
Nom du blog :
chlef
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Date de création :
12.04.2008
Dernière mise à jour :
27.09.2009
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Par assas, le 24.09.2009
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Par mokhtar, le 16.09.2009
salau mon coeur ...
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Par youssef, le 15.09.2009
tu te t la fille la lus belle du monde c sa regarde moi cette mohete...
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Par Anonyme, le 12.09.2009
je suis ide (algerie)20 ans d'experienc en urgences medico-chirurgic l.merci fadila,tu as raison....
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Par ali, le 09.09.2009
salut tu es belle...
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Par mustapha, le 05.09.2009
fawri a augmente les tarifs de l'adsl et la qualite de la connection et nul pourquoi ,?...
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Par KETIR, le 29.08.2009
merci pour ces rensrignements ,bref monsieur houari kaddour,je tiens a vous informer que je suis infirmière al...
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Par sonia, le 28.08.2009
je t’envoie un salut
plus sucré que le
miel ;plus blanc que
du lait ;plus délicieux
que les cerises ;plus
...
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Par said, le 24.08.2009
a (d,?):je veux que tu sache que méme moi je toubliré jamais t'es une exception ds ma vie, chaque moment ou le...
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Par hadjer , le 24.08.2009
tu belle belle fille lol ...http://www.do uaouda42.skyblog .com.centerblog. net...
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Par sid ahmed, le 18.08.2009
???? ????? ????? ???? ???? ??? ???? ???????...
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Par ???? ?????, le 14.08.2009
mr kaddour
j'ai lu intégralement votre article et il me semble clair et concis.en effet tout y est dit c'est ...
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Par fadila, le 14.08.2009
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Salaires des fonctionnaires par un syndicaliste du SNAPAP HOUARI Kaddour
Quelles voies pour les syndicats ?
Plus personne ne croit aux arguments pseudo monétaristes qui fondent le refus du gouvernement de relever les salaires de la fonction publique. A chacune de ses sorties, il évoque le volume de la fiscalité ordinaire, le taux de croissance ou le niveau de nos exportations hors hydrocarbures.
Or, peut-il légitimement opposer ces indices sachant que leur amélioration est exclusivement tributaire de sa responsabilité ? Les enseignants, les médecins, les chercheurs, les vétérinaires... disposent-ils d’un quelconque pouvoir en la matière ? Depuis longtemps, l’austérité réprouve sévèrement les fonctionnaires. Durant la décennie noire, quand le pays était au bord du gouffre financier, ils ont subi stoïquement leur sort, continuant à assumer les fonctions qu’on disait vitales pour l’Etat, dans les conditions que tout le monde connaît, pendant que d’autres fructifiaient le chaos pour amasser des fortunes qu’ils arborent aujourd’hui sans pudeur aucune. A présent, les choses ont changé. Mais les salaires des agents de l’Etat demeurent parmi les plus bas de la planète. Cet avantage comparatif - comme aiment à le dire les économistes - ne se traduit pas par une augmentation des exportations (hormis l’exportation des cerveaux avec le meilleur rapport qualité-prix s’il vous plaît !). Cela ne génère pas non plus une productivité croissante de notre économie. Ils engendrent, au contraire, une corruptibilité accrue de notre société comme le montrent les feuilletons qui ont défrayé la chronique de ces dernières années. Les causes de nos déconvenues économiques sont donc à rechercher ailleurs que dans les poches des travailleurs. Quant au bas rendement de notre fiscalité ordinaire, nous attendons avec impatience la mise en pratique des réformes promises. Les fonctionnaires, eux, peuvent s’enorgueillir d’être en règle de ce côté. Mais ce que l’on constate est tout simplement génial. La parade au moindre effort est toute trouvée. On devrait en faire profiter les gouvernements des pays développés. On laisse le système fiscal végéter dans un état archaïque et on justifie le gel des salaires par le bas niveau des recettes. Aujourd’hui, par la grâce de miracles paranormaux, l’Etat algérien est courtisé pour les faramineux et subits excédents financiers dont il dispose et qui ont tant manqué à notre pays. Bien des choses auraient pu changer déjà. Mais, et il est malheureux de devoir le rappeler, l’histoire prouve chaque jour qu’aucune politique monétariste ne peut faire avancer un pays sans un projet volontariste de développement global. Nul progrès n’est possible sans un peuple formé et soigné. Et c’est précisément dans le rôle de l’Etat que de consacrer la totalité des moyens qu’il réunit pour faire face aux défis collectifs présents et futurs qui se posent à la nation. Des études comparatives montrent que l’Algérie et le Canada, deux pays riches en ressources, présentent de fortes similitudes. Mais, et c’est le bon sens, leur niveau de développement, très contrasté, dépend presque exclusivement des politiques de ressources humaines mises en œuvre par ces Etats et des moyens qui y sont consacrés.
Qu’en est-il dans notre pays ?
Le spectacle qu’offrent nos établissements scolaires et universitaires est affligeant. Le montant ridicule des bourses offertes à nos bachelières, (30 DA/jour), pousse certaines d’entre elles à vendre leur corps pour financer leurs études. L’image de misère que renvoient les enseignants, nos chercheurs, nos médecins du secteur public... a des effets ravageurs sur la conscience sociale des nouvelles générations. Mise à côté de l’apparence flamboyante de réussites douteuses (toutes ces success stories, qui se sont avérées être que de la délinquance de haute facture) elle produit des conséquences dévastatrices au niveau symbolique. Comment un professeur peut-il susciter de l’intérêt chez ses élèves devant cette merveille qu’est le tableau périodique des éléments chimiques, devant la beauté de telle théorie ou de telle œuvre artistique ou philosophique ; comment peut-il leur expliquer les vertus du travail alors que son propre statut social milite à chaque instant en faveur du contraire. La part budgétaire allouée par notre pays à l’enseignement est certes parmi les plus importantes en valeur absolue, mais elle demeure et de loin la plus insuffisante eu égard aux besoins de financement (le tiers de la population est concerné directement par l’enseignement). Par leurs réactions citoyennes, les enseignants, à l’image d’autres travailleurs de la fonction publique, ont prouvé que beaucoup de choses restent saines dans notre pays. La série de grèves et de protestations, de fréquence croissante, qui a secoué ses dernières années le secteur de l’enseignement, reflète leur forte détermination à retrouver un minimum indispensable de dignité sociale et à redonner au système scolaire la place et la qualité qu’il n’aurait jamais dû perdre. Généralement animées par des syndicats autonomes isolément, ces actions portent sur des revendications salariales, de statuts, de retraite et de libertés syndicales, mais aussi des questions liées à l’état de droit à l’école. Ces arrêts de travail, souvent très éprouvants et qui n’ont pas l’air de décliner en intensité, n’ont pas encore réussi à faire aboutir ces revendications, même s’ils ont eu le mérite de poser avec force leur caractère aigu. Cela n’a pas découragé les travailleurs et leurs représentants à poursuivre leur lutte même si elle a été sanctionnée par l’échec, faute de culture du dialogue de la part des autorités, mais aussi de maturité syndicale. Nous constatons qu’un scénario semblable se répète depuis de nombreuses années dans divers secteurs de la fonction publique : à chaque fois que les travailleurs protestent, leur tutelle respective exprime son incompétence en matière de salaires, de statuts et de retraite. On leur oppose que ces revendications sont du ressort du gouvernement et que le syndicat d’un secteur