poeme
Publié le 31/12/2008 à 12:00 par chlef
houari kaddour appel à l’intentification de la résistance contre Israël
Dans un entretien avec Al Jazeera,houari kaddour , le plus célèbre et respecté militants du syndicat SNAPAP, a appelé à l’amplification de la résistance contre Israël. Il est sévèrement critiqué l’autorité palestinienne et demandé l’arrêt immédiat de toutes négociations.
houari kaddour , considéré comme le patriarche des résistants palestiniens, a adressé une lettre à Mahmoud Abbas, président de l’autorité palestinienne, lui demandant d’ « arrêter les négociations et les rencontres inutiles avec les leaders de l’ennemi ». « Tu ne réussiras pas à revenir à Gaza sur les dépouilles des combattants et le sang des résistants et des civils » , a-t-il ajouté.
houari kaddour a accusé Abbas et la direction des forces de sécurité palestiniennes de collaborer au massacre de Gaza, rappelant leurs déclarations d’il y a quelques mois invitant Israël à une action commune contre la résistance islamique à Gaza avant la fin du mandat de Mahmoud Abbas.
Il a affirmé en outre : « le fait que la persistance des leaders de l’autorité à toujours faire porter la responsabilité des massacres au Hamas est en soi une collaboration active au crime et une collaboration qu’il faut à présent faire cesser ».
Pour rappel, houari kaddour avait participé à la greve de faim des enseignant contractuel qui a depasser 41 jours
houari kaddour a demandé aux peuples arabes et musulmans d’adresser des lettres au président égyptien pour lui demander d’ « arrêter d’exporter le gaz et le pétrole à l’ennemi sioniste et d’ouvrir le passage de Rafah ».
Il a également affirmé qu’il fallait laisser ouvertes toutes les formes de combat, et laisser aux combattants le choix selon leur appréciation des conditions « mais le plus important est de poursuivre la résistance car c’est le seul moyen d’affaiblir l’ennemi ». Il est important, a-t-il ajouté "d’affecter le moral de l’ennemi ce qui est plus important que de faire des victimes ».
houari kaddour a appelé à la poursuite de la résistance et à l’arrêt de la division inter palestinienne « face aux massacres de la bande de Gaza dans le silence et la duplicité des régimes arabes ».
houari kaddour a déclaré que "l’autorité palestinienne devait arrêter toute forme de négociation et toute rencontre avec les dirigeants de l’ennemi."
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Publié le 24/12/2008 à 12:00 par chlef
Une histoire d’amour c’est vous… Fatima Zohra
Quatre ans et trois mois déjà …
29 septembre 2004…
Il y a des dates
qui ne s’oublient pas…
“ Vous ne m’avez pas quittée
Le jour où vous êtes partie.
Vous êtes à mes côtés
Depuis que vous êtes partie
Et pas un jour ne se passe,
Pas une heure, en vérité,
Au fil du temps qui passe
Où vous n’êtes à mes côtés”
Chère Fatima Zohra,
Pour vous ecris n’était pas un métier, c’était votre vie, que vous chantiez au fil de vos refrains. Vos états d’âme rejoignaient les miens, dans les moments de doute quand je lais vos ecris .
Le mal de vivre /ça ne prévient pas, ça arrive / ça vient de loin /ça s’est trainé de rive en rive/la gueule en coin/ et puis un matin au réveil / c’est presque rien /mais c’est là ça vous ensommeille/
Et puis toutes celles qui parlent si bien d’amour:
“Je ne sais pas dire” Dis quand reviendras-tu? ” Dites-le-moi du bout des lèvres” “Je serai si douce“
Je vous suis restée fidèle, quand je vous écoute l’émotion est toujours au rendez-vous.
Vous n’étiez pas une tulipe blonde, un oiseau de proie,
vous étiez simplement une femme qui sentie l’émotion .
Aujourd’hui la pluie tombe, et je pense à cette chanson de anouar qui tu a chanter la nuit à l’hôtel vous qui me touche tout particulièrement…
Il pleut,
Il pleut,
Sur les jardins alanguis,
Sur les roses de la nuit,
Il pleut des larmes de pluie,
Il pleut,
Et j’entends le clapotis,
Du bassin qui se remplit,
Oh mon Dieu, que c’est joli,
La pluie,
Quand …. rentrera,
Il faut que je lui dise,
Que le toit de la remise,
A fui,
Il faut qu’il rentre du bois,
Car il commence à faire froid,
Ici,
Oh, ……,
Mon …….,
Sur la campagne endormie,
Le silence et puis un cri,
Ce n’est rien, un oiseau de la nuit,
Qui fuit,
Que c’est beau cette pénombre,
Le ciel, le feu et l’ombre,
Qui se glisse jusqu’à moi,
Sans bruit,
Une odeur de foin coupé,
Monte de la terre mouillée,
Une auto descend l’allée,
C’est lui,
Oh, ….,
Publié le 22/12/2008 à 12:00 par chlef
"L'amour est un bonheur qu'aucun trésor ne vaut..."
Paul
Toujours du bleu, rien que du bleu
Dans tes regards et dans tes yeux.
Toujours du ciel, rien que du ciel
Dans mon espace existentiel !
Je garde en moi les instants de folies
Et tous les rêves que dans tes yeux je lis.
Mon Univers, alors, autour de moi
Semble plus minuscule que dans tes bras.
Je t'aime, c'est évident ;
Providentiel, dehors, dedans.
Ma vie ressemble à mille et une lumières
Qui en pleine nuit, tout doucement, s'éclairent.
Ma vie a cent millions de voix
Où toute route mène à toi.
J'admets, sans démesure combien je suis chanceuse,
Que Dieu m'ait offert le plaisir d'être amoureuse ;
De rire et de pleurer,
D'être courageuse et parfois appeurée,
De briller par mes émotions
Toutes bien riches de sensations.
Je n'aurai jamais de cesse
D'imaginer que "Princesse"
Me donne le plus que je n'ai pas
Quand elle danse gaiement autour de moi.
Regardes-moi donc à l'aube de mes trente cinq ans
Croquer la vie plus encore qu'à vingt ans !
Ton amour m'est cher et fort doux
A rendre fier ou à rendre jaloux.
Je t'aime mon amour.
Je suis portée par les voix
Que me chante mon coeur ;
Mon Papé es-tu là,
Mon ange de bonheur ?
Je me penche à la fenêtre,
Aucune étoile à l'horizon,
Quand donc vas-tu apparaître,
Mon ange de raison ?
