant le règlement n° 91-03 du 20 février 1991 relatif aux conditions d'exercice des opérations d'importation de biens en Algérie et de leur financement.

Règlement n° 94-12 du 2 juin 1994 relatif aux principes de gestion et d'établissement de normes dans le secteur financier.

Règlement n° 94-13 du 2 juin 1994 fixant les règles générales en matière de conditions de banques applicables aux opérations de banque.

Règlement n° 94-14 du 10 septembre 1994 portant création d'une pièce de monnaie de cinquante (50) dinars algériens.

Règlement n° 94-15 du 10 septembre 1994 portant émission d'une pièce de monnaie métallique de cinquante (50) dinars algériens.

Règlement n° 94-16 du 22 octobre 1994 portant frappe et émission d'une pièce de monnaie métallique de dix (10) dinars algériens.

Règlement n° 94-17 du 22 octobre 1994 définissant la réglementation des changes spécifique aux zones franches.

Règlement n° 94-18 du 25 décembre 1994 portant comptabilisation des opérations en devises.

ANNEE 1995

Règlement n°95-01 du 28 février 1995 portant dérogation en faveur de la Caisse nationale de Mutualité agricole "CNMA" pour effectuer des opérations de banque.

Règlement n° 95-02 du 28 février 1995 modifiant et complétant le règlement n°91-01 du 20 février 1991 fixant le droit de change au titre des indemnités compensatrices des frais engagés à l'occasion de missions temporaires à l'étranger.

Règlement n° 95-03 du 6 mars 1995 modifiant et complétant le règlement n° 91-04 du 16 mai 1991 relatif à l'encaissement des recettes d'exportations d’hydrocarbures.

Règlement n° 95-04 du 20 avril 1995 modifiant et complétant le règlement n° 91-09 du 14 août 1991 fixant les règles prudentielles de gestion des banques et établissements financiers.

Règlement n° 95-05 du 8 juillet 1995 portant émission et mise en circulation d'un billet de banque de mille (1.000) dinars algériens.

Règlement n° 95-06 du 19 novembre 1995 relatif aux activités connexes des banques et établissements financiers.

Règlement n° 95-07 du 23 décembre 1995 modifiant et remplaçant le règlement n° 92-04 du 22 mars 1992 relatif au contrôle des changes.

Règlement n° 95-08 du 23 décembre 1995 relatif au marché des changes.

ANNEE 1996

Règlement n° 96-01 du 13 mars 1996 portant émission et mise en circulation d'un billet de banque de cinq cents (500) dinars algériens.

Règlement n° 96-02 du 13 mars 1996 portant émission et mise en circulation d'un billet de banque de deux cents (200) dinars algériens.

Règlement n° 96-03 du 13 mars 1996 portant émission et mise en circulation d'un billet de cents (100) dinars algériens.

Règlement n° 96-04 du 13 mars 1996 portant création, émission et mise en circulation d'une pièce de monnaie métallique de cent (100) dinars algériens.

Règlement n° 96-05 du 23 mai 1996 portant frappe et émission d'une pièce de monnaie métallique de deux (2) dinars en or.

Règlement n° 96-06 du 3 juillet 1996 fixant les modalités de constitution des sociétés de crédit-bail et les conditions de leur agrément.

Règlement n° 96-07 du 3 juillet 1996 portant organisation et fonctionnement de la Centrale de Bilans.

ANNEE 1997

Règlement n° 97-01 du 08 Janvier 1997 portant comptabilisation des opérations sur titres.

Règlement n° 97-02 du 06 Avril 1997 relatif aux conditions d'implantation du réseau des Banques et des Etablissements Financiers

Règlement n° 97-03 du 17 Novembre 1997 relatif à la Chambre de Compensation

Règlement n° 97-04 du 31 Décembre 1997 relatif au système de garantie des dépôts bancaires

ANNEE 1998

Règlement n°98-01 du 10 juin 1998 portant retrait de la circulation des billets de cent (100), cinquante (50),dix (10) et cinq (5) Dinars Algériens type "1964", de cent (100), dix (10) et cinq (5) Dinars Algériens type "1970" et de cinquante (50) Dinars Algériens type "1977"

Règlement n°98-02 du 10 juin 1998 modifiant et complétant le règlement n°95-05 du 8 juillet 1995 portant émission et mise en circulation d'un billet de banque de mille (1.000) Dinars Algériens

Règlement n°98-03 du 10 juin 1998 modifiant et complétant le règlement n°96-01 du 13 mars 1996 portant émission et mise en circulation d'un billet de banque de cinq cents (500) Dinars Algériens

ANNEE 1999

NEANT

ANNEE 2000

Règlement n°2000-01 du 13 Février 2000 relatif aux opérations de réescompte et de crédit aux Banques et Etablissements Financiers

Règlement n°2000-02 du 02 Avril 2000 modifiant et complétant le Règlement n°93-01 du 03 Janvier 1993 fixant les conditions de constitution de Banque et d’Etablissement Financier et d’installation de succursale de Banque et d’Etablissement Financier Etranger

Règlement n°2000-03 du 02 Avril 2000 relatif aux investissements étrangers

Règlement n°2000-04 du 02 Avril 2000 relatif aux mouvements de capitaux au titre des investissements de portefeuille des non-résidents

N.B. : Malgré le soin apporté à l’élaboration du


TENDANCES MONÉTAIRES ET FINANCIÈRES

Publié le 18/12/2008 à 12:00 par chlef
TENDANCES MONÉTAIRES ET FINANCIÈRES
AU PREMIER SEMESTRE DE 2008

1. L’environnement économique international s’est caractérisé, au cours du premier semestre 2008, par la propagation des effets de la crise financière dont l’origine est la crise des subprime. A la persistance de graves turbulences sur les marchés financiers internationaux, causant des perturbations financières mondiales et d'importantes pertes pour les banques internationales, s’est ajoutée un second important défi, représenté par la résurgence des tensions inflationnistes à l'échelle mondiale.


L'ampleur et la persistance de difficultés de financement de banques de premier rang au niveau international ont amené les banques centrales à prendre des mesures exceptionnelles, d'une manière concertée à partir de décembre 2007, afin de pourvoir à la liquidité des marchés financiers et contribuer ainsi à ce que la crise de liquidité n'empire. Cela a fait émerger, aussi, la nécessité de renforcer la surveillance prudentielle de la gestion de la liquidité.


Les pertes et les dépréciations d’actifs subies, essentiellement par les banques américaines et européennes, et annoncées au cours des premier et second trimestres de 2008, témoignent de l’ampleur de la crise des subprime.