n’est pas habilité à négocier de questions qui touchent à l’ensemble des travailleurs de la fonction publique. S’apercevant que leur insuccès provient de leur isolement, des syndicats de l’enseignement ont initié une coordination intersyndicale dite CITE qui a déjà à son actif deux grèves très largement suivies par les travailleurs. Mais les mêmes causes produisent les mêmes effets. Ces actions, bien que coordonnées, ne semblent pas nous rapprocher de la fin souhaitée, du fait de leur isolement par rapport aux autres secteurs de la fonction publique. A terme, elles peuvent même engendrer chez les travailleurs un sentiment de lassitude et d’impuissance. En plus des nombreuses journées de travail perdues, pour les professeurs et leurs élèves, qui demanderont un surcroît d’efforts au moment de les rattraper. Auparavant, une douzaine de syndicats autonomes de divers secteurs se sont déjà regroupés au sein d’un Comité national des libertés syndicales (CNLS) qui a prouvé son efficacité en organisant, entre autres actions, une campagne contre la conclusion du fameux pacte économique et social qui allait être adopté en septembre 2005, en l’absence d’une véritable représentation des travailleurs. Le CNLS avait montré la voie à suivre. Du point de vue de l’unité syndicale tant souhaitée par les travailleurs, on peut estimer que la constitution du CITE est un recul par rapport à ce qui était déjà initié par le CNLS, car ce dernier constitue un cadre plus large (la charte du CNLS a été signée par la majorité des syndicats faisant partie de la CITE). Ce retrait a déjà commencé à donner un effet qui devrait en faire réfléchir plus d’un, à savoir jeter en pâture aux pressions de toutes sortes le secrétaire général du Snapap, syndicaliste courageux très dynamique au sein du CNLS. Les grèves animées par la CITE, bien qu’elles aient eu le mérite de montrer encore une fois la détermination des enseignants à faire avancer des revendications reconnues comme légitimes, n’ont pas abouti à une prise de langue sérieuse avec les pouvoirs publics. Cela pourrait durer longtemps. Elles sont même en train de produire un résultat que d’aucuns parmi les enseignants ne souhaitent pas mettre sur la sellette un syndicat institutionnel (Unpef) qui ne s’est pas toujours montré du côté des travailleurs dans les moments les plus critiques de leurs actions. Ces demi-échecs poussent de nombreux syndicalistes à penser que le moment est donc peut-être venu d’envisager sérieusement des actions communes aux fonctionnaires des divers secteurs pour pouvoir porter leurs revendications partagées au niveau approprié, à savoir le gouvernement. Dans ce sens, l’annonce faite récemment par le Cnapest et le Snapap de la création d’une intersyndicale de la fonction publique vient à point nommé pour confirmer la maturité de cette idée. A moins que des facteurs imprévisibles ne viennent contrarier cette dynamique unitaire, les autres syndicats autonomes adhéreront sans doute à cette initiative dans l’intérêt des fonctionnaires qui les ont mandatés. L’action citoyenne de tous ces syndicalistes et travailleurs qui s’épuisent à mener leur longue lutte, avec les lourds sacrifices que cela suppose, cristallise les espoirs de voir l’Algérie s’installer dans une autre ère : celle du partenariat, du dialogue, du respect et du droit.
Algérie : Bouteflika se sacre président par HOUARI Kaddour
90,24 % des voix 74,11% de participation, Bouteflika réélu ! Tout est bidon excepté le fait que l’Algérie est maintenant gouvernée par un dictateur à l’africaine. Et des Algériens au bout du rouleau.
Ses désirs sont maintenant des ordres. Abdelaziz Bouteflika exigeait un plébiscite pour sa troisième réélection à la tête de l’Etat algérien le 9 avril. Il a officiellement été reconduit avec un score digne du président tunisien Ben Ali : 90,24 % des voix et avec un taux de participation complètement bidonné de 74,11 %.
La presse algérienne crie à l’imposture. Ainsi, dès le 9 avril au soir, sur son site web le quotidien El Watan ne faisait pas dans la dentelle au sujet du taux de participation, unique enjeu de ce scrutin : « Sur le terrain, les témoignages de nos correspondant qui ont sillonné leurs localités respectives, les citoyens ne se sont pas tellement bousculés devant les bureaux de vote. Pour eux, les chiffres de l’administration sont gonflés ».
Pour la petite histoire, les médias mentionnent également des cas de pressions exercées sur des employés de l’administration et d’entreprises publiques comme privées pour les obliger à accomplir leur devoir électoral. Gare aux contrôles des cartes d’électeurs le lendemain matin ! Le tout dans un climat de tension en raison d’un risque terroriste à son apogée et d’un contexte social tendu. D’ailleurs, en Kabylie quelques bureaux de vote ont été incendié et des jeunes ont affronté les forces de l’ordre.
Pourtant, grâce à ses lois de la Concorde civile (1999) et de la Réconciliation nationale (2005), Abdelaziz Bouteflika a fait descendre des milliers d’islamistes hirsutes du maquis, en leur promettant une amnistie. Même si, faute de programmes de réinsertion digne de ce nom, de plus en plus de « repentis » remontent au maquis, notamment en Kabylie.
Béni des dieux du pétrole, le chef de l’Etat a aussi bénéficié d’un prix élevé du baril lors de son second mandat, ce qui lui a permis de mettre de l’ordre dans les finances de la « maison Algérie ». Par exemple, en 2005 et 2006, l’Algérie a remboursé en grande partie et par anticipation sa dette extérieure. Grâce à la manne pétrolière, Bouteflika a également lancé un vaste programme d’une centaine de milliards de dollars destiné à moderniser les infrastructures publiques (logements, autoroutes…) dont des chantiers accusent aujourd’hui d’importants retards.
Mais le principal fait d’armes de ce tacticien coriace reste d’avoir, au péril de sa vie, renvoyé le quarteron de généraux qui dirigeaient le pays au cours des années 90 dans leurs casernes et leur centrale de renseignements. Exit le faiseur de présidents Larbi Belkheir, bye bye le vaniteux Mohamed Lamari qui avait soutenu Ali Benflis à la présidentielle de 2004, adieu Smaïn Lamari, chef du contre-espionnage, décédé en 2007… Le seul survivant de cette hécatombe est le général Mohamed Médiène, alias Tewfic, qui dirige la Sécurité militaire (DRS).
Pour le reste… En digne héritier de l’oligarchie militaire nourrie aux pétro-dollars qui l’a installé à El Mouradia en 1999, Abdelaziz Bouteflika gouverne sans se soucier des 33,8 millions d’Algériens qui peuplent le pays. Selon un sondage publié par le quotidien Liberté en décembre 2008, près d’un Algérien sur deux est tenté par l’émigration clandestine. Faute d’espoir, d’avenir et minés par une « mal vie » quotidienne éreintante.
Pire, pour 25,8 % des personnes interrogées être « harraga » est la « seule solution » pour changer de vie et sortir de la misère. L’enquête de Liberté révèle en outre que 43,8 % des sondés connaissent plusieurs personnes de leur entourage immédiat qui ont quitté le pays grâce aux réseaux clandestins.
« C’est malheureux car l’Algérie a tout pour réussir : une histoire qui donne un sens à notre Nation, une population jeune qui ne demande qu’à travailler, du pétrole, du gaz, des terres cultivables, un passé industriel, un marché attirant pour les investisseurs étrangers. Que demander de plus ? Mais nos dirigeants ne nous offre que deux alternatives : le maquis ou l’émigration clandestine. C’est à se taper la tête contre les murs » se lamente ce jeune cadre du secteur privé qui peine à joindre les deux bouts en fin de mois.
Exceptées les mosquées qui affichent complet (la bigoterie est de retour dans les grandes villes), pas d’endroits où être écouté, où s’exprimer. En deux mandats, le président Bouteflika a étouffé toute velléité de contestation sociale : obtenir l’autorisation du ministère de l’Intérieur pour créer un syndicat ou une association relève de l’exploit. Seule exception notoire au cours de ces cinq dernières années : la manifestation de soutien à Gaza organisée en janvier dernier et qui a rassemblé un million d’Algériens, créant la stupeur dans les rangs des forces de l’ordre.