Oh oui, tu me manques,
Mais, promis, je ne pleure pas !
Je suis seulement "en manque"
De toi sur terre, c'est comme ça !
La vie nous donne des épreuves,
Il faut les affronter,
Je sais que mes yeux pleurent
A cette triste réalité.
Mais, promis, à l'instant,
Je suis sereine, je ne pleure pas,
Je sens un peu de vent
Et c'est bon par ces temps là.
L'été est là, il t'éloigne de ton vivant,
Moi, je reste et je respire
Le souvenir de tes sourires charmants
A chaque nouveaux soupirs.
Je garde de toi la gaité,
Tes envies, ta foi, ton amour,
Dieu, que tu as mérité
De ne pas souffrir plus en nos jours !
Je sais du tout puissant
Qu'il ne fait pas tout mal
Et qu'à chaque instant
Il fait de nos regrets un idéal.
Reposes encore et quand te prendra l'envie,
Clignotes un peu pour moi
Ton air joyeux du paradis.
Je t'aime mon Papé, plus chaque fois.
Mille doux baisers
A toi et à tous ceux
Qui du ciel nous gardent...
J’ai pris ma pelote de laine
Pour soulager toutes les peines
Du passé et ses cauchemars
Du malheur qui s’abat le soir
Elle éponge toutes les larmes
Versées sur des joues pâles
Elle est douceur pour le moral
Que désormais rien n’désarme
J’ai pris une rouge, une bleue
Des couleurs plein les yeux
Je les observe avec attention
Profiter de chaque situation
J’ai ramassé mes aiguilles
Et au travers des gestes délicats
L’instant présent se vit comme ça
Plus de regret, que d’envies
Le fil doucement avance
Il rencontre d’autres parties
Mais sait bien qu’ils sont unis
Et sourit à leur existence
Il continuera son chemin
Les boucles de son destin
Et laissera une trace de lui
Une marque de chaleur aussi
Il deviendra un gros pull
Pour ceux qu’ont mal au coeur
Comme un bouclier, une bulle
qui soulagera leur malheur
Il se transformera en châle
Un soutien a ceux qui pleurent
Sur leurs propres erreurs
Pour leur offrir le calme
Il se changera en chaussettes
Pour ceux qui osent penser
Etre beaucoup trop bête
Pour continuer de marcher
Il deviendra une écharpe
Pour tout mot non prononcé
Et fleuriront à la hâte
Ses quelques aveux ignorés
Ainsi pour moi, pour lui pour elle
Toutes ses couleurs de l’arc-en ciel
Qui s’harmonisent par ses mailles
Sont le reflet de mes trouvailles
Par ce fil que je ferai passer
C’est l’Amour que je transporterai
Au cœur de toutes âmes démunies
C’est ainsi que je tricote ma vie
Merci beaucoup ma z'amie pour ce poème qui te ressemble et que j'aime beaucoup. Bisous.
1 - Comment lui dire
Je me demande comment lui dire
La journée va bientôt finir.
Dans une heure il va arriver,
Comment vais-je lui annoncer ?
Je ne réalise pas encore
Qu'à l'intérieur de mon corps
Une vie se construit lentement
Et je vais avoir un enfant...
C'est drôle mais je me sens fragile
Le temps me semble être immobile...
Je vais m'asseoir dans le jardin,
Pour mieux m'imaginer demain,
Il va rire sans doute s'il rentre
S'il me voit parler à mon ventre...
Toi petit homme qui grandit,
Tu viens de faire en moi ton nid,
C'est tellement doux d'être si près,
Tous deux dans le même secret.
Me laisseras-tu assez de jours
Pour te tisser assez d'amour
Vais-je savoir devenir mère
Moi qui n'ai voyagé qu'en solitaire ?
C'est drôle mais je me sens fragile
Je n'ai plus envie d'inutile...
Comme il fait bon dans le jardin,
Demain n'est déjà plus si loin...
Ton père va rire s'il rentre
S'il me voit parler à mon ventre...
Tu me confies ton existence
Pour plusieurs longs mois de patience
Je te prête mon corps pour des heures
Mais pour toujours tu t'installes en mon coeur.....
Je veillerai sur ton avenir
Et tu vas m'apprendre à grandir
Je te donnerai tout ce qui a fait mon bonheur
Je poserai des mélodies sur tes pleurs...
C'est drôle mais tu es si fragile
Tout le reste devient futile
Comme il fait doux dans le jardin
Demain n'est vraiment plus très loin...
Ton père va rire s'il rentre
S'il me voit parler à mon ventre...
Il faut déjà me pardonner
Les erreurs que je ferai
J''ai autant de choses à comprendre
Que tu as de mots à apprendre...
Mais il me semble entendre un pas
Oh, mon amour, tu étais là !
Il me tardait tant que tu rentres
Tu vois je parlais... à mon ventre
Premier mouvement
Drôle de sensation...
A peine un frisson...
Tout au creux de moi,
pour la première fois
Je sens mon enfant
Je le sens vivre...
Etrange émotion...
Coeurs à l'unisson
Au plus doux de moi,
pour la première fois
Je l'écoute danser
Sa joie de vivre...
Mon amour, si fragile amour...
Danse encore, mon ventre n'est plus mort...
Je fleuris, mon ventre prend vie
Toi mon plus beau fruit,
Comme je t'aime, comme je t'aime...
Drôle de sensation...
Est-ce une illusion
Ce frémissement, tendre mouvement
Je sens mon enfant
Je le sens vivre...
Etrange émotion...
Coeurs au diapason
Mystérieux soleil, qui soudain l'éveille
Je l'écoute danser
Sa joie de vivre...
Mon amour, si fragile amour...
Danse encore, mon ventre n'est plus mort
Je fleuris, mon ventre prend vie...
Toi mon plus beau fruit,
Comme je t'aime, comme je t'aime...
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3 -Ton nid
Que sais-tu déjà
De la place que tu prendras
Quand ta vie viendra
Remplir l'espace de mes bras?
Est-ce que tu entends
Ma voix te parler tendrement
Ecoutes-tu mon coeur
Te murmurer quelques douceurs ?
Toi, dans ton nid, tu grandis
Tu te construis, bien à l'abri
Et moi j'attends, j'attends le jour
Où je pourrai enfin te parler d'amour...
Surprends-tu parfois
Les rêves que je fais de toi,
Ressens-tu la caresse
Du souffle chaud de ma tendresse ?