Les évaluations des institutions financières internationales indiquent clairement que les doutes persistent sur la solvabilité des institutions financières qui, en plus des pertes liées aux subprime, vont faire face à des pertes additionnelles liées à leurs prets traditionnels. De plus, cette crise a fortement touché les deux institutions fédérales d’assurance et de refinancement hypothécaire, mettant en avant de nouveau la perception des risque systémiques.


L’ampleur de la crise financière est telle que la santé de banques de premier rang, en Europe et aux Etats-Unis, reste un motif de préoccupation majeure en 2008. Malgrè l’importance accrue des pertes et les dépréciations d’actifs annoncées au premier semestre 2008, les banques internationales subiront encore d’importantes dépréciations additionnelles de leurs actifs. En particulier, les banques rencontrent déjà beaucoup de difficultés pour reconstituer leurs fonds propres, pendant que la croissance des crédits aux entreprises est fortement ralentie.


Il est utile de noter que les bourses ont, globalement, sanctionné les résultats de l’ensemble du secteur bancaire, d’autant plus que certains cours d’actions ont chuté d’une manière drastique. Cependant, certains analystes estiment que certaines banques ont montré une résilience meilleure que prévue.


La volatilité accrue sur les marchés financiers, monétaires et des changes, est une tendance lourde en la matière. Durant les six premiers mois de l’année en cours, les conditions des marchés financiers internationaux se sont détériorées davantage, à en juger par l’élargissement des marges sur les obligations des entreprises et l’augmentation des marges pour le dollar sur les marchés monétaires, notamment en Europe.


C’est dans ce contexte de crise financière et de risques accrus de ralentissement de la croissance de l‘économie mondiale que la résurgence de l’inflation mondiale est nettement à la hausse, sous l’effet du niveau élevé des prix des produits alimentaires et de l’énergie. En particulier, les prix des produits de base ont atteint, au premier semestre 2008, des niveaux historiquement élevés.



Ainsi, le taux d’inflation aux Etats-Unis a presque doublé, en glissement, de juin 2007 à juin 2008, soit 5 %. Dans la zone euro, le taux d’inflation a atteint 4 % à fin juin 2008, représentant le double de son niveau à fin juin 2007.


Les économies émergentes et les économies en développement sont particulièrement affectées par le regain de l'inflation. Un grand nombre de ces pays ont même atteint un taux d’inflation à deux chiffres à fin juin 2008 ; l’inflation constituant donc une préccupation grandissante.

De plus, la très forte contraction des financements extérieurs et le durcissement de leurs conditions, inhérentes à la crise financière et à la propagation de ses effets, constituent un choc externe de grande ampleur pour une grande partie des pays en développement.


Vu les caractéristiques particulières du contexte financier international du premier semestre 2008, l’analyse de l’évolution de la balance des paiements et des prix relatifs permet de cerner les canaux de transmission de l’impact de la crise financière internationale sur l’économie algérienne.



2. Le premier semestre de l’année 2008 a enregistré des performances très remarquables avec un excèdent du compte courant de la balance des paiements estimé à 22,21 milliards de dollars. Sur une base trimestrielle, les performances en la matière sont proches, se situant à 10,84 milliards de dollars et 11,37 milliards de dollars, et corrélées aux exportations des hydrocarbures.


Une telle performance en matière de balance des paiements est venue confirmer une tendance qui est apparue en 2007, à savoir que l’excédent global de la balance des paiements était proche du surplus courant extérieur (30,60 milliards de dollars).


Les exportations des hydrocarbures du premier semestre 2008 sont évaluées à 41,71 milliards de dollars contre 26,94 milliards de dollars au premier semestre 2007 et 59,61 milliards de dollars pour toute l’année en 2007. L’effet prix explique une telle performance, à mesure que le prix moyen du pétrole est de 111,5 dollars/baril au premier semestre 2008, après un passage de 74,95 dollars pour 2007 à 99,09 dollars au premier trimestre 2008 et à 124 dollars pour le second trimestre 2008. Les exportations d’hydrocarbures en volume du premier semestre 2008, quant à eux, ont été légèrement en deçà de leur niveau du premier semestre de l’année 2007.


En effet, les cours du baril de pétrole ont ainsi dépassé leurs précédents records sur les marchés pétroliers, en situation de forte volatilité, avec une progression d’environ 26 % au second trimestre 2008 par rapport au premier trimestre de l’année encours et de 74 % relativement au même trimestre de l’année 2007.


Par ailleurs, les exportations hors hydrocarbures ont augmenté pour atteindre 0,83 milliard de dollars au premier semestre 2008, alors que leur niveau était de seulement 0,48 milliard de dollars au premier semestre de l’année passée. Cependant, leur contribution à la viabilité de la balance des paiements courants est très faible, car cette viabilité reste ancrée sur les exportations d’hydrocarbures en contexte de progression accrue des paiements au titre des importations des biens et services.


Le trend haussier des importations de biens qui a caractérisé la période 2003 à 2007, particulièrement en 2007 qui a enregistré un taux de croissance de 27,4 %, est bien confirmé au premier semestre 2008. Ainsi, leur niveau est vite monté à 16,87 milliards de dollars, en contexte de résurgence de l’inflation mondiale, contre 12,43 milliards de dollars au premier semestre 2007, soit un accroissement de 35 %. Le niveau des importations de biens du premier semestre 2008 est proche des importations de l’année 2004 (17,95 milliards de dollars).


Pour le premier semestre 2008 et par rapport à la même période de l’année passée, l’augmentation des importations est importante aussi bien pour les produits alimentaires (64,41 %) que pour les biens d’équipement industriels et agricoles (53,38 %) et les demi-produits (19,57 %). La forte augmentation de l’importation des produits alimentaires, quant à elle, est due en grande partie à l’envolée des prix de ces produits sur les marchés internationaux. Aussi, il est utile de souligner que les prix des produits de base et des matières premières ont atteint au cours de ce semestre des niveaux historiquement élevés, en termes réels, des vingt dernières années, alimentant l’inflation importée.


Tout comme en 2007, le premier semestre 2008 se caractérise aussi par une très forte augmentation des importations des services non facteurs. Ces importations ont atteint 5,56 milliards de dollars au premier semestre 2008 contre 6,93 milliards de dollars pour l’année 2007 (dont 3,3 milliards de dollars au premier semestre). Leur niveau était de seulement 4,78 milliards de dollars en 2006. Pour le premier semestre de l’année 2008, les services de transport maritimes et aériens, les services de bâtiment et travaux publics et les services techniques représentent 75,5 % des importations en la matière, alors que ce taux était de 77 % en 2007. Cela est lié, notamment, à l’exécution du budget d’équipement de l’Etat.