Censé faire entrer l’Algérie dans le 21è siècle, le président Bouteflika n’a toujours pas proposé de projet de société pour une Algérie post-guerre civile et donc post-Réconciliation nationale. Tout juste s’est-il contenté, pendant sa campagne électorale, de poser des pansements sur les plaies : 150 milliards de dollars pour développer le pays et la création de trois millions d’emplois. Et encore, on peut craindre qu’il s’agisse de promesses électorales.
Il n’a pas, non plus, créé de nouveaux espaces d’expression citoyenne qui font pourtant cruellement défaut. Les plus cyniques diront qu’il n’a même pas pris la précaution de se ménager quelques soupapes de sécurité dans un pays où le chômage des jeunes oscille entre 30 et 40 %…
A la place, Bouteflika a maintenu en vie et pour son usage les vieilles structures de masse de l’Etat-FLN (syndicat UGTA, scouts, associations d’anciens combattants, de femmes, de paysans…) censées encadrer la société. Tombées en désuétude dans un pays où la majorité de la population n’a pas connu la guerre d’Indépendance, elles lui ont servi au dernier trimestre 2008 à faire croire que les Algériens l’appelaient massivement à se présenter pour un troisième mandat. Evidemment, personne n’était dupe.
Le chef de l’Etat n’a pas plus aidé les partis politiques à sortir de leur rôle de figurants. Entre ceux qui ont courru rejoindre l’Alliance présidentielle créée par Bouteflika en 2004 — FLN, RND et les islamistes bien élevés du MSP — et ceux qui boudent les élections présidentielles jouées d’avance (FFS, RCD…), le vide politique s’est installé.
Résultat, livrée à elle-même et faute de référent identitaire adapté à l’époque, la population se rebelle. Comme elle le peut : deux à trois émeutes quotidiennes que les forces de l’ordre peinent parfois à maîtriser, des grèves fleuves dans la fonction publique, l’enseignement supérieur, le personnel paramédical, les cheminots et même chez les vétérinaires. Bref, pour reprendre les termes d’un haut-fonctionnaire, « l’Algérie est entrée dans un état de crise permanente et le problème est qu’elle n’en sort que par des ruptures violentes ».
ALGERIE. Des dissidents exilés en Europe, notamment en Suisse, se fédèrent pour tenter de renverser le régime en place à Alger. Parmi eux, d'anciens islamistes radicaux poursuivis par la justice de leur pays. Enquête. «Le bon sens», mouvement politique fondé par des Algériens réfugiés en Suisse, au Royaume-Uni et en Allemagne, a été lancé le 18 avril depuis Londres. Le groupuscule veut renverser le président Abdelaziz Bouteflika et son régime. Pour parvenir à ses fins, il drague aussi bien des sympathisants islamistes (MSP, ex-Hamas algérien) que des membres du FLN (ex-parti unique) ou du FFS (socialiste). Et il s'adresse tant à la diaspora qui a jeté l'ancre en Europe qu'aux résidents cantonnés en Algérie.
Le mouvement - et non le parti - aspire à un «Etat de droit et à la bonne gouvernance», et propose «au peuple algérien une alternative pour un changement radical du système politique». Trois des cinq membres fondateurs vivent en Suisse: Abbas Aroua enseigne à la Faculté de médecine de Lausanne; Mourad Dhina est un ancien collaborateur du CERN et de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich; Rachid Mesli travaille pour l'organisation arabe des droits de l'homme Al-Karama à Genève.
Leur charte dénonce «la façade civile» d'un gouvernement contrôlé par «l'oligarchie militaire» et fustige la dislocation sociale et la crise économique qui gangrènent l'Algérie. Les dissidents récusent la «dictature de Bouteflika»: le parlement est réduit à «une simple chambre d'enregistrement», et les institutions sont «asservies» à la Direction des renseignements et de la sécurité (DRS), service de l'armée nationale et colonne vertébrale du pouvoir.
Ces accusations virulentes se nourrissent de la réalité d'un pays en faillite: malgré des ressources naturelles extrêmement riches (50 milliards de dollars issus du seul pétrole dans les caisses de l'Etat en 2006), le taux de chômage est écrasant et plus de 40% des femmes sont encore analphabètes. Ces chiffres incarnent la paupérisation d'un peuple assommé par une décennie de violences: 150000 morts, 2 millions de déplacés et 20000 «disparus forcés».
Les ingrédients sont donc réunis pour battre le rappel des troupes. En deux mois d'existence, Al-Rachad affirme être fort d'un millier d'adhérents algériens, et d'une bonne poignée d'exilés de l'intelligentsia. Le mouvement politique mijote «une action civique symbolique», où il orchestrerait des grèves massives qui paralyseraient le pays et contraindraient le pouvoir à composer avec ses revendications. Voire à «abdiquer».
Pourtant, derrière «ces voies non violentes» que Rachad prône, se cache un passé lourd d'activisme islamiste. Mourad Dhina est en effet une figure de proue des fondamentalistes algériens. Après la dissolution et l'interdiction du Front islamique du salut (FIS) en 1992, il se réfugie à Saint-Genis-Pouilly, aux portes de Genève dans l'Ain. Deux ans plus tard, il est soupçonné de trafic d'armes par la France. Il prend alors la poudre d'escampette en Suisse où sa demande d'asile est rejetée à deux reprises. Entre 2002 et 2004, il devient néanmoins responsable du bureau exécutif du FIS à l'étranger. Depuis 1995, il est ainsi toléré sur le territoire helvétique, grâce à une admission provisoire qui s'éternise. Privé de passeport par les autorités algériennes, il est condamné à arpenter les 26 cantons. Lui, sa femme, et ses six enfants, dont cinq sont nés ici.
Dans un français irréprochable, l'ex-leader par intérim se défend de relayer tout discours propagandiste. Mais il confesse volontiers entretenir des liens «quasi permanents» avec le leader historique du FIS, Abassi Madani, et son bras droit Ali Belhadj, qui ont croupi douze ans dans les geôles algériennes et ont toujours refusé de condamner les activités armées du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), devenu Al-Qaida Maghreb.
Quelle influence s'apprête à exercer Al-Rachad, et en tirant quelles ficelles? Une plateforme euro-atlantique chargée de surveiller les cellules islamistes dormantes ayant une vitrine sur Internet garde un œil attentif sur le mouvement. Pas de commentaire du côté de l'ambassadeur algérien à Berne, qui réclame néanmoins ponctuellement à la Confédération l'extradition de Mourad Dhina, condamné par contumace à 20 ans de réclusion criminelle. Quant à la Police fédérale, elle explique laconiquement: «Le groupement d'opposition politique est connu de nos services (ndlr: Service analyse et prévention de lutte contre le terrorisme), mais pour l'instant, on ne décèle aucun lien avec des actes extrémistes violents.»
En attendant, la campagne de recrutement bat son plein et Al-Rachad envisage de se doter de sa propre chaîne télévisée. Directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (Cermam) à Genève, l'Algérien Hasni Abidi souligne: «C'est la première fois que des islamistes influents s'ouvrent autant. C'est bon pour leur image. C'est donc un moyen de recruter le plus possible.» A Londres, Mohamed Larbi Zitout, pilote du projet d'Al-Rachad, résume sans détour son objectif: «Nous pensons organiser une sorte d'Intifada, de manifestation nationale [...]. Il y aura toujours un prix à payer. L'Algérie, ce n'est pas la Géorgie, on ne peut pas réussir une révolution qu'avec des fleurs.»
En Algérie, avec des fleurs Mme Moussadek a signé un article (LT du 26 juin), «En finir avec la dictature de Bouteflika», dans lequel elle présentait le mouvement Rachad. Certains points méritent d'être soulevés. La dictature dénoncée par Rachad n'est pas tant celle de M. Bouteflika mais celle des services secrets algériens. Ceci ne disculpe cependant pas M. Bouteflika d'être un allié - convaincu ou conjoncturel, là n'est pas la question - et une vitrine légalisant cette dictature. Rachad vise donc à mettre un terme à cette dictature et à redonner aux «services» leur mission légale sous le contrôle d'institutions librement élues.
