Thèmes

aimer air algerie amis amour argent article background belle bonjour bonne

Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· Culturel (18)
· Chlef (8)
· Politique (137)
· Algérie (49)
· Sentimental (39)
· Snapap (139)
· Oum drou (19)
· Loisir (6)
· Economie (32)
· La LADDH (17)

Rechercher
Derniers commentaires Articles les plus lus

· http://insbac.onec.dz.
· inscription par net BAC 2014 chez cyber oum drou
· http://www.onefd.edu.dz
· houari dit La plus belle fille du monde
· LES INFIRMIERS ALGERIENS ET LE TRAVAIL EN FRANCE par HOUARI Kaddour

· Information VISAS en france par les algeriens NOUVELLE ORGANISATION "VISASFRANCE"
· Canal Plus piraté via l’ADSL Fawri Chez le cyber OUM DROU avec tarek .B
· orleansville
· couscous d'oum drou ( ponteba )
· http://www.mesrs.dz
· Le pradis de Hlima Bendjedid
· http://guezouri.org/Pages/premExolivreU2.htm
· Des femmes et des hommes en attente de mariage : Le célibat difficilement...
· Pour Toi Mon Amour Éternel
· http://guezouri.org/Pages/premExolivreU2.htm

Voir plus 

Statistiques

Date de création : 12.04.2008
Dernière mise à jour : 15.02.2019
3933 articles


Déclaration du FFS Ile de France

Publié le 09/11/2008 à 12:00 par chlef



FFS Front des Forces Socialistes Immigration FFS



Déclaration du FFS Ile de France


« Affaire MECILI » Un crime d’Etat

Souvenez-vous, le 7 avril 1987, la France a été le théâtre d’un crime d’Etat
commandité
par le haut commandement militaire, détenteur de la réalité du pouvoir en
Algérie.
L’une des principales figures de l’opposition démocratique algérienne, le
dirigeant du Front des Forces Socialistes1 Ali Mécili, a été abattu en plein
Paris. Disposant de renseignements,
la police française a procédé, à peine deux mois plus tard, à l’arrestation du
tueur Abdelmalek Amellou. Bras armé de cette exécution sommaire, ce dernier
était encore
en possession d’un ordre de mission de la sécurité militaire algérienne2 signé
du capitaine Hassani.

Or, contre toute attente, les autorités françaises l’ont expulsé en catimini
vers l’Algérie,
en vertu d’une procédure administrative dite « d’urgence absolue », à la demande
du ministère de l’Intérieur de l’époque dirigé alors par Charles Pasqua et
Robert Pandraud. Par cette décision, lourde de sens, l’Etat français s’est rendu
complice de cet assassinat. Vingt et une années plus tard, deux raisons d’Etat,
l’une algérienne et l’autre française, continuent de conjuguer leurs moyens pour
étouffer la désormais « affaire Mécili ». Les deux mandats d’arrêt
internationaux3 récemment délivrés par le juge Baudoin Thouvenot, contre l’avis
du parquet de Paris, ont redonné, certes, un peu de baume au coeur à tous ceux
qui inlassablement revendiquent « vérité et justice pour MECILI ». Toutefois, le
volontarisme de ce juge n’éloigne malheureusement pas le spectre de la double
raison d’état qui scelle la chape de plomb sur cette affaire très… gênante.