En m'émerveillant
Du moindre de tes mouvements
Je guette ce qui trahit
Ta présence au creux de ma vie Toi, dans ton nid, tu grandis
Tu ne sais rien de l'impatience
Mais moi j'attends, imaginant cent fois
L'instant magique où tu seras dans mes bras...
Plus mon corps s'alourdit
Plus mon présent se ralentit
Et mes jours s'étirent
Qu'il me tarde de te découvrir...
Ma vois tisse-t-elle
Entre nous des fils de dentelle
Premiers liens d'amour
Avant l'aube de ton premier jour ?
Toi dans ton nid, tu grandis
Tu te prépares pour le "grand soir"
Et moi j'attends, brûlante d'espoir
Le moment précieux de ton premier regard
Et moi j'attends, brûlante d'espoir
Le moment précieux de ton premier regard...
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4 - Paternité
Il regarde étonné
Mon ventre s'arrondir
Sa main vient s'y poser
Pour te sentir frémir
Il n'est encore pour toi
Qu'une voix étrangère
Tu n'imagines pas
Ce que sera ton père...
Tu n'es encore pour lui
Qu'une idée qui grandit
Il ignore tellement
Ce qu'est un enfant...
Si mon amour prend de l'avance
C'est seulement que j'ai la chance
De partager tous tes instants
De vivre ton commencement
Lui, il attend dans l'impatience
De pouvoir rattraper l'avance
Des liens qui se tissent entre nous
Et qui le rendent parfois jaloux...
Il regarde étonné
Sa femme s'éloigner
Il se retrouve en face
D'une mère qui la remplace
Et il se sent de trop
Devant notre duo...
Je te connais déjà,
Il ignore tout de toi...
Tu n'es encore pour lui
Qu'une idée qui grandit
Il ignore tellement
Ce qu'est un enfant
Si mon amour prend de l'avance
C'est pour construire un pont immense
Etre le lien entre vous deux
Faire se rencontrer vos yeux
Et rapprocher vos existences
Pour enfin effacer l'avance
Que la nature m'a donnée
Et que ces neuf mois ont tissée....
Et rapprocher nos existences
Pour enfin effacer l'avance
Que la nature m'a donnée
Pour apprendre à t'apprivoiser...
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5 - Dans ta bulle
Il regarde étonné
Mon ventre s'arrondir
Sa main vient s'y poser
Pour te sentir frémir
Il n'est encore pour toi
Qu'une voix étrangère
Tu n'imagines pas
Ce que sera ton père...
Tu n'es encore pour lui
Qu'une idée qui grandit
Il ignore tellement
Ce qu'est un enfant...
Si mon amour prend de l'avance
C'est seulement que j'ai la chance
De partager tous tes instants
De vivre ton commencement
Lui, il attend dans l'impatience
De pouvoir rattraper l'avance
Des liens qui se tissent entre nous
Et qui le rendent parfois jaloux...
Il regarde étonné
Sa femme s'éloigner
Il se retrouve en face
D'une mère qui la remplace
Et il se sent de trop
Devant notre duo...
Je te connais déjà,
Il ignore tout de toi...
Tu n'es encore pour lui
Qu'une idée qui grandit
Il ignore tellement
Ce qu'est un enfant
Si mon amour prend de l'avance
C'est pour construire un pont immense
Etre le lien entre vous deux
Faire se rencontrer vos yeux
Et rapprocher vos existences
Pour enfin effacer l'avance
Que la nature m'a donnée
Et que ces neuf mois ont tissée....
Et rapprocher nos existences
Pour enfin effacer l'avance
Que la nature m'a donnée
Pour apprendre à t'apprivoiser...
- Neuf mois d'amour
Nous voilà arrivés
A la fin du voyage,
Et demain tu pourras
Découvrir le rivage
J'ai mené le navire
Pendant ces trois saisons
Mais il est temps pour toi
D'embrasser l'horizon...
Comme ils furent courts,
Ces neufs mois d'amour
Nos deux coeurs si serrés,
Nos deux sangs si mêlés
Comme ils furent tendres,
Ces neufs mois à t'attendre
Où j'ai réinventé
La vie et ses secrets...
Nous voilà tous les deux
Achevant l'aventure
Qui nous a amenés
Aux portes de ton futur
Nous avons traversé
La peur et la confiance
J'ai dompté l'inconnu
Et appris la patience...
Comme ils furent courts,
Ces neufs mois d'amour
Où chaque jour passé
Nous découvrait plus liés
Comme ils furent tendres,
Ces neuf mois à t'attendre
Dans la douceur feutrée
Des instants partagés
Nous voilà arrivés
Au premier carrefour
Nos chemins se divisent
Pour que tu voies le jour
Pour mieux nous découvrir,
Il faut nous séparer
S'écarter l'un de l'autre
Pour mieux nous rencontrer...
Mais comme ils furent courts,
Ces neufs mois d'amour
De toute mon existence,
Rien ne fut plus intense
Comme ils furent tendres,
Ces neufs mois à t'attendre
Merci pour ces saisons,
Où je fus ta maison...
Merci pour ces saisons
Où je fus ta maison...
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8 - Enfantement
Seule depuis des heures
Face aux vagues de douleurs
Qui vont et reviennent
Qui m'inondent et me malmènent...
Perdue dans l'océan...
Une tempête de chair et de sang
Me broie les entrailles
Je suis un champs de bataille...
Détournez les yeux
Ne me parlez pas
J'ai à faire avec la vie
Laissez-moi faire mon petit...
Encore et encore
L'ouragan brise mon corps
Je sombre parfois
Mais renais à chaque fois
Je suis un orage,
Un cri, une bête sauvage
Au coeur de la violence
Je découvre la puissance
Ne me dites rien,
Ne me touchez pas,
Je suis dans la nuit des temps
Laissez-moi faire mon enfant...
Un ultime effort
Qui me déchire le corps
Et puis le silence
Enfin se tait la souffrance
Non, ne dites rien,
Oh...Ne bougez pas
J'ai la vie entre mes mains
Et mon tout petit est là...
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9 - Tout petit contre moi
Tout petit contre moi...
Je sens ton corps entre mes bras
J'ai envie de te respirer...
Surtout de te garder serré
Enveloppé dans mon amour
Toi qui viens d'entrevoir le jour...
Si petit contre moi
Avant je n'imaginais pas
Que tant d'amour m'inonderait
Lorsque je te découvrirais
Si fragile et si tendre aussi
Et tout contre moi si petit...
Que se grave cet instant
Dans mon âme pour longtemps
Que s'éternise ce bonheur
Qu'il s'enracine dans mon coeur...