Avec un équilibre de la balance des revenus et transferts courants au premier semestre 2008, l’excédent courant extérieur (22,21 milliards de dollars) équivaut presque à l’excédent de la balance des biens et services (21,95 milliards de dollars).


Le compte capital et opérations financières, quant à lui, est désormais marqué par une tendance à l’équilibre depuis 2007, suite aux désendettement extérieur des années 2004 à 2006. C’est dans un tel contexte que la rubrique investissements directs étrangers (nets) est estimée à environ un milliard de dollars au premier semestre 2008. Il importe de souligner que les acquis résultants de la stratégie de désendettement permettent à l’Algérie d’être à l’abri de vulnérabilité ou de choc externe inhérent à la situation de très forte contraction des financements extérieurs et de durcissement de leurs conditions qui prévaut.


Au total, l’important solde global de la balance des paiements enregistré au premier semestre 2008, soit environ 20 milliards de dollars contre seulement 12,57 milliards de dollars au premier semestre 2007, conforte fortement la position financière extérieure et alimente, en conséquence, les réserves officielles de change. L’encours des réserves officielles de change a atteint, ainsi, 133,235 milliards de dollars à fin juin 2008. Il était passé de 77,781 milliards de dollars à fin 2006 à 90,960 milliards de dollars à fin juin 2007 et à 110,180 milliards de dollars à fin 2007.


Il est utile de souligner que l’accroissement soutenu du niveau des réserves officielles de change s’est conjugué avec une diversification des devises de placement, depuis 2004, pour mieux gérer le risque de change entre les principales devises. La conduite de cette diversification corrélativement à la poursuite d’une gestion prudente des réserves, en termes de niveau de risques inhérents aux instruments de placement, a permis à la Banque d’Algérie de faire face, dans une grande mesure, aux turbulences sur les marchés financiers internationaux, d’autant plus que la réduction de la dette publique extérieure a été d’une grande ampleur en 2006. De plus, la Banque d’Algérie a augmenté davantage les placements dans les actifs non risqués.


Vu la gravité des turbulences sur les marchés financiers internationaux et leurs effets négatifs sur les économies émergentes et les économies en développement, le niveau important des réserves officielles de change et la stabilisation du taux de change effectif réel du dinar constituent, aujourd’hui, pour l’Algérie une double garantie face à ce type de chocs externes. Cependant, le chalenge reste de préserver la viabilité à moyen et long terme de la balance des paiements au moyen d’une compétitivité externe hors hydrocarbures. En particulier, la politique de taux de change doit être accompagnée par d’autres mesures de politique économique visant à accroître la productivité et la diversification économique.


Les études effectuées par la Banque d’Algérie et les revues périodiques montrent que le taux de change effectif réel du dinar est proche, depuis 2003, de son niveau d’équilibre de long terme. Ce qui est en phase avec l’évaluation du Fonds Monétaire International.


Il importe de souligner, qu’aujourd’hui, la politique de taux de change est bien en phase avec la stabilité externe, elle même ancrée sur une solidité marquée de la position financière extérieure nette de l’Algérie. La politique de taux de change conduite par la Banque d’Algérie, de manière flexible, sert donc l’économie nationale.



La Banque d’Algérie a poursuivi au premier semestre 2008 la stabilisation du taux de change effectif réel du dinar, dans un contexte international caractérisé par la volatilité sur les marchés financiers, monétaires et des changes et par la résurgence de l’inflation au niveau mondial, notamment, les pays partenaires de l’Algérie. Ce qui a nécessité un suivi plus particulier de l’évolution à court terme des prix relatifs, pendant que le dollar américain s’est déprécié par rapport à l’euro au cours du premier semestre 2008, à l’exception du mois de mai, selon les cours mensuels moyens.



L’appréciation du dinar, quant à lui, par rapport au dollar américain, notamment au second trimestre 2008, conjuguée à un effet de balancier en matière d’évolution du cours dinar/euro, dépréciation au premier trimestre suivi d’une appréciation au second trimestre 2008, ont conduit à une consolidation à court terme du taux de change effectif réel du dinar.


Sous l’angle opérationnel, la Banque d’Algérie intervient sur le marché interbancaire des changes pour veiller à ce que le mouvement du taux de change nominal n’affecte pas l’équilibre de long terme du taux de change effectif réel du dinar. Cela offre en réalité une visibilité à long terme en matière de décisions stratégiques d’investissement et permet également aux opérateurs économiques d’asseoir durablement leur compétitivité externe.


3. Par ailleurs, l’amélioration de la position financière extérieure de l’Algérie à partir de 2000 a permis de ramener les indicateurs de la dette extérieure à des niveaux soutenables, particulièrement depuis 2004 avec la mise en œuvre des remboursements de la dette extérieure par anticipation. La poursuite des remboursements par anticipation au cours des années 2005 et 2006 a permis une forte réduction de la dette publique extérieure, témoignant du succès de la politique de désendettement extérieur de l’Algérie.


L’encours de la dette extérieure à moyen et long terme se situe, à fin juin 2008, légèrement au dessus de 4 milliards de dollars contre 4,889 milliards de dollars à fin 2007, soit seulement 3,6 % du produit intérieur brut, après un passage de 16,485 milliards de dollars à fin 2005 à 5,062 milliards de dollars à fin 2006.


Au total, la mise en œuvre soutenue de la décision stratégique de réduction de la dette extérieure de l’Algérie, a permis un emploi économiquement efficient du surcroît de ressources, d’autant plus que les graves turbulences sur les marchés financiers internationaux depuis mi 2007 ont conduit à un durcissement des conditions de crédit des banques internationales. De plus, la forte appréciation de l’euro par rapport au dollar aurait eu un important effet de valorisation de la dette extérieure avec un effet négatif sur le budget de l’Etat, si les remboursements par anticipation n’avaient pas été conduits avant l’avènement de la crise financière internationale.


4. L’analyse de la situation monétaire consolidée au cours du premier semestre 2008, tout comme pour l’année 2007, montre que l’évolution de la masse monétaire continue à être tirée par celle de l’agrégat avoirs extérieurs nets, d’autant plus que les avoirs extérieurs nets dépassent, depuis fin 2005, les liquidités monétaires et quasi monétaires dans l’économie nationale.


