chlef
Publié le 23/05/2009 à 22:15 par chlef
Chlef: Grève de la faim devant le siège de la mairie
Entamée dimanche, la grève de la faim observée par des jeunes devant le siège de l’APC d’El Marsa, sur le littoral ouest, s’est poursuivie hier dans l’indifférence. Aucun responsable ne s’est déplacé sur les lieux, seuls quelques citoyens se sont manifestés pour dissuader les protestataires de poursuivre leur mouvement, vu la dégradation de leur état de santé.
Les grévistes continuaient d’occuper le trottoir et l’accès principal de la mairie. Ils semblent déterminés à aller jusqu’au bout pour obtenir satisfaction de leurs revendications. Celles-ci portent notamment sur le départ de l’exécutif communal, la précarité des conditions de vie et la crise de l’emploi et du logement. Cette action est intervenue, rappelons-le, au lendemain du sit-in organisé devant l’édifice communal et au cours duquel les protestataires n’ont cessé de réclamer la présence du wali de Chlef pour lui exposer de vive voix leurs problèmes. Ce dernier s’est contenté d’envoyer son secrétaire général dont la rencontre avec des représentants des manifestants s’est terminée en queue de poisson. Les jeunes continuent de réclamer des solutions concrètes et des engagements fermes quant à la prise en charge de leurs doléances.
« Notre mouvement est pacifique et nous voulons par cette action exprimer notre ras-le-bol et le cri d’une détresse d’une jeunesse qui est livrée à elle-même depuis des décennies », nous a expliqué hier un gréviste. Malgré ses riches potentialités naturelles, la ville côtière d’El Marsa reste sous-développée et exposée à tous les maux, dont la harga et la toxicomanie qui font des ravages dans la région. Il ne se passe pas un mois sans que l’on ne signale des départs massifs d’immigrants clandestins vers l’autre rive de la Méditerranée, dont certains périssent en mer. Ceux qui sont restés à El Marsa ne réclament, selon eux, que le droit à la justice sociale et à une vie socioprofessionnelle normale. Leur appel de détresse parviendra-t-il aux gouvernants ?
Publié le 20/05/2009 à 09:21 par chlef
Algérie : violents heurts dans la ville de Chlef Les poursuites engagées contre le président de la coordination des sinistrés du séisme d?€™octobre 1980 pour ses déclarations sur le dossier du préfabriqué ont été le facteur déclenchant d?€™un mécontentement généralisé qui a fini par éclater dans la rue. Le procès intenté contre lui par le wali de Chlef et qui devait se tenir hier a été reporté au 11 mai prochain suite aux événements qui ont secoué la région. Des émeutes ont donc secoué hier toute la ville de Chlef et ses environs, entraînant le saccage de certains édifices publics, tels que l?€™agence de la BEA, la recette principale de la poste, un laboratoire d?€™analyses médicales, le siège de la direction régionale d?€™Algérie Télécom, la gare ferroviaire, les sièges des directions de la formation professionnelle, de l?€™industrie et des mines, ainsi que le centre de services Djezzy et d?€™autres banques privées. Les manifestants ont tenté de s?€™attaquer aussi aux sièges de la wilaya, de la daïra et de l?€™APC de Chlef, mais ils en ont été empêchés par les forces antiémeute déployées devant ces institutions dès les premières heures de la matinée. De même, les feux de signalisation ont été arrachés et les abribus transformés en barricades. Les troubles se sont étendus par la suite aux cités environnantes et à la commune voisine de Chettia qui est considérée comme l?€™un des grands bidonvilles de la région. Là aussi, l?€™on signale des dégâts matériels causés à des structures publiques, et la route nationale reliant Chlef à Tenès, via cette agglomération, est restée bloquée pendant toute la journée d?€™hier. L?€™ampleur de la révolte était telle que le centre de Chlef s?€™est totalement vidé de ses occupants et donnait l?€™aspect d?€™une ville morte. Pratiquement toutes les administrations ont fermé leurs portes et les transports publics contraints de rebrousser chemin. Jusqu?€™en fin d?€™après-midi, la tension était encore perceptible et l?