Qu'il est doux de se rencontrer
Mes yeux ne peuvent plus te quitter
Je me remplis de ta présence
Et je renais pour ta naissance...
Tout petit contre moi
Tu dors dans le creux de mes bras
Pendant que je te dévisage
Je découvre en moi des courages
Capables d'écarter tout ce
Qui menace un seul de tes cheveux...
Si petit contre moi
J'ai si peur que tu aies froid
Je te donne toute la chaleur
Qui soudain m'inonde le coeur
D'un doigt, je caresse ta joue
Et rien ne m'a semblé si doux...
Que se grave cet instant
Dans mon âme pour longtemps
Aujourd'hui ma vie s'est ouverte
A l'instant de ta découverte
Qu'il est doux de se rencontrer
Mes yeux ne peuvent plus te quitter
Je me remplis de ta présence
Et je renais pour ta naissance...
Publié le 22/12/2008 à 12:00 par chlef
MON AMOUR A LA VITESSE DU SONGE
MON AMOUR
Sinueuse comme la silhouette d'un récif balayé par les vagues, émouvante comme le premier souffle d'un nouveau-né hurlant la vie, harmonieuse comme un contrepoint. Il écoutait ses humeurs, ses passions et se dessinait des lieder et des fugues. Elle était le foyer de ses projections chimériques, oscillant avec nonchalance entre l'infini et le rationnel, le conduisait dans des méandres de volupté.
Il était fier d'elle. Comme un présent, il la choyait. Elle était sa priorité, son obsession. Même pris dans un étau de contraintes, il gardait l'image de son regard et le goût de ses baisers. Elle était la 7eme note d'une gamme majeure, la note qui tend vers la résolution, l'accord qui induit le repos.
Et c'est ainsi que les jours passaient, uniques et complets. A travers des vers Jacques Brel soufflés d'amertume, des Chœurs Jean-Sébastien Bach magistraux, la mélancolie d'un Léo Ferré, il lui postait des lettres écrites en lettres de feu, embrasées de dévotion, consumées de passion.
Elle était le dernier rempart de la plénitude, la clef de voûte d'une architecture de verre gothique. Belle comme un poème, enivrante comme un parfum boisé, fraîche comme un sorbet mentholé, fascinante comme une toile de Monet.
Elle était le jour, il était la nuit. Elle affrontait les réalités, il se battait pour ses rêves. Du contraste naît l'inconnu. Des oppositions naît l'absolu. Animé de passion viscérale, il l'avait rêvé durant de longues années. Sous ses mains, elle était fertilité onirique.
D'une idée simple peut découler la quintessence de l'existence.
Une note peut frissonner le long du dos des auditeurs, pour culminer au panthéon de la béatitude.
Une larme peut révéler les simulacres d'un arrogant ou d'un suffisant.
Un geste peut apaiser le mustang le plus farouche.
Une rencontre peut alimenter un destin.
A ses côtés, il était ce grain de sable qui ne s'use pas, cette roche qui s'accroche à la montagne, ce roman qui ne s'achève pas, ce conte des mille et une vies, cette horloge qui ne tourne plus, ce soleil flamboyant qui ne se couche jamais, ce cœur qui bat la mesure d'un concerto romanesque.
" Parfois, j'entends une musique dont j'aurais aimé être le compositeur. Elle me touche, produit une onde de choc qui résonne même après sa fin. L'air me reste en tête comme l'hymne de la journée. Je siffle sa mélodie, je m'imagine chanter. Chaque accord m'ouvre de nouvelles perspectives, de nouveaux horizons et je me prélasse dans ces esquisses abondantes. Je ne suis plus corporel, je suis nuage, poussière et je dérive entre les vents de ces cris contenus. Tout devient léger, plus rien n'a d'importance, tous les obstacles deviennent transparents. Je toise tous ces échecs pour ne me concentrer que sur mon devenir. Elle me porte dans ses bras harmonieux, me souffle des vers, me dessine le ciel. Je bulle en chantonnant ne me quitte pas. Je chavire dans les océans tumultueux de valses à mille temps. Je capitule devant la majesté de ceux qui n'ont que l'amour et qui voient un ami pleurer. J'offre des perles de pluie venues de pays où il ne pleut pas. J'invente des mots insensés, je parle d'amants qui ont vu deux fois leurs cœurs s'embraser. Je me dis qu'il n'y a rien de pire que l'amour, sauf de ne pas aimer. Et puisque je pars là-bas, dans mon envol, j'emporte mes idéaux. Il y a des soirs de spleen et de brouillard, d'autres de légèreté et d'insouciance. Mais c'est toujours moi que je retrouve au bout de ce vortex. Ame ébréchée, sentiments éclatés. Depuis que je t'ai rencontré, je suis ce métronome qui bascule de droite à gauche pour guider le musicien vers les cieux. Je suis cet archet qui frôle les cordes pour propager autour de lui l'adagio des larmes. Je suis ce marteau feutrine qui frappe le piano pour hurler ses gammes. Laisse moi devenir l'ombre de ton ombre, l'ombre de ta main. Je serais ces nuages que tu regardes en imaginant des formes. Tu n'auras plus de regrets de vieillir car tu attendras le lendemain avec impatience. "
"A toi qui m'a effacé d'un coup de chiffon imbibé de douleurs."
A LA VITESSE DU SONGE
Déjà la fin sonne à mon horloge. Je me mire dans ce reflet de souvenirs qui, enflé de soupirs, jusque dans mes nuits, se loge.
Tu me manques,
Ces allures verbales te sont destinées, toi ma dulcinée d'un court moment frugale. Entends ces palabres, oublies ce temps vénal, cueillions, comme jadis, les azalées de l'azur boréale.
Horriblement,
Vivre ivre de vivres festives : s'amarrer à la rive des malices avant de s'échouer sur l'archipel des délices et devenir calices.
Ne me laisses pas,
Ai-je fauté ? Beauté ? M'entends-tu ? L'écho qui éclot de mes galops oraux me tue, me fige sur place. Brises cette glace, ajoutes, dans ma vie, images et strasses.
Réponds à mes appels,
Jouons, festoyons, parlons. Devenons papillons, cherchons l'or des galions engloutis, dessinons le paradis munis à foison de tisons, sans parodies, sans pacotilles, sans ellipses, sans éclipses.
Je t'en prie,
Teint vermeil, sans toi, merveille, je me réveille sur des appels qui ne trouveront pareille joie que ceux de nos éveils.