En effet, l’analyse du processus de création monétaire et des flux de fonds fait émerger le fait que les réserves officielles de change détenues par la Banque d’Algérie restent la première source d’expansion monétaire. L’agrégat avoirs extérieurs nets de la situation monétaire consolidée à fin juin 2008 est en progression de 11,8 %, contre un taux de croissance de 34,46 % pour l’année 2007. Cet agrégat s’est établi en équivalent dinars à 8290,38 milliards à fin juin 2008, après avoir passé de 5515,05 milliards de dinars à fin décembre 2006 à 6419,44 milliards de dinars à fin juin 2007 et à 7415,56 milliards de dinars à fin décembre 2007.


Sous l’effet de l’expansion structurelle des avoirs extérieurs nets, la masse monétaire s’est accrue de 10,13 % au premier semestre 2008 contre 11,97 % au premier semestre 2007, 10,89 % au titre du second semestre 2007, et 24,17 % pour toute l’année 2007. Ainsi, l’expansion monétaire reste élevée au premier semestre 2008, confirmant le nouveau trend de reprise du rythme d’expansion monétaire depuis 2005 ; un cycle baissier ayant été enregistré de 2001 à 2004. Par contre, l’accroissement de la circulation fiduciaire au premier semestre 2008 (7,75 %) est inférieur au rythme de M2 ; le ratio monnaie fiduciaire/masse monétaire reculant à 20,96 % à fin juin 2008 contre 21,34 % à fin juin 2007 et 21,43 % à fin 2007.


Corrélativement, l’évolution de la structure de la masse monétaire M2 révèle une stabilisation de la part relative des dépôts à vue hors secteur de l’énergie (28,15 %) et une augmentation des dépôts de ce dernier secteur relativement à M2, soit 22,58 % à fin juin 2008 contre 21,05 % à fin décembre 2007 et 18,66 % à fin juin 2007. En outre, le ratio dépôts à terme /M2 connaît un trend baissier, s’établissant à 28,31 % à fin juin 2008. Cela renseigne, en particulier, sur les comportements des principaux agents économiques, surtout dans cette période de reprise de l’expansion des liquidités monétaires et quasi monétaires. La forte augmentation des dépôts à vue de Sonatrach (18,86 % au premier semestre 2008), dans cette conjoncture favorable, contribue largement au fait que l’accumulation des dépôts a pour origine plus l’accroissement des dépôts provenant du secteur public que celui provenant du secteur privé.


En terme de structure de dépôts selon les instruments à fin juin 2008, les dépôts à vue auprès des banques, du Trésor public et des CCP sont montés à 64,18 %, dans le total de dépôts, contre 62,54 % à fin 2007 et 55,84 % à fin 2006, confirmant le trend haussier relativement à l’année 2003. Au cours des cinq dernières années, cette tendance haussière est corrélative à l’augmentation importante des dépôts à vue du secteur public et du secteur de l’énergie, en particulier.


Par contre, l’évolution de la structure des dépôts montre clairement le net recul de la part des dépôts à terme en dinars à 31,10 %, du total des dépôts à fin juin 2008, contre 32,58 % à fin 2007 et 37,71 % à fin 2006.

L’agrégat crédits à l’économie (avant rachat de créances non performantes), en tant que deuxième contrepartie de la masse monétaire, s’est accru de 5,15 % au premier semestre 2008 contre 5,45 % au premier semestre de l’année passée. Pour toute l’année 2007, l’augmentation des crédits à l’économie a été de 15,22 % contre 12,16 % en 2006, parallèlement à la reprise des rythmes d’expansion de l’agrégat monétaire M2.


Il importe de souligner que cette tendance à l’augmentation de l’agrégat crédits à l’économie fait émerger désormais l’importance du « canal » crédit dans la transmission des effets des récents développements monétaires.


L’analyse de la structure des crédits par secteur juridique montre qu’une plus grande part de crédits continue à être allouée au secteur privé. A fin juin 2008 et en encours, la part de crédits distribués au secteur privé (52,95 %) est resté stable depuis fin 2006 (52,95 %), se conjuguant avec une diminution de la part relative des crédits non performants. De plus, l’évolution des crédits à l’économie, sous l’angle des termes de maturités, témoigne de la poursuite du relatif trend haussier pour les crédits à moyen et long terme. En effet, la part relative des crédits à moyen et long terme est passée de 49,58 % à fin décembre 2006 à 51,26 % à fin décembre 2007, pour se situer à 50,90 % à fin juin 2008 contre 51,12 % à fin juin 2007. Il est également utile de noter que les crédits hypothécaires ont également enregistré un élan appréciable en 2007.


La progression des crédits à moyen et long terme est en phase avec le caractère favorable des conditions de financement bancaire de l’économie nationale, dans un contexte où l’augmentation des crédits d’investissement intervient en complément au fort flux de financement en provenance de la sphère budgétaire au titre des décaissements réalisés sur le budget d’équipement de l’Etat. Pour le premier semestre 2008, les dépenses d’équipement sont estimées à 929,4 milliards de dinars, soit un accroissement de 58,9 % par rapport au premier semestre de l’année 2007.


Compte tenu de la disponibilité de fonds prêtables accrus et des besoins d’investissements productifs, il est attendu que les crédits sains à l’économie augmentent en 2008 et que les banques financent davantage les investissements, d’autant plus que le stock d’épargnes financières est bien accru sur les huit dernières années.

Des montages financiers, notamment de type « project finance » pour des projets d’investissement mixtes, contribueront à élargir le noyau d’absorption de « ressources stables » des banques au cours de l’année 2008.


Il est également attendu que les banques poursuivent d’une manière plus résolue la nécessaire amélioration de l’évaluation, la gestion et la maîtrise des risques de crédits, vu l’acuité de la question au niveau international. C’est donc un ancrage nécessaire pour une contribution effective des banques à l’amélioration de l’allocation des ressources financières dans l’économie nationale. Pour ce faire, un renforcement des fonds propres des banques est requis.


Dans la situation monétaire consolidée, l’agrégat créances sur l’Etat, contrepartie de la masse monétaire, est baissier au premier semestre 2008, sous l’effet du désendettement progressif du Trésor et de l’accumulation d’épargnes financières par ce dernier. Avec les ressources accrues du Fonds de régulation des recettes, le Trésor public est le créancier net de l’ensemble du système bancaire et ce, depuis fin 2004. Cette créance nette est de 2889,4 milliards de dinars à fin juin 2008 contre 2193,2 milliards de dinars à fin 2007 et 1304,1 milliards de dinars à fin 2006. Cela contribue à la liquidité du système bancaire dans son ensemble.