€™on craignait une reprise des manifestations. Selon des informations non confirmées, 60 personnes auraient été arrêtées par les services de sécurité. Quand mauvaise gestion et détresse sociale se conjuguent... Pour beaucoup, le marasme social, la hogra et la carence manifeste des responsables locaux quant à la prise en charge des préoccupations majeures des citoyens sont venus se greffer au mal aigu que vivent les milliers de sinistrés depuis le violent séisme d?€™il y a 28 ans. « Non seulement on nous a privés injustement de l?€™aide financière qui nous était attribuée dans la loi de finances de 2007, pour améliorer l?€™état de nos constructions, mais en plus on s?€™est acharné contre les rares voix qui voulaient défendre, par la voie de la sagesse et du dialogue, nos revendications légitimes », nous ont indiqué des pères de famille rencontrés après ces événements. Cette déclaration résume l?€™avis général des populations qui occupent les 20 000 baraques construites au lendemain de cette catastrophe naturelle. « Comment peut-on annuler tout un dispositif de la loi de finances, approuvé par le Parlement et signé par le président de la République ? », s?€™interrogent-ils, tout en montrant du doigt le wali de Chlef et les élus locaux qui n?€™ont pas daigné, d?€™après eux, se pencher sérieusement sur ce dossier. « Au contraire, ils ont persisté à nous tourner le dos et à gérer cette question sensible et délicate par la manipulation, la ruse, les intimidations et la fuite en avant », ajoutent-ils encore. Mais il n?€™y a pas que les sinistrés d?€™El Asnam qui se plaignent de leur sort, les jeunes au chômage sont de plus en plus nombreux à dénoncer la « marginalisation, l?€™exclusion et l?€™absence de toute perspective en matière d?€™embauche ». « Les jeunes sont livrés à eux-mêmes et tous les dispositifs de soutien à l?€™emploi de cette catégorie de la population ont été déviés de leur objectif principal. De plus, les responsables locaux sont insensibles à notre détresse et ne font rien pour améliorer notre situation », indiquent certains d?€™entre eux. Il faut savoir que la population occupée à travers la wilaya n?€™est que de 270 000 personnes, sur un total d?€™un million d?€™habitants. On est loin, très loin même du taux de chômage officiel de 12%, d?€™autant que les investissements créateurs d?€™emplois se comptent sur les doigts d?€™une main. Pourtant, la wilaya a bénéficié d?€™une somme faramineuse au titre des différents plans de développement, soit une manne de 226 milliards de dinars qui, selon les habitants, n?€™a pas eu l?€™effet escompté sur leur quotidien et n?€™est pas utilisée à bon escient. « Voyez l?€™état des routes, la montée du chômage et des maux sociaux, la saleté qui envahit nos villes, et vous avez une idée sur la situation qui prévaut dans notre région martyre », soulignent en résumé les Chélifiens.
Publié le 08/12/2008 à 12:00 par chlef
INTERNET
Fawri est mort ou vivant ?
C’est la question que je me pose : “Fawri, le FAI filiale d’Algérie Télécom a-t-il réellement disparu ou pas ?
Vous vous rappelez tous que les 3 Fournisseurs d’Accès à Internet clones d’Algérie Télécom ont bel et bien fusionnés pour ne former qu’un seul : Djaweb XDSL. Et bien détrompez vous car Fawri n’est pas encore mort.
La preuve, une petite recherche dans le whois sur les adresses IP de Fawri commençant par 41.221.xxx.xxx nous donne ça :
inetnum: 41.221.16.0 - 41.221.19.255
netname: FAWRI
descr: Address translation on FAWRI Network
country: DZ
admin-c: ATF1-AFRINIC
tech-c: ATF1-AFRINIC
status: ASSIGNED PA
mnt-by: FAWRI-MNT
mnt-lower: FAWRI-MNT
source: AFRINIC # Filtered
parent: 41.221.16.0 - 41.221.31.255
role: Algerie Telecom FAWRI
address: R N No 05 Cinq Maisons
address: Mohammadia
address: 16130
address: Algers
address: Algeria
phone: +213 21 761 426
fax-no: +213 21 761 406
e-mail: terfas@algerietelecom.dz
admin-c: SB6-AFRINIC
tech-c: LH3-AFRINIC
nic-hdl: ATF1-AFRINIC
mnt-by: FAWRI-MNT
source: AFRINIC # FilteredAlors pas encore convaincus ? Je vous invite à lire l’article de Red@ parlant de Fawri et d’Open DNS.
En effet, suite à la faille mondiale sur les serveurs DNS, Fawri redirige depuis tous ces abonnés sur les serveurs DNS d’OPEN DNS sans avoir résolus le problème sur ses propres serveurs DNS. Pour faire simple, les serveurs DNS de Fawri ne font que rediriger vos requêtes sur d’autres serveurs DNS avec en prime un petit logo comme quoi … !