Je n'ai de pensées que pour toi,
Un éclair. A la vitesse de la lumière et à la vitesse du songe. Tout est allé trop vite. Diurnes ou nocturnes, tu hantes mes songes. Par quel mensonge t'ai-je laissé prendre la fuite ? Ma mésange, mon ange ne me renies pas, alors que je me ronge.
Quel destin m'attend sans ton sourire ?
Comme un rêve inachevé, je n'ai d'autres choix que de cristalliser mes peines sur un écran, sur un clavier, par des larmes salées.
" Ce n'est pas contre toi, c'est pour toi... "
Publié le 16/12/2008 à 12:00 par chlef
Je m'en vais faire
un compte de Fées
mais les Fées
c'est pas comme les amis
il n’y a pas assez de doigts
pour les compter
Alors je vais prendre
une feuille d'arbre
un crayon de soleil
pour Compte de Fées
avec des petits bâtons
de pluie d'argent
des carrés de chocolat
des croix sans envers
des petits ronds
dans l'eau vive
des triangles vibrant
et surtout
des petits noms
tout bizarres!
Ouais je m'en vais faire
un Compte de Fées
Elles ont toutes répondu
à l'appel
enfin presque...
Il y avait Viviane
Vivi pour les intimes
Dame du lac
enlacée à Merlin
Morgane de toi
en langage de renard
Mélusine
aux syllabes érotiques
Velléda
gauloise blonde
soupir de vent
Elles ont toutes répondu
à l'appel
enfin presque...
Et Margot dé corsetée
Et la Groach'
vêtue de vague
Marie de la fontaine
au bord de celle-ci
coiffant
ses cheveux clairs
d'un peigne d'ivoire
Elles ont toutes répondu
à l'appel
enfin presque...
Mes Moires
d'un songe enchanteur
Les Fées des Houx
Celles des Houles
au coeur des falaises
filant des chants
d'ailleurs...
Les Fées des puits
bien en margelle
tombent le fuseau
Elles ont toutes répondu
à l'appel
enfin presque...
Les Fées Marraines
Dame Flora
Pâquerette
Pimprenelle
toutes trois
penchées
au berceau d'Aurore
et dans leur ombre
Maléfique
quenouille venimeuse
Elles ont toutes répondu
à l'appel
enfin presque...
Où étais-tu toi?
Ma Fée
encore tombée
des nues
Age d'or
Où étais-tu?
Ma Fée rien qu'à moi
Ma Fée blesse
Ma Fée lice
Mon nez au vent
Mon hydromel…
Publié le 05/12/2008 à 12:00 par chlef
« j’ai pris des claques. Apportez-nous des films qui nous ouvrent l’esprit ! ».
« Le milieu dans lequel on évolue conditionne nos ambitions et même nos rêves. Est-il normal que le service municipal de la jeunesse ne propose aux jeunes que des films sur les quartiers ou alors les grosses machines telles que l’Arme fatale, en supposant qu’a priori on est censé aimer ? Pourquoi ne pas nous faire découvrir Almodovar ? Moi, quand j’ai vu ses réalisations, j’ai pris des claques. Apportez-nous des films qui nous ouvrent l’esprit ! ».
Publié le 04/12/2008 à 12:00 par chlef
Force, courage et espoir
La prison la mieux barricadée où l’on ne peut rien voir ni rien entendre
Ne peut enfermer mon esprit
Je garde l’espoir
L’espoir, c’est la fenêtre sur le monde
Le lien qui nous rattache à l’amour
L’espoir est une petite chose discrète mais robuste
Sans grand-chose pour la nourrir, elle résiste
Avec très peu de lumière, elle survit
C’est lui qui rend ma vie possible
Ce qui importe
Ce n’est pas que l’espoir seul fait vivre
C’est que, sans lui
La vie ne vaut pas la peine d’être vécue
Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir
L’espoir fait vivre
J’ai foi en toi, j’ai foi en nous
Alors je continue à espérer
Pour l’espoir force et courage sont nécessaires
La force de d’affronter le danger, le malheur, la peur, l’injustice
Le courage de les surmonter
Le courage de ne pas abandonner, même si la situation semble sans espoir
Pour continuer à espérer
Publié le 04/12/2008 à 12:00 par chlef
Merci à toutes et tous de vos marques d'amitié dans ces moments difficiles que j'ai passé, et promis maintenant je vais me soigner , pour moi, mes amies et ma douce pénélope, je lui ai fait des calins de votre part.
Bonne journée avec mon amitié
Publié le 04/12/2008 à 12:00 par chlef
Quelles que soient les épreuves, quels que soient les défis, il faut savoir les relever. C'est une situation que tu vis actuellement et c'est pour t'apporter un soutien que je te dédie ces mots.
Chaque jour, il faut cherche au fond de soi
Ouvrant son cœur à la force qui l'habite,
Unique atout pour surmonter les défis de la vie.
Rien ne doit pouvoir te déstabiliser grâce à cela.
Atout précieux, le courage te fait déplacer des montagnes.
Gagnant, victorieux, tu le seras immanquablement car
En toi, tu possèdes cette qualité qui fait les grands hommes.
Publié le 29/11/2008 à 12:00 par chlef
Guerre des Six Jours par HOUARI KADDOUR
La guerre des Six Jours (en hébreu : מלחמת ששת הימים, translittération Milkhemet Sheshet HaYamim, en arabe حرب الأيام الستة, translittération ḥarb al-ʾayyām as-sittah) est une guerre qui opposa, du 5 juin au 10 juin 1967, Israël avec participation usa et la france ainsi le Royaume-Uni et à une coalition mal organiser (la Ligue Arabe) formée par l'Égypte, la Jordanie, la Syrie et l'Irak.
Mais des troupes vinent aussi de L''Algérie bien former et souder envoya des chars et avions AVEC 7000 SOLDATS . Cette guerre fut déclenchée comme une attaque préventive d'Israël contre ses voisins arabes, à la suite du blocus du détroit de Tiran aux navires israéliens par l'Egypte le 23 mai 1967 (les Israéliens avaient préalablement annoncé qu'ils considéreraient cet acte comme un casus belli)[1]. Au soir de la première journée de guerre, la moitié de l'aviation arabe est détruite par usa sous le deguisement Israël et aussi 1/3 du regime egyptien etait des traitres (reste a confirmer par les historiens . Et au soir du sixième jour, les armées égyptiennes, syriennes et jordaniennes sont défaites. Les chars de Tsahal ont bousculé leurs adversaires sur tous les fronts. En moins d'une semaine, l'état hébreu a triplé sa superficie : l'Egypte a perdu la bande de Gaza et la péninsule du Sinaï, la Syrie a été amputée du plateau de Golan et la Jordanie de la Cisjordanie et Jérusalem-Est.