Face à la liquidité grandissante du système bancaire, le marché monétaire interbancaire a connu une relative reprise de l’activité au cours de l'année 2007 et au premier semestre 2008, par rapport à 2006. A fin juin 2008, le montant négocié sur ce marché est de 32,13 milliards de dinars contre 16,30 milliards de dinars à fin 2007. Les taux moyens pondérés sont restés stables, au tour de 3,3 % à 3,4 %.


Le trend haussier du niveau de la liquidité bancaire matérialise bien le caractère structurel de l'excès de liquidité sur le marché monétaire. L'encours de la liquidité bancaire est donc monté à 2597,8 milliards de dinars à fin juin 2008, après un passage de 1146,9 milliards de dinars à fin décembre 2006 à 2001,18 milliards de dinars à fin 2007, d’où une progression de 29,81 % au premier semestre 2008.


Pour endiguer l'excès de liquidité structurel et limiter ses effets inflationnistes en 2007, la Banque d'Algérie a intensifié ses interventions sur le marché monétaire au moyen des reprises de liquidité à maturités de 7 jours et 3 mois. Cet instrument de marché a vu son rôle s’accroître significativement par rapport à la facilité de dépôts rémunérés (facilité permanente) et la réserve obligatoire, à partir de juin 2007, dans la conduite de la politique monétaire.


Capitalisant sur les efforts soutenus en matière de projection des facteurs autonomes et de prévision de liquidité bancaire, la Banque d’Algérie a utilisé davantage l'instrument reprises de liquidités au cours de l’année 2007, aussi bien les reprises à sept jours que les reprises à terme (trois mois), laissant l’utilisation flexible de la facilité de dépôts rémunérés à l'initiative des banques.


Sous l’angle de la conduite au jour le jour de la politique monétaire, la Banque d'Algérie a fortement augmenté (1100 milliards de dinars contre 450 milliards de dinars) les reprises de liquidités, en juin 2007, afin d’absorber davantage de liquidités. Le premier semestre 2008 se caractérise par une stabilisation du montant global des reprises de liquidités, pendant que les banques ont utilisé plus activement la facilité de dépôts rémunérés dont le montant est passé de 483,11 milliards de dinars à fin 2007 à 1031,75 milliards de dinars à fin juin 2008.


Quant aux réserves obligatoires, leur taux a été ajusté à la hausse à partir de mi janvier 2008, soit 8 % contre 6,5 %. Leur encours à fin juin 2008 est de 384,8 milliards de dinars, alors que leur niveau était de 272,1 milliards de dinars à fin 2007.


Le rôle de la politique monétaire dans la régulation du marché monétaire, ancré sur les prévisions de liquidité de la Banque d’Algérie, doit être accompagné par un progrès de la part des banques quant à la gestion du risque de liquidité et ce, en contexte d’excès de liquidité. La question de la gestion du risque de liquidité se pose, aujourd’hui, avec acuité à l’échelle mondiale, mais avec une situation de crise de liquidité qui est au centre des graves turbulences sur les marchés financiers internationaux.


Il est utile de rappeler que les objectifs quantitatifs de croissance des agrégats monétaires et de crédit relèvent des attributions du Conseil de la Monnaie et du Crédit, c'est-à-dire l’autorité monétaire. Le Conseil de la Monnaie et du Crédit a arrêté, en début d’année 2008, les objectifs de taux d’expansion de la masse monétaire à 27 % et de taux de croissance des crédits à l’économie à 15,3 %. Le Conseil a souligné, pour l’année 2008, l’orientation prospective de la politique monétaire face au renforcement de l’expansion de M2 et au risque à la hausse pour l’inflation.


Pour s'assurer de la réalisation des objectifs de la politique monétaire en 2008, le Conseil de la monnaie et du crédit a également examiné en début d’année les instruments de conduite de la politique monétaire ainsi que leur pertinence dans le contexte d’excès de liquidité structurel. Ainsi, la Banque d'Algérie a été dotée d'une instrumentation monétaire lui permettant de continuer à faire face à ce phénomène structurel, indice de l’existence de risques à la hausse pour la stabilité des prix.


Si la conduite ordonnée de la politique monétaire au cours de l’année 2007 a permis de mener à bien la stratégie de l'objectif d'inflation, avec un taux d’inflation de 3,5 %, en moyenne annuelle, la montée de l’inflation en 2008 risque de constituer un « choc » pour la stabilité des prix à moyen terme, vu la résurgence de l’inflation au niveau mondial. De plus, la reprise significative de l'expansion monétaire contribue de facto aux tensions inflationnistes.


En glissement annuel, la hausse des prix ralentit à 2,5 % en juin 2008 après avoir atteint 6,3 % en mai et 6,4 % en avril et ce, selon les données publiées par l’Office National des Statistiques. Cette baisse, apparemment élevée de juin 2008, s’explique par le fait que l’indice du mois de juin de l’année 2007 était en forte hausse.


Malgré ce ralentissement en juin 2008 du rythme de l’inflation en glissement annuel, l’inflation annuelle moyenne a atteint 4,8 % au mois de juin 2008 et la série des taux d’inflation annuelle moyenne croît sans interruption depuis plus de deux ans (juin 2006). En effet, la tendance lourde en la matière est haussière en 2008, même si la stabilisation du taux de change effectif réel contribue à atténuer l’effet négatif de l’inflation importée.

la détérioration du pouvoir d’achat des ménages ?

Publié le 18/12/2008 à 12:00 par chlef
Pourquoi la Banque d’Algérie reste-t-elle sourde à la détérioration du pouvoir d’achat des ménages ?



L’ordonnance n°03-11 du 26 août 2003 relative à la monnaie et au crédit confère à la Banque d’Algérie des pouvoirs de politique monétaire à travers, entre autres, l’intervention sur le marché interbancaire






la réglementation des dépôts et la régulation du taux de réserve obligatoire, la réglementation du crédit et la détermination du taux de change du dinar vis-à-vis des monnaies étrangères.

Dans son article 35 il est dit que �’La Banque d’Algérie a pour mission de créer et de maintenir dans les domaines de la monnaie, du crédit et des changes, les conditions les plus favorables à un développement rapide de l’économie, tout en veillant à la stabilité interne et externe de la monnaie’(1). Bien sûr, la loi confère aussi diverses autres fonctions à la Banque d’Algérie. La fonction liée à la ’politique monétaire’ est celle qui nous intéresse aujourd’hui. Plus spécifiquement, nous nous intéresserons à la politique de change de la Banque d’Algérie et à ses implications sur l’inflation et le pouvoir d’achat des ménages.