Il m'est aussi «reproché» d'entretenir des liens avec les dirigeants du Front islamique du salut (FIS). A cet égard, je précise que Rachad a entamé des contacts avec des personnalités algériennes de diverses tendances pour rassembler en vue du changement tant souhaité. Je trouve alors naturel de contacter, entre autres, les dirigeants du FIS. Le hasard du calendrier a fait que l'article soit publié quelques jours après que le Comité des droits de l'homme de l'ONU eut condamné le régime algérien pour avoir arbitrairement emprisonné le président du FIS.
Les relations de Rachad sont basées sur les principes et méthodes d'action qu'il a rendus publiques, et le choix stratégique de Rachad consiste à amener le changement par des voies exclusivement non-violentes, seules à même de mettre un terme à la dictature et à la culture du coup d'Etat. Le terme «intifada», attribué à un de mes collègues, ne peut être perçu comme une «dérive violente». Il fait plutôt référence à un besoin de «secouer» (traduction du verbe intafada) l'ordre de déliquescence voulu par le pouvoir et de dire non à la dictature, non à la corruption, non à l'arbitraire. Rachad s'engage pour que le changement, raisonnable et responsable, se fasse effectivement avec des fleurs! Certains n'y croient pas et d'autres ne le souhaitent pas, Rachad œuvrera cependant pour le concrétiser.
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par Monsieur HOUARI Kaddour
Dans le langage courant, le mot inOn dit toujours d’un coquin qu’il est très intelligent, comme on dit toujours d’un honnête homme qu’il est un imbécile.telligencea un sens si vague qu'il finit par signifier tout ce qu'on voudra, c'est-à-dire par ne rien signifier du tout. On dit qu'il faut qu'un monsieur azzoun mehdi soit intelligent pour être capable d'installer dans sa maison l'éclairage électrique ; on dit que salim devait être très intelligent pour écrire d'aussi beaux vers. A ce degré d'extension, les mots se vident de sens et prêtent à toutes les équivoques.
D'autre part, dans le langage technique de la philosophie, le mot intelligencedésigne l'ensemble des facultés et des opérations intellectuelles : la mémoire et l'imagination, l'association des idées, l'attention, le raisonnement, etc. Un homme intelligent serait donc un homme chez qui toutes ces facultés seraient également développées, qui joindrait à une mémoire fidèle, maintenant présentes à la conscience les images et les idées dont l'esprit a besoin, une attention forte les retenant sous le regard de l'esprit, et un pouvoir de généralisation les combinant, en extrayant les éléments communs, tirant de ces combinaisons des conséquences fécondes et nouvelles. Toutefois, s'il est vrai qu'une telle harmonie des facultés de l'esprit se rencontre très rarement et seulement chez quelques puissants génies (un Léonard de Vinci ou un Pascal), il faut bien par conséquent limiter l'emploi du mot « intelligence » et ne l'appliquer qu'à celles de ces facultés qui sont, pour ainsi dire, au sommet de là hiérarchie intellectuelle. Or, nous constaterons que les diverses formes de l'imagination, que la mémoire peuvent atteindre un très haut degré de développement chez tel individu qui montrera la plus grande faiblesse à former des idées générales, qui jugera sans discernement, qui raisonnera sans rigueur ni précision. Et, au contraire, un esprit doué à la fois de finesse dans le jugement et de force logique dans le raisonnement aura toujours une imagination assez étendue et une mémoire assez développée. Nous conclurons donc qu'un homme intelligent est surtout un homme qui est capable de former des idées générales, de les rapprocher, d'en tirer des conclusions, puisque nous savons en même temps qu'il possède à un degré quelconque les autres facultés intellectuelles. Et nous ne dirons pas d'un homme qui a une mémoire très vive ou très complète ou très fidèle, ou une imagination riche, qu'il est pour cela intelligent, avant de savoir s'il est en même temps capable, pour employer le terme de l'école, d'élaborerces matériaux que la mémoire et l'imagination lui fournissent. Nous dirons qu'être intelligent, c'est être capable d'abstraire, de généraliser, de juger, de conclure, en un mot de raisonner.
En disant cela, nous n'affirmons pas pour autant qu'il y ait une cloison étanche entre l'intelligence et les facultés sensibles. Nous reconnaissons le rôle que jouent le plaisir, l'amour, l'aversion, l'intérêt dans les opérations intellectuelles, dans la formation et l'enchaînement des concepts. « Tout raisonnement aboutit à la loi d'intérêt. » (W. James.) Nous disons seulement que, quels que soient les motifs qui dirigent l'ordre de nos pensées, nous sommes intelligents dans la mesure où nous formons ces pensées, ces idées générales, et les ordonnons d'une manière logique.
Une des premières conditions de l'intelligence est donc l'activité de l'esprit. Qu'est-ce qu'une mémoire riche en images, si les images s'amoncellent et tombent en poussière, sans qu'aucune puissance les fasse revivre, les classe, les utilise? Que sert d'avoir beaucoup vu et même beaucoup retenu, si cette expérience, que les vieilles gens invoquent si souvent, n'est qu'un magasin de marchandises défraîchies, un musée d'antiquités, si ces connaissances ne sont pas à tout instant dérangées pour faire place à des connaissances nouvelles, mises à leur rang, classées, ordonnées et unifiées? Les idées, dans de tels esprits, sont si pressées qu'une idée nouvelle, faute d'y trouver place, n'y peut entrer, comme un livre qui vient de paraître dans une bibliothèque pleine. Il faut que l'esprit vive, agisse, mette en oeuvre les éléments de la connaissance, en construise quelque chose, et surtout y mette sans cesse de l'ordre et de l'unité.
A ce point de vue déjà, il y a de grandes diversités individuelles. Chez le petit enfant qui doit « créer un esprit et découvrir un monde, l'activité intellectuelle est souple, agile, toujours en éveil » Il faut qu'il connaisse d'abord, par la sensation pure et la perception, les innombrables objets du monde extérieur qui s'impose et à sa curiosité et à son intérêt pratique, qu'il mette de l'ordre dans ce chaos, qu'il rapporté les attributs aux sujets, les qualités aux choses, qu'il classe les faits, qu'il donne à cet univers une harmonie, une unité, qu'il forme son esprit en même temps qu'il découvre le monde. Et l'esprit qui reproduit ce monde, comme un microcosme, ne le peut qu'autant qu'il donne à ce monde un ordre et une organisation. Mais à mesure que l'enfant grandit, que l'expérience s'accroît, que le monde extérieur devient plus varié et plus complexe, ce travail de construction et d'organisation devient plus difficile et plus fatigant. Les instruments de la sensation et de la perception n'y suffisent plus, il faut faire usage du concept, du jugement, du raisonnement. La marche des enfants s'est faite jusqu'ici sensiblement avec la même vitesse, mais des différences considérables vont se produire : les uns continueront d'aller leur train, les autres ralentiront plus ou moins, d'autres s'arrêteront même. Les uns feront effort pour agréger à leur conscience toutes les expériences nouvelles, et seront sans cesse occupés à détruire l'organisation primitive de leur esprit, pour y faire entrer ces nouveautés, et reconstruire cette organisation d'une façon plus large et plus conforme au réel ; d'autres accepteront aussi les expériences nouvelles ; mais, presque inconsciemment, obéissant à la loi du moindre effort, ils les déformeront pour les faire entrer par analogie dans l'organisation ancienne sans y rien changer et sans création nouvelle ; d'autres n'apercevront pas le nouveau, ils vivront jusqu'à la fin de leur âge sur la conscience bien organisée, mais parce qu'elle est si pauvre, de leur enfance, ils ne s'enrichiront jamais ; d'autres enfin laisseront même s'affaiblir leur première puissance d'organisation. Ce sont des différences de santé et de force intellectuelle : ainsi les coureurs partis ensemble s'égrènent à la longue sur la route.