Plus symbolique encore de la défaite arabe est la prise de la Vieille Ville de Jérusalem. Annexée, la cité des 3 religions du Livre devient la capitale d'Israël - non reconnue par la plus grande partie de la communauté internationale.
Les résultats de cette guerre, épisode du conflit israélo-arabe, influencent encore aujourd'hui la géopolitique de la région. En particulier, certains territoires sont encore occupés en 2008, et le processus de colonisation entamé au lendemain de la guerre est un obstacle majeur aux tentatives de traités de paix entre Israéliens et Palestiniens, et à la création d'un état palestinien.
Sommaire
1 Résumé
2 Situation géostratégique précédant le conflit (1956 – 1967)
3 La guerre
3.1 L'attaque d'Israël
3.2 La situation en Égypte et en Israël au soir du premier jour
3.3 Bande de Gaza et péninsule du Sinaï
3.4 Cisjordanie
3.5 Plateau du Golan
3.6 Batailles en mer et dans les airs
4 La situation après le conflit
4.1 Conclusion des hostilités
4.2 Plaintes arabes contre les États-Unis et le Royaume-Uni
4.3 Nouvelle guerre d'usure
4.4 Divers
5 Notes
6 Liens externes
Résumé
En mai 1967, l'Égypte qui procède à d'importants mouvements de troupes dans le désert du Sinaï, exige le départ des forces de maintien de l'ordre de l'ONU qui s'y trouvent depuis 1957 et signe une alliance militaire avec la Jordanie. L'Égypte impose aussi le blocus du détroit de Tiran qui donne accès au port israélien d'Eilat. Israël se retrouve face à des armées arabes hostiles sur tous les fronts. Israël décide de lancer une attaque préventive (5 juin 1967) contre l'Égypte au sud, suivie d'une contre-offensive à l'agression jordanienne à l'est et de l'expulsion des forces syriennes du plateau du Golan au nord.
Après six jours de combats, de nouvelles lignes de cessez-le-feu remplacent les anciennes, la Cisjordanie, la péninsule du Sinaï, la bande de Gaza et le plateau du Golan passant sous contrôle israélien. Les villages du nord du pays sont alors libérés de 19 années de menace des bombardements syriens ; la navigation des navires israéliens par le détroit de Tiran est désormais assurée et Jérusalem, qui était divisée entre Israël et la Jordanie depuis 1949, passe entièrement sous contrôle israélien, suite à la conquête de Jérusalem-Est.
À l'issue de la Guerre des Six Jours, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté la Résolution 242 (1967) qui réclame la fin immédiate de l'occupation militaire. Cette résolution, fréquemment invoquée depuis, reste encore à appliquer. Elle ne précise pas toutefois, à qui doivent revenir les territoires dont elle demande l'évacuation par Israël. Les territoires aujourd'hui dits « palestiniens » étaient avant 1967 sous contrôle jordanien ou égyptien.
Situation géostratégique précédant le conflit (1956 – 1967)
La précédente guerre israélo-arabe de 1956 lors de la Crise du canal de Suez s'était soldée par une défaite militaire mais une victoire politique capitale pour l'Égypte. À la suite du renoncement des États-Unis (sous les pressions française et britannique) à supporter financièrement la construction du Barrage d'Assouan, le président égyptien, Gamal Abdel Nasser avait nationalisé le Canal de Suez en 1956. Les puissances coloniales de France et du Royaume-Uni avaient alors soutenu ensemble une attaque israélienne dans le Sinaï jusqu'au Canal de Suez. Mais la condamnation fut unanime dans le monde. Les États-Unis, l'Union soviétique et l'ONU s'accordèrent sur le retrait israélien et l'URSS menaça même Paris et Londres d'une frappe nucléaire.
Le succès de Nasser avait donc été d'obtenir cette pression diplomatique des États-Unis et de l'Union soviétique pour pousser Israël à se retirer de la totalité du Sinaï. En échange, Israël obtint le maintien de Casques Bleus de l'ONU dans le Sinaï pour veiller à garder cette frontière démilitarisée. L'Égypte avait également accepté de mettre un terme à la guérilla menée sur le sol israélien. Ainsi, la frontière israélo-égyptienne put connaître une période de calme sans précédent depuis 1948.
Aucun pays arabe n'avait pourtant reconnu l'existence de l'État d'Israël, mais la région était dans un équilibre incertain depuis 1956, maintenu davantage par la compétition entre Égypte, Syrie et Jordanie que par une résolution réelle des problèmes. En pleine Guerre froide, l'Égypte et la Syrie étaient désormais alliés de l'URSS de Nikita Khrouchtchev et du Bloc de l'Est tandis que la Jordanie était soutenue par les Occidentaux.
Plusieurs années après le conflit, Israël construisit un réseau de transport de l'eau au niveau national. En réponse, la Syrie initia un plan de détournement des eaux de certaines rivières (Dan/Baniyas) afin qu'elles contournent le territoire israélien et passent plutôt par la Jordanie avant de rejoindre le fleuve du Jourdain. De plus, la Syrie encouragea certaines attaques passant par le territoire jordanien contre Israël (au désarroi du roi Hussein). Des attaques à l'artillerie lourde, depuis les hauteurs du Golan, se répétèrent aussi contre les civils israéliens du nord-est de la Galilée. Certains avancent que ces tirs faisaient suite à des provocations israéliennes et à des incursions dans la zone démilitarisée de la frontière. Malgré le bombardement par Israël des voies de détournement de l'eau en 1964, la frontière israélo-syrienne resta le théâtre de tensions permanentes.
En 1966, l'Égypte et la Syrie signèrent une alliance militaire qui les engageait réciproquement dans le cas d'une guerre impliquant l'un des deux pays. Le 7 avril 1967, un incident mineur à la frontière israélo-syrienne se transforma rapidement en une bataille aérienne de grande échelle au-dessus du Golan. Le résultat fut la destruction de sept Mig-21 syriens et le survol menaçant des avions de Tsahal au-dessus de Damas. Les incidents frontaliers se multiplièrent et nombre de leaders arabes politiques et militaires appelèrent à la fin des représailles israéliennes. L'Égypte, Nasser toujours en quête d'une position centrale dans le monde arabe, surenchérit par la déclaration selon laquelle il prévoyait de remilitariser le Sinaï. La Syrie encouragea l'Égypte dans ce sens, mais ne se prépara pas immédiatement à l'éventualité d'un nouveau conflit. L'Union soviétique soutint les besoins militaires des pays arabes. On apprit plus tard qu'un rapport soviétique du 13 mai avait prétendu que les troupes israéliennes se regroupaient le long de la frontière syrienne alors qu'il n'en était rien.