Alors que certains jugent la fiabilité des hébergeurs et des FAI en prenant en considération le côté serveurs DNS, Fawri fuit ses responsabilités et opte pour la facilité en redirigeant toutes les requêtes de leurs abonnés sur Open DNS.
Vous allez me dire que c’est un très bon geste de la part de Fawri qui a réagit pour une fois afin de protéger ses clients. Mais je me pose cette question: “à quoi servent leurs serveurs DNS alors ?”
Quant au réseau NAT de Fawri c’est un tout autre sujet qui ne fait qu’empirer les choses de jour en jour.
Alors Fawri est mort ou bien vivant ?
Salutations amicales.
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LES COMMENTAIRES (4)Par gerard
posté le 10 Novembre à 14:17 Signaler un abus
je veut une connexion au cher moi mais jai pas une ligne telephonique
Par gerard
posté le 10 Novembre à 14:07 Signaler un abus
pour coi bloquer vous des citte de porno nous somme beusoin de sa quelle que foi vous trouver pas sa logique peu ettre
Par miloud9392
posté le 08 Novembre à 22:51 Signaler un abus
vive fawri biensur vivant
Par Talos
posté le 22 Septembre à 04:58 Signaler un abus
Je ne pige pas ce que tu veux dire par serveur DNS et résau NAT.
Moi je croyais que c'était de la censure le coup du Open DNS qui a commencé juste avec le mois de ramadhan afin d'éviter les sites x. J'avoue que c'est ridicule mais bon, on nous a un peu habitué au censures dans ce pays de .....
Y'a qu'à regarder la chaîne nationale.
Publié le 08/12/2008 à 12:00 par chlef
L’Aïd el kebir coïncidera avec le réveillon
Le mouton l’emportera sur les cotillons
Ce 31 décembre sera l’occasion de faire doublement la fête, car l’Aïd El Kebir coïncide avec le réveillon. « Je ne changerai rien à mes habitudes sauf si mes amies, elles, restent en famille », précise-t-elle. Comment les Algériens vont-ils concilier les deux événements ? De l’avis général, les traditions prendront nettement le dessus sur les cotillons. Mais les plus fêtards s’arrangeront toujours pour sortir le soir. A condition de pouvoir se le permettre, car réveillonner est avant tout une affaire de moyens. « Le réveillon est plutôt fêté dans les grandes villes, par des gens qui ont de l’argent, remarque Abdelkrim, enseignant. « Beaucoup d’Algériens se contentent de rester en famille et améliorent un peu leur repas quotidien avec une bûche. » Boualem, chercheur à El Kala, à 500 km à l’est d’Alger, exclut toute sortie. « Il faudrait se déplacer jusqu’à Annaba et cela reviendrait trop cher », confie-t-il. Les étudiants, eux, s’organisent. A en croire Tarek, 29 ans, employé chez Nedjma, l’Aïd n’empêchera pas les plus rusés de s’enrichir. « Je connais des jeunes qui se regroupent, témoigne-t-il, louent une salle, mettent quelques bricoles à grignoter, font venir un bon DJ et vendent l’entrée à 1000 DA ! » Le succès est assuré pour les jeunes, sûrs de faire venir des garçons et des filles. « Pour les filles qui ne sortent pas le reste de l’année, analyse Kenza, le réveillon est la seule occasion de se défouler un peu ! » D’autres profitent de la nuit pour se retrouver entre amis. « On prépare une petite soirée, si possible chez celui qui a la plus grande maison ou… des parents sympas qui s’en vont ! » Abdel et Karima, fonctionnaires à Alger, font partie de ceux-là. « On a déjà laissé le pavillon à nos enfants pour aller réveillonner ailleurs, se souvient Karima. A eux de se répartir les tâches avec les copains : la cuisine, la musique. » Nassima, 20 ans, sait que ce 31 ressemblera aux précédents, avec ou sans Aïd. Pas question de rester devant la télé à manger du mouton avec les cousines. « A la dernière minute, on improvise une bouffe entre amis avec des produits qui sortent de l’ordinaire : dinde, bûche et alcool, promet-elle. Cela nous revient moins cher qu’une sortie en boîte et on est sûr de bien s’amuser. » Dans certaines familles un peu plus aisées, le réveillon prend des allures de repas de Noël. « Le 31 à la maison ressemble à un réveillon