Telle est donc la première condition de l'intelligence : une activité incessante qui s'exerce sur les éléments dont la conscience est construite. Cette condition assurément ne suffit point. Il faut aussi que cette activité puisse se déployer en présence d'éléments nouveaux qui doivent entrer dans la conscience, et qu'elle se déploie d'une manière raisonnable.
Un ouvrier, dans quelque technique que ce soit, est tous les jours mis en présence de travaux dont chacun est un problème à résoudre. Tout accident survenu à une bicyclette, à une serrure, à une dynamo, à un moteur, demande d'abord que l'ouvrier découvre la cause de l'arrêt dans le mécanisme, et les moyens de faire disparaître cette cause. Plusieurs cas peuvent ainsi se présenter : a)ou bien l'accident est de ceux qui arrivent ordinairement à ces appareils : l'ouvrier saitcomment on le répare et applique cette connaissance. Ici nulle intervention de l'intelligence : l'ouvrier n'a besoin que d'une mémoire assez fidèle ; 6) ou bien l'accident se présente pour la première fois à l'ouvrier chargé d'y porter remède, mais il est analogue à d'autres accidents arrivés au même appareil ou à d'autres semblables. Dira-t-on que l'ouvrier qui trouve la cause et le remède est intelligent? Ce serait singulièrement élargir le sens du mot. L'ouvrier a de l'imagination (Voir Imagination),et, en combinant les images dont son esprit est plein, il trouve à la longue le défaut qu'il doit corriger. Il n'y a pas là proprement opération intellectuelle ; c) enfin l'accident est complètement nouveau, et ne présente aucune analogie avec rien de semblable arrivé précédemment. La chambre à air d'une bicyclette n'est pas crevée, néanmoins on n'arrive pas à la gonfler : il se trouve que la tige de la valve, un peu trop longue, vient buter contre le raccord de la pompe, et que la valve se referme automatiquement quand on visse la pompe. Je donne ce fait simplement à titre d'exemple : n'étant pas spécialiste, je ne sais si un tel défaut est rare ou fréquent ; mais supposons que l'ouvrier le rencontre pour la première fois. Alors, ou bien en tâtonnant, par hasard, il arrivera à découvrir la cause du mal, ou bien il déduira cette cause par une série de raisonnements dans le genre de ceux-ci : une valve ouverte qui laisse sortir de l'air en laisse aussi entrer, or la pompe ne peut y insuffler de l'air, et la pompe est en bon état, donc c'est la pompe elle-même qui referme la valve, ou quelque chose d'analogue. Dans le premier cas, l’ouvrier aura mis en jeu son imagination ; dans le second, il aura été intelligent. C'est ce qu'on entend quand on définit l'intelligence : l'activité constructive de l'esprit en présence d'éléments nouveaux et se déployant d'une manière raisonnable.« Les esprits empiriques, qui pensent à l'aventuré et à la bonne franquette, ne sauront jamais rien tirer de données qui ne leur sont pas familières soit par elles-mêmes, soit par leurs associés ». Mettez, au contraire, un raisonneur, un bon raisonneur, parmi des objets qu'il n'a jamais vus, ou dont il n'a jamais entendu parler : en un rien de temps, il en déduira des connaissances bien surprenantes, si l'on songe à son ignorance de tout à l'heure. C'est le raisonnement qui nous aide à nous tirer de conjonctures inédites, où nous abandonnent sans ressources la « sagesse » des associations coutumières et cette « éducation par l'expérience » que nous partageons avec les animaux. Faisons de cette aptitude à tirer parti de données nouvelles la différence spécifique du raisonnement.»
On voit combien il est impropre, pour reprendre ce que nous disions en commençant, de vanter l'intelligence du monsieur qui installe chez lui l'éclairage électrique. Il peut n'être pas intelligent du tout : il aura une imagination même ordinaire, de la mémoire, un grand esprit d'imitation, un peu d'ingéniosité, s'il rencontre des obstacles inattendus, et de l'adresse manuelle.
Mais d'où vient donc à « un bon raisonneur » cette faculté d'élaborer d'une manière raisonnable des données nouvelles? Elle lui vient du pouvoir plus ou moins grand qu'il a de former des idées générales. Nous l'avons déjà dit : en présence d'objets nouveaux qui lui donnent des sensations nouvelles (et il en est de même de l'adulte inintelligent en présence d'idées nouvelles], l'enfant se bute comme à un bloc. Alors, ou bien il écarte ces nouveautés qui ne peuvent entrer dans sa représentation déjà organisée, ou bien il les perçoit mal, déformées par l'analogie, pour les assimiler plus facilement. L'observation est devenue banale : l'enfant prend pour un chat un hibou qu'il voit pour la première fois. Un esprit intelligent n'agit pas ainsi : dans l'objet, l'idée, dont la nouveauté heurte l'esprit, il découvre par l'analyse un attribut qu'il a déjà rencontré dans d'autres composés ; cet attribut, il l'abstrait, et c'est de cet attribut qu'il tire par le raisonnement des conclusions. Par là, d'une part, en connaissant les éléments dont est composée la représentation nouvelle, il perçoit les rapports exacts de ressemblance et de différence qu'elle entretient avec les autres représentations, il évite la grossière analogie, et, d'autre part, il forme de tout ces attributs abstraits des idées générales qui lui serviront de majeures pour tous les raisonnements qu'il pourra former. Il montre ainsi de la « sagacité » (W. James) en découvrant dans l'objet l'attribut dont il a besoin pour comprendre cet objet et en tirer parti, et en outre il a une vision intérieure assez étendue pour embrasser à la fois le très grand nombre d'attributs dont sera formée, de plus en plus riche, de plus en plus féconde, l'idée générale. La « sagacité » ou « l'esprit de finesse » (Pascal), la largeur de l'esprit, voilà sans doute les composants essentiels de l'intelligence.
Il importe donc de conserver au mot « intelligence » sa signification véritable si souvent méconnue, et en particulier de ne la jamais confondre avec l'esprit d'invention. Un esprit inventif, ingénieux, débrouillard, peut être aussi un esprit intelligent, mais il ne l'est pas par cela seul qu'il invente. L'homme inventif, ingénieux, vit dans le particulier, dans le détail ; il a cette acuité de la vision qui lui fait saisir dans une imagination d'ailleurs très riche les associations d'images utiles ; comment pourrait-on lui accorder aussi l'intelligence, qui n'est, nous l'avons vu, que la faculté de raisonner d'après des idées générales? Que l'on ne s'y trompe point d'ailleurs : nous n'entendons pas dresser des barrières infranchissables, et mettre, d'un côté, tous les intelligents, et tous les ingénieux, et tous les poètes aussi, de l'autre. Il serait trop facile de citer beaucoup d'esprits chez lesquels une large intelligence et une imagination inventive se sont à la fois rencontrées. Ce qu'il ne faut pas perdre de vue, simplement, c'est que ces deux facultés sont distinctes, et que l'une peut exister, existe très souvent, sans l'autre.
Cette sagacité et cette largeur de l'esprit, que l'analyse nous a fait trouver dans l'intelligence, produisent seuls la véritable compréhension.Un homme intelligent est un homme qui comprend. Et il y a dans ce domaine toutes les différences de degrés, depuis l'imbécile qui ne comprend rien et vit enfermé dans, un tout petit cercle de représentations dont il ne peut sortir, jusqu'à l'homme très intelligent qui est capable de comprendre les façons de vivre et les formes de pensée les plus différentes de celles auxquelles il est accoutumé, qui ne s'étonne de rien, non pas parce qu'il ne perçoit pas le nouveau et l'inusité, mais parce que d'abord il perçoit dans cette nouveauté les éléments communs et les rapports qui permettent la compréhension. L'homme intelligent, parce qu'il est habitué à juger toutes choses d'après des idées générales qu'il élargit toujours davantage pour y faire entrer plus d'attributs, embrasse d'un même regard une multitude de faits, accorde les contrastes, et cherche toujours à atteindre cet idéal : un petit nombre de principes si pleins qu'on en pourrait déduire l'universalité des phénomènes. C'est par là que les grands esprits s'opposent aux petits.