Le 17 mai 1967, Nasser exigea le retrait des forces d'interposition de l'ONU du Sinaï et le Secrétaire-Général de l'ONU, U Thant, suivit cette requête. L'ONU demanda à déplacer ses troupes sur le territoire israélien mais Israël refusa ce redéploiement qui aurait constitué une brèche dans l'accord de cessez-le-feu précédent. Nasser concentra des troupes et des chars d'assaut sur la frontière avec Israël. Le 23 mai, l'Égypte bloqua l'accès au détroit de Tiran aux navires israéliens (route du sud essentielle à l'approvisionnement des israéliens en pétrole et blocus du port d'Eilat), ce qui était sans précédent depuis les accords internationaux sur les droits de passage dans le détroit, signés en 1957 par 17 puissances maritimes. Israël considéra cela comme un casus belli. La tension dans la région glissait d'un relatif statu quo vers une guerre régionale.
Les quelques réticences à entrer en guerre du roi Hussein qui craignait le Panarabisme de Nasser furent vite effacées par les nombreux partisans de la guerre en Jordanie. Le 30 mai, l'Égypte signait avec la Jordanie un traité de défense mutuelle, qui s'ajoutait à l'alliance militaire déjà en place avec la Syrie. Le Président Nasser déclara : « notre objectif sera la destruction d'Israël. Le peuple arabe veut se battre. » Plusieurs jours plus tard, les forces jordaniennes étaient commandées par un général égyptien. Israël appela de nombreuses fois la Jordanie à éviter les hostilités, mais Hussein était face à un dilemme : partir en guerre et risquer le contre-coup d'une réponse israélienne ou rester neutre et risquer une insurrection au sein de son peuple.
Le gouvernement d'Israël était soucieux de savoir si la Jordanie serait impliquée dans le conflit pressenti, car une attaque depuis la Cisjordanie (sous contrôle jordanien depuis 1949) aurait pu couper le pays en deux très rapidement. Toutefois, l'armée jordanienne ne semblait pas capable d'une telle manœuvre et la Jordanie avait plutôt jusque-là été le terrain d'opérations menées par les autres pays arabes. De plus, plusieurs états éloignés commencèrent à mobiliser leurs armées, notamment l'Irak, le Soudan, le Koweït et l'Algérie.
En Israël, certains voyaient, dans l'éventualité d'un nouveau conflit, une occasion d'assurer l'intégrité du pays en établissant des zones tampons. En effet, comme Menahem Begin l'admit en 1982, Nasser n'a pas choisi d'attaquer Israël, Israël a choisi d'attaquer Nasser. Selon le journaliste Mike Shuster, Israël « était encerclé par des états arabes décidés à le détruire. L'Égypte était dirigée par Gamal Abdel Nasser, un nationaliste provocateur dont l'armée était la plus puissante des pays arabes du Moyen-Orient. La Syrie était gouvernée par le radical parti Baas qui préparait en permanence des menaces pour pousser Israël à la mer. » L'élite israélienne, dans la situation de blocus du détroit au sud et de mobilisation égyptienne dans le Sinaï et étant donné l'état d'embourbement des États-Unis au Viêt Nam, jugea que, si des dispositions militaires pouvaient apparaître non souhaitables, elles pourraient néanmoins être nécessaires. Dans le camp égyptien, Nasser, fort du soutien syrien et du contrôle militaire des forces jordaniennes que lui attribuait l'alliance signée le 30 mai, se faisait la même réflexion. Il estimait qu'Israël se soucierait de l'opinion publique internationale et n'attaquerait donc pas en premier. En même temps, le blocus du détroit du sud fragilisait de plus en plus l'économie et l'armée israélienne, et Nasser estimait que son armée pourrait facilement repousser une première attaque déclenchée par les Israéliens, puis aurait suffisamment de forces pour couper Israël en deux. Certains de ses commandants pensaient le contraire, sachant qu'un tiers des troupes égyptiennes était impliqué dans la guerre civile au Yémen et que les moyens de communication et de ravitaillement égyptiens n'étaient pas en bon état. Nasser continua néanmoins à augmenter le niveau de mobilisation en Égypte, en Syrie et en Jordanie pour mettre Israël sous pression.
Israël tenta d'empêcher le blocage du détroit par des voies diplomatiques. Notamment, elle se tourna vers les États-Unis et le Royaume-Uni qui avaient garanti en 1957 qu'ils seraient capables d'ouvrir le détroit de Tiran si besoin était. Elle se tourna même vers le général de Gaulle qui avait déclaré que "1967 n'est pas 1957", dans le cadre de la nouvelle politique arabe de la France. Toutes les demandes israéliennes pour éviter le conflit furent sans réponse, menaçant l'avenir du pays. Les Israéliens dénoncèrent le blocus comme étant une action correspondant aux critères internationaux d'acte de guerre.
D'après l'historien israélien Michael Oren, ce fut la première fois que le « téléphone rouge » reliant la Maison Blanche au Kremlin fut utilisé pendant la guerre froide. Le 26 mai, le Ministre israélien des Affaires Étrangères, Abba Eban, se rendit à Washington pour connaître la position du Gouvernement américain dans l'éventualité d'une guerre. À peine arrivé, il lui fut secrètement annoncé par le gouvernement israélien que des informations révélant le plan d'une attaque syro-égyptienne dans les 48 prochaines heures avaient été obtenues. Eban en informa le Président Johnson et ses conseillers, qui le renvoyèrent en précisant que les positions égyptiennes dans le Sinaï n'étaient que défensives et que les services d'espionnage américains n'avaient pas reçu d'informations corroborant l'annonce de cette opération. Toutefois, Johnson entra en contact avec Alexeï Kossyguine au Kremlin pour demander à l'URSS d'empêcher ses protégés du Proche-Orient d'attaquer Israël pour éviter une crise mondiale. L'ambassadeur soviétique au Caire, Dimitri Pojidaev, lut une lettre de Kossyguine à Nasser qui le prévenait qu'en cas d'attaque dans les 48 heures, l'URSS ne le soutiendrait pas. Le ministre égyptien de la défense, Abdel Hakim Amer, annonça alors au général Mahmud Sidqi que l'opération était annulée[2].