à Paris, assurent Abdel et Karima. On achète des coquilles Saint-Jacques, des huîtres, du foie gras, du saumon fumé, des marrons… car aujourd’hui, il est possible de trouver ces produits à Alger ! » La discothèque est finalement réservée aux étrangers ou aux jeunes les plus fortunés. « Les tarifs des boîtes, la nuit du 31, deviennent franchement inaccessibles, regrette Tarek. L’entrée, à 600 DA en temps normal, passe à 7000, voire 12 000 DA ! » A Oran, les prix sont plus abordables. « On peut trouver une soirée comprenant repas, boissons et musique à 2000 ou 3000 DA », relève Kamel, 42 ans. Au Hilton d’Alger, où se prépare un réveillon Broadway (16 000 à 19 500 DA la soirée), le service commercial se montre optimiste : « Les gens vont rester en famille à midi, mais rien ne les empêchera de sortir le soir ! » Dans les agences de tourisme de la capitale, en revanche, l’humeur n’est pas à la fête. L’Aïd porte un coup aux petits séjours de fin d’année dans le Sud algérien, en Tunisie ou même au Maroc. « Nous enregistrons au moins 70% de demandes en moins », estime-t-on à l’agence de tourisme Sunshine, boulevard Mohammed V. Chez Red Tours, rue Charasse, l’hôtesse reconnaît aussi que le nouvel an à l’étranger est « un peu compromis ». Il faut dire que les tarifs restent hors de portée pour la plupart des Algériens : entre 60 000 et 70 000 DA la semaine du côté de Tamanrasset, 45 000 et 50 000 DA en Tunisie, 93 000 DA au Maroc et 78 000 DA la croisière en Egypte. « Pourtant, nous avons à cette période des promotions intéressantes, souligne une hôtesse de Sofitours, sur l’avenue Hassiba Ben Bouali. On peut trouver une formule ‘’5 jours et 4 nuits’’ en Tunisie à 22 000 DA… » Et les plus riches ? « Ceux-là ne sortent pas ! », ironise Tarek. « Les jet-setteurs, comme on les appelle, organisent de grosses soirées privées dans leur immense villa, avec tout ce qu’il faut sur place : nourriture, alcool, danseuses, musiciens. » En marge d’une classe moyenne, tournée vers les siens.
Publié le 03/12/2008 à 12:00 par chlef
Chlef
(Redirigé depuis Orléansville)
Carte de l'Algérie (localisation de Chlef) Chlef, du nom de la rivière « Chellif » (anciennement El Asnam et Orléansville à l'époque de la colonisation française, ou encore Castelum Tinginitum à l'époque romaine), est une ville d'Algérie et le chef-lieu de la wilaya du même nom.
La ville de Chlef est située à 200 km à l'ouest d'Alger, au cœur de la vallée du Chellif, où elle occupe une place stratégique de par sa situation géographique.
La ville de El Asnam a connu deux tremblements de terre majeurs, le premier le 9 septembre 1954, bilan 1 340 morts et 5 000 blessés, et le second le 10 octobre 1980 qui a détruit la ville à 80 %. Suite à ce dernier tremblement de terre, la ville se renomme Chlef.
Cœur économique et social de la wilaya, elle régit notamment la ville côtière de Ténès qui reste dans l'ombre d'el-Asnam.
D'après le dernier recensement datant d'avril 2008, Chlef est la dixième (10ème) grande ville du pays de par sa population estimée à 179 768 habitants (après : Alger, Oran, Tlemcen, Constantine, Annaba, Batna, Blida et Sétif). Cependant et selon la même source, la Wilaya (département) de Chlef occupe la huitième place au niveau national avec une population qui a largement dépassé 1 100 000 habitants.
1 Géographie
2 Histoire
3 Activité sismique permanente
4 Construction et Reconstruction
5 Célébrités
6 Liens internes
7 Liens externes
Géographie
Chlef est le chef-lieu de la wilaya (code 02) qui porte le même nom.
Cette ville est située juste à la limite entre le centre et l'ouest du pays, à une cinquantaine de kilomètres de la côte méditerranéenne, au milieu d'une vaste plaine comprise entre les reliefs de Medjadja intégrée à la chaîne du Dahra au nord et les monts de l'Ouarsenis au sud (d'où le climat de cuvette, froid en hiver et très chaud l'été), au lieu de confluence du Chélif - le plus long cours d'eau d'Algérie - et de l'oued Tsighaout.