D'après ces considérations, on voit quelle est la tâche de l'éducateur vis-à-vis de l'intelligence. Il s'agit pour lui de mettre les enfants à même de comprendre de mieux en mieux un nombre de plus en plus grand de choses. Cette intelligence enfantine qui leur est confiée, ils doivent l'ouvrir, mais pour la remplir. L'éducation intellectuelle des enfants n'est nullement achevée, elle n'est même pas faite, si on leur a donné de l'esprit d'observation, de la finesse, de l'invention, toutes les autres qualités de ce genre, sans les avoir aidés à comprendre. C'est là le point : on est intelligent dans la mesure même où l'on comprend.
Or cette compréhension, nous avons vu qu'elle demandait d'abord de la sagacité. Levant les blocs de représentations que forment les objets inconnus des enfants, les façons d'agir auxquelles ils ne sont point accoutumés, les idées différentes des opinions traditionnelles dont ils ont été nourris, il ne faut pas qu'ils se butent : il faut leur apprendre à y appliquer tout de suite le scalpel de l'analyse, à découvrir les éléments communs, les éléments différents, à abstraire en un mot. L'analyse et l'abstraction, deux opérations complémentaires l'une de l'autre, sont les bases mêmes de l'éducation intellectuelle, et, au début, elles sont toute cette éducation. Analyser : distinguer dans ce qui paraît simple la composition, dans ce qui paraît semblable la diversité, dans ce qui paraît analogue la différence subtile, dans ce qui paraît nouveau la survivance, dans ce qui paraît naturel la bizarrerie, dans ce qui paraît récent le long passé et l'évolution ; abstraire : trouver, dans l'ensemble de qualités et d'attributs, l'attribut essentiel, fécond, apercevoir dans cet attribut même ce qu'il a de commun avec tant d'autres, former l'idée générale et ne plus considérer la représentation, qui avait paru d'abord insolite et primitive, que comme un cas particulier de cette idée générale : n'est-ce pas là l'opération intellectuelle elle-même?
Il ne s'agira point, sans doute, dés le premier âge, de faire des analystes et des abstracteurs. Il n'en reste pas moins que l'analyse est le premier exercice de l'éducation intellectuelle, qu'elle doit être comme le principe qui préside à toutes les disciplines, à la leçon de choses, au dessin, à la géographie, à la lecture expliquée.
Ici on expliquera que la chauve-souris, qui ressemble en bloc à un oiseau, une fois analysée, est reconnue comme un mammifère, et l'on abstraira les caractères généraux des mammifères. Est-il un exercice plus simple? Là on montrera dans une simple poterie la courbure des lignes, la variété des ombres et des reflets, la vibration des surfaces. Là on fera voir, sous l'uniforme apparence de la ligne bleue que le fleuve suit sur la carte, la diversité des terrains et des régimes. Là encore, là surtout, on montrera la signification précise des mots dont le sens est connu vaguement, la subtile différence des prétendus synonymes, la longue évolution et la vie des mots les plus anciens. Aucun de ces exercices qui ne dépasse un esprit enfantin, aucun qui ne soit susceptible d'un accroissement en délicatesse à mesure que les élèves sont plus âgés, aucun qui ne soit le plus propre à développer cette forme particulière de la sagacité qui est la caractéristique de l'intelligence, la sagacité qui, sans hésitation, sans tâtonnement, va droit à l'essentiel.
Cette forme d'esprit ne se développera point sans que l'enseignement ait une très grande souplesse. Le mécanisme est le plus grand obstacle au développement de l'intelligence, puisqu'il a pour effet de donner aux enfants un petit nombre d'habitudes finies, et à leur faire ainsi considérer comme naturelle et seule possible la manière dont ils vivent et pensent, par suite à les empêcher de comprendre des manières différentes. Un maître est loué d'avoir une discipline exacte et méthodique : il a un système très précis de notations, de punitions, de récompenses, il a pour chaque enseignement une méthode minutieusement réglée, il donne tous les jours les devoirs à la même heure, il fait réciter les leçons dans le même ordre, il sait dès le début de l'année scolaire ce qu'il fera tous les jours jusqu'à la fin, il déteste l'imprévu et le repousse, il dirige d'une main ferme une machine si admirablement réglée qu'aucun rouage de faillira à sa tâche. Il n'est plus très sûr qu'il a devant lui des êtres vivants, il a parfaitement oublié qu'ils étaient capables de la dignité de penser, et d une année à l'autre les groupes divers se succèdent devant lui comme les pendules uniformes sous le regard indifférent et lassé de l'horloge qui les monte. Je déclarerais volontiers un tel maître indigne du titre d'éducateur : loin de remplir sa tâche essentielle, développer l'intelligence des enfants, il la limite, il l'étouffe, il la fait presque disparaître.
Il faut au contraire à l'enseignement de l'imprévu et de la variété: un ordre général, mais pas assez réglé dans le détail pour qu'il opprime: une méthode, mais qui ne se laisse pas voir ; une régularité, mais qui souffre des irrégularités. Faire toujours la même chose est ce qu'il y a de plus dangereux pour l'intelligence, qui s'ankylose. Et si nous avons bien vu que la force de l'intelligence se reconnaît et s'apprécie à l'attitude de l'esprit devant le nouveau n'est-il pas vrai, dès lors qu'il faut qu'à chaque instant, par un effort, le maître s'arrache à cette discipline scolaire qui devient si facilement tout à fait uniforme parce qu'elle doit l'être un peu, et introduise dans son enseignement cet imprévu qui pique la curiosité et la réveille. C'est une leçon dont on changera l'heure, un devoir qu'on donnera sous une forme nouvelle, une règle du système disciplinaire que l'on transformera. C'est surtout chaque enseignement qu'on élargira en tâchant de communiquer aux élèves des idées générales qui le dominent et que cet enseignement doit laisser dans les esprits. Tout est permis dans ce domaine, et tout est bon. Le seul danger, le grand danger à éviter, c'est la monotonie qui endort l'intelligence, et qui ne lui apprend pas à remplir son rôle essentiel, le rôle qu'elle devra tenir en face de la nouveauté.
C'est par ces moyens aussi, et par une foule d'autres analogues, que se conquerra cette largeur de l'esprit qui nous a paru être la seconde caractéristique de l'intelligence, et que nous avons dit consister, d'une part, dans la faculté de comprendre tout ce qui diffère de notre cercle habituel de pensées, et d'autre part, à un degré plus élevé, dans la faculté de former des idées générales de plus en plus riches, où les contradictions s'associent et se fondent. Autant qu'il est possible, et avec toutes les réserves nécessaires, par ce perpétuel renouvellement de l'enseignement, de la discipline, par cet élargissement, l'élève ne courra pas le danger de tenir toutes les méthodes, toutes les habitudes, toutes les opinions et les pratiques rituelles dont une classe s'encombre si facilement, pour quelque chose de définitif, d'exclusif, d'invariable. Il acquerra cette qualité si précieuse de l'intelligence qu'on a si joliment appelée « l'hospitalité intellectuelle ». Il ne jugera point les idées sur leur mine, et il attendra, avant de les repousser, de savoir si elles peuvent payer leur écot et en quelle monnaie. Et en accueillant ainsi toutes les façons diverses ou contraires d'agir et de penser qui lui seront soumises, il apprendra à former des idées générales de plus en plus larges, de plus en plus élevées, d'où il pourra apercevoir la multitude des faits particuliers dans leur ordre et leur hiérarchie.