Une mise en garde aux opposants algériens

Cette exécution sommaire se voulait un signal fort en direction de l’ensemble
des opposants au régime militaire d’Alger. Le choix de la cible n’était, bien
entendu, pas fortuit. Le FFS évoluait comme un poisson dans l’eau au sein de la
très importante communauté algérienne de France. Face à la terrible répression
orchestrée par la SM2, qui s’est abattue sur les militants du FFS en Algérie,
c’est tout naturellement en son sein que le FFS clandestin a pu garantir sa
survie. L’Emigration algérienne s’est avérée être un important vivier de
militants et de cadres politiques pour le FFS et au-delà, pour l’ensemble de
l’opposition démocratique au pouvoir militaire d’Alger. Ali Mécili savait
l’importance stratégique d’une telle base arrière au moment où le pays vivait un
véritable état d’exception. Sa priorité a été d’œuvrer à la structuration d’une
organisation politique opérationnelle. C’est pourquoi, il s’est investi avec une
rare abnégation dans l’élargissement de la base
sociale du parti. L’objectif étant de doter le FFS de moyens organique et
politique afin qu’il assume son rôle d’avant-garde dans les luttes pour les
libertés démocratiques en Algérie. (Edition du journal Libre Algérie,
organisation de séminaires de formation, élaboration de textes politiques,
économiques et sociaux, l’avant-projet de plateforme de 1979…).
L’autre question essentielle qu’Ali n’a jamais perdu de vue, était la
problématique de l’édification d’un pôle d’opposition démocratique autonome. Son
action a d’ailleurs été déterminante dans l’ouverture de pourparlers entre les
différents segments de l’opposition algérienne de l’époque. Mohamed Boudiaf,
Ahmed Ben Bella et Hocine Aït Ahmed, notamment, y étaient parties prenantes. Ali
a été le véritable chef d’orchestre d’une construction politique qui s’est
concrétisée à Londres, en décembre 1985, par la signature d’une plateforme
politique commune. Plus connue sous le nom des « accords de Londres », cette
démarche unitaire de l’opposition algérienne avait ébranlé, sur le double plan
national et international, le régime d’Alger. Les tenants du système l’ont jugée
impardonnable et ont ordonné la liquidation physique de l’artisan de ces accords
politiques.

Assassinats politiques

Aujourd’hui, la haute hiérarchie militaire algérienne s’entête et refuse de
tirer les enseignements de sa gestion du pays. Plus de deux décennies après les
liquidations de KHIDER, KRIM, MECILI, plus tard de BOUDIAF, MAHIOU et de tant
d’autres militants politiques algériens, la situation politique, économique et
sociale du pays se dégrade toujours plus. Malgré l’embellie financière due à
l’augmentation du prix des hydrocarbures qui décuple nos réserves de change, des
franges importantes d’algériennes et d’algériens sombrent dans la pauvreté.
L’insécurité chronique achève de briser les rêves d’une jeunesse acculée à des
gestes de désespoir : suicides, « boat people » -harragas, embrigadement par les
idéologies du pire (terrorisme islamiste, terrorisme d’état,...).

Ces assassinats politiques ne visaient, en définitive, qu’à assurer la survie
du système,
de ses pratiques et de ses hommes. Ils s’inscrivaient dans un processus qui
relève de la théorie du chaos. Et, peu importe que l’avenir se ferme pour des
générations d’Algériennes
et d’Algériens, d’aujourd’hui et de demain.

Quinze ans après son instauration en février 1993, l’« état d’urgence »
perdure en Algérie. L’extinction de la vie politique ouvre la voie à toutes les
dérives. Pendant que le pouvoir politique demeure aux mains de la même haute
hiérarchie militaire. Cette dernière d’ailleurs, ne semble pas réaliser, qu’à
court ou à moyen terme, un effet boomerang sera inéluctable.

Dans ce contexte d’exception, l’opposition démocratique doit, à l’instar de
feu Ali Mécili, se convaincre de l’importance stratégique de l’Emigration dans
la construction d’un vrai rapport politique en faveur d’une démocratisation de
la société et des institutions de l’Etat.


1/ FFS ; 2/ La SM - sécurité militaire algérienne – a changé de dénomination
pour devenir le DRS- département du renseignement et de la sécurité ; 3/
Délivrés le 7 décembre 2007, ils visent Abdelmalek Amellou et le capitaine de la
sécurité militaire algérienne, Mohamed Ziane Hassani , en poste au consulat
d’Algérie à Bonn…