C'est une région à vocation essentiellement agricole. La plus grande ville après le chef-lieu de la wilaya est Ténès sur le bord de la mer, nommée à l'époque des Romains : Carténa.
Les communes de la wilaya: Abou El Hassan, Ain Merane, Bénairia, Beni Bouateb, Beni Haoua, Beni Rached, Boukadir, Bouzeghaia, Breira, Chettia, Chlef, Dahra, El Hadjadj, El Karimia, El Marsa, Harchoun, Herenfa, Labiod Medjadja, Moussadek, Oued Fodda, Oued Goussine, Oued Sly, Ouled Abbes, Ouled Benabdelkader, Ouled Fares, Oum Drou, Sendjas, Sidi Abderrahmane, Sidi Akkacha, Sobha, Tadjena, Talassa, Taougrite, Ténès, Zebboudja, Ouled Mohammed.
Histoire ]
Plan de l'ancienne Orléansville en 1844la région fut habitée par les béreres maures, faisant partie du royaume des Massaessyles puis de la Maurétanie césarienne, les Phéniciens fondérent des comptoirs cotiers comme Ténés - Carthéna- mais les régions intérieures réstérent indépendante, l'histoire de la ville remonte au début de l'occupation romaine en Afrique du Nord, connue alors sous le nom de Castelum Tingitum.
En s'installant dans la vallée du Chéliff au premier siècle de l'ère chrétienne, les Romains choisirent l'actuel emplacement de la cité pour y bâtir une ville de garnison : Castellum Tingitanum. Après avoir connu un bel essor durant près de deux siècles, la ville décline. L'extinction de la vie dans Castellum fut précipitée - paraît-il - par un terrible tremblement de terre qui la détruisit totalement (la région est connue depuis longtemps pour être une zone de forte sismicité).
Au passage des conquérants musulmans dans la région (au VIIe siècle), le site de l'ancienne Castellum avait la particularité de rassembler parmi les ruines de nombreuses sculptures sur pierres d'où son appellation d'El-Asnam (« les statues » pouvant être au sens d'idoles). Ce site n'a pas été ré-habité par les Arabes en raison de leur aversion pour les statues qui évoquent à leurs yeux les idoles païennes. Le Chlef a été le royaume de la grande dynastie berbère des Maghraoua selon Ibn Khaldoun avant les Turcs.
Le xv siecle verra l'arrivé des ouled kosseir, une tribu Djouads (noblesse militaire) dite d'origine korachite (des beni makhzoum) qui devient l'une des tribus les plus puissante et les plus riches de la vallée du Cheliff au point qu'elle declara une "resistance armée", en 1774, au bey d'Oran pour une histoire d'impots. elle occupera la pleine du Chlef tandis que les habitants de la Dahra et de l'Ouarsenis restèrent dans leurs montagnes et jouissaient d'une quasi indépendance via-à-vis des Turcs, la zaouia de Medjadja fut fondé au 16éme siécle par Sidi Yedder et ses descendants contribuérent à l'enseignement de l'islam dans toute la région
Après l'arrivé de l'armée française, le ralliement des ouled kosseir à la cause de l'Emir Abdelkadeur leurs couta, par la suite, la perte de la grande partie des 384.440 hectares qu'ils possedaient.Les Ouled Kosseir faisaient partie, en effet, de l'Aghalik du Cherg dans l'organisation de l'Emir.
L'administration coloniale, après avoir confisqué la quasi-totalité des terres riches des ouled kosseir proceda à une politique dite de cantonnement en distibuant quelques titres de propriétés et autres "honorifications" aux chef des ouled kossier à l'instar des titres de la légion d'honneur octroyé a Kharoubi ben Foudad et Mohammed Ben Bia. Le dernier Caïd des Ouled Kosseir, à l'arrivée de l'armée du Maréchal Bugeaud fut Adda Ben Foudad qu'on trouve en 1861 membre du conseil municipal de la ville d'Orléansville.
El-Asnam est restée un lieu-dit (et non une ville) pendant plus d'un millénaire jusqu'en 1843, lorsque le maréchal Bugeaud, en campagne d'occupation, installe un camp militaire. Sur place, le chef militaire se rend compte de la situation géostratégique du site et décide d'y créer une colonie de peuplement européen qu'il baptise Orléansville. Mais pour les algériens - qui ont commencé quelques années après à se rapprocher de la nouvelle ville en créant des îlots d'habitation dans la banlieue, le site gardait toujours le nom d'El-Asnam, appellation qu'elle retrouve d'ailleurs après l'indépendance.