L’OBJECTIF OPERATIONNEL DE LA BANQUE D’ALGERIE, EN TERMES DE POLITIQUE MONETAIRE, EST AMBIGU

Au-delà de cet objectif stratégique dévolu à de la Banque d’Algérie, il n’est pas évident de comprendre son objectif opérationnel. En d’autres termes, comment la Banque d’Algérie va-t-elle oeuvrer pour favoriser un développement rapide de l’économie et veiller à une stabilité interne et externe ? Et dans la mesure où il n’existe pas d’objectifs chiffrés à atteindre, il est difficile de juger de l’efficience et de la pertinence des décisions prises par la Banque d’Algérie.

Au niveau théorique et pratique, la connaissance des objectifs de politique monétaire de la Banque centrale devrait contribuer à diminuer les risques liés aux décisions d’investissement et de consommation prises par les entreprises et les ménages. Si on doit tendre à introduire progressivement les mécanismes de gestion par le marché, il est alors primordial de fournir toute l’information nécessaire pour que les entreprises et les consommateurs prennent les décisions qui leur semblent optimales. Ces décisions ont un effet direct sur l’allocation optimale des ressources dans le pays. En effet, une autorité monétaire ne se gère pas comme une administration et ne se contente pas seulement d’accumuler des fonds. Elle a le devoir, entre autres, de soutenir le développement de l’économie à travers des actions de �’politique monétaire’. Bien sûr, il est important de détenir suffisamment de réserves de change pour assurer la sécurité des importations. Relevons cependant que cette accumulation n’a été que la résultante d’événements favorables au niveau international. L’autorité monétaire centrale algérienne n’a joué aucun rôle actif dans cette accumulation : le sous-sol algérien a fourni la ressource, le marché international en a fixé le prix et la Banque centrale, quant à elle, s’est contentée d’ouvrir ses coffres pour accueillir les fonds.

Au niveau de la gestion de la politique de change, la Banque d’Algérie a par contre joué un rôle actif. Nous allons par conséquent tenter de comprendre la rationalité qui se cache derrière l’évolution du taux de change du dinar et évaluer son impact sur l’économie en général. Pour faire cette analyse, nous avons dû nous baser sur des notes de conjoncture publiées par la Banque d’Algérie.

Dans une des notes publiées, on peut lire �’Par ailleurs, en contexte de fortes fluctuations des taux de change des principales devises sur les marchés internationaux, la Banque d’Algérie poursuit la politique de flottement dirigé pour assurer la stabilisation du taux de change effectif de la monnaie nationale.’(2) Nous interprétons ceci comme un objectif opérationnel de la Banque d’Algérie.

Il faut d’abord dire qu’il est difficile de trouver des documents susceptibles de nous éclairer sur ce que veut dire exactement cette affirmation et sur ses modalités de mise en oeuvre. Nous l’interprétons donc comme voulant dire que le prix du dinar, en monnaies étrangères, est fixé comme une moyenne pondérée de diverses monnaies en fonction, vraisemblablement, du poids relatif des différents pays dans la balance commerciale. Malheureusement nous n’avons pas pu trouver la formule précise utilisée par la Banque d’Algérie pour effectuer ce calcul.

DANS UN MONDE DE FLUCTUATIONS DE MONNAIES, STABILISER LE TAUX DE CHANGE EST UN LEURRE

Dans un monde de ’fortes fluctuations des taux de change’, comme le reconnaît si bien la Banque d’Algérie, on ne comprend pas ce que veut dire �’assurer la stabilisation du taux de change effectif de la monnaie nationale’. En effet, si on fixe la parité avec le dollar US, cela veut dire que vous venez de stabiliser votre monnaie par rapport à la monnaie US, par contre, elle fluctuera dans les mêmes conditions que le fera le dollar US par rapport à l’euro et aux autres devises. Nous nous alignons du même coup sur les cycles économiques qui affectent la zone dollar, en l’occurrence les Etats-Unis, et nous acceptons de facto de subir les fluctuations des autres monnaies telles qu’elles affectent le dollar US.

La détermination du taux de change est un des éléments importants de la politique monétaire en Algérie. Dans la mesure où la détermination du prix de la monnaie nationale en monnaie étrangère est l’apanage de la Banque d’Algérie, elle se doit à une transparence quant à sa manière de gérer le taux de change. Ceci représente un des outils d’action de sa politique monétaire. Les décisions qu’elle prend alors sur l’évaluation de la parité du dinar auront inéluctablement des effets importants tant sur l’orientation des investissements que sur le pouvoir d’achat en Algérie. A moins de considérer que les prix ne contribuent pas à l’allocation des ressources, ce qui serait une vision bien singulière de l’économie de marché, à l’heure où la mise en place opérationnelle de tous ces mécanismes est devenue un impératif stratégique urgent.

Le taux de change du dinar est son prix en monnaie étrangère. Il est représenté par la quantité de dinars que l’on doit échanger en contrepartie de la monnaie étrangère. Par exemple, en octobre dernier, le cours du dinar par rapport au dollar US était de 67.5 dinars. Il fallait échanger 67.5 dinars pour un dollar US(3). Dans un monde de taux de change flexibles, dès que la Banque d’Algérie fixe la parité dinar/dollar, elle accepte - de facto - de laisser le dinar fluctuer par rapport à l’ensemble des autres monnaies. Les pays dont les monnaies sont fixées par rapport au dollar US doivent, en pratique, suivre la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine. Et ceci représente un des problèmes actuels auxquels sont confrontées les banques centrales des pays du golfe Arabo-Persique(4).

La volatilité du dinar est fortement dépendante de la volatilité des marchés des changes. Prétendre l’atténuer par rapport à l’ensemble des monnaies n’est qu’un leurre. La seule volatilité que l’on peut réduire est celle relative à la monnaie par rapport à laquelle la parité est fixée au départ. C’est le cas de certaines monnaies asiatiques et du Moyen-Orient dont les parités sont fixées par rapport au dollar US. Elle aura aussi des implications sur la manière dont les fluctuations des prix internationaux de matières premières affecteront l’économie nationale. Ce n’est pas sans raison que les pays du Golfe sont actuellement aux prises avec des niveaux d’inflation historiquement inégalés, de l’ordre de 12%, qui compliquent leurs politiques d’union monétaire prévue vers 2012.

Divers facteurs peuvent affecter l’évolution du taux de change. Il est ultimement la résultante d’un équilibre entre une offre et une demande par rapport à une devise donnée. Les taux de change peuvent fortement varier au cours d’une journée. Ils varieront en fonction des situations budgétaires des pays concernés, des anticipations de gains dans chacun des pays, des loyers de l’argent, des rendements boursiers, de l’inflation, de la productivité de la demande intérieure et extérieure, de la croissance anticipée, etc. Toutes ces variables sont considérées de façon relative. Mais à long terme, on pense que les parités doivent théoriquement se rapprocher de niveaux d’équilibre cohérents avec les fondamentaux de chacune des économies.