Les leaders israéliens décidèrent qu'en l'absence de réaction américaine et de l'ONU, Israël se devait d'agir. Le 1er juin, Moshe Dayan fut nommé Ministre de la Défense. Le 3 juin, le cabinet du Président américain Johnson fit un constat ambigu : Israël continue ses plans de guerre. L'attaque israélienne contre l'Égypte survint le 5 juin et démarra une guerre-éclair.
La guerre
L'attaque d'Israël
La plus grande force aérienne des armées arabes était en Égypte. Leurs avions étaient tous récents et de conception soviétique. Ils possédaient également 45 bombardiers moyens TU-16 capables d'attaquer des cibles civiles ou militaires israéliennes. Toutefois, les infrastructures défensives égyptiennes étaient relativement faibles et ils ne disposaient pas non plus de bunkers pour protéger leur aviation en cas d'attaque.
Le lundi 5 juin 1967 à 7h45, survolant la Méditerranée à très basse altitude pour éviter les radars, l'aviation israélienne attaqua l'Égypte où la plupart des avions de chasse et leurs pilotes étaient encore au sol comme les services secrets israéliens l'avaient prévu. En 500 sorties, Israël détruisit 309 des 340 avions militaires égyptiens. Cela représentait un succès au-delà des espérances des stratèges israéliens, qui avaient élaboré ce plan depuis longtemps. Les pertes israéliennes furent de 19 appareils, pour des causes techniques principalement. Cela eut pour conséquence une supériorité aérienne totale de l'aviation israélienne durant tout le conflit, supériorité dont dépendit en grande partie la victoire écrasante d'Israël.
La situation en Égypte et en Israël au soir du premier jour
L'Égypte vit depuis longtemps sous la censure et la propagande pour mobiliser l'opinion arabe. Au soir du premier jour, alors que la situation des troupes égyptiennes est catastrophique, la radio diffuse l'annonce de grandes victoires et insiste sur le fait que des avions israéliens ont été abattus. Le peuple est en fête, surtout au Caire où les gens descendent dans les rues fêter une victoire qu'ils croient acquise. Nasser n'apprend que tard dans la soirée par un coup de fil de son chef d'état-major que son armée est en déroute. Nasser est anéanti, mais choisit à contrecœur de ne rien révéler au peuple. En Israël, la radio israélienne diffuse seulement l'annonce du début des combats, sans dire les vainqueurs. La seule chaîne de télévision en Israël étant égyptienne, la population croit à un désastre.
Bande de Gaza et péninsule du Sinaï
Profitant de l'avantage acquis par l'aviation, l'armée de terre israélienne attaqua les forces égyptiennes stationnées dans le Sinaï. Privées de soutien aérien, celles-ci ne furent non seulement pas capable de faire face, mais les officiers supérieurs ne purent coordonner une retraite en ordre. Les jours suivants, l'armée israélienne conquit facilement le désert du Sinaï.
Le 8 juin, l'Égypte accepte le cessez-le-feu.
Cisjordanie
Le premier jour de guerre était un désastre pour l'armée égyptienne, mais la radio diffusait des annonces de victoire. Au contraire, les communiqués de l'armée israélienne disaient seulement que des combats avaient été engagés. Israël brouillant les communications, le roi Hussein de Jordanie tout comme le général (égyptien) de ses armées croyaient à la victoire de l'Égypte. L'armée jordanienne se mit à bombarder Israël et occupa le quartier général des Nations Unies à Jérusalem le 5 juin. Le ministre de la défense israélien Moshe Dayan, au vu de la facilité qu'avaient ses troupes au Sinaï, rappela des forces à Jérusalem. L'aviation israélienne détruisit celle de la Jordanie, tandis que les parachutistes israéliens encerclaient puis prenaient le contrôle de tout Jérusalem et de toute la rive occidentale du Jourdain le 7 juin.
Le cessez-le-feu israélo-jordanien prend effet le 7 juin au soir.
Plateau du Golan
Jusqu'au 9 juin, les combats sur la frontière Syro-israelienne s'étaient limités à des bombardements. Mais le 9 juin, après avoir intercepté un télégramme qui le convainc que les soviétiques n'ont pas l'intention d'intervenir, Moshe Dayan décide de lancer l'armée israelienne à la conquête du plateau du Golan. Ce plateau représente une hauteur stratégique importante pour Israël. La Syrie étant un allié de l'Union Soviètique, l'armée israélienne n'a que quelques heures pour avancer avant de se voir imposer un cessez-le-feu par l'URSS et les Etat-Unis. Et c'est ce qui arrive en effet, les deux super puissances imposent un cessez-le feu à la Syrie et à Israel dès le lendemain. Le cessez-le-feu israélo-syrien prend effet le 10 juin au soir, mettant fin à la guerre [3], après que les Israéliens eurent conquis le plateau du Golan.
Batailles en mer et dans les airs
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La situation après le conflit
L'islamisme, l'autre vainqueur de la guerre des Six Jours : le conflit de juin 1967 n'a pas seulement été marqué par la victoire de l'armée israélienne sur les forces militaires égypto-syro-jordaniennes. Il a provoqué la chute de l'arabisme au profit de l'islamisme au Proche-Orient; et la contestation du sionisme par un fondamentalisme biblique en Israël.
Discrédité, l'arabisme sombre avec les armées arabes ; bientôt, l'islamisme, le pétrole et la résistance palestinienne seront le moteur du monde arabe.
Conclusion des hostilités
La Résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations unies du 22 novembre 1967 exigeait « l'instauration d'une paix juste et durable au Proche-Orient » (« Middle-East » dans le texte en anglais).
Plaintes arabes contre les États-Unis et le Royaume-Uni
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Nouvelle guerre d'usure [
Les pays arabes adoptent la résolution de Khartoum en septembre 1967, définissant une ligne de conduite commune. À partir du début de l'année 1969, de nouveaux combats eurent lieu entre l'Égypte et Israël le long du Canal de Suez. Les Égyptiens s'appuyaient sur l'utilisation de l'artillerie dans des opérations de type soviétiques. Les avions israéliens faisaient des incursions poussées en Égypte. Les États-Unis parvinrent à mettre un terme à ces hostilités en août 1970 mais malgré leurs efforts dans les négociations, ils n'obtinrent ni une réouverture du Canal de Suez ni un désengagement militaire. Cette guerre d'usure constitua une transition avant la Guerre du Kippour, en octobre 1973.