Par un enseignement analytique de plus en plus fin et de plus en plus délicat, donner aux élèves l'esprit critique, par la variété et la liberté de cet enseignement les garder de l'étroitesse d'esprit et leur donner la plus grande largeur possible de pensée, tels semblent les devoirs essentiels de l'éducateur dans le domaine de l'éducation intellectuelle. C'est ainsi qu'il fera comprendre,et nous avons vu que c'est là toute la vertu de l'intelligence.
Dans un communiqué rendu public hier, le FFS a indiqué qu’un membre du conseil national du parti a été arrêté par les services de police de la wilaya de Biskra.
Répondant au nom de Bouhitem Chaâbane, ce dernier, selon la même source, «s’apprêtait à rejoindre le bureau fédéral du parti à Biskra pour présider une réunion de travail dans le but de préparer, dans de bonnes conditions, le déplacement d’une importante délégation du secrétariat national prévu pour la semaine prochaine». Dans le même chapitre, le FFS a fait état «du refus des autorités locales de la wilaya de Chlef, sans motif aucun, de la tenue d’une conférence du parti au niveau du centre culturel de la wilaya». Face à cette situation que le parti d’Aït Ahmed qualifie de «violente et revancharde», le FFS a indiqué «qu’il ne restera pas sans réagir face à cette tumultueuse vague de répressions et de dépassements», et a exigé «la libération immédiate du camarade Bouhitem Chaâbane tout en mettant en garde les autorités locales de la wilaya de Biskra quant à un éventuel mauvais traitement qu’elles infligeraient à nos militants».
Malgré le refus de la wilaya, Monsieur HOUARI Kaddour et 129 militants du FFS ont quand même pu tenir leur assemblée générale, hier le 07.05.2009 , dans le parking du Centre islamique de Chlef, en présence de deux secrétaires nationaux du parti.
Dans un communiqué remis signer par Monsieur HOUARI Kaddour le president du preparation assemblee general à notre bureau à l’issue de cette rencontre, les présents stigmatisent la décision des autorités locales, à leur tête le wali, qui ont refusé de leur accorder l’autorisation de tenir leur AG. « Nous dénonçons avec force ce refus et nous demandons à l’autorité représentée par le wali de Chlef de revoir cette attitude grave qui consiste à empêcher l’activité politique de l’opposition », écrivent-ils. Ils précisent que la fédération FFS de Chlef a déposé sa demande d’autorisation le 2 mai dernier et qu’aucune réponse ne leur a été réservée par les services de la wilaya. Devant un service d’ordre discret, les militants venus de différents coins de la wilaya ont improvisé une rencontre sur le parking du CCI, qui fait face au siège de la wilaya. Pendant près d’une heure et demie, ils ont discuté des points inscrits à l’ordre du jour de leur assemblée générale, dont l’élection du premier responsable de la fédération de la wilaya. Les participants ont renouvelé leur confiance au fédéral actuel Hadji M’hamed qui a été, par ailleurs, chargé de former le bureau en intégrant tous les élus du FFS au conseil de wilaya.
Karim Tabou : Les Algériens sont en attente d’une alternative de changement
Le FFS a-t-il pris les premiers contacts pour jeter les bases d’une alternative démocratique ? Pour Karim Tabou, le premier secrétaire national du FFS, «aujourd’hui, l’élite nationale est mise en demeure d’engager une réflexion profonde et sérieuse pour construire une alternative démocratique». L’annonce a été faite avant-hier, lors de son intervention devant les membres du conseil national du FFS réuni en session ordinaire.
L’idée semble faire son chemin. Le premier secrétaire national du FFS trace d’ores et déjà les contours de sa concrétisation. A ce sujet, il dira qu’«il ne s’agit pas d’additionner les sigles ou d’organiser un carnaval prétendument pluraliste de l’opposition». «Les Algériennes et les Algériens sont en attente d’une alternative de changement. Aujourd’hui, l’élite nationale est mise en demeure d’engager une réflexion profonde et sérieuse pour construire une alternative démocratique. Le peuple algérien est prêt à se mettre en mouvement dès lors que des actes concrets sont accomplis dans ce sens, il veut et peut faire le changement. Il incombe à l’élite non compromise avec le régime de trouver les modes d’organisation et d’action qui permettent un regroupement des forces du changement. Nous avons espoir de partager ce chemin avec des personnalités dont l’engagement en faveur de la paix et de la démocratie ne souffre d’aucun doute», a-t-il souligné, tout en plaidant pour des alliances «avec les personnalités et les forces politiques autonomes et non avec les imposteurs, les galériens du pouvoir». Bien évidemment, dans cette nouvelle sortie médiatique de M. Karim Tabou, la question de présidentielle du 9 avril dernier a été évoquée, la qualifiant d’«une énième violence faite au peuple algérien». Selon le conférencier, «le peuple algérien a subi cette élection. II a été révolté par l’impudence qui a marqué les résultats officiels, transformés en victoire avec la bénédiction de l’Elysée et d’autres gouvernements occidentaux ». Poussant loin son analyse sur la question, le premier secrétaire national du FFS dira que «certains observateurs s’interrogeaient sur la volonté de provocation et sur les velléités qui se cachent derrière ces résultats outranciers», et d’avertir : «Ils laissent présager une accentuation de la normalisation et de la répression. Une évidence pour tout le monde, c’est une élection contre le changement (…). Les Algériens ont bien vu que cette élection a été un acte de guerre contre eux. Ils sentent bien que les relations entre le pouvoir et la population ne peuvent être que de l’ordre du conflit et de l’affrontement. » En somme, le FFS, selon son premier secrétaire national, «veut que le peuple algérien casse la gangue des archaïsmes dans la quelle on cherche à l’enfermer, desserrer l’étau de la pauvreté et de la répression qui l’empêche de vivre et de respirer, et prenne conscience de sa force et devienne le moteur déterminant du changement ». «Le combat pour la dignité, la liberté et la démocratie est un combat qui mérite d’être mené. Il n’ y a pas d’Etat fort sans justice, il n’y a pas d’Etat serein sans justice. Ce que nous voulons, c’est un Etat juste et fort. Nous sommes des démocrates conséquents», at- il conclu, avant de saluer, à l’occasion de la fête du 1er Mai, «toutes les luttes et les résistances qui ont secoué le pouvoir pendant ces dernières années» et de rendre hommage aux «amis de la presse à l’occasion du 3 mai, Journée mondiale de la liberté de la presse».
RCD: un parti au service du régime algérien par HOUARI Kaddour
Alors que le FFS a opté pour un boycott actif da ns lequel son SG, Karim Tabou, sillonne l’Algérie pour sensibiliser les Algériens sur la farce qui est entrain d’être préparée par le régime algérien, le RCD se déclare hors compétition, mais en s’enfermant dans son bureau et en s’interdisant toute intervention, que ce soit dans la presse ou sur le terrain ! Etonnante décision et étonnant comportement diraient certains.
En fait, in n’y a rien détonnant pour celui qui connaît bien l’histoire du RCD.
Après les événements d’octobre 88, la légalisation du FFS allait attirer autour de celui-ci tous les Kabyles. La structuration de la société kabyle revendicatrice dans le cadre d’un parti politique d’opposition très prestigieux en raison du passé et des positions de Houcine Aït Ahmed étant perçu comme très dangereux pour la stabilité du système, le pouvoir a vite pensé à diviser les Kabyles à deux ou plusieurs camps belligérants. Ainsi, le Général Md Touati, un Kabyle de service très influent au sein du régime algérien, contacte Said Sadi et lui propose la création d’un parti politique. Sachant que les Kabyles sont très sensibles aux thèmes de la culture et de la démocratie, l’on chuchote alors à Sadi d’appeler son parti « Rassemblement pour la Culture et la Démocratie », RCD. Bien que la loi portant sur la création des partis politique interdit toute référence à la religion, à la race, à la culture, etc. ! Les planificateurs de la ruine kabyle ont bien vu ; après la déclaration de la naissance du RCD en 1989, des milliers de Kabyles, attirés comme des papillons nocturnes par la brillance du sigle, y adhèrent. Et au fur et à mesure que l’on avance dans le temps, les positions et les orientations des deux partis divergent et, au grand bonheur du régime, entraînent avec elles des pans entiers de Kabyles. Pire, toutes les fois qu’un mouvement, une organisation ou une association naît en Kabylie, la division pointe automatiquement du nez. Ainsi, les deux principaux mouvements mobilisateurs qui drainent jadis des foules de Kabyles dans les manifestations sont réduits presque à néant : le MCB éclate en trois tendances : MCB-Commissions Nationales, MCB-Coordinations Nationales, et MCB-Rassemblement National ; et la CADC explose en deux tendances : ailes anti-dialoguiste et aile dialoguiste. Chacune de ces tendances s’autoproclame leader de la Kabylie et accuse l’autre de trahison ; la guerre pour leadership y fait rage et la Kabylie encaisse les coups, à la grande satisfaction d’un régime manipulateur.
Pour élargir le fossé entre les deux formations politiques, le FFS et le RCD, et par conséquent entre les Kabyles, le régime algérien, d’un côté, via son commis le Général Md Touati, manipule et dresse les militants du RCD contre les islamistes et présente ce parti comme un défenseur de la démocratie, et d’un autre côté, il accuse le parti d’Aït Ahmed de rapprochement avec les islamistes et le qualifie d’anti-démocrate. Il va sans dire que dans leur acharnement contre les intégristes islamistes, que le régime incite aussi contre les Kabyles, les militants radicalisés du RCD s’acharnent également sur les militants du FFS. A plusieurs occasions, les disputes verbales entre les frères-ennemis ont failli se transformer en violence physique.
Incapable de déstabiliser le FFS à l’écroulement, le RCD, répondant sans doute aux ordres du maestro, le Général Touati, adapte alors la « stratégie de la fraternité » qui consiste à infiltrer le parti adverse pour le disloquer de l’intérieur. La première tentative de cette union maligne remonte au 1 novembre 2005 lorsque le président du RCD et le SG du FFS, Ali Laskri, se sont donnés une accolade au village Imoula, dans un rendez-vous piège préparé de toute pièce par le parti de Sadi. Echoué de piéger le vieux renard du FFS, le RCD retente le coup en janvier 2009, à quelques mois des élections présidentielles que les deux partis ont boycottées. La réponse du SG du FFS, Karim Tabou, est tranchante : « On ne peut pas s’unir avec un parti ayant gelé ses activités. ». En fait, pourquoi le RCD a-t-il opté pour le boycott et au même temps gelé toutes ses activités ?
La réponse est simple. Sadi, ou plutôt son maestro, savait très bien que si le RCD optait pour la participation, il perdrait toute crédibilité au sein de ses militants dont la majeure partie est kabyle. Et qui dit kabyle, dit boycott de toute mascarade électorale préparée par le pouvoir. Et comme le boycott nuit déjà aux intérêts du régime, le RCD devrait alors trouver un plan de compensation : c’est le gèle des activités du parti. Ainsi donc, au moment où l’électorat algérien a besoin d’être sensibilisé contre un scrutin anti-démocratique, monsieur Sadi préfère se taire et s’effacer de la scène politique ! Sans doute, c’est vers ce genre de traquenard qu’il souhaitait attirer le FFS par son appel à l’union.
Pour finir, le RCD est un parti crée dans les laboratoires du régime algérien afin de diviser les Kabyles et faciliter leur domination. Certes, on ne peut nier la lutte du Dr Sadi au sein du mouvement berbère des années 80, mais sa naïveté ou sa novice en politique a fait de lui après l’ouverture du champ politique en 88 une véritable marionnette dans les mains du régime des généraux.
Sur les traces du FFS… par houari kaddourSur les traces du FFS… par houari kaddourLe FFS se couche……le RCD aussi !! Le FFS crie…le RCD aussi !! Le FFS s’éveille…le RCD aussi. Aït Ahmed est suivi à la trace comme une ombre par “les partis du DRS”. Le FFS dit noir…Le RCD jure que c’est blanc !!! Connaissant les ruses des adversaires criminels du peuple algérie, le FFS a fait mine ( TACTIQUEMENT!!!) de ne pas réagir à la violation de la constitution par Boutef and co. Le RCD gesticule (sans démissionner !!!) à l’APN pour faire mine de dénoncer le coup de force…avec sa vingtaine de députés. Gesticulations qu’il savait inutiles face au 480 “députaillons” de l’alliance khoziste !!! Ceci pour être seul sur la scène à cristalliser l’opposition DEMOCRATIQUE en Algérie …en absence du vieux routier d’Aït Ahmed !!! Les maîtres ordonnent au serviteur de cesser ses gesticulations ridicules…vu l’absence de réaction du parti à surveiller !!! croyant “le renard “mort” pour de bon…Said décide(?) de GELER LES ACTIVITES DU RCD…pour ne pas avoir a gêner le candidat de ses maîtres par une campagne de boycott!!!
Surprise de la dernière minute…la rue ose et pousse le FFS à des marches sans autorisations !!! Branle bas de combat au quartier général des” décideurs réels et indépendants de notre volonté” (milles merci ya si hakim laallam!!)..Le FFS EST SEUL DANS L’ARENE ET REPRESENTE une opposition vraie, réelle et crédible qui risque d’emporter toute la pègre qui bouffe notre pétrole !!! Il faut agir en urgence de concomitance avec tous les organes du système maffieux!!!! Le RCD se réveille malgré son gel et, soit se voit refuser un meeting à Akbou (complicité de Zerhouni bien sûr!!)… Il n’attire pas les regards!!! Les maîtres sont énervés !!! Il faut une action d’éclat POUR REVENIR SOUS LES FEUX DE
LA RAMPE CAR
LA SCENE EST PRISE PAR LE FFS…
IL FAUT SOUILLER LE DRAPEAU ALGERIEN!!! Toute la canaillerie partisane et syndicale est mise en œuvre !!! et ça pousse des gémissements d’outrage aux symboles de la révolution (que eux ont piétiné en long, en large et en travers des milliers de fois!!)..et ça s’offusque du coté syndicat servile et lèche bottes!!! et ça condamne par ci et ..et…et..CA ESSAYE DE CREER UN PAUVRE MARTYR qui finira par attirer l’âme sensible des citoyens algériens pour voir en ce pauvre docteur UN REEL OPPOSANT qui verra son audience plus élargie pour contrecarrer le BOYCOTT INTERIORISE PAR TOUS LES ALGERIENS!! euhhh!! hachakoum ..pas tous… et voila les metteurs en scène en piste!! Après les mascarades et simulacres de LOUIZA ET SON PT qui joue comme une virtuose devant DES FOULES EN DELIRE (malgré le fait qu’elle sait que ces applaudisseurs ont été ramenés pour tous les 6 candidats de plusieurs wilayates avec promesses sonnantes et trébuchantes)..elle a fini par y croire elle même!!! FAKOUUUUUUUUUUUU
IL NE RESTE QU UN SEUL REPERE POUR NOUS..UN SEUL PHARE CREDIBLE ET INCORRUPTIBLE: Da El Hocine Aït- Ahmed…le héros qui a rejeté bien plus que les miettes de vos âmes d’esclaves…il a rejeté des POSTES HAUTEMENT HONORIFIQUES ..TELLE
LA PRESIDENCE!!! Alors ya Said..ya Louisa…ya les khorrotos charognards !!! barakat!!!!
NOUS VOUS AVONS COMPRIS!!!!!!!(dixit le général De gaulle!!).