L’Algérie est un pays exportateur de pétrole. Le prix de sa principale matière exportée (les hydrocarbures) est fixé sur les marchés internationaux. Cependant, elle doit fixer une parité pour sa monnaie par rapport aux monnaies étrangères car les transferts de capitaux de l’Algérie vers l’étranger ne sont pas libres. Examinons alors la stratégie adoptée par la Banque d’Algérie dans ce contexte.

LA DEPRECIATION DU DOLLAR US NE DEVRAIT CONDUIRE A LA DETERIORATION DU POUVOIR D’ACHAT DES PAYS EXPORTATEURS DE PETROLE QUAND LES PRIX DU BRUT AUGMENTENT

Il y a historiquement une relation négative entre l’évolution de la valeur du dollar US par rapport aux autres monnaies et le prix du pétrole (voir graphique 1). En effet, comme le pétrole est négocié en dollar US, toutes choses étant égales par ailleurs(5), si le dollar US se déprécie, par rapport aux autres monnaies, alors la valeur du baril de pétrole augmente pour compenser la perte de la valeur du dollar par rapport aux autres monnaies. Ce raisonnement est valable pour l’ensemble des matières premières dont les prix sont fixés en dollars US, sur les diverses bourses de matières premières. Plusieurs études documentent ce fait stylisé.

La hausse actuelle du prix du brut ne peut pas s’expliquer uniquement par la dépréciation du dollar. En effet, l’entrée de la Chine et de l’Inde comme nouveaux gros consommateurs combinée à un plafonnement de l’offre mondiale de pétrole a poussé les prix du brut à des niveaux encore plus élevés que ceux induits par la dépréciation du dollar US. Ceci implique une plus grande amélioration du pouvoir d’achat des pays exportateurs de pétrole. En effet, la dépréciation du dollar US ayant été plus que compensée par la hausse du prix du brut, devrait conduire à une appréciation significative des monnaies des pays exportateurs de pétrole et de matières premières. C’est ainsi qu’en pratique le dollar canadien, australien, néo-zélandais et la couronne norvégienne, pour ne citer que quelques monnaies échangées librement sur les marchés financiers, se sont tous considérablement appréciés ces dernières années à la faveur des hausses successives des prix de matières premières dont ces pays sont exportateurs. Ces appréciations ont été de l’ordre de 50% depuis 2003, pour certains pays. Qu’en est-il alors du dinar algérien et de la politique de change suivie par la Banque d’Algérie ?

ALORS QUE LES CONDITIONS ECONOMIQUES DE L’ALGERIE S’AMELIORENT, LA BANQUE D’ALGERIE DEPRECIE LE DINAR

Pour effectuer notre analyse, nous allons nous intéresser à la couronne norvégienne. La Norvège est un pays dont l’état occupe une place importante dans l’économie. A l’exemple de l’Algérie, il contrôle l’extraction de pétrole à travers des sociétés d’Etat. La Norvège exporte principalement des matières premières, dont le pétrole, et des produits semi-finis. La Norvège est après l’Arabie Saoudite le plus gros exportateur de pétrole brut. Elle importe la moitié de ses besoins en biens de consommation. Elle ne fait pas partie de la zone euro. Ces caractéristiques en font un bon exemple de comparaison avec l’Algérie.

Contrairement au dinar, dont la parité est fixée par la Banque d’Algérie, la couronne norvégienne fluctue librement sur les marchés de change. Pour chacun des pays (Algérie et Norvège), nous considérons le taux de change nominal ajusté par rapport au niveau de l’indice des prix (taux de change réel). Sur le graphique 2, nous avons reporté la croissance cumulée du dinar et de la couronne par rapport au dollar US depuis 2000. Sur le graphique 3, nous avons reporté l’évolution de ces mêmes monnaies par rapport à l’euro. Ces graphiques indiquent que la couronne norvégienne s’est appréciée en termes réels de 35% par rapport au dollar US et de 3% par rapport à l’euro. Dans le cas de l’Algérie, l’autorité monétaire a choisi de maintenir la valeur réelle du dinar par rapport au dollar constante depuis 2000. Ce faisant, elle a accepté implicitement une dépréciation réelle cumulée du dinar de 30% par rapport à l’euro. Y a-t-il une quelconque rationalité à cette politique ?

Quand on regarde le bilan économique annoncé par la Banque d’Algérie et les institutions économiques algériennes, on constate, depuis 2000, une nette amélioration de la situation macroéconomique de l’Algérie. Du dire même de la Banque d’Algérie �’L’évolution macro financière au cours des années 2000 à 2006 s’est caractérisée par l’émergence, d’une manière soutenue, d’une position financière solide, conjuguée à une performance économique robuste en termes de forte croissance (5% en moyenne annuelle)...’(6).

La position extérieure de l’Algérie s’est considérablement améliorée depuis 2004. Les réserves de change ont dépassé les 77 milliards de dollars au premier trimestre 2007. Et de l’aveu de la Banque d’Algérie �’la vulnérabilité de l’économie nationale aux « chocs externes » liés à l’endettement extérieur est ainsi évacuée.’(7)

L’excédent du compte courant est passé de 8.8 milliards de dollars en 2003(8) à près de 25 milliards de dollars en 2007(9). La dette extérieure de l’Algérie est passée de près de 40 milliards de dollars US en 2000 à 4.62 milliards de dollars US à fin juin 2007. En somme, la situation macroéconomique s’est nettement améliorée en Algérie.

Enfin, selon une étude du FMI, la productivité du travail semble avoir augmenté depuis 2001 après une période de baisse suivie d’une stagnation(10).

PAR SA POLITIQUE DE CHANGE, LA BANQUE D’ALGERIE A CONTRIBUE A DETERIORER LE POUVOIR D’ACHAT DES MENAGES ALGERIENS

Selon la Banque d’Algérie, �’Il importe de souligner que la stabilisation du taux de change effectif réel du dinar à son niveau d’équilibre est conduite par la Banque d’Algérie avec rigueur, servant l’intérêt de l’économie nationale dans cette phase d’ouverture accrue. L’évaluation du taux de change d’équilibre du dinar, selon les trois principales méthodologies utilisées au niveau des institutions multilatérales, indique que la monnaie nationale n’a pas connu de sous-évaluation. En outre, le régime de change est en phase avec les engagements au niveau multilatéral en matière de régime de change.(11).