Activité sismique permanente
Zone d'activité sismique permanente, la région a été ébranlée par un terrible tremblement de terre le 10 octobre 1980, séisme très meurtrier qui a totalement déstructuré la configuration urbaine de la ville. Comme pour conjurer le mauvais sort qui a endeuillé la ville à maintes reprises (quatre en l'espace d'une cinquantaine d'années) suite à de tremblements de terre successifs et forts (1922, 1934, 1954, 1980), les autorités ont décidé de rebaptiser la ville qui porte depuis 1981 le nom de Chlef (peut-être la connotation païenne de l'ancien nom y est pour quelque chose). Le dernier séisme du 10 octobre 1980 de magnitude 7,5 sur Richter a été le plus destructeur avec plus de 23 % de constructions détruites et plus de 2600 morts. Cette catastrophe a permet la prise de décisions importantes pour la construction en Algérie et particulièrement dans la zone sinistrée, où les différentes études et actions entreprises pour la connaissance du comportement des sols et des constructions ont contribué depuis à :
La production d’une réglementation parasismique Algérienne (le RPA).Cette réglementation a été en continuelle évaluation et actualisation ces 20 dernières années en fonction des nouvelles connaissances éprouvées; Le ctc chlef a contribué pleinement a cette production.
La définition d’un zonage sismique national où la Wilaya de Chlef est classée zone III, région très sismique.
La production d’une microzonation sismique urbaine pour le Chef-lieu de la Wilaya et pour huit autres agglomérations urbaines qui ne sont autres que les Dairates de la Wilaya.
Construction et Reconstruction
L’évolution de Chlef est marquée par une urbanisation formée d’une succession de plans d’urgence entrepris lors des différents séismes successifs. La configuration spatiale de certaines villes de la région s’explique aisément.
On parle encore de la Cité d’urgence Route d’Oran, de la Cité « ferme » en référence au séisme de 1954 comme des sites préfabriqués Ouled Mohamed, Chorfa ou Chettia en référence au dernier séisme du 10 octobre 1980. Caractéristiques du patrimoine immobilier de la Wilaya de Chlef : Comme conséquence des différentes phases du programme de reconstruction dans la région nous rencontrons couramment trois types de constructions.
Le bâti ancien : Ce bâti ancien est ce bâti rescapé des secousses successives qui ont touché la région. Il est très réduit et le plus souvent ce sont des constructions en maçonnerie à un seul niveau. -Le même type de construction se rencontre parfois au centre des agglomérations avec un et deux niveaux suites au renforcement de l’après séisme de 1954.
Le bâti préfabriqué:L’important programme d’urgence de relogement en préfabriqué dans la zone sinistrée constitue plus de 20 ans après le plus grand parc immobilier (13000 chalets uniquement pour la ville d’El Asnam, désormais Chlef).
Le bâti moderne : On désigne sous ce terme les constructions édifiées après le 10 octobre et celles ayant fait l’objet de réparation suite aux dommages du 10 octobre. Ce type obéit à une réglementation très sévère produite sur les enseignements du séisme de 1980. Il y a lieu de souligner le plus grand soin qui est apporté depuis à la conception structurale sans en négliger la conception architecturale et l’esthétique de la construction.
Célébrités
Youcef Khatib [archive] "Si Hassan": a dirigé la wilaya IV d'août 1961, à l'indépendance, en 1962
Paul Robert, 1910-1980 (avocat, lexicographe et éditeur français) y est né.
Hassiba Ben Bouali Militante indépendantiste algérienne durant la guerre d'Algérie. L'université de Chlef porte son nom.
Noureddine Morceli Champion du monde du 1500 m, originaire de Ténès.
Les Sœurs Bedj martyres de la guerre de Libération nationale (1954-1962)
Cheikh Ibn Eddine Zerrouki martyr de la Guerre de Libération Nationale (1913-1957), Originaire du cœur du Dahra (Sidi Moussa-Chlef)
kaddour HOUARI syndicaliste et membre du soceite civil
mohamed MEDAH ARAIBI ex depute independant
mustapha meksi ancien joueur aso
Dr Bensouna Abdelkader : ancien médecin connu de la région