Cette affirmation nous semble excessive et invérifiable en l’absence totale de documentation sur la politique de change de la Banque d’Algérie. La Banque d’Algérie demeure sourde aux évolutions macroéconomiques alors qu’elle prétend soutenir par son action la politique d’ouverture.

La gestion du taux de change devrait représenter un des jalons de la gestion de la politique monétaire, de par son effet sur l’affectation des ressources, sur les investissements ainsi que sur le pouvoir d’achat en Algérie. Au delà des revenus générés par l’exportation du pétrole, la hausse des prix de l’énergie a induit un accroissement des investissements étrangers en Algérie qui �’nécessairement’ ont et auront des effets sur le pouvoir d’achat des ménages.

En effet, ce mouvement des facteurs du capital vers l’Algérie va augmenter la demande de main-d’œuvre locale et exercer des pressions à la hausse sur les salaires et donc sur la demande intérieure et les prix.

De plus, en maintenant le taux de change réel effectif du dinar constant, cela équivaut implicitement à le déprécier, en terme nominal, par rapport aux autres monnaies. Ce faisant, la Banque d’Algérie transfert ainsi directement une partie des hausses des produits de base (huile, semoule, blé, etc.) sur le consommateur algérien.

C’est de l’inflation importée. En effet, la dépréciation de plus de 30% du dinar augmente d’autant les coûts des produits importés. Comme près de 50% des importations proviennent de la zone euro, il est évident que ceci se répercutera sur le panier de la ménagère. Par exemple, un quintal de blé dont le prix de revient actuel serait de 4000 dinars au détail aurait dû coûter en fait autour de 2800 dinars si la Banque d’Algérie n’avait pas choisi de déprécier le dinar. Pour endiguer ces hausses, le gouvernement a dû légiférer en décembre 2007 pour fixer des prix plafonds pour la semoule et le blé dur(12). Qui plus est, et de l’aveu même de la Banque d’Algérie dans l’une de ses notes de conjoncture, il est fait état d’un contexte de forte expansion de crédit et de la monnaie. La Banque d’Algérie fait état �’d’une multiplication par plus de quatre des flux de monnaie fiduciaire durant les années 2005 - 2007, soit une croissance de plus de 400 %(13).

Le crédit a doublé, passant de �’8,5 % au second semestre 2006, bien plus que le rythme du second semestre 2005 (4,7%) et du premier semestre 2006 (4%)(14). Selon une autre note, �’l’année 2006 se caractérise par une forte croissance de la masse monétaire (17,3%) comparativement au rythme en la matière (10,8 %) de l’année 2005, sous l’effet notamment de l’expansion des dépôts des entreprises des hydrocarbures...(15). Il est étonnant de constater à quel point les chiffres et les faits semblent s’ignorer. Alors que le pouvoir d’achat des ménages moyens se détériore de plus en plus, on ne cesse de dire que l’inflation est contenue. Sous d’autres cieux, le passage de l’inflation de 2,5% en 2006 à 3,5% en novembre 2007(16), pour les chiffres officiels, serait vu comme un dérapage inflationniste alarmant, contre lequel serait brandi tout un arsenal de mesures correctives. Il ne fait aucun doute que la Banque d’Algérie, par sa politique de change, a contribué au dérapage de l’inflation au cours de ces dernières années. Et la tendance de l’inflation devrait demeurer à la hausse si des mesures structurelles réelles ne sont pas prises en compte.

Cette situation n’est pas propre à l’Algérie. En effet, les pays du Golfe qui ont choisi de fixer la parité de leurs monnaies respectives, principalement par rapport au dollar US, subissent une détérioration de leurs pouvoirs d’achat dans des conditions similaires à celle de l’Algérie. Et ce n’est pas sans raison que les banques centrales de ces pays cherchent actuellement des voies pour assouplir leurs attaches au dollar US et contrecarrer l’inflation galopante dont ils font l’objet ces dernières années. Une combinaison entre inflation importée et vigueur de la demande intérieure menace la stabilité financière de leur union monétaire. Certaines de ces banques centrales étudient la possibilité de réévaluer de manière significative leurs monnaies - de 20% à 30%.

On ne peut pas continuer à gérer la politique monétaire selon des schémas incohérents alors que l’économie algérienne s’ouvre chaque jour davantage à l’économie mondiale. Ceci revient à créer des entraves inutiles à l’économie et à occasionner des surcoûts. Si la Banque d’Algérie se targue d’avoir des études qui confirment ses actions, que celles-ci soient publiées et discutées sans complaisance. Ce que nous avons examiné dans cet article nous laisse penser que les actions de la Banque d’Algérie depuis 2000 ne sont pas cohérentes avec l’évolution de certains agrégats macroéconomiques. Ce qui ne manquera pas d’exacerber les déséquilibres intérieurs. Plus qu’une évidence théorique, ceci est une certitude pratique et historique.

Le Quotidien d’Oran

* Economiste senior, ancien maître de conférences - l’INPS


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1- A ce sujet, les informations provenant du site Web de la Banque d’Algérie sont désuètes et incomplètes. Elles font toujours référence à la loi 90-10 du 14 avril 1990 dont plusieurs éléments ont été abrogés par l’ordonnance n°03-11 du 26 août 2003.

2- ’Tendances monétaires et financières au second semestre de 2006’ Banque d’Algérie.

3- Nous ferons abstraction de l’achat et de la vente qui ne sont pas importants pour cet exercice.

4- Qatar, Emirats arabes unis, Arabie Saoudite, Koweït, Bahreïn.

5- Pour des conditions d’offre et de demande constantes.

6 -Tendances monétaires et financières au premier semestre de 2007.

7- Tendances monétaires et financières au premier semestre de 2007.

8- Données du FMI, World Economic Outlook.

9- Chiffre estimé par le FMI pour 2007.

10-’Why Has Unemployment in Algeria Been Higher than in MENA and Transition Countries ?’

Kangni Kpoda, FMI document de travail WP07/210.r

11-Tendances monétaires et financières au premier semestre de 2007.

12- Décret exécutif n°07-402 du 25 décembre 2007 fixant les prix à la production et aux différents stades de la distribution des semoules de blé dur.

13- Note d’information sur l’évolution de la monnaie fiduciaire (09 octobre 2007).

14- ’Tendances monétaires et financières au second semestre de 2006’ Banque d’Algérie.

15- ’Tendances monétaires et financières au second semestre de 2006’ Banque d’Algérie.

16- Indice des prix à la consommation’ ONS, décembre 2007, 1111 